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Maire vacante à Daveluyville

(Cette nouvelle date d‘il y a déjà quelques jours, mais tout le monde a droit à un break, n‘est-ce pas? Et comme on commence à peine à avoir un été digne de ce nom…)

L‘hebdomadaire La Nouvelle/L‘Union de Victoriaville nous apprenait dans son édition de la semaine dernière la démission du maire de Daveluyville (Centre-du-Québec), M. Normand Beaudoin, en raison de son déménagement dans une municipalité voisine. Élu pour une première fois à la tête de Daveluyville en 1979, il occupait le poste de maire sans interruption depuis 1983.

S’il devait y avoir plus d‘un candidat à la succession de M. Beaudoin, l‘élection partielle aurait lieu le 16 septembre prochain.

PQ Prévost: un premier candidat à l‘investiture

La dernière édition du Journal Le Nord de Saint-Jérôme nous informe que l‘ex-députée de Prévost (1997-2007), Mme Lucie Papineau (PQ), a récemment annoncé qu‘elle ne sera pas candidate lors de la prochaine élection générale. Le même article nous apprend qu‘un premier candidat à l‘investiture du Parti québécois dans Prévost s‘est lancé dans la course. Il s‘agit de M. Rhéal Fortin, avocat Saint-Jérôme. M. Fortin a occupé plusieurs fonctions au sein de l‘organisation du Parti québécois, notamment celles de président de l‘exécutif de circonscription dans Prévost et de président de l‘exécutif régional des Laurentides.

QuébecPolitique.com: 39e élection générale

Marois dans Charlevoix?

Les organisateurs péquistes sont loin d‘avoir des atomes crochus avec les quotidiens du groupe Gesca, mais ils tenteraient de sonder une idée dans les médias et dans l‘opinion publique qu‘ils ne s‘y prendraient pas autrement: d‘abord, un chroniqueur politique d‘un quotidien de la capitale nationale (indice: c‘est celui qui n‘est pas en lock-out) lance une idée en l‘air comme ça, puis ensuite, le principal intéressé par l‘idée-en-l‘air-comme-ça exprime son ouverture envers celle-ci. Poursuivez la lecture de «Marois dans Charlevoix?»→

L‘activisme politique au Québec et au Canada

Statistique Canada a dévoilé le 19 juin dernier les résultats d‘une étude portant sur la participation des Canadiens à des activités politiques autres que le vote. La sortie de cette étude avait été mentionnée dans plusieurs journaux les jours suivants, principalement pour souligner qu‘en dépit du fait qu‘ils votent moins que la moyenne, les jeunes de 19 à 25 ans sont ceux qui exercent le plus « d‘activités politiques » autres que le vote. Statistique Canada définit une « activité politique » comme étant « la recherche d‘information politique, le bénévolat pour un parti, l‘adhésion à un parti et le fait d‘écrire à un journal ou à un politicien pour exprimer son point de vue. » Une personne « active politiquement » serait donc un individu qui accomplit au moins une des actions ci-dessus au cours de l‘année où l‘enquête a eu lieu.

Parmi les Canadiens non-retraités âgés de 19 à 64 ans, 34% auraient exercé au moins une des quatre activités. 27% de l‘ensemble des répondants aurait fait de la « recherche d‘information politique », 13% aurait exprimé un point de vue dans un journal ou auprès d‘un député, 5% seraient membres d‘un parti politique et que 3% aurait fait du bénévolat pour un parti politique. Selon l‘étude, certaines catégories de personnes seraient davantage susceptibles d‘être actives politiquement, notamment les diplômés universitaires, les hommes, les jeunes de 19 à 25 ans et les personnes qui suivent régulièrement l‘actualité (particulièrement dans les journaux ou sur Internet). Pour ce qui est des jeunes, l‘activisme politique serait davantage répandu chez ceux dont les parents sont titulaires d‘un diplôme universitaire, dont les parents sont actifs politiquement ou qui font partie d‘une association étudiante ou d‘un groupe de jeunes. Malheureusement, l‘article ne contient pas de données ventilées par province ou par région métropolitaine.

