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Renouveau politique à l’horizon?

Robert Dutrisac a publié aujourd‘hui dans Le Devoir une analyse du contexte électoral de la prochaine année (accès réservé aux abonnés), laquelle qui pourrait déboucher, selon lui, vers un renouvèlement sur la scène politique québécoise, les chefs des trois principaux partis jouant leur avenir politique lors du prochain scrutin:

Le DevoirL‘année 2007 s‘annonce exceptionnelle à Québec

Robert Dutrisac
Le Devoir
Édition du samedi 30 et du dimanche 31 décembre 2006

Québec — Sur la scène politique québécoise, l‘année 2007 s‘annonce tout simplement exceptionnelle. Le déclenchement d‘élections générales au Québec paraît inévitable. Fait rarissime, les chefs des trois principaux partis politiques, Jean Charest, André Boisclair et Mario Dumont, jouent leur avenir politique.

Rarement a-t-on vu une telle conjoncture politique. Pendant que le sort du gouvernement minoritaire de Stephen Harper est entre les mains des partis d‘opposition qui pourraient le faire tomber, le Parti libéral du Québec est déterminé à se lancer en campagne électorale en 2007.

Ce que redoutent avant tout Jean Charest et ses stratèges, c‘est une défaite des conservateurs au début de 2007, avant que Stephen Harper ne dépose son budget et puisse le faire adopter. À Québec, on attend fébrilement ce budget qui doit contenir un règlement acceptable du déséquilibre fiscal. Un budget fédéral qui n‘apporterait aucune solution, à tout le moins partielle, au déséquilibre fiscal constituerait une énorme tuile pour les libéraux de Jean Charest. Mais à cet égard, tout indique que Jean Charest a obtenu des assurances minimales de la part de son homologue canadien. Pourvu que le ministre des Finances, Jim Flaherty, puisse faire adopter son budget, implore-t-on à Québec.

(…)

La suite ici.

Les pétitions, qu‘ossa donne?

Des pétitions initiées par des citoyens sont déposées à l‘Assemblée nationale du Québec à chaque jour où elle siège, la période consacrée au dépôt de pétitions précédant habituellement la Période des questions et des réponses orales. La possibilité pour un citoyen d‘adresser une pétition au Parlement est considérée comme un droit politique fondamental, à un point tel qu‘il est inscrit dans la Charte des droits et libertés de la personne (L.R.Q., c. C-12.), où il est stipulé à l‘article 21 que:

Toute personne a droit d‘adresser des pétitions à l‘Assemblée nationale pour le redressement de griefs.

Tout ça pour dire que les pétitions à l‘Assemblée nationale constituent un sujet moins anodin qu‘il n‘y parait à première vue et que La Presse consacre aujourd‘hui un article sur les pétitions et de leurs effets réels dans l‘arène parlementaire.

Le mercredi 27 décembre 2006

L‘effet aléatoire des pétitions à Québec

Paul Roy
La Presse
Québec

La politique, c‘est la nation. C‘est le déséquilibre fiscal. C‘est les médecins spécialistes et les accommodements raisonnables. Mais c‘est aussi le pont de la route Binette, à Saint-Ferdinand, dans la région de Lotbinière.

Ne vous excusez pas de ne pas la connaître: elle fait environ 6km de long. «C‘est un raccourci», explique Paulo Asselin, conseiller municipal à Saint-Ferdinand.

Pour aller où?

Victoriaville, Princeville, Saint-Norbert

À mi-chemin, elle enjambe la rivière Bulstrode. C‘est d‘ailleurs là son problème.

Il y a plus d‘un an, des inspecteurs ont condamné son pont. Aussi bien dire qu‘ils condamnaient la route elle-même.

«Ils voulaient la fermer», relate M. Asselin. La municipalité de 2400 habitants a réagi en louant une plateforme et en l‘installant sur la structure condamnée. Solution temporaire, il va sans dire. À cause du coût de location de la plateforme: 750$ par mois. Mais aussi parce que le pont ainsi rafistolé ne laisse passer qu‘une auto à la fois. Et comme il est situé entre deux côtes et dans une courbe , l‘hiver, il faut prendre un bon élan avant de le traverser, pour être certain de pouvoir monter la côte. Dangereux!

«Le traverser, quand on n‘a pas un 4X4, c‘est un peu comme jouer à la roulette russe», explique la députée adéquiste de Lotbinière, Sylvie Roy, qui s‘est intéressée au dossier. Les usagers de la route Binette réclamaient un nouveau pont. Coût estimé: 650 000$.

Elle s‘est adressée au bureau de la ministre déléguée aux Transports, Julie Boulet. Et le 2 novembre dernier, dans l‘indifférence générale, elle a présenté une pétition de 370 signatures à l‘Assemblée nationale.

Six jours plus tard, le 8 novembre, le conseil municipal de Saint-Ferdinand recevait une lettre de la ministre Boulet: le pont allait être reconstruit. Les appels d‘offres sont lancés, les travaux pourraient commencer en février ou en mars.

L‘effet de la pétition? La députée Sylvie Roy ne le croit pas. «Une pétition, ça peut aider, quand ça s‘ajoute à d‘autres démarches. Mais tout seul, ça s‘en va dans la filière 13» Pour elle, la pétition a aidé à «médiatiser» ses actions. «Ça m’a permis d‘avoir un bel article dans L‘Avenir de l‘Érable.»

Les Fusées blanches

Des pétitions, les députés en déposent plusieurs dizaines par année à l‘Assemblée nationale. Une quarantaine lors de la session qui vient de se terminer, durant laquelle les députés ont siégé 28 jours. Il y a une période prévue pour les pétitions juste avant la période des questions.

«Je demande le consentement de cette chambre pour présenter une pétition», annonce un député. «Est-ce qu‘il y a consentement?» demande le président. La réponse vient la plupart du temps sous la forme de signes de tête des leaders du gouvernement et de l‘opposition. «Consentement accordé», tranche le président.

