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Nouveau dans la section «sondages»

Pour ceux que les sondages intéressent, nous avons ajouté aujourd‘hui dans la section sondages de QuébecPolitique.com les résultats des questions de sondages portant sur la popularité des différents chefs de partis (« quel chef ferait le meilleur premier ministre? », « quel chef est le plus apte à gouverner? », etc.), tant chez Léger Marketing que chez CROP.

Pour l‘instant, nous n‘affichons que les résultats depuis l‘élection générale du 26 mars dernier, mais nous seront probablement bientôt en mesure de remonter jusqu‘en 2003.

Partielle dans Charlevoix: les candidats sur le web

Ça fait trois fois cette semaine (dont deux mercredi) que Philippe Schnobb de Radio-Canada cite ce blogue dans sa chronique Sur le Web. C‘est probablement de bonne guerre que nous nous inspirions de lui à notre tour pour un de nos propres billets.

Jusqu‘à présent, ils y a quatre candidats « déclarés » (qui ont annoncé leur intention d‘être candidats, mais qui n‘ont pas encore déposé officiellement leur bulletin de mise en candidature auprès du directeur de scrutin) dans le cadre de l‘élection partielle dans Charlevoix. En voici la liste (par ordre alphabétique) avec, en prime, leur site web de campagne lorsqu‘ils en ont un:

  • Conrad Harvey (ADQ)
  • François Robert Lemire (REP): pas de site de campagne pour l‘instant, mais le communiqué annonçant sa candidature est ici.
  • Pauline Marois (PQ)
  • David Turcotte (VRT): pas de site de campagne pour l‘instant, mais le communiqué annonçant sa candidature est ici.

La période de mise en candidature pour cette élection partielle prendra fin le 8 septembre prochain, à 14h.

Charlevoix: QS passe son tour

En fin de compte, il n‘y aura pas de candidat de Québec solidaire lors de la prochaine élection partielle dans Charlevoix. d‘après ce communiqué publié ce matin, les militants du comté ont pris cette décision hier lors d‘une « assemblée spéciale ».

Lors de la dernière élection générale, la candidate de Québec solidaire dans Charlevoix, Lucie Charbonneau, avait obtenu 2,18% des voix.

CNW TelbecA l‘attention du directeur de l‘information:

Election partielle dans Charlevoix : Québec solidaire n‘aura pas de candidat

MONTREAL, le 31 août /CNW Telbec/ – Les membres de Québec solidaire dans la circonscription de Charlevoix, réunis hier soir en assemblée spéciale, ont décidé de ne pas présenter de candidature lors de l‘élection partielle qui se tiendra le 24 septembre prochain dans leur circonscription. Les membres ont choisi de consacrer leurs énergies à la construction de leur association locale de façon à être fin prêts pour les prochaines élections.

Par ailleurs, Québec solidaire fera bientôt sa rentrée politique et annoncera ses priorités pour l‘automne.

Renseignements: André Jacob, Québec solidaire Charlevoix, (418) 452-8276; Francis Boucher, relations médias pour Québec solidaire, (514) 710-0466

Archives d‘un député

À voir: le site personnel de l‘ex-député unioniste Clément Vincent, qui nous propose entre autres un aperçu de ses archives personnelles à titre d‘organisateur politique, homme politique et administrateur public. La facture du site est assez sobre, mais c‘est une vraie mine d‘informations qui nous permet de replonger dans une période parfois méconnue de la petite histoire politique au Québec, celle qui se déroule « sur le terrain », comme dirait un organisateur politique.

Clément Vincent (UN) fut député de Nicolet de 1966 à 1973 et ministre de l‘Agriculture et de la Colonisation de 1966 à 1970. Il a également occupé des fonctions électives au municipal et au fédéral.

http://ycvincent.site.voila.fr/

David Turcotte, candidat vert dans Charlevoix

Il y a deux semaines, le Parti vert avait annoncé un candidat dans Charlevoix (dans un communiqué assez alambiqué merci), son identité est maintenant connue depuis hier. Il s‘agit de M. David Turcotte, candidat défait (VRT) lors de l‘élection générale de 2007 dans Charlevoix.

Au moment d‘écrire ces lignes, il nous impossible de confirmer si la candidature de M. Turcotte a été officialisée par les membres du parti dans la circonscription lors d‘une assemblée d‘investiture.

David Turcotte candidat dans Charlevoix

Le Parti vert mise sur la relève

Le chef du Parti vert du Québec, monsieur Scott McKay, est heureux de confirmer la candidature de monsieur David Turcotte à l‘élection partielle prévue le 24 septembre prochain dans la circonscription de Charlevoix. « Le Parti vert estime essentiel d‘offrir aux électeurs de Charlevoix le libre choix de leur député. Alors que le développement durable et la protection de l‘environnement préoccupent réellement la population, il nous semble que l‘électorat charlevoisien a de bonnes raisons de vouloir afficher ses couleurs », s‘est exprimé le chef du Parti vert.

Le candidat David Turcotte en est à sa deuxième élection dans Charlevoix. Originaire de Clermont, il incarne la relève dans une région concernée par l‘exode des jeunes. Ses convictions environnementales, conjuguées à son attachement pour Charlevoix, font de lui le candidat parfait pour les électeurs qui souhaitent un vent de changement. « Le Parti vert du Québec offre le meilleur choix dans Charlevoix, dont l‘avenir passe par le développement durable. Un vote pour les Verts le 24 septembre est un message clair! » s‘est exprimé David Turcotte.