L‘article en question a été publié dans l‘édition de juin 2007 de la revue Tendances sociales canadiennes. Quant aux données citées, elles proviennent de l‘Enquête sociale générale de 2003 sur l‘engagement social, qui porte sur diverses dimensions de l‘engagement social, notamment la participation sociale, incluant la participation à la vie communautaire, la confiance et la réciprocité. Cette étude a été réalisée au cours de l‘année 2003 auprès de 25 000 Canadiens âgés de 15 ans et plus et vivant dans des ménages privés dans les 10 provinces.

Le « social networking » politique

Yves Williams a publié hier sur son blogue un article sur une pratique émergente au Québec, mais déjà bien implantée aux États-Unis: l‘emploi des sites de « social networking » (Facebook, Meetup.com, etc.) en politique partisane. À notre grande surprise, nous y avons appris l‘existence sur Facebook d‘un groupe associé au Comité du Nouveau Parti démocratique du Québec, dont nous avions parlé l‘automne dernier et qui tente, sans succès jusqu‘à présent, de mettre sur pied une section provinciale du Nouveau Parti démocratique qui oeuvrerait directement sur la scène électorale québécoise.

Yves Williams commente également la désormais célèbre section du Rapport des résultats officiels du scrutin du 26 mars 2007 portant sur « l‘utilisation des nouvelles technologies de l‘information et des communications (NTIC) en période électorale » (sic). En lisant ses propos, on peut se demander s‘il est aussi sceptique que nous quant aux leçons que tirera le DGE face à l‘émergence su web 2.0 dans le domaine électoral.

À lire donc pour en apprendre davantage sur un moyen d‘utilisation du web en politique que nous n‘avons pas toujours la possibilité de couvrir aussi exhaustivement que nous le voudrions.

Deux pour un dans Le Soleil

L‘été est un moment idéal pour les courrieristes parlementaires et commentateurs politiques de reprendre des sujets d‘articles qui avaient été laissés sur le « back burner » durant la session parlementaire. Le Soleil publie deux articles de ce genre ce matin. d‘abord, Martin Pelchat souligne à gros traits que la période des questions est essentiellement l‘affaire d‘une poignée de députés de chaque côté de la Chambre (soit dit en passant, n‘importe qui qui écoute le moindrement la période des question comprendra que contrairement à ce que l‘article laisse entendre, ce n‘est pas parce qu‘on pose une question qu‘on « score ». La période des questions étant ce qu‘elle est, c‘est plutôt rare qu‘un député de l‘opposition ait réellement le dessus sur son adversaire ministériel. C‘est donc passablement abusif de qualifier les 10 députés qui posent le plus de questions en Chambre de « meilleurs compteurs »; l‘un ne va pas nécessairement avec l‘autre).

Pour sa part, le chroniqueur Gilbert Lavoie explique les nombreuses difficultés auxquelles sont confrontées les « back-benchers » à l‘Assemblée nationale, surtout dans le cas de députés nouvellement élus, des désillusions ainsi que toute la période d‘apprentissage des fonctions de député à l‘Assemblée nationale.

Le mercredi 11 juillet 2007

Les 10 meilleurs compteurs de la session : les pros de la question à l‘œuvre

Martin Pelchat
Le Soleil
Québec

Ils avaient beau être 77 élus de l‘opposition à l‘Assemblée nationale, la période de questions n‘aura finalement été l‘affaire que d‘une poignée d‘entre eux.

Sur près de 600 questions au gouvernement minoritaire de Jean Charest pendant la dernière session, la moitié ont été posées par sept députés seulement. Les deux chefs des oppositions adéquiste et péquiste, Mario Dumont et François Gendron, se sont appropriés le quart des interventions.