Le député entreprend alors la lecture de la pétition que lui ont confiée les électeurs. C‘est le pont de la route Binette; c‘est le club de motoneigistes Les Fusées blanches, qui demande une subvention de 8000$; ce sont des paroissiens qui réclament un allègement de la facture d‘électricité pour leur église; des citoyens qui préconisent un accroissement de l‘aide aux travailleurs accidentés, etc.

Pendant la lecture d‘une pétition, les députés placotent entre eux, lisent leur journal, consultent un dossier De temps en temps, le président intervient: «À l‘ordre, s‘il vous plaît! À l‘ordre!» Avant le congé des Fêtes, la députée péquiste de Terrebonne, Jocelyne Caron, a présenté une pétition de 24604 noms de gens opposés à la publicité sexiste. Elle réclame une loi pour bannir de la publicité «L‘exploitation du corps des femmes».

Efficace, comme stratégie? «Dans un cas comme celui-ci, la valeur est dans le nombre (de signataires), répond-elle. Mais il va y avoir d‘autres étapes: je vais réécrire à la ministre (de la condition féminine) pour intégrer ça.»

Pour Mme Caron, une pétition, «ça donne un appui, un signal». Mais ça comporte ses limites.

«Dans son projet de réforme, Jean-Pierre Charbonneau (l‘ex-président de l‘Assemblée nationale) voulait obliger les ministres à répondre aux pétitions, mais son projet n‘a pas été adopté.»

Pour Sylvie Roy, dans le cas d‘un dossier politique, d‘un dossier partisan, une pétition ne donne pas grand résultat. “Dans le cas d‘un dossier local, un dossier plus spécifique, par contre, c‘est un élément qui peut aider.”

Le pont de la route Binette, essayez de trouver plus local.

Julien Demers, candidat de QS dans Deux-Montagnes

L‘hebdo L‘Éveil de Saint-Eustache a dévoilé dans son édition de samedi dernier l‘identité du candidat de Québec solidaire dans Deux-Montagnes lors de la prochaine élection générale. Il s‘agit de M. Julien Demers, responsable de la coordination de Québec solidaire Deux-Montagnes et candidat défait (UFP) lors de l‘élection générale de 2003 dans Deux-Montagnes.

L‘assemblée d‘investiture, à laquelle M. Demers était le seul candidat, avait lieu le 10 décembre dernier.

Élection générale 2007: circonscription électorale de Deux-Montagnes

Le budget avant le scrutin: 2e partie

Après avoir imploré le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, de ne pas tenter de défaire le gouvernement conservateur à la Chambre des communes avant le dépôt de son budget 2007-2008, le premier ministre du Québec, Jean Charest (LIB), a déclaré, lors d‘une entrevue de fin d‘année qui sera diffusée demain (le mercredi 27 décembre) au Téléjournal de 22 heures, qu‘il attendra le dépôt du prochain budget fédéral (version anglaise de cet article ici) avant de déclencher la prochaine élection générale.

POLITIQUE

Mise à jour le lundi 25 décembre 2006 à 21 h 41

Québec

Pas d‘élections avant le budget fédéral

Le premier ministre du Québec attendra le prochain budget fédéral avant d‘envisager de déclencher des élections.

Dans le cadre d‘une entrevue de fin d‘année qui sera présentée mercredi au Téléjournal de Radio-Canada, et dont un extrait a été diffusé, Jean Charest fait le pari que le gouvernement conservateur fera à cette occasion un premier pas vers un règlement du déséquilibre fiscal.

Une avancée dans ce dossier permettrait au chef libéral de mettre de l‘avant, lors de la campagne électorale, l‘amélioration des relations avec Ottawa. Jean Charest entend aussi faire campagne sur les services de santé qui, insiste-t-il, se sont nettement améliorés depuis son arrivée au pouvoir.

À titre d‘exemple, le premier ministre a mentionné les patients en radio-oncologie, dont certains étaient autrefois traités aux États-Unis, une pratique qui fait désormais partie du passé.

Le premier ministre n‘entend pas non plus manquer une occasion de rappeler que l‘élection du Parti québécois mènera à la tenue d‘un nouveau référendum sur la souveraineté du Québec.

Le lundi 25 décembre 2006

Élections: Charest attendra le prochain budget fédéral

Presse Canadienne
Québec

Le premier ministre du Québec, Jean Charest, a laissé entendre qu‘il attendrait le prochain budget fédéral avant de déclencher des élections provinciales.

Dans une entrevue accordée au réseau RDI et qui sera diffusée en entier mercredi, le premier ministre, qui en est à la quatrième année de son mandat, a déclaré qu‘il comptait faire campagne sur les services de santé et les bonnes relations avec le fédéral.

Le déséquilibre fiscal devrait être un des enjeux principaux des élections. «Je pense qu‘il faut attendre que le budget fédéral soit livré. Comme ça on verra ce que le gouvernement fédéral nous offre.»

Jean Charest donnera deux options aux Québécois. Ils auront le choix entre la possibilité d‘un autre référendum avec le Parti québécois, ou celui de continuer à profiter des réalisations mises en place par les libéraux au cours des quatre dernières années. «Quand on arrive dans une bataille électorale au sens noble du terme, là on compare les bilans. Celui du gourvernement du Parti québécois et celui d‘un gouvernement libéral, puis là on présente les alternatives.»

Les pourparlers récents entre le gouvernement conservateur de Stephen Harper et les provinces laissent à penser que des solutions au déséquilibre fiscal pourraient être possibles.

Le prochain budget fédéral devrait être déposé au printemps.

En matière de santé, Jean Charest assure qu‘il a atteint son but, malgré la C. difficile, les unités de débordement des urgences et le tiers des Québécois qui n‘ont toujours pas de médecins de famille. «Le système va mieux et nos priorités sont à la bonne place.» En exemple, le premier ministre Charest a cité les patients en radio-oncologie qui étaient traités aux États-Unis autrefois. «Aujourd‘hui on n‘en n‘envoie plus aux États-Unis.»