Dans le contexte d‘un gouvernement minoritaire, un péquiste ou un adéquiste de plus siégeant à l‘Assemblée nationale ne représente aucune nouveauté. Un député vert ferait quant à lui une véritable différence pour l‘avenir du Québec. Le Parti vert du Québec croit que le temps est venu pour Charlevoix d‘élire un jeune qui croit en l‘avenir de sa région et qui lui permettra de devenir le fer de lance d‘une économie verte et prospère, afin que les générations futures puissent s‘y épanouir dans un environnement sécuritaire.

Charlevoix: un candidat « PRQiste » sur les rangs

C‘est vraiment un hasard que nous soyons tombés sur ce communiqué du Parti république du Québec car pour être francs, nous ne visitons pas leur site web régulièrement. On y annonce la candidature de M. François Robert Lemire lors de la prochaine élection partielle dans Charlevoix. Pas d‘autres détails de nature biographique sur M. Lemire pour l‘instant.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Parti République du Québec

Pour diffusion immédiate

Montréal le 27 août 2007

Le président du Parti République fustige Jean Charest.

La période de candidature étant terminé dans le comté de Charlevoix, le Parti république du Québec est fier d‘annoncer la nomination de François Robert Lemire comme candidat du Parti aux prochaines élections complémentaires dans Charlevoix.

Le Parti convie donc les médias demain le 28 août à une conférence de presse pour annoncer les principaux points mis de l‘avant par le candidat Lemire.

La conférence a lieu à L‘auberge La Pignoronde à 14.00 heures et les produits du terroir seront en vedette pour un petit goûter.

(…)

– 30 –

Sondage CROP d‘août 2007

À lire ce matin dans La Presse: le premier sondage politique de la rentrée automnale. Réalisé du 16 au 26 août, il a débuté après la tenue du congrès des jeunes libéraux (traditionnellement l‘événement qui lance la rentrée politique au Québec) et le début de la campagne électorale dans Charlevoix. Le lancement de la commission Bouchard-Taylor a également eu lieu durant la période.

Après répartition proportionnelle des 13% d‘indécis, les intentions de vote se déclinent comme suit (les chiffres entre parenthèses indiquent la variation par rapport au dernier sondage CROP de la fin de juin):

  • PQ: 33% (+4)
  • ADQ: 29% (+1)
  • LIB: 27% (=)
  • VRT: 6% (-3)
  • QS: 4% (-2)
  • Autres: 1% (=)

Avant répartition des indécis, les intentions de vote se répartissent comme suit: PQ 28%, ADQ 25%, LIB 24%, VRT 6%, QS 3% et autres partis 1%.

Pour ce qui est des autres faits saillants du sondage, mentionnons les suivants:

  • 44% des répondants affirment être « très » ou « plutôt » satisfaits à l‘endroit du gouvernement Charest tandis que 51% d‘entre eux se disent être « très » ou « plutôt » insatisfaits.
  • Au sujet de la popularité des chefs, 37% croient que Pauline Marois ferait la meilleure première ministre du Québec (+5% par rapport à juin), 25% optent pour Mario Dumont (-6%) et 22% choisissent Jean Charest (+1%). 8% ont choisi « aucun »; 8% ne savent pas.
  • Après répartition des 7% d‘indécis, 39% des répondants voteraient « oui » lors d‘un référendum sur la souveraineté du Québec et 61% voteraient « non » (les deux méthodes de répartition, la proportionnelle et la « CROP », donnent le même résultat). On parle ici de la souveraineté sans partenariat.

On peut présumer qu‘à l‘instar de CROP, Léger Marketing dévoilera prochainement les résultats d‘un sondage d‘opinion sur la situation politique au Québec. À suivre.

Le sondage téléphonique a été réalisé du 16 au 26 août 2007 auprès de 1 003 répondants. La marge d‘erreur est de +/- 3%, 19 fois sur 20. Les résultats ont été pondérés sur la base du Recensement du Canada de 2006 afin de refléter la distribution de la population adulte du Québec selon le sexe, l‘âge, la région de résidence des répondants et leur langue d‘usage à la maison. Le rapport d‘analyse du sondage peut être consulté ici (format Word).

Mairie de Québec: le blogue

L‘ex-mairesse de Québec, Andrée Boucher, n‘est pas encore inhumée, la date de l‘élection partielle à la mairie de Québec n‘est pas encore déterminée et déjà , un premier blogue a fait son apparition pour couvrir la course à sa succession. 24 heures à peine après son ouverture (c‘est-à -dire hier), le blogue Course à la mairie de Québec 2007 comptait déjà 5 billets sur la campagne électorale à la mairie de Québec.

C‘est ce qu‘on appelle être rapide sur la gâchette.

Reste à voir si le site Mairie Académie, qui avait ouvert l‘élection municipale à Québec en 2005, reprendra du service.

(via Tetoine’s Palace)

Les électeurs orphelins

Comme nous l‘avions déjà indiqué hier en conclusion de notre billet sur l‘abstention lors d‘élections partielles où un chef de parti politique est dans la course (ça fait long pour dire « donner une free ride », mais bon), les électeurs du comté de Charlevoix qui ont voté pour le Parti libéral du Québec lors de la dernière élection générale pourront adopter quatre attitudes le 24 septembre prochain:

  • S’abstenir de voter
  • Voter pour le Parti québécois
  • Voter pour un tiers parti
  • Voter pour l‘Action démocratique du Québec (c‘est là l‘inédit de la situation: avoir la possibilité de voter pour deux partis représentés à l‘Assemblée nationale plutôt qu‘un seul)

Ça a l‘air banal dit comme ça, mais pour ceux qui sont dans cette situation, le choix n‘est pas nécessairement facile à faire, tant par attachement partisan qu‘en raison des conséquences que leur vote pourrait avoir sur l‘échiquier politique québécois (surtout si la lutte devient serrée). Et selon Le Soleil, les organisateurs du Parti libéral se questionnent encore sur la « consigne » à donner (s‘il y en a une) aux électeurs qui ont voté libéral le 26 mars dernier.