Un relevé réalisé par la recherchiste du bureau parlementaire du Soleil, Isabelle Roy, démontre que M. Dumont, chef de l‘opposition officielle, est sans surprise le « premier compteur » de la « ligue du Salon bleu », avec plus d‘une centaine de questions, soit 17 % du total. Et personne ne se surprendra non plus d‘apprendre que le ministre de la Santé, Philippe Couillard, a été le « défenseur » le plus occupé, lui qui a eu droit à lui seul à près du quart des attaques des deux partis (142 questions). Les critiques adéquiste et péquiste en santé, Éric Caire (La Peltrie) et Bernard Drainville (Marie-Victorin), tous deux élus pour la première fois à l‘Assemblée nationale le 26 mars, ont donc eu droit à pas mal d‘action pour leur baptême du feu. M. Caire est le deuxième « buteur » avec 47 questions et M. Drainville le quatrième avec 30.

Rappelons que le président de l‘Assemblée nationale a décidé en mai de donner 60 % du temps de la période de questions à l‘ADQ, qui a fait élire 41 députés, et 40% au PQ, qui en a 36. Avant le dernier scrutin, l‘ADQ et ses cinq députés n‘avaient droit qu‘à l‘équivalent d‘une question par semaine.

Le chef parlementaire du PQ, François Gendron, s‘est ainsi hissé au troisième rang des marqueurs, mais il a posé beaucoup moins de questions que son rival (44 contre 102). Les critiques des finances des deux partis, Gilles Taillon (ADQ) et François Legault (PQ), font aussi parti du Top 10 de l‘opposition, avec plus d‘une vingtaine de questions chacun. Les critiques en éducation, François Desrochers (ADQ) et Diane Lemieux (leader parlementaire du PQ), sont aussi du groupe.

Deux membres de ce Top 10 ne sont pas affectés à une des trois missions poids lourds de l‘État que sont la santé, l‘éducation et les finances. Il s‘agit de Sylvie Roy, la « vétéran » députée adéquiste de Lotbinière, critique en matière de sécurité publique (21 questions), et de Sébastien Proulx, leader parlementaire adéquiste et critique en matière de réforme électorale (16). Leurs vis-à -vis péquistes, Jacques Côté et Nicolas Girard, ont eu droit ensemble à neuf questions.

Et la capitale ?

À en juger par le nombre de questions posées par les critiques de l‘opposition pour la capitale nationale, Québec n‘a guère attiré l‘attention pendant cette première session de la 38e législature. L‘adéquiste Hubert Benoît (Montmorency) n‘a pris la parole qu‘à deux reprises. La péquiste Agnès Maltais (Taschereau) a pour sa part eu droit à six questions.

Parmi les 10 meilleurs compteurs de l‘ADQ avec 12 questions chacun, on trouve par ailleurs le président du caucus Pierre Gingras, critique en transports, et le député Richard Merlini, porte-parole en matière d‘énergie, qui ont talonné le gouvernement sur l‘état des infrastructures routières et les hausses du prix de l‘essence. Quant au cadet de l‘Assemblée nationale, le député adéquiste de Marguerite-D‘Youville, Simon-Pierre Diamond, critique en environnement, il a eu droit à six questions pour faire ses classes en chambre.

Le Top 10 du PQ comprend une autre recrue, Pierre Curzi, porte-parole en matière de culture et communications, auteur de 15 questions (contre une pour son vis-à -vis adéquiste François Benjamin). La critique péquiste aux ressources naturelles, Rita Dionne-Marsolais, en a eu autant. Louise Harel (services sociaux et aînés) est du groupe avec 12 questions, suivie de Sylvain Simard (affaire intergouvernementales canadiennes) avec neuf et de Stéphane Bergeron (environnement) avec huit. Lisette Lapointe, critique en matière d‘emploi et de solidarité et conjointe de l‘ex-premier ministre Jacques Parizeau, a conclu sa première session avec sept interventions.

Du côté de l‘ADQ, une députée, Monique Roy-Verville, critique en action communautaire, est rentrée dans sa circonscription pour l‘été sans avoir pu briser la glace à l‘Assemblée nationale. Neuf autres adéquistes ont dû se contenter d‘une seule question.

Au PQ, le jeune député autochtone Alexis Wawanoloath (jeunesse) ainsi que Serge Deslières (loisir et sport) et Lorraine Richard (faune) n‘ont pas eu leur tour. Quatre élus péquistes ont eu une seule occasion de se faire valoir.