L‘entrevue complète sera diffusée demain, au Téléjournal de 22 heures, à Radio-Canada.

Nous sommes prêts!

Aujourd‘hui dans Le Soleil, on rapporte que les députés sortants à l‘Assemblée nationale, tous partis confondus, seraient déjà prêts pour la prochaine élection générale. Poursuivez la lecture de «Nous sommes prêts!»→

ADQ: Taillon sera candidat

Selon La Presse, qui cite des sources proches de l‘Action démocratique du Québec, le président du parti, Gilles Taillon, aurait l‘intention d‘être candidat lors de la prochaine élection générale. Toutefois, bien qu‘il serait tenté de se présenter dans la grande région de Québec, il serait vraisemblablement candidat dans la région périphérique de Montréal, dite du “450”.

Par ailleurs, les rumeurs entourant un éventuel retour de l‘ex-député de Lévis et ex-ministre péquiste, Jean Garon, demeureraient persistantes, aux dires de Denis Lessard.

Le vendredi 22 décembre 2006

Le nouveau président de l‘ADQ sera candidat

Denis Lessard
La Presse
Québec

Nouveau président de l‘Action démocratique du Québec, Gilles Taillon sera candidat aux prochaines élections générales.

Selon les informations obtenues par La Presse, M. Taillon, ancien président du Conseil du patronat, souhaite briguer les suffrages dans la région de Québec qui, selon les sondages, semble encore le terreau le plus fertile pour le parti de Mario Dumont.

Ancien cadre du ministère de l‘Éducation et de la Fédération des commissions scolaire, M. Taillon a vécu une dizaine d‘années dans la région de Québec qui a tendance à voter plus à droite que le reste du Québec. Il y a un an, les conservateurs de Stephen Harper y faisaient aussi de bons scores, faisant élire leurs 10 députés québécois.

Les stratèges du parti jonglent toutefois avec l‘idée que M. Taillon, l‘un des rares candidats-vedettes déjà acquis, brigue plutôt les suffrages dans le 450, où on retrouve des jeunes familles, un électorat proche de l‘ADQ.

Pour la région de Québec, une autre vedette se profile, l‘ancien ministre péquiste Jean Garon qui, battu l‘an dernier à la mairie de Lévis, souhaite ardemment revenir à la vie publique.

Des sources au sein de l‘organisation adéquiste indiquent sans ambiguà¯té : le résultat du prochain scrutin sera déterminant pour l‘avenir du parti créé en 1994 par des libéraux nationalistes mécontents du virage emprunté par le gouvernement Bourassa après l‘échec de l‘accord du lac Meech. S’il échoue à faire en sorte que l‘ADQ devienne un parti officiellement reconnu, Mario Dumont tirera sa révérence.

En dépit du moment favorable dont elle bénéficiait en 2002, l‘ADQ n‘avait recueilli que 18 % des suffrages aux élections du printemps 2003. Elle avait même perdu un siège et Mario Dumont arrivait avec seulement trois autres députés à l‘Assemblée nationale alors qu‘il en avait un de plus avant le scrutin.

L‘ADQ doit obtenir plus de 20 % des suffrages ou 12 députés pour être reconnue comme parti officiel à l‘Assemblée nationale.

Un appui de plus pour Michel Germain

Développement intéressant dans la course à l‘investiture du Parti québécois dans Rimouski, selon Le Progrès Écho. En effet, l‘ex-députée fédérale de Rimouski-Neigette-et-La Mitis, Mme Suzanne Tremblay (BQ), a annoncé qu‘elle donnerait son appui à Michel Germain, candidat à l‘investiture en vue de la prochaine élection générale.

Pendant ce temps, Le Soleil rapporte que M. Germain et son adversaire, M. Irvin Pelletier, après s‘être opposés sur le moment où devrait avoir lieu l‘assemblée d‘investiture et fait des représentations en conséquence auprès du conseil exécutif national du PQ, qui est l‘instance décisionnelle en ce qui a trait au choix des dates pour les assemblées d‘investiture du parti, affirment tous deux maintenant qu‘ils accepteront la date choisie par l‘exécutif national.

Élection générale 2007: circonscription électorale de Rimouski

Bilan pré-électoral

La Presse canadienne a publié aujourd‘hui, sous la plume de Norman Delisle, un bilan du gouvernement Charest ainsi que du PQ et de l‘ADQ en contexte pré-électoral:

Le jeudi 21 décembre 2006

Les québécois auront à juger le gouvernement Charest en 2007

Norman Delisle
Presse Canadienne
Québec

Après quatre ans à la tête du Québec, le premier ministre Jean Charest aura bientôt à faire face à l‘heure du jugement, celui des 5,5 millions d‘électeurs québécois lors d‘un scrutin général qui aura lieu quelque part au cours de 2007.

Autant les libéraux jugent qu‘ils ont accompli leur mission avec succès, autant les représentants de l‘opposition estiment que la gestion de Jean Charest a été largement déficiente.

«Les politiques qui ont été mises de l‘avant en 2006 auront un impact sur une période de 15 à 25 ans», a déclaré le premier ministre une semaine avant Noël.

En matière de santé, le gouvernement a adopté une loi qui a ouvert la porte à l‘assurance privée, à la suite du jugement de la Cour suprême dans l‘affaire Chaoulli. La loi interdisant l‘usage du tabac dans les lieux publics est entrée en vigueur et semble de plus le plus le produit d‘un consensus social.

Mais le ministre de la Santé Philippe Couillard a reconnu que le gouvernement ne saurait couper radicalement les listes de ceux qui sont en attente d‘une chirurgie hors des délais médicalement acceptables, ou réduire l‘engorgement des urgences.

Le gouvernement a par ailleurs annoncé plusieurs politiques dont les effets seront à très long terme.

Retenons parmi elles la politique de lutte aux gaz à effet de serre, en conformité avec les engagements pris dans le Protocole de Kyoto, une nouvelle politique énergétique axée sur le développement durable, une politique pour une meilleure égalité hommes-femmes, un programme d‘assurance parentale, une politique de la ruralité et un nouveau pacte fiscal avec les municipalités.