Petit commentaire sur la majorité de 1 663 de Rosaire Bertrand le 26 mars dernier: oui, ça semble court à première vue, mais une telle majorité n‘a pas le même poids selon qu‘elle se retrouve dans un comté de 33 000 électeurs comme Charlevoix ou dans un comté de 59 000 électeurs comme Chambly (et encore, nous ne parlons pas des Îles-de-la-Madeleine). Toutes proportions gardées, une remontée de 1 663 voix dans Charlevoix équivaut à une augmentation de près de 7% des voix par rapport à la dernière élection générale. Présenté comme ça, c‘est moins serré qu‘il n‘y paraît au premier abord. Il est vrai toutefois qu‘avec 6 541 électeurs libéraux « orphelins » (27% des suffrages en 2007), ça change passablement la donne. Poursuivez la lecture de «Les électeurs orphelins»→

Enveloppes brunes recherchées

Ceci est un appel à tous, mais qui risque d‘intéresser plus particulièrement les militants, employés et conseillers politiques qui oeuvrent au sein d‘un parti politique.

Nous sommes à la recherche des statuts et règlements (constitution, règles de procédure, etc.) des partis politiques du Québec en format électronique (html, pdf, Word, etc.). Nous sommes particulièrement intéressés à obtenir une copie des statuts principaux partis (Parti libéral du Québec, Action démocratique du Québec, Parti québécois, mais également Parti vert du Québec et Québec solidaire).

Si vous avez une copie des statuts de votre propre parti en votre possession, vous seriez aimables de nous les envoyer par courriel à l‘adresse suivante: politique (a-commercial) quebecpolitique (point) com

À tous, merci de votre collaboration.

Pauline Marois est officiellement candidate dans Charlevoix

Voilà ce qui va en étonner plus d‘un: Paulin Marois est la seule candidate en lice à l‘assemblée d‘investiture visant à nommer un candidat du Parti québécois lors de la prochaine élection partielle dans Charlevoix. La période de mise en candidature prenait fin samedi dernier.

L‘assemblée d‘investiture, initialement prévue pour la mi-septembre, aura lieu le 29 août prochain.

Le samedi 25 août 2007

Marois officiellement candidate dans Charlevoix

Presse Canadienne
Montréal

La période de mise en candidature pour l‘assemblée d‘investiture de la circonscription de Charlevoix en vue de l‘élection partielle du 24 septembre prochain prenait officiellement fin samedi et c‘est sans surprise que le Parti québécois a annoncé qu‘une seule candidate avait remis un bulletin de candidature, soit la chef du parti, Pauline Marois.

Par conséquent, Mme Marois devient officiellement candidate du Parti Québécois pour la circonscription de Charlevoix.

En raison du déclenchement de l‘élection partielle, le conseil exécutif national du PQ a adopté une résolution pour devancer la date de l‘assemblée d‘investiture qui devient, du fait de l‘unique candidature, une assemblée de nomination.

Celle-ci se tiendra le mercredi 29 août prochain, à Beaupré.

Reality check: les élections partielles où on « laisse passer le chef »

Alors que le résultat de la prochaine élection partielle dans Charlevoix et que tous s‘interrogent sur le comportement électoral des électeurs libéraux en l‘absence d‘un candidat du Parti libéral du Québec, nous tenterons ici de vérifier quels phénomènes peuvent être observés lors d‘une élection partielle où un des principaux partis décide volontairement de ne pas présenter de candidat.

I. Méthodologie

  • Pour les besoins de ce texte, nous n‘avons retenu que les trois élections partielles où, à notre connaissance, un parti politique s‘est volontairement abstenu de présenter un candidat afin de permettre au chef d‘une formation politique adverse de faire son entrée à l‘Assemblée nationale: Saint-Laurent en 1986, Jonquière en 1996 et Pointe-aux-Trembles en 2006 (pour plus de détails sur les chefs de partis qui font leur entrée en Chambre lors d‘une élection partielle, allez voir ici).
  • Nous avons comparé les résultats obtenus lors de ces trois élections partielles avec ceux de l‘élection générale précédente (1985, 1994 et 2003) et ceux de la suivante (1989, 1998 et 2007).
  • Pour mieux prendre en compte le phénomène d‘abstention électorale, nous afficherons ici le pourcentage d‘électeurs inscrits (% EI) obtenu par les principaux partis. Généralement au Québec, le résultat affiché est le pourcentage des bulletins valides (%BV).
  • Le pourcentage de « non votants » ou « taux d‘abstention » est le contraire du « taux de participation ». Autrement dit, on l‘obtient en faisant la soustraction suivante: 100% – taux de participation.
  • Par commodité, nous n‘avons pas inscrit le pourcentage de bulletins rejetés, mais nous en avons tenu compte dans nos calculs (c‘est pourquoi la somme de tous les pourcentages lors d‘une même élection ne donne pas 100%).
  • Et avant qu‘un petit comique nous remette ceci sous le nez, voici une petite précision: ceci n‘est pas de l‘inférence écologique, en ce sens que nous ne tentons pas ici de présumer de comportements individuels en nous basant sur des données collectives (par exemple, si le parti X, qui avait 25% lors de la dernière élection générale, décide de passer son tour lors de l‘élection partielle suivante et que le taux de participation baisse de 25%, les 25% d‘électeurs additionnels qui s‘abstiennent de voter ne sont pas nécessairement tous des partisans du parti; certains partisans du parti X peuvent voter pour le parti Y, et d‘autres partisans du parti Y peuvent décider de ne pas voter, phénomène qui ne peut être observé avec des données macro). Comme nous l‘avons déjà expliqué, on peut observer une variation du taux de participation lors de l‘absence d‘un parti X, mais ça ne veut pas nécessairement dire que le taux de participation varie parce qu‘il y a absence d‘un parti X. Pour plus de détails sur la différence entre un lien de corrélation et un lien de causalité, allez lire ceci.

