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Sondage CROP d‘octobre 2007

La Presse a dévoilé ce matin les résultats du sondage mensuel de la firme CROP sur l‘état de l‘opinion publique québécoise. Pour un deuxième mois d‘affilée, il semble y avoir beaucoup de volatilité dans l‘électorat, le PLQ et l‘ADQ s‘échangeant la première et la troisième place, et la situation semble s‘améliorer sur tous les plan pour les libéraux (intentions de vote, satisfaction envers le gouvernement, etc.). Après répartition proportionnelle des 15% d‘indécis, les intentions de vote sont les suivantes (les chiffres entre parenthèses indiquent la variation par rapport au dernier sondage CROP réalisé en septembre):

  • PQ: 31% (+1)
  • LIB: 31% (+7)
  • ADQ: 28% (-6)
  • VRT: 6% (-1)
  • QS: 4% (-1)
  • Autres: 0% (=)

Pour ce qui est des autres faits saillants du sondage, mentionnons les suivants:

  • Taux de satisfaction: 43% (+10%) des répondants affirment être «très» ou «plutôt» satisfaits à l‘endroit du gouvernement Charest tandis que 55% (-7%) d‘entre eux se disent être«très» ou «plutôt» insatisfaits.
  • Meilleur premier ministre: 33% (-2%) croient que Pauline Marois ferait la meilleure première ministre du Québec, 26% (+7%) optent pour Jean Charest et 25% (-4%) penchent pour Mario Dumont. 5% n‘en préfèrent aucun et 10% ne savent pas.
  • Souveraineté: après répartition des 8% d‘indécis, 37% des répondants voteraient «oui» lors d‘un référendum sur la souveraineté du Québec et 63% voteraient «non».
  • Élections anticipées: 21% des répondants souhaitent le déclenchement d‘élections général cet automne. 76% s‘y opposent.
  • Gouvernement Charest: 46% des répondants seront favorables à «continuer avec le gouvernement Charest». 49% sont favorables à un «changement de gouvernement du Québec».
  • Chefs des partis d‘opposition: 37% des répondants estiment que Mario Dumont a «l‘expérience et les compétences nécessaires pour devenir premier ministre du Québec» (54% estiment que non). Pour ce qui est de Pauline Marois, 67% croient qu‘elle a «l‘expérience et les compétences nécessaires» etc. (24% ne le croient pas).

Le rapport d‘analyse peut être consulté ici (format Word).

Le sondage téléphonique a été réalisé du 18 au 28 octobre 2007 auprès de 1 001 répondants. La marge d‘erreur est de +/- 3,1%, 19 fois sur 20. Les résultats ont été pondérés sur la base du Recensement du Canada de 2006 afin de refléter la distribution de la population adulte du Québec selon le sexe, l‘âge, la région de résidence des répondants et leur langue d‘usage à la maison.

À propos du membership du PQ dans Masson

À la suite de la publication hier de cet article portant sur la course à l‘investiture du Parti québécois dans Masson, un certain nombre de lecteurs ont remis en cause les chiffres véhiculés par l‘exécutif de circonscription. Rappelons que le président du PQ-Masson a déclaré à un hebdo local la semaine dernière que l‘ex-député Luc Thériault aurait l‘appui de 1 500 personnes sur les 2 400 membres du PQ dans Masson (sans préciser s‘il s‘agit des membres en règle ou si le chiffre inclut les membres «à renouveler»). Pour leur part, des lecteurs ayant réagi à l‘article, qui s‘identifient comme des membres du PQ dans Masson, affirment que l‘organisation de Guillaume Tremblay aurait vendu 1 000 cartes de membres ces dernières semaines, lesquelles s‘ajouteraient aux «1000 membres en règle» qu‘auraient compté l‘association de circonscription avant le début de la course à l‘investiture. d‘où la question suivante: combien de membres le PQ compte-t-il réellement dans la circonscription de Masson?

Un autre article que nous avions écrit la semaine dernière pourrait donner un début de réponse. En nous basant sur le rapport financier du PQ pour l‘année 2006 transmis au Directeur général des élections, nous avions conclu qu‘en date du 31 décembre 2006, le PQ comptait environ 74 500 membres en règle. Si on fait la moyenne, ça donne 596 adhérents par circonscription électorale. Oui, on s‘entend que c‘est une moyenne nationale, que c‘est basé sur des données en date du 31 décembre 2006, que le parti a subi une sévère défaite électorale et une course au leadership entre-temps, qu‘il n‘y a probablement pas 600 membres du PQ dans Pontiac ou dans Notre-Dame-de-Grâce et qu‘il y en a probablement plus dans un ancien château-fort péquiste tel que Masson. Mais il semble y avoir un écart important entre la moyenne nationale et les chiffres véhiculés par les deux organisations.

Donc, quel chiffre est le plus près de la réalité: celui de l‘organisation Thériault, celui des membres «ordinaires» ayant commenté dans ce blogue depuis hier où la moyenne nationale basée sur le dernier rapport financier annuel du PQ? Au lecteur d‘en juger…

QuébecPolitique.com: 39e élection générale

Premières candidatures dans Bourget et Pointe-aux-Trembles

La Presse consacre aujourd‘hui deux articles de Denis Lessard et Tommy Chouinard sur les élections partielles qui doivent avoir lieu d‘ici le printemps prochain dans Bourget et Pointe-aux-Trembles (et qui pourraient devenir élections générales si le gouvernement tombe entre-temps). Dans Bourget, la grosse nouvelle est sans contredit la possible candidature d‘André Caillé, ex-pdg d‘Hydro-Québec, sous la bannière de l‘Action démocratique du Québec. On apprend par ailleurs que du côté péquiste, deux aspirantes-candidates pourraient se faire la lutte lors de la prochaine assemblée d‘investiture, soit Mmes Elsie Lefebvre, ex-députée de Laurier-Dorion (2004-2007) et Catherine Harel-Bourdon, commissaire scolaire pour le quartier no 11 (Tétreaultville) à la Commission scolaire de Montréal (CSDM) depuis 2003 et, incidemment, fille de la députée d‘Hochelaga-Maisonneuve et ex-ministre, Louise Harel (PQ).

Pour ce qui est de Pointe-aux-Trembles, c‘est la dernière fois que nous en parlons, promis. 