Le gouvernement a par ailleurs créé un fonds des générations, un premier geste en vue de juguler la dette accumulée totale du Québec qui dépasse les 122 milliards $.

La gestion des fonds publics a d‘autre part mérité au Québec une amélioration de sa cote de crédit auprès des maisons internationales de cotation. C‘est là un point positif dont s‘enorgueillit le chef du gouvernement. L‘amélioration de la cote se traduit par des économies annuelles de 50 millions $ en frais d‘intérêts.

Le gouvernement Charest se présentera devant l‘électorat avec quelques prises contre lui cependant.

Les dernières données publiées par le ministère de la Santé indiquent que les salles d‘attente des urgences sont encore bondées. Il y a eu d‘avril à septembre 23 200 personnes qui ont séjourné plus de 48 heures dans une urgence d‘hôpital. Cet automne, des hôpitaux ont dû refuser des patients faute de place.

M. Charest et ses troupes avaient pourtant promis en 2003 qu‘avec un gouvernement libéral, des soins de qualité seraient disponibles pour tous les Québécois n‘importe où Québec.

Le gouvernement ne parle plus par ailleurs des baisses de l‘impôt des particuliers qui devaient s‘élever à 5 milliards $ au terme de son mandat. Lors du scrutin de 2003, cet engagement avait été perçu par les Québécois comme un des éléments majeurs du programme libéral.

Non seulement les baisses d‘impôt ne sont pas au rendez-vous, mais il y a eu des hausses des différents tarifs pour les services fournis par le secteur public: électricité, immatriculation, assurance automobile.

Boisclair

L‘année 2006 n‘aura pas été toujours rose pour le nouveau chef du Parti québécois, André Boisclair.

Ce dernier a fait son entrée à l‘Assemblée nationale à la suite d‘une victoire sans équivoque dans la circonscription de Pointe-aux-Trembles le 14 août dernier.

Mais très tôt, M. Boisclair a fait l‘objet d‘attaques parfois cruelles de la part de ses adversaires. Le premier ministre Jean Charest a souvent fait allusion à «l‘immaturité» qu‘il croit déceler chez le chef de l‘opposition. d‘autres libéraux l‘ont accusé de manquer de jugement pour s‘être prêté à un rôle contesté dans une émission satyrique de fin d‘année.

M. Boisclair voit dans ces attaques «un petit jeu politique sans envergure, qui nous écarte des débats fondamentaux». Le premier ministre Charest en sortira «discrédité», croit-il.

Le chef péquiste doit néanmoins vivre avec le programme du Parti québécois qui prévoit la tenue d‘un référendum le plus vite possible sur l‘avenir du Québec advenant une victoire péquiste aux élections.

Il est fréquemment confronté à l‘aile gauche qui milite au sein de sa formation politique. Il a dû s‘opposer à l‘idée de nationaliser le secteur du développement éolien que proposait cette aile gauche lors d‘une réunion récente du PQ.

M. Boisclair devra aussi recruter des personnalités prestigieuses pour former l‘équipe «spectaculaire» de candidats qu‘il a promis de réunir lors du prochain scrutin. Il a perdu en cours d‘année quelques vétérans députés de l‘Assemblée nationale qui ont démissionné: Pauline Marois, Jean-Pierre Charbonneau et Nicole Léger.

Malgré tout, le Parti québécois compte sur l‘appui solide d‘un bloc de souverainistes dont les appuis baissent rarement en bas des 40 pour cent, selon les sondages.

Pour sa part, l‘Action démocratique du Québec (ADQ) de Mario Dumont en sera à sa quatrième élection depuis la fondation du parti en 1993. Jamais jusqu‘à maintenant l‘ADQ n‘a obtenu plus de 19,8 pour cent des suffrages et n‘a fait élire plus de quatre députés lors d‘une élection générale.

Le chef Mario Dumont se présente donc devant l‘électorat en jouant en quelque sorte son avenir. Le parti s‘est préparé soigneusement en vue du scrutin, notamment en publiant son programme électoral en décembre.

Ce programme prévoit une réforme de l‘aide sociale comportant le principe du retour nécessaire au travail pour les personnes aptes à le faire, le dégel des frais de scolarité dans les institutions d‘enseignement post-secondaire, l‘abolition des commissions scolaires et un accroissement du secteur privé dans les soins de santé.

L‘ADQ prônera aussi l‘instauration d‘un système mixte privé-public en santé, le versement de bonis à la naissance d‘enfants et la mise en place d‘une citoyenneté québécoise.

La politique, c‘est la gestion des perceptions

Vincent Marissal traite dans sa chronique de ce matin publiée dans La Presse des problèmes de perception que vit le gouvernement Charest auprès de la population à l‘aube de la prochaine campagne électorale:

Le mercredi 20 décembre 2006

CHRONIQUE

Prêt, pas prêt, j’y vais (?)

Vincent Marissal
La Presse

(…)

Tout le monde, le conférencier d‘abord, reconnaissait qu‘il n‘y avait rien d‘irrémédiablement pourri dans le bilan du gouvernement libéral. Plutôt une mauvaise impression généralisée, due à un grave problème de direction et de communication.

Cela est encore vrai, un mois plus tard, quoi qu‘en pense M. Charest, et il est loin d‘être certain que les millions en annonces et en publicités (tout est prétexte ces temps-ci au gouvernement pour faire de la publicité dans les médias) parviendront à modifier la perception qu‘ont les Québécois de ce gouvernement qui n‘arrive pas à se “connecter” avec eux.

Il y a toujours un écart important (quand ce n‘est pas carrément un gouffre) entre l‘image que les politiciens ont d‘eux-mêmes et celle que leurs électeurs s‘en font, mais on atteint des sommets avec le chef libéral.