II. Saint-Laurent: élection partielle du 20 janvier 1986

Contexte: élection tenue afin de permettre au premier ministre Robert Bourassa (LIB), défait dans sa circonscription lors de l‘élection générale du 2 décembre 1985, de faire son entrée à l‘Assemblée nationale. Le Parti québécois ne lui oppose pas de candidat.

Résultats électoraux

Saint-Laurent (1985-1989)
LIB ADQ PQ Aut. N.V.
Élection générale 1985 53,0% s.o. 14,4% 4,0% 27,6%
Élection partielle 1986 37,7% s.o. 0,0% 7,9% 53,8%
Élection générale 1989 38,0% s.o. 13,6% 21,3% 25,9%
Variation (1985-1986) -15,3% s.o. -14,4% 3,9% 26,2%

Saint-Laurent (1985-1989)

III. Jonquière: élection partielle du 19 février 1996

Contexte: élection tenue afin de permettre au premier ministre Lucien Bouchard (PQ), assermenté premier ministre trois semaines plus tôt, de faire son entrée à l‘Assemblée nationale. Le Parti libéral du Québec et l‘Action démocratique du Québec ne lui opposent pas de candidat.

Résultats électoraux

Jonquière (1994-1998)
LIB ADQ PQ Aut. N.V.
Élection générale 1994 20,8% 0,0% 53,9% 3,0% 20,0%
Élection partielle 1996 0,0% 0,0% 59,4% 3,3% 39,0%
Élection générale 1998 14,8% 3,8% 46,1% 11,6% 23,1%
Variation (1994-1996) -20,8% 0,0% 5,5% 0,3% 19,0%

Jonquière (1994-1998)

IV. Pointe-aux-Trembles: élection partielle du 14 août 2006

Contexte: élection tenue afin de permettre au chef du Parti québécois, André Boisclair, élu à la direction du parti neuf mois plus tôt, de faire son entrée à l‘Assemblée nationale. Le Parti libéral du Québec et l‘Action démocratique du Québec ne lui opposent pas de candidat.

Résultats électoraux

Pointe-aux-Trembles (2003-2007)
LIB ADQ PQ Aut. N.V.
Élection générale 2003 23,6% 10,1% 35,7% 1,7% 27,7%
Élection partielle 2006 0,0% 0,0% 22,4% 9,2% 67,7%
Élection générale 2007 13,1% 19,0% 34,0% 5,8% 27,1%
Variation (2003-2006) -23,6% -10,1% -13,3% 7,5% 40,0%

Pointe-aux-Trembles (2003-2007)

V. Observations

  • Dans les trois cas étudiés, le taux d‘abstention ou de « non votants » augmente sensiblement, mais c‘est un phénomène généralisé dans à peu près toutes les élections partielles. Un beau jour, quand ça adonnera, nous tenterons de voir si l‘absence d‘un parti politique majeur lors d‘une partielle peut causer une hausse plus marquée du taux d‘abstention par rapport à d‘autres partielles.
  • Dans les trois cas étudiés, lorsque l‘appui envers un des partis « restants » varie, c‘est une variation marginale, et pas toujours à la hausse. Le taux de participation varie beaucoup plus.
  • Généralement, lors de l‘élection générale suivante (1989, 1998, 2007), la situation revient à peu près à ce qui prévalait lors de l‘élection générale « initiale » (1985, 1994, 2003), et les disparités entre les deux élections générales s‘expliquent indépendamment de la tenue d‘une élection partielle entre les deux (ex.: apparition du Parti égalité dans les comtés avec une certaine présence anglophone entre 1985 et 1989; l‘ADQ qui présente des candidats dans tous les comtés en 1998, contrairement à 1994; montée de l‘ADQ entre 2003 et 2007).
  • Le cas de la prochaine élection partielle dans Charlevoix varie des trois cas précédents, en ce sens que ce ne sont pas tous les partis représentés à l‘Assemblée nationale qui donneront une « free ride » afin de permettre à un chef de parti de devenir député. Contrairement aux autres fois, en dépit du choix de leur chef de « faciliter » le retour de Pauline Marois à l‘Assemblée nationale, les électeurs libéraux ont donc un choix autre que de s‘abstenir, de voter pour un tiers parti ou d‘appuyer Mme Marois (et Jean-Guy Bouchard, candidat défait (LIB) lors de la dernière élection générale, qui aurait voulu tenter à nouveau sa chance dans Charlevoix, a sa petite idée de ce qu‘ils feront). En un sens, c‘est un cas à mi-chemin entre une élection où le chef a une « free ride » et une autre où il doit rivaliser avec tous les partis significatifs.
  • Évidemment, si nous avions des micro-données permettant de savoir comment un même individu a voté lors d‘un des trois cas de figure ci-dessus (ce qui n‘est pas le cas ici), nous serions en mesure de confirmer ce que font vraiment les partisans d‘un parti politique donné lorsqu‘ils n‘ont pas de candidat du même parti à appuyer lors d‘une élection partielle.