Poursuivez la lecture de «Deux pour un dans Le Soleil»→

Un ex-candidat défraie la manchette à Ottawa

Québec solidaire tenterait de soulever le spectre d‘une autre Affaire Édith Gendron qu‘il ne s‘y prendrait pas autrement. Dans un communiqué de presse publié cet après-midi, le parti dénonçait le congédiement de M. Antoine Pich par le gouvernement fédéral (le ministère de la Justice pour être plus précis) en raison, affirme-t-on, de considérations de nature partisane. M. Pich a en effet été candidat pour le parti Québec solidaire dans La Prairie lors de l‘élection générale de 2007, terminant au 5e rang avec 1,91% des voix. Or, dans une lettre ouverte parue ce matin dans le site Vigile.net, Antoine Phirun Pich présente sa version des faits et soutient que son congédiement serait motivé par sa récente candidature sous la bannière d‘un parti souverainiste et par son adhésion publique à cette idéologie.

Au moment d‘écrire ces lignes, aucun porte-parole du ministère fédéral de la Justice ou de la Commission fédérale de la fonction publique n‘avait réagi publiquement par rapport à ces allégations.

Mise à jour (11 juillet 2007): La Presse rapporte la nouvelle dans son édition de ce matin. On indique dans ce reportage que le ministère fédéral de la Justice considère cette affaire comme « une affaire privée entre l‘employeur et l‘employé » et refuse de la commenter.

Québec solidaire dénonce une sanction démesurée

MONTREAL, le 10 juillet /CNW Telbec/ – Québec solidaire considère que le congédiement de monsieur Antoine Pich par le gouvernement fédéral est injustifié. M. Pich a été candidat de Québec solidaire dans La Prairie lors de la dernière élection générale; il était alors fonctionnaire au ministère de la Justice du Canada. Ayant omis de prévenir la Commission de la fonction publique du Canada de son intention de se porter candidat pour Québec solidaire, il est maintenant congédié. Cette sanction nous paraît abusive et injustifiée. Le gouvernement fédéral se serait-il montré aussi impitoyable si Antoine Pich s‘était présenté pour un parti fédéraliste?

Québec solidaire exige donc la réintégration d‘Antoine Pich à son emploi de notaire au ministère de la justice fédéral.

Renseignements: Alexandre Warnet, Responsable temporaire des relations
avec les médias, Québec solidaire

Les « wanna be » partis sur le web

À chaque année, de nombreuses organisations tentent d‘obtenir le statut de parti politique autorisé afin de pouvoir solliciter ou recueillir des contributions, contracter des emprunts, effectuer des dépenses en campagne électorale ou inscrire le nom du parti sur le bulletin de vote (à la place de « indépendant » ou « sans désignation »). Bien peu réussissent, mais ils ont tout de même la possibilité de réserver une dénomination afin d‘éviter qu‘une organisation rivale « vole » le nom du parti pendant le processus d‘autorisation. Les suivants ont même commencé à assurer une timide présence (mais une présence tout de même) sur le web:

Si nous avions été plus rapides sur le piton, nous vous aurions également présenté le site du Parti pragmatique du Québec que nous avons découvert il y a quelques jours, mais entretemps, le site a été supprimé et remplacé par une phrase laconique annonçant que le parti est dissous. De même, le Mouvement du Québec avait un site web il y a un certain temps, mais il n‘est plus disponible. Même chose pour le Parti national du Québec que nous avons découvert sur Vigile il y a peu.

La rumeur court… déjà !