Vrai, les choses vont un peu mieux pour Jean Charest, l‘insatisfaction chronique envers son gouvernement est à la baisse, mais il est encore loin du seuil minimal des 50%. Et puis la majorité des Québécois ont encore du mal à associer ce gouvernement à quelque réalisation marquante. Ce sont, encore, les ratés qui collent au fond de la poêle.

(…)

Philippe Couillard: fin de la controverse sur le financement électoral?

Le Directeur général des élections du Québec, M. Marcel Blanchet, a annoncé aujourd‘hui qu‘il n‘intentera pas de poursuite judiciaire en regard des activités de collecte de fonds tenues au bureau du ministre de la Santé et des Services sociaux et député de Mont-Royal, Philippe Couillard (LIB), en 2003.

Cette décision a été prise après qu‘une ancienne attachée politique du ministre, Mme Diane Bougie, ait laissé entendre que des irrégularités étaient survenues dans la sollicitation de contributions politiques pour le Parti libéral du Québec dans Mont-Royal. Plus de détails dans la dépêche de la Presse canadienne ci-dessous:

Le mardi 19 décembre 2006

COLLECTE DE FONDS ILLÉGALE

Le DGE n‘intentera pas de poursuite contre le bureau de Couillard

Presse Canadienne
Québec

Bien qu‘il ait décélé des infractions, le Directeur général des élections du Québec n‘intentera pas de poursuite judiciaire en regard des activités de collecte de fonds tenues au bureau du ministre de la Santé, Philippe Couillard, en 2003.

Le DGE Marcel Blanchet avait entrepris une enquête il y a quelques semaines sur la base des allégations d‘une ancienne attachée politique du ministre Couillard, Diane Bougie, congédiée en 2004.

Mme Bougie affirmait qu‘elle avait sollicité des fonds pendant ses heures de travail à l‘occasion d‘un cocktail de financement, en octobre 2003, dans la circonscription de Mont-Royal, représentée par M. Couillard.

L‘enquête du DGE a bien démontré que «des infractions de nature technique» auraient été commises, liées au fait que les certificats d‘autorisation requis pour fins de sollicitation n‘avaient pas été émis.

Néanmoins, ces contraventions «n‘ont pas entaché la nécessaire transparence du financement politique en vertu de la Loi électorale», a expliqué le DGE dans un communiqué émis mardi en fin d‘après-midi.

«Toutes les personnes invitées à participer à l‘activité de financement d‘octobre 2003 ne pouvaient entretenir de doute quant au chemin que prendrait leur contribution», a-t-il précisé.

Qui plus est, toutes les contributions de plus de 200 $ ont été incluses dans le rapport financier du Parti libéral du Québec pour l‘année 2003, respectant de cette façon «les objectifs de transparence» de la loi, a ajouté M. Blanchet.

Compte tenu que les infractions n‘ont pas mis en cause la légitimité de l‘activité de financement, le DGE a décidé d‘user de sa discrétion et n‘intentera aucune poursuite.
«Voici un cas où l‘approche punitive d‘une poursuite devant les tribunaux n‘est pas le meilleur choix», a estimé M. Blanchet.

d‘ailleurs, des situations semblables à celles mises au jour par l‘enquête «sont constatées de temps à autre» lors des vérifications effectuées auprès des partis politiques, a-t-il fait remarquer. Dans pareils cas, «notre attitude est de ne pas les judiciariser», a-t-il dit.

Aussi, l‘enquête n‘a pas permis de démontrer que les infractions relevées impliquaient le ministre Couillard, ou sa directrice de cabinet, Johanne Whittom.

Du reste, aucune disposition législative ne concerne le fait qu‘un attaché politique fasse ou non de la sollicitation de contributions politiques sur ses heures de travail, a indiqué le DGE.

Dès lors, il n‘appartient pas au Directeur général des élections de se prononcer formellement sur cette question.

Toutefois, M. Blanchet est d‘avis qu‘une réflexion s‘impose sur cette pratique.

«Quand voudrait-on que les attachés politiques effectuent du travail partisan, alors que leur horaire de travail se situe souvent entre 8 heures et 22 heures, si l‘on croit que les activités partisanes doivent être menées en dehors des heures de travail?», questionne le DGE.

PQ Nicolet-Yamaska: un 2e candidat «officiellement» en lice

Sa candidature était “officieuse” depuis un certain temps déjà , mais le directeur général de la MRC de Nicolet-Yamaska, Donald Martel, a confirmé aujourd‘hui dans Le Courrier sud qu‘il sera candidat à l‘investiture du Parti québécois dans Nicolet-Yamaska. Il s‘opposera donc à M. Mohammed Settouche, propriétaire hôtellier.

L‘assemblée d‘investiture est prévue pour le 11 février prochain.

Élection générale 2007: circonscription électorale de Nicolet-Yamaska

Nouvelles investitures: ça pleut!

Grosse journée de préparatifs électoraux où pas moins de 24 assemblées d‘investiture ont été annoncées par les principaux partis politiques. Au Parti libéral du Québec, après les trois nouvelles assemblées de mise en candidature annoncées hier, ce sont 16 nouvelles assemblées qui ont fait leur apparition dans le Calendrier des mises en candidature à venir:

Notons que la date de l‘assemblée de mise en candidature dans Bonaventure reste à déterminer.

Du côté du Parti québécois, huit nouvelles dates ont été confirmées dans le Calendrier des assemblées d‘investiture:

Notons par ailleurs qu‘il y a eu changement de date dans quatre circonscriptions, soit du 29 au 30 janvier dans Borduas, du 10 au 11 février dans Nicolet-Yamaska et du 19 au 20 février dans Saint-Laurent, du 24 au 25 février dans Mégantic-Compton, du 3 au 4 mars dans Lac-Saint-Jean.

Bien entendu, notre page sur les assemblées d‘investiture à venir a été mis à jour en conséquence.