Ville de Québec: le jour d‘après

Voilà un post que nous ne nous attendions pas à écrire aujourd‘hui, c‘est le moins que l‘on puisse dire.

Débutons par le plus important: nos plus sincères condoléances à la famille et aux proches de Mme Andrée P. Boucher, de même qu‘aux résidents de la Ville de Québec. Mme Boucher était une femme politique qui avait ses chauds partisans et ses critiques acerbes, mais qui ne laissait personne indifférent. Pour le meilleur et pour le pire, c‘est un chapitre entier de la petite histoire de la politique municipale québécoise qui vient de se conclure cet après-midi.

Or, donc, qu‘arrive-t-il lorsqu‘un maire d‘une municipalité quitte ses fonctions par décès, démission ou autrement? En gros, il y a deux choses qui doivent être accomplies: assurer la continuité et élire un successeur.

Les dispositions légales régissant la période où un poste de maire est vacant se retrouvent dans la Loi sur les cités et villes. Les articles 56 à 57 prévoient que chaque conseil municipal désigne un « maire suppléant » (ou « pro maire ») chargé de remplacer le « maire en titre » lorsqu‘il est dans l‘impossibilité d‘exercer ses fonctions.

56. Le conseil désigne, pour la période qu‘il détermine, un conseiller comme maire suppléant.

Le maire suppléant possède et exerce les pouvoirs du maire lorsque celui-ci est absent du territoire de la municipalité ou est empêché de remplir les devoirs de sa charge.

57. S’il y a vacance à la charge de maire, le maire suppléant, d‘office, remplit cette charge tant que dure la vacance.

À la Ville de Québec, le rôle de maire suppléant est occupé depuis 2002 par le conseiller municipal du district Samuel-de-Champlain (arr. De La Cité), M. Jacques Joli-Coeur (Renouveau municipal de Québec). À ce titre, il exerce maintenant les fonctions de maire de Québec jusqu‘à ce que la vacance à ce poste prenne fin.

La question de l‘élection d‘un successeur, elle, est traitée dans la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités.

335. La vacance qui est constatée plus de 12 mois avant le jour fixé pour le scrutin de la prochaine élection régulière où le poste doit être ouvert aux candidatures doit être comblée par une élection partielle.

Lorsqu‘elle est constatée dans les 12 mois qui précèdent ce jour, le conseil peut, dans les 15 jours de l‘avis de la vacance, décréter qu‘elle doit être comblée par une élection partielle

336. Lorsque la vacance du poste de maire est constatée dans les 12 mois qui précèdent le jour fixé pour le scrutin de la prochaine élection régulière où ce poste doit être ouvert aux candidatures et que le conseil n‘a pas décrété qu‘elle doit être comblée par une élection partielle, les conseillers doivent, dans les 30 jours de l‘avis de la vacance, élire l‘un d‘entre eux à ce poste.

Cette élection se fait au scrutin secret lors d‘une séance du conseil.

Le greffier ou secrétaire-trésorier établit la procédure de mise en candidature et de vote. Il proclame élue la personne qui obtient le plus grand nombre de votes.

En cas d‘égalité au premier rang, la personne qui préside la séance donne un vote prépondérant en faveur de l‘une des personnes qui sont sur un pied d‘égalité.

La personne élue doit, dans les 30 jours, prêter le serment qu‘elle exercera la fonction de maire conformément à la loi.

337. La vacance d‘un poste de conseiller constatée dans les 12 mois qui précèdent le jour fixé pour le scrutin de la prochaine élection régulière où ce poste doit être ouvert aux candidatures et dont le conseil n‘a pas décrété le comblement par une élection partielle n‘est comblée que lors de cette élection régulière.

Le premier alinéa s‘applique sous réserve du pouvoir du ministre des Affaires municipales et des Régions de décréter une élection partielle ou d‘effectuer une nomination pour combler cette vacance conformément à la section III.

338. Les dispositions des chapitres V à X s‘appliquent, compte tenu des adaptations nécessaires et dans la mesure où elles sont compatibles avec la présente section, à une élection partielle.

Toutefois, le deuxième alinéa de l‘article 146 ne s‘y applique pas.

339. Le président d‘élection doit, dans les 30 jours de l‘avis de la vacance ou de la décision du conseil de la combler par une élection partielle, selon le cas, fixer le jour du scrutin parmi les dimanches compris dans les quatre mois de l‘avis ou de la décision.

Le ministre des Affaires municipales et des Régions peut, sur demande du président d‘élection, lui accorder un délai supplémentaire ou lui permettre de changer, y compris en dehors de la période de quatre mois prévue au premier alinéa, le dimanche fixé pour le scrutin et de donner en conséquence un nouvel avis d‘élection. Dans le second cas, le ministre prescrit les adaptations à apporter aux règles applicables à l‘élection partielle.

Le président d‘élection avise le conseil, le plus tôt possible, du jour fixé pour le scrutin.