Il y a un an jour pour jour, nous inaugurions sur QuébecPolitique.com notre section spéciale sur la 38e élection générale qui, en fin de compte, a eu lieu le 26 mars 2007. Parallèlement à ce qui est maintenant devenu une tradition sur ce site, nous lancions également Le carnet électoral, qui se voulait un moyen complémentaire et plus « immédiat » pour discuter de l‘actualité québécoise sur la scène électorale, notamment en ce qui a trait aux démissions, candidatures, assemblées d‘investiture, stratégies électorales, etc. Évidemment, pour qu‘il y ait un « carnet électoral », ça prend une élection et nous croyions naà¯vement à l‘époque qu‘une fois l‘élection générale terminée, ça irait beaucoup plus mollo jusqu‘au scrutin suivant, même en tenant compte du municipal, des élections partielles, etc. Théoriquement, la 39e élection générale pourrait avoir lieu aussi tard que le 14 mai 2012, soit à l‘extrême limite du mandat légal de cinq ans, et nous comptions là -dessus pour souffler un peu.

Un an plus tard, alors que l‘élection générale est passée, est-ce que c‘est vraiment plus relax ces temps-ci? Nooooon! Gouvernement minoritaire oblige, la prochaine élection générale n‘aura probablement pas lieu dans les quatre ans que nous espérions au départ. Conséquence: les partis politiques sont déjà en train de recruter des candidats, comme en fait foi les propos du député de Chauveau, Gilles Taillon (ADQ), repris ce matin dans Le Soleil et Le Devoir (accès réservé aux abonnés). Mais honnêtement, qui en juillet 2006 aurait pu affirmer sérieusement que le Québec était sur le point de se donner, dans l‘année qui suit, un premier gouvernement minoritaire en 129 ans?

Bref, tout ça pour dire que déjà , la rumeur court et des députés ou candidats potentiels ont commencé à faire connaître leurs intentions en vue de la prochaine élection générale.

  • Charlevoix (LIB): selon l‘hebdo Plein jour Charlevoix, le maire de Petite-Rivière-Saint-François et candidat défait (LIB) en 2007, Jean-Guy Bouchard, se serait montré intéressé à revenir dans l‘arène électorale si une élection hâtive avait eu lieu ces jours-ci.
  • Orford (LIB): le député d‘Orford et ex-ministre, Pierre Reid (LIB), a confirmé qu‘il pourrait solliciter un troisième mandat à l‘Assemblée nationale si la prochaine élection devait avoir lieu « dans un an ou deux ». Par contre, si le scrutin devait être tenu plus tard, il prendrait vraisemblablement sa retraite de la politique active.
  • Pointe-aux-Trembles (PQ): nous en avons déjà parlé, on ne connaît toujours pas les intentions d‘André Boisclair à la suite de sa démission comme chef du PQ, mais s‘il devait démissionner, sa prédécesseure et ex-ministre, Nicole Léger, a déjà démontré un intérêt envers un éventuel retour à l‘Assemblée nationale.
  • Terrebonne (PQ): selon l‘hebdo Le Trait d‘Union, l‘ex-députée de Terrebonne et ex-ministre, Jocelyne Caron (PQ), qui avait été défaite le 26 mars dernier, serait présentement en « période de réflexion » et envisagerait de briguer à nouveau les suffrages lors de la prochaine élection générale. Il semble qu‘elle ferait connaître ses intentions en septembre prochain.
  • Trois-Rivières (LIB): c‘est une nouvelle qui date de quelques temps déjà , mais d‘après L‘Hebdo Journal de Trois-Rivières, l‘ex-député de Trois-Rivières, André Gabias (LIB), également défait le 26 mars dernier, n‘écarterait pas lui non plus un éventuel retour en politique active.

Avant que quelqu‘un ne pose la question: non, notre section spéciale sur la 39e élection générale n‘est pas encore prête. Nous pouvons le dire maintenant: nous aurions été dans le trouble pas à peu près si une élection générale avait été déclenchée à la suite d‘une défaite du gouvernement sur le budget au début de juin.

MISE À JOUR (12 septembre 2007): La section sur la 39e élection générale est maintenant prête. Plus de détails ici.

QuébecPolitique.com: 39e élection générale

Les nouvelles vont vite dans Pointe-aux-Trembles

En fin de compte, si Pauline Marois veut faire une entrée rapide à l‘Assemblée nationale, elle peut mettre une croix sur Pointe-aux-Trembles. Radio-Canada et Cyberpresse annoncent en « primeur » que le député de Pointe-aux-Trembles ne semble pas pressé de se faire une idée sur son avenir politique, et sa prédécesseure envisagerait un retour dans l‘arène politique. Il faut croire que le camelot s‘est perdu en chemin entre l‘arrondissement Pointe-aux-Trembles et la Maison de Radio-Canada.