Le Soleil: pour des élections à date fixe

Dans un éditorial publié ce matin dans Le Soleil, Jean-Marc Salvet propose que le Québec se dote d‘une législation introduisant des élections générales à date fixe à tous les quatre ans:

(…)

Il est temps de changer les choses. La quête de la meilleure «fenêtre» fait partie intégrante de notre système politique. Mais bien des citoyens réprouvent aujourd‘hui cette façon de faire. Ils veulent que la joute politique soit la plus transparente possible.

Il n‘est pas sain qu‘un gouvernement, quel qu‘il soit, puisse choisir une date de scrutin plutôt qu‘une autre en fonction de la force du vent qui souffle dans son dos, ou qu‘il croit sentir. Le problème, nous l‘avons déjà déploré, est qu‘il est alors joueur et arbitre.

Ce blocage n‘a plus aucune raison d‘être. La preuve est faite qu‘un tel changement ne bouleverserait en rien nos équilibres politiques. Stephen Harper a lui-même dévoilé un projet pour la tenue d‘élections à date fixe au niveau fédéral – qui est évidemment sans effet lorsque l‘équipe au pouvoir est minoritaire.

Du côté des provinces, l‘Ontario et la Colombie-Britannique ont opté pour des élections à date fixe. Elles auront lieu en octobre prochain chez nos voisins. Et en mai 2009 dans la province du Pacifique.

Vivement une pareille avancée démocratique au Québec !

Rappelons qu‘à l‘heure actuelle, le lieutenant-gouverneur en conseil (en pratique: le premier ministre) a toute la latitude voulue pour déclencher une élection générale au moment où il le juge opportun, d‘où la tentation pour le gouvernement sortant de convoquer les électeurs aux urnes à un moment qui lui serait favorable et au détriment de l‘intérêt public. Michel C. Auger soulevait également la question il y a quelques mois.

Rappelons également qu‘en plus de l‘Ontario et de la Colombie-Britannique dont parle M. Salvet dans son éditorial, Terre-Neuve-et-Labrador a également adopté une loi instaurant des élections à date fixe, le prochain scrutin sous l‘égide de cette loi étant prévu pour le deuxième mardi octobre 2007. Et sur la scène fédérale, le gouvernement Harper a déposé au printemps dernier le projet de loi C-16 (Loi modifiant la Loi électorale du Canada) qui, s‘il était adopté (et à moins d‘une défaite du gouvernement minoritaire en Chambre), fixerait la prochaine élection fédérale au 19 octobre 2009, puis aux quatre ans par la suite. Notons que le Bloc québécois et le Nouveau Parti démocratique appuient ce projet de loi.

Charbonneau et Cliche sur le mode de scrutin

Dans une lettre ouverte publiée aujourd‘hui dans Le Devoir, Jean-Pierre Charbonneau et Paul Cliche, commentent la décision du ministre responsable de la Réforme des institutions démocratiques et député de Chapleau, Benoît Pelletier (LIB), de renvoyer le dossier de la réforme du mode de scrutin pour étude auprès du Directeur général des élections:

Le DevoirOpinion

Réforme du mode de scrutin – Comment mettre fin à cette saga

Paul Cliche, Membre fondateur du Mouvement pour une démocratie nouvelle et auteur du livre Pour une réduction du déficit démocratique: le scrutin proportionnel
Jean-Pierre Charbonneau, Ex-président de l‘Assemblée nationale et ex-ministre de la Réforme des institutions démocratiques

Édition du mardi 19 décembre 2006

En renvoyant le dossier de la réforme du mode de scrutin au directeur général des élections, le ministre Benoît Pelletier a clôturé, il y a quelques jours, un énième cycle d‘une interminable saga qui afflige la scène politique québécoise depuis le début des années 70. À la veille d‘une année électorale, ce geste constitue en effet plus qu‘un report. C‘est d‘un enterrement de première classe qu‘il s‘agit, comme l‘ont d‘ailleurs souligné la plupart des chroniqueurs politiques qui ont commenté le sujet.

En fait, c‘est même un flagrant mensonge politique quand on se souvient avec quelle vigueur les libéraux de Jean Charest avaient réclamé cette réforme alors qu‘ils étaient dans l‘opposition, justement à cause du mode de scrutin actuel, et quand on se souvient de leur promesse de modifier rapidement le système électoral.

(…)

La suite ici.

Investiture adéquiste dans Taschereau

L‘Action démocratique du Québec a tenu aujourd‘hui son assemblée d‘investiture dans la circonscription de Taschereau. Seule candidate en lice, Mme Caroline Pageau, traductrice et ex-conseillère municipale à la Municipalité de Grondines (2001-2002), a été désignée candidate du parti en vue de la prochaine élection générale.

Élection générale 2007: circonscription électorale de Taschereau

Programme électoral de l’ADQ

L‘Action démocratique du Québec a dévoilé aujourd‘hui son programme électoral, intitulé Un plan A pour le Québec, dont les grands principes avaient été adoptés lors du 6e congrès national du parti les 18 et 19 novembre derniers à Trois-Rivières.

L‘ADQ est, de ce fait, le premier parti politique à dévoiler son programme électoral en vue de l‘élection générale de 2007.

Charest: le budget avant le scrutin

Lors de la conférence de presse marquant le bilan de la dernière session parlementaire, le premier ministre et député de Sherbrooke, Jean Charest (LIB), a exprimé le souhait que le gouvernement fédéral puisse déposer son budget, où il avait promis des mesures afin de mettre fin au déséquilibre fiscal entre Ottawa et les provinces, avant de déclencher des élections générales au Québec:

Le lundi 18 décembre 2006

AVANT DE DÉCLENCHER DES ÉLECTIONS

Charest veut voir le budget fédéral

Norman Delisle
Presse Canadienne
Québec

Le premier ministre Jean Charest veut voir le budget fédéral avant de déclencher des élections au Québec.

Il souhaite en conséquence que son homologue fédéral Stephen Harper présente son budget, et il somme le chef du Bloc québécois Gilles Duceppe de ne pas nuire en défaisant le gouvernement conservateur avant la présentation du budget.