Donc, comme Mme Boucher est décédée durant la deuxième année de son mandat, son poste doit obligatoirement être comblé lors d‘une élection au suffrage universel. Si son décès était survenu dans l‘année précédant l‘élection municipale générale, le conseil municipal aurait pu décider d‘élire un de ses membres au poste de maire (à ne pas confondre avec le maire suppléant, qui est désigné préalablement « au cas où » le maire en titre ne peut exercer ses fonctions). Par ailleurs, le président d‘élections (généralement, le greffier de la municipalité) a 30 jours pour fixer la date de l‘élection partielle, et elle doit avoir lieu dans les quatre mois suivant le moment où le poste de maire est devenu vacant. Bien entendu, la date de l‘élection visant à combler le poste de maire de Québec n‘est pas connue au moment d‘écrire ces lignes.

En principe, les règles que nous venons d‘énoncer s‘appliquent dans l‘ensemble des municipalités du Québec. Toutefois, il n‘est pas impossible que certaines variantes existent dans les chartes des villes (les « chartes » sont les lois constitutives de certaines municipalités, généralement les plus populeuses).

En résumé:

  • Le maire suppléant (Jacques Joli-Coeur) assurera l‘intérim jusqu‘à l‘élection d‘un successeur à la mairie de Québec.
  • Comme il reste plus qu‘un an au mandat d‘Andrée Boucher, une élection partielle municipale doit impérativement avoir lieu. Cette élection doit avoir lieu au plus tard en décembre 2007.
  • Le nouveau maire sera élu afin de compléter la fin de mandat d‘Andrée Boucher, soit pour deux ans environ.
  • Le poste de maire de Québec sera à nouveau ouvert lors des élections municipales qui auront lieu dans l‘ensemble des municipalités du Québec le 1er novembre 2009.

ADQ: Conrad Harvey dans Charlevoix

En fin de compte, il y aura une vraie compétition lors de la prochaine élection partielle dans Charlevoix:

L‘ADQ offre un choix aux citoyens de Charlevoix

(Baie Saint-Paul, 23 août 2007) Le député responsable de l‘organisation pour l‘Action démocratique du Québec, monsieur Janvier Grondin, a confirmé ce matin que Conrad Harvey sera candidat à l‘élection partielle dans la circonscription de Charlevoix. Après avoir consulté les Charlevoisiens et l‘organisation adéquiste locale, l‘ADQ a choisi la démocratie en donnant aux citoyens le pouvoir de décider. « Les citoyens de Charlevoix méritent qu‘on leur offre la possibilité de choisir la personne qui les représentera. Nous avons à cœur les citoyens de Charlevoix et nous respectons leurs droits démocratiques. Face à cela, le constat est clair pour nous, Conrad Harvey représente le vrai choix pour Charlevoix. » a affirmé le député de Beauce-Nord.

Tout en indiquant que les citoyens de la circonscription ont manifesté une volonté claire d‘avoir le choix, Janvier Grondin a aussi rappelé que les Charlevoisiens ont aussi démontré le désir de voir un des leurs être sur les rangs. « Conrad Harvey est un citoyen originaire d‘ici et il est impliqué dans sa communauté. L‘ADQ est fidèle à sa volonté d‘offrir aux électeurs un des leurs qui saura bien comprendre les enjeux qui les préoccupent. Monsieur Harvey est la personne tout désignée pour le poste. »

De son côté, Conrad Harvey, qui était candidat de l‘ADQ à la dernière élection générale, s‘est dit prêt à ratisser la circonscription pour convaincre les citoyens de lui faire confiance. « Depuis le 26 mars, je n‘ai pas cessé mon travail. La dernière fois il s‘en est fallu de peu mais cette fois-ci, nous allons gagner. Ma préoccupation première est d‘amener les réalités de Charlevoix à l‘Assemblée nationale, de défendre mes citoyens et d‘être présent pour eux. Je suis natif de Baie Saint-Paul et je compte bien contribuer à l‘obtention de plus de moyens et d‘autonomie pour nous, les Charlevoisiens. » a conclu le candidat adéquiste.

-30-

MISE À JOUR (23 août 2007, 22h15):  Est-ce que la candidature de Conrad Harvey sera officialisée par les membres du parti lors d‘une assemblée d‘investiture?

Directement de la bouche du cheval

À notre connaissance, c‘est la première fois que Diane Lemieux elle même en personne, autrement que par conseiller politique ou par rumeurs interposés, confirme de vive voix à un journaliste qu‘elle va démissionner comme députée de Bourget. d‘ailleurs, selon la Presse canadienne, Mme Lemieux n‘aurait encore rien confirmé par écrit à Pauline Marois.

C‘est dans Le Flambeau Mercier Hochelaga-Maisonneuve que vous l‘aurez lu en premier. Poursuivez la lecture de «Directement de la bouche du cheval»→

24 septembre 2007

En fin compte, l‘élection partielle dans Charlevoix aura lieu plus tôt que nous le croyions. Le Conseil des ministres a adopté aujourd‘hui un décret autorisant la tenue d‘une élection partielle le 24 septembre prochain dans la circonscription électorale de Charlevoix. Le Directeur général des élections est déjà sur le pied de guerre:

Communiqué

Élection partielle dans la circonscription de Charlevoix le 24 septembre 2007

Québec, le 22 août 2007 –– En vertu d‘un décret du gouvernement du Québec pris aujourd‘hui, le directeur général des élections, Me Marcel Blanchet, doit tenir des élections le lundi 24 septembre 2007, dans la circonscription de Charlevoix. Voici quelques dates importantes de la période électorale :