Appel à tous: à part Claude Ryan et Georges-Émile Lapalme, quelqu‘un connaît un chef de parti qui reste député après que son successeur ait été élu?

Radio-Canada.ca
Mise à jour le mardi 3 juillet 2007 à 14 h 58

Parti québécois

Boisclair refait surface

L‘ex-chef du Parti québécois André Boisclair est sorti de son mutisme, mardi matin, pour dire qu‘il n‘avait encore pris aucune décision quant à son avenir politique.

Interrogé par les médias, à la suite d‘une conférence de presse sur la création d‘une nouvelle plage dans l‘est de Montréal, le député de Pointe-aux-Trembles a dit qu‘il avait beaucoup de plaisir à faire son travail de député, et qu‘il avait toujours la même passion pour les dossiers environnementaux.

C‘était la première fois que M. Boisclair prenait la parole en public depuis qu‘il a remis sa démission comme chef du PQ, le 8 mai dernier.

Il a ajouté qu‘il s‘accordait quelque temps de réflexion pour voir comment il allait organiser sa vie personnelle et politique.

Quand on lui a demandé si des choses allaient changer d‘ici deux mois, il a répondu que les vacances d‘été étaient pour tout le monde et qu‘il prendrait le temps d‘en profiter.

« Je ne subis aucune requête, je n‘ai aucune amertume par rapport à la dernière campagne électorale, je regarde l‘avenir avec sérénité », a-t-il dit.

Il a tenu à préciser qu‘il avait parlé à Pauline Marois, qui lui a succédé sans débat à la tête du PQ, et qu‘elle pouvait compter sur lui.

Circonscription convoitée

Même s‘il affirme qu‘il n‘a aucune pression pour quitter son poste à l‘Assemblée nationale, sa circonscription est quand même convoitée.

« J’ai reçu un coup de fil de [Nicole] Léger, qui se dit intéressée d‘être candidate dans Pointe-aux-Trembles. Elle s‘enquérait de ma situation. Je laisserai le soin aux militants du Parti québécois de voir pour la suite des choses, mais pour le moment, je suis là et je m’acquitte de mes responsabilités et j’ai un mandat très clair ».

Nicole Léger avait été élue députée du Parti québécois dans Pointe-aux-Trembles à l‘élection partielle du 9 décembre 1996 et réélue aux élections générales de 1998 et de 2003. Elle était très proche de Pauline Marois, qu‘elle avait d‘ailleurs appuyée lors de la course à la succession de Bernard Landry. Elle a décidé de quitter son poste pour laisser la place à André Boisclair.

Carte électorale: extreme makeover?

Il y a deux mois, le ministre responsable de la Réforme des institutions démocratiques, Benoît Pelletier (LIB), annonçait dans Le Soleil de «vifs débats» lors de la refonte de la carte électorale qui doit s‘entamer au cours des prochains mois. Hier, c‘était au tour du directeur général des élections, Marcel Blanchet, de déclarer au Soleil que la refonte de la carte électorale pourrait donner lieu à des «changements majeurs» dans les 125 circonscriptions électorales du Québec.

La Commission de la représentation électorale a jusqu‘en mars prochain pour déposer son rapport préliminaire sur la nouvelle délimitation des circonscriptions. Or, bien des observateurs croient que si la tendance se maintient, le présent gouvernement pourrait être défait lors du prochain budget (qui est généralement déposé à l‘Assemblée nationale vers la fin de février ou le début de mars). C‘est encore bien tôt pour le dire, mais tels sont les pronostics au moment d‘écrire ces lignes.