«Je veux que le budget soit livré, que le gouvernement fédéral pose un geste dans le dossier du déséquilibre fiscal. On a le droit de savoir où il campe sur une question si importante», a dit vendredi M. Charest, dans une conférence de presse où il traçait le bilan de son gouvernement.

(…)

Le budget du gouvernement fédéral est, en règle générale, déposé à la Chambre des communes durant la deuxième moitié du mois de février. Doit-on alors en conclure que le scénario d‘un déclenchement d‘élections québécoises dès la mi-février, tel qu‘évoqué ce week-end, est exclu?

MISE À JOUR (19 décembre): voir les autres reportages parus dans Le Devoir, Radio-Canada et Canoë.

De nouvelles investitures libérales sont annoncées

Notre dernière visite du Calendrier des mises en candidature à venir du Parti libéral du Québec nous a permis d‘obtenir la confirmation de trois nouvelles assemblées de mise en candidature au début de 2007 dans les circonscriptions suivantes:

Le calendrier indique par ailleurs que la date de l‘assemblée de mise en candidature aux Îles-de-la-Madeleine reste “À déterminer…”. Toutefois, la circonscription de Taillon, qui était également classée parmi celles dont la date était “À déterminer…”, est disparue de la liste sans qu‘une date n‘ait été annoncée. À suivre…

Votepop Québec: c‘est la fin

Votepop QuébecL‘hebdo L‘Éveil de Saint-Eustache nous révèle aujourd‘hui que le chef de Votepop Québec, Christian Charron, a décidé de mettre fin à l‘existence de ce parti politique fondé il y a à peine six mois:

Une très brève incursion dans l‘arène politique

La fin de Votepop Québec

Caroline D‘Astous

Près de six mois après avoir annoncé la création d‘un nouveau parti politique sur la scène québécoise, Votepop Québec, voilà que son chef et fondateur, Christian Charron, résidant de Sainte-Thérèse, décide de mettre fin à son projet.

Dans la section «nouvelles» du site Internet de Votepop Québec, il est inscrit que son fondateur a fait une demande au Directeur général des élections du Québec, le 9 novembre dernier, afin de retirer l‘autorisation de parti politique.

«En fondant ce parti, je voulais proposer des solutions originales répondant aux enjeux qui s‘offrent à la société québécoise. Je voulais créer le premier parti Internet qui débattrait de ses projets à travers son site, selon des principes de neutralité et d‘objectivité», peut-on lire sur le site Internet de Votepop Québec.

Dans une lettre mise en ligne sur le site Internet de Votepop, [www.votepopquebec.org], M. Charron présente les différentes raisons qui ont motivé sa réflexion de mettre un terme au projet de fonder un parti politique.

À la lecture de cette lettre, il semble que le manque de participation et la morosité des électeurs à l‘égard des partis politiques aient été des facteurs décisifs dans sa réflexion. «Je dois toutefois me rendre à l‘évidence: le citoyen ordinaire a la politique en aversion et n‘est pas intéressé à participer à des débats à travers le site Internet d‘un parti. Je constate aussi que beaucoup d‘éducation politique reste à faire avant que les citoyens n‘aient les compétences pour vivre dans un régime de démocratie participative, comme celui qui existe en Suisse», dit-il.

Profitant de cette dernière tribune pour critiquer le rôle et la contribution des médias dans l‘ensemble des débats politiques, M. Charron propose d‘impliquer l‘électeur au cœur des changements et débats institutionnels. «Il faut plutôt impliquer les citoyens dans les choix de société, par la réflexion, et lorsque c‘est approprié, par le référendum. Rien n‘a plus d‘impact que lorsque les citoyens eux-mêmes entérinent des choix de société difficiles», explique-t-il.

Même si cette expérience dans l‘arène politique fut brève, il semble qu‘elle n‘a pas démotivé son principal intéressé. «Je compte à l‘avenir participer à l‘éducation politique des Québécois, préalable pour une transition vers une démocratie participative, par ma chronique sur Internet», conclut-il, précisant que pour mobiliser les électeurs, il faut leur offrir de nouveaux types de politiciens qui incarneraient la transparence et la compétence.

Source: Éveil
16 décembre 2006

Le nouvel ex-chef de Votepop Québec, Christian Charron, décrit comme suit le bilan de ce parti politique sur son carnet:

Votepop Québec a été un projet de parti politique à l‘échelle provinciale, tenté en 2006 par Christian Charron, secondé par Michel Chabot.

Même si le projet n‘a finalement pas eu de suites, il a permis d‘élaborer des avenues de démocratie participative et de délibération électronique inexplorées jusqu‘à maintenant.

Le présent dossier regroupe donc les projets de constitution et de règlements du parti, les propositions de démocratie participative inspirée du système suisse, les textes écrits par le chef Christian Charron, ainsi que les nouvelles rapportant le cheminement de ce projet.

Notons qu‘en date de ce soir, le statut de parti politique autorisé à Votepop Québec par le Durecteur général des élections était toujours en vigueur.

Scénarios électoraux printaniers

Denis Lessard a publié aujourd‘hui dans La Presse un topo sur d‘éventuelles élections générales printanières en 2007. Deux scénarios seraient sur la table au Cabinet du premier ministre:

  1. un déclenchement de la campagne électorale à la mi-février, ce qui mènerait vers un scrutin le 19 ou le 26 mars 2007;
  2. un déclenchement de la campagne électorale dans la première moitié du mois de mars, le scrutin ayant lieu le 2 ou le 16 avril.

Le samedi 16 décembre 2006

Des élections au Québec en février?

Denis Lessard
La Presse
Québec

Des élections générales risquent d‘avoir lieu plus tôt que prévu, au Québec. Les troupes de Jean Charest pressent le pas et se préparent désormais à devancer d‘éventuelles élections fédérales forcées par le renversement du gouvernement Harper.