– Prise du décret : 22 août 2007

– Interdiction de la publicité électorale : du 23 au 29 août 2007

– Déclaration de candidature : du 24 août au 8 septembre 2007

– Révision de la liste électorale : du 3 au 11 septembre 2007

– Révision spéciale : du 12 au 20 septembre 2007

– Vote par anticipation : 16 et 17 septembre 2007

– Jour du scrutin : 24 septembre 2007

(…)

L‘Action démocratique du Québec profitera du déclenchement de la campagne électorale pour faire connaître demain ses intentions dans Charlevoix:

CNW TelbecA l‘attention du directeur de l‘information et du responsable des affectations:

Convocation – Action démocratique du Québec

QUEBEC, le 22 août /CNW Telbec/ – Les médias sont priés de noter que le député responsable de l‘organisation pour l‘ADQ, monsieur Janvier Grondin, annoncera demain les intentions de l‘Action démocratique du Québec en vue de l‘élection partielle dans la circonscription de Charlevoix.

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Date : Jeudi 23 août 2007
Heure : 10h00
Lieu : Hôtel Baie Saint-Paul
  Salle des Grands Jardins
  911, boulevard Monseigneur de Laval
  Baie Saint-Paul
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Renseignements: Elodie Girardin-Lajoie, (418) 932-1228; Source: Action démocratique du Québec

Surprise, surprise!

Allez, avouez que vous êtes tombés en bas de votre chaise vous aussi quand vous avez lu ceci!

Des ministres d‘un gouvernement minoritaire qui souhaitent publiquement que l‘Assemblée élue ne lui retire pas sa confiance, il y a vraiment de quoi nous étonner.

Le mercredi 22 août 2007

Des libéraux souhaitent une année 2008 sans élections générales

Norman Delisle
Presse Canadienne
Québec

Plusieurs libéraux réclament une trêve électorale pour 2008, par respect pour les célébrations du 400e anniversaire de fondation de la ville de Québec.

«On devrait laisser l‘année 2008 à la ville de Québec à cause du 400e anniversaire. J’espère que cet anniversaire va être fêté sans qu‘on ait une élection, par respect de l‘histoire du Québec», a déclaré mercredi le député de Papineau et whip gouvernemental, Norman MacMillan, à son arrivée à la réunion hebdomadaire du conseil des ministres.

Le même point de vue a été exprimé par le président du groupe parlementaire libéral, Yvon Vallières, député de Richmond.

«C‘est difficile de proclamer un moratoire officiellement, mais les gens doivent prendre en compte que c‘est un événement majeur pour le Québec et doivent agir de façon responsable. Je ne suis pas inquiet pour la suite», a déclaré le député Vallières.

Le premier ministre Jean Charest avait souhaité en fin de semaine que les célébrations du 400e anniversaire de Québec puissent se dérouler loin du climat électoral. Le problème vient de ce que son gouvernement est minoritaire, ne détenant que 48 des 125 sièges de l‘Assemblée nationale.

QuébecPolitique.com: 39e élection générale

    Charlevoix: Dumont tranchera sous peu

    Les sceptiques qui croyaient que l‘Action démocratique du Québec joue une « game » politique dans Charlevoix ces jours-ci seront confondus. Selon cet article du MédiaMatinQuébec, l‘ADQ hésiterait vraiment à présenter un candidat contre Pauline Marois dans Charlevoix et il semble deux écoles de pensée s‘affronteraient ces temps-ci au sein du parti,: ceux qui jugeraient inutile de présenter un candidat dans Charlevoix (où la bataille serait « perdue d‘avance », selon l‘expression de Michel Hébert) et ceux qui voudraient laisser aux électeurs adéquistes du comté l‘occasion d‘exprimer leur choix politique (et qui croient que le comté est « prenable »).

    On croit tout de même qu‘une décision sera prise cette semaine au sein du parti.

    MédiaMatinQuébecLe mardi 21 août 2007

    Élection dans Charlevoix

    Dumont décide cette semaine

    Michel Hébert
    MédiaMatinQuébec

    La décision d‘opposer à Pauline Marois un candidat de l‘ADQ dans Charlevoix sera prise par Mario Dumont, cette semaine.

    Le chef adéquiste voudrait donner le feu vert à ses organisateurs de Charlevoix, mais il se bute à la prudence de ses principaux col­laborateurs. En fait, a-t-on appris, les stratèges adé­quistes sont divisés en deux camps: ceux qui croient, comme leur chef, qu‘on ne doit pas abandonner les électeurs adéquistes de Charlevoix et ceux qui estiment que cette campagne électorale est inutile parce que perdue d‘avance.

    Les adéquistes ne prévoient d‘ailleurs pas un fort taux de participation et, dans un tel contexte, battre Pauline Marois sera encore plus difficile, parce qu‘elle sera renforcée par son titre de chef de parti.

    «Une défaite, ce n‘est jamais bon, peu importe le contexte», nous a-t-on rap­pelé.

    Mais le chef Mario Dumont est plus enclin à la bataille. «Charlevoix n‘appartient pas au PQ», a-t-il dit, la semaine dernière. Cette déclaration en dit long sur ses intentions.

    M. Dumont doit se réunir, ces jours-ci, avec ses principaux lieutenants pour prendre une décision.

    Si l‘ADQ devait présenter un candidat dans Charlevoix, ce sera sans doute à nouveau Conrad Harvey, qui n‘avait perdu que par 1660 voix contre Rosaire Bertrand. Le PLQ s‘abstiendra, Jean Charest voulant ainsi faciliter le retour de Pauline Marois à l‘Assemblée nationale.

    Un parti politique scolaire « national »

    À venir (peut-être) bientôt dans une commission scolaire près de chez-vous: un candidat du REER.

    En règle générale, les élections scolaires sont peu propices aux affrontement partisans entre des équipes organisées autour d‘enjeux idéologiques clairement définis. Les partis politiques dûment constitués y sont l‘exception plutôt que la règle (à part peut-être à la Commission scolaire de Montréal) et la plupart des commissaires scolaires sont élus à titre de candidats indépendants. d‘où notre grande surprise hier de lire ceci dans Le bulletin régional Saguenay–Lac-Saint-Jean, ce qui nous a menés vers cela: le site web d‘un parti politique scolaire, le Regroupement pour un enseignement efficace et rentable (REER), qui lance une campagne de recrutement des candidats dans les commissions scolaires partout à travers le Québec autour d‘une plate-forme politique commune.

    À notre connaissance, même au municipal on n‘a jamais vu ça, un parti politique unifié et actif dans plusieurs municipalités du Québec. Et généralement, dans d‘autres pays, lorsque les conseillers municipaux sont élus dans le cadre de partis politiques « supra-municipaux », il s‘agit des partis politiques nationaux qui sont également actifs aux niveaux régional et/ou local.

    Élection scolaire du 4 novembre 2007 : Refusons l‘augmentation des taxes scolaires

    Communiqué de presse

    À l‘aube de cette nouvelle année scolaire, le porte-parole du Regroupement pour un Enseignement Efficace et Rentable (REER) annonce le lancement de sa campagne de recrutement de candidats pour l‘ensemble des circonscriptions scolaires du Québec. Cette démarche vise à contrer les plans d‘augmentation du niveau de taxation scolaire de la Fédération des commissions scolaires du Québec.

    Dans le contexte actuel de gouvernement minoritaire, les Québécois ont également une opportunité en or de passer le message aux élus provinciaux sur leur désir d‘amélioration du système éducatif québécois. Le REER profite de ce contexte pour lancer un appel à la population à se regrouper sous une même bannière pour présenter une équipe dans chacune des commissions scolaires du Québec, pour exhorter les instances décisionnelles à réagir face aux problèmes du réseau. Ce regroupement offrira ainsi la chance aux électeurs de se faire entendre en offrant une option de changement.

    Le REER s‘est donné comme mission de réviser la structure actuelle du système éducatif québécois et son financement afin d‘assurer une meilleure distribution des ressources vers les écoles. Ses membres veulent participer activement à cette amélioration qui vise à favoriser la croissance de la productivité et d‘adaptation des travailleurs de demain dans un contexte de mondialisation. Le Québec doit se démarquer et faire sa place dans des marchés de plus en plus compétitifs et c‘est en misant sur une éducation efficace, où le financement contribue à la mission éducative, qu‘il y arrivera.

    Le défi est de taille et le temps nous est compté mais, le REER ne doute pas du désir de changement des Québécois pour la réussite de son projet. Suite au constat d‘échec du système d‘éducation à améliorer la situation du décrochage scolaire et à l‘incapacité des commissaires scolaires à influencer son évolution, le 4 novembre 2007, aucun citoyen ne pourra demeurer indifférent face aux choix offerts. d‘un côté, l‘offre de la Fédération des commissions scolaires du Québec dont le but est de créer des partis politiques permanents au niveau scolaire, d‘augmenter la rémunération des commissaires scolaires et de déplafonner le niveau de taxation scolaire, sans réel programme pour améliorer la situation dans nos écoles. De l‘autre côté, l‘offre du REER qui veut abolir les postes de commissaires scolaires et favoriser une meilleure distribution des ressources vers les écoles – sans augmentation des coûts – pour diminuer le nombre de décrocheurs en encadrant l‘élève dès le primaire.

    Au cours du mois de septembre 2007, les différentes équipes se bâtiront autour d‘une même vision, soit l‘avenir et le bien-être des prochaines générations. Il ne s‘agit pas là de débattre de l‘abolition ou non des commissions scolaires, mais plutôt de la pertinence des solutions qui favoriseront l‘amélioration des conditions et des résultats du système. Efficacité et rendement doivent être la cible dans la sélection de l‘infrastructure de gestion de nos écoles et dans le choix des actions.

    Pour un système d‘éducation à la hauteur de nos aspirations, le 4 novembre 2007, allons voter, empêchons une nouvelle augmentation de notre fardeau fiscal et passons le message à nos élus de notre souhait de changement.

    Bernard Guay
    Chef d‘équipe REER – Commission scolaire Marie-Victorin
    Porte-parole provincial

    PROGRAMME : http://reer-nov-2007.blogspot.com
    RENSEIGNEMENTS : reer.nov.2007@gmail.com

    (source: LBR.ca)

    Le retour

    Cyberpresse avait malencontreusement tiré la plogue de son blogue il y a quelques semaines (coudonc, est-ce que c‘est une habitude au Québec que d‘effacer toute trace sur les lieux du crime dès qu‘un blogueur ou journaliste-blogueur met la clé dans la porte?). Maintenant, Michel C. Auger « version blogueur » est de retour sur les carnets de son nouvel employeur.

    En espérant que cette fois-ci, le nouveau carnet de Michel C. Auger survivra pour la postérité.