Conclusion: le dépôt du rapport préliminaire de la CRE pourrait avoir lieu en pleine campagne électorale. Surtout, la prochaine élection générale, si elle a lieu au printemps prochain, pourrait se dérouler sous une carte électorale désuète où plus d‘une circonscription sur 10 ne respecterait pas la règle du +/- 25% (selon la Loi électorale, une circonscription doit avoir un nombre d‘électeurs équivalent à la moyenne québécoise dans les 125 circonscriptions à plus ou moins 25%). À l‘heure actuelle, 17 circonscriptions sont «hors normes», et ce nombre pourrait augmenter au cours de la prochaine année en raison des changements démographiques.

Le lundi 02 juillet 2007

Révision de la Carte électorale : changements majeurs à l‘horizon

Martin Pelchat
Le Soleil
Québec

Au moment où la population continue de décroître dans des régions comme la Gaspésie et d‘augmenter dans les couronnes de Montréal, la révision de la carte des circonscriptions qui s‘enclenche s‘annonce déchirante. Le directeur général des élections, Marcel Blanchet, prévient d‘ailleurs qu‘elle pourrait donner lieu à des « changements importants ».

M. Blanchet, qui préside la Commission de la représentation électorale, se prépare d‘ailleurs à un important débat à ce sujet en 2008. « Ça va en être tout un ! » laisse-t-il tomber. C‘est sans compter qu‘il doit accoucher à la fin de l‘année 2007 d‘un rapport sur une réforme éventuelle du mode de scrutin.

« On ne peut pas continuer d‘accepter de créer des exceptions à l‘infini, lance M. Blanchet. C‘était à l‘arraché qu‘on avait conclu la dernière fois qu‘on pouvait se permettre de prévoir quatre circonscriptions d‘exception dans la région de la Gaspésie et de ne pas en créer de nouvelles. Ce qui avait été assez déchirant, c‘était l‘île Jésus (Laval), où ça en aurait pris une de plus. On pouvait se permettre de ne pas en créer une additionnelle en respectant les critères de la loi, donc en ne créant pas d‘exception. Mais cette fois-ci, ça ne passe plus. »

La carte électorale est revue toutes les deux élections générales. La révision vise une meilleure équité dans la représentation de chacune des régions. Or, 17 circonscriptions sont dans l‘« illégalité » parce qu‘elles s‘éloignent de plus ou moins 25 % de la moyenne de 45 000 électeurs par circonscription. C‘est ainsi que le bulletin d‘un électeur de Gaspé (27 000 voteurs) a en quelque sorte deux fois plus de poids que celui d‘un électeur de Chambly (59 000 voteurs), sur la Rive-Sud de Montréal. En 2001, lors de la dernière refonte, la Commission avait recommandé dans son rapport préliminaire de soustraire une circonscription parmi les quatre exceptions gaspésiennes (Gaspé, Matane, Bonaventure et Matapédia). Mais elle avait battu en retraite devant les critiques.

M. Blanchet ne pense pas que le nombre total de circonscriptions au Québec va changer au terme de l‘exercice en cours. « Il y en aura effectivement encore 125 suivant l‘orientation qui se dessine jusqu‘à maintenant. On pourrait baisser à 123, mais je ne crois pas que ce sera l‘orientation qui sera prise. Par ailleurs, il risque d‘y avoir des changements importants. »

Le DGE prend soin de préciser qu‘on ne peut présumer des conclusions de ces travaux et que la Commission sera véritablement à l‘écoute de la population au moment d‘audiences publiques sur le projet de carte, mais il note qu‘il y a des limites à maintenir des exceptions, surtout que les écarts de population ont continué à se creuser depuis 2001. « Dans la mesure où l‘écart est encore plus important qu‘à l‘époque, je pense qu‘il va falloir faire des propositions qui vont tenir compte de cette réalité. L‘écart est rendu autour de 30 à 35 % par rapport au 25 % maximum qui est permis. »

La Commission rassemble présentement les données démographiques et géographiques nécessaires au nouveau projet de carte. En août, ses trois commissaires commenceront à évaluer les hypothèses des spécialistes. Le projet doit être rendu public en mars 2008. Les audiences publiques suivront avant la publication du rapport final attendu à l‘automne 2008.