Selon les informations obtenues, le premier ministre tient à avoir la possibilité de déclencher des élections dès la mi-février, ce qui signifierait un scrutin à la mi-mars. Rien n‘est encore irréversible, rien n‘assure qu‘il saisira cette occasion et déclenchera la campagne électorale, mais il veut être certain qu‘il pourra le faire dès février, s‘il le juge opportun.

C‘est pourquoi, par exemple, les libéraux ont prévu non pas une mais deux réunions de caucus coup sur coup en janvier – une fréquence exceptionnelle pour une période ou l‘Assemblée nationale ne siège pas. Dans les officines du PLQ, on rappelle que des réunions identiques, destinées à passer en revue les thèmes d‘une éventuelle campagne, avaient été convoquées dès le début de 2003, quand il était clair que le premier ministre Bernard Landry s‘apprêtait à déclencher des élections.

À compter du début de 2007, tous les scénarios sont possibles. « À partir du retour des Fêtes, c‘est une année électorale », se contente-t-on de répéter. Mais durant tout le mois de décembre, des conseillers du premier ministre ont fait le tour des élus libéraux et ont clairement indiqué que leur patron était bien tenté par des élections hâtives. Avec seulement 33 jours, cinq lundis consécutifs, les campagnes électorales sont bien plus faciles à prévoir qu‘il y a quelques années, quand elles duraient 54 jours.

Toute la semaine à l‘Assemblée nationale, les chefs de parti semblaient s‘entendre pour un baroud d‘honneur au Parlement avant l‘affrontement. LCN a annoncé cette semaine qu‘il y avait des scénarios d‘élections le 2 ou le 16 avril. En fait elles pourraient bien avoir lieu plus tôt.

Le signe le plus transparent d‘élections imminentes sera l‘annonce d‘un remaniement ministériel, destiné à redistribuer les armes avant le combat. Le ministre des Finances Michel Audet paraît en situation précaire : il a perdu bien des batailles auprès de ses collègues cet automne. Il a échoué à faire reporter des annonces coûteuses, qui font qu‘il sera bien difficile de présenter un budget crédible au printemps 2007.

En coulisses, on indique qu‘à la fin de l‘automne dernier, M. Charest a songé très sérieusement à déclencher des élections, mais il s‘y est pris un peu tard et a été refroidi quand l‘organisation lui a demandé cinq semaines de préparation, un délai qui l‘aurait amené trop tard en saison.

Satisfaction plutôt qu‘intentions de vote

Chez les libéraux, on a mis de côté les sondages sur les intentions de vote, qui montrent encore une très nette avance du PQ dans l‘électorat francophone.

On garde plutôt les yeux rivés au baromètre de la satisfaction à l‘endroit du gouvernement. Compte tenu que près de 45 % de gens se disent plutôt satisfaits des décisions à Québec, on parie que ces électeurs, une fois dans l‘isoloir, n‘iront pas appuyer le Parti québécois ou l‘Action démocratique du Québec. Avec ce niveau de satisfaction, le PLQ n‘est pas loin de son seuil d‘appui traditionnel. Dans une course à trois où l‘ADQ garde autour de 15 % d‘appuis, les libéraux peuvent espérer être réélus en misant sur le taux de satisfaction plutôt que sur les intentions de vote.

Chez les stratèges libéraux, on confie avoir senti « un mouvement favorable » dès l‘automne dernier dans la perception des électeurs, quand le premier ministre Charest multipliait les annonces. L‘entrée d‘André Boisclair à l‘Assemblée nationale n‘a pas freiné cette tendance. À chaque occasion, M. Charest a tapé sur le clou du manque de « maturité », le point faible du leader souverainiste selon les groupes de discussion des sondeurs du PLQ. Au cours du dernier mois, les libéraux ont sondé l‘opinion publique chaque semaine, une opération sans douleur pour un parti dont les coffres débordent.

De surcroît, dans les circonscriptions, les organisateurs se disent désormais prêts à des élections, ce qui est très nouveau dans les rangs libéraux, passablement moroses depuis trois ans.

Besoin de Harper

Dans un monde idéal, le gouvernement libéral visait le dépôt d‘un budget électoral en mars, et se servait de son congrès biennal, à la fin de mars, comme tremplin pour le lancement de sa campagne. Mais devant l‘incertitude quant à l‘espérance de vie du gouvernement Harper à Ottawa, on a décidé d‘examiner des scénarios de déclenchement plus hâtif.

Une défaite des conservateurs à Ottawa serait une catastrophe pour M. Charest, qui aurait dès lors bien de la difficulté à « vendre le rêve » d‘un règlement imminent au problème du déséquilibre fiscal. Les conseillers de M. Charest ont subitement pris conscience de la volatilité de la stratégie avec le partenaire Harper. Dès l‘arrivée de Stéphane Dion à la tête du PLC, le plan de match où Ottawa s‘engageait à limiter le pouvoir fédéral de dépenser s‘est volatilisé – avec un programme constitutionnel, Stephen Harper serait entré de plain-pied sur le terrain de prédilection de Stéphane Dion.

À Québec, on réfléchit aussi sur l‘opportunité de convoquer l‘Assemblée nationale en février plutôt qu‘à la mi-mars. On pourrait alors déposer un « cadre financier », basé sur la synthèse des opérations financières au 31 décembre. Avec les dépenses de l‘automne, un vrai budget serait difficile à équilibrer.

Les avis sont très partagés sur les risques de déclenchement d‘élections à Ottawa dès le printemps. Personne ne croit chez les libéraux que la question de l‘Afghanistan puisse servir de détonateur, comme le suggère le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe.

Certains conservateurs québécois, qui ont l‘oreille de Jean Charest, prédisent même que le gouvernement Harper pourrait survivre au vote sur le prochain budget. Il serait difficile pour le Bloc de battre un budget qui donnera plus d‘argent au Québec (on parle de 1 milliard de plus en transferts, comme début de règlement du déséquilibre fiscal). Et surtout, le PLC est sans le sou, et n‘aurait pas intérêt à se lancer trop vite sur le sentier de la guerre.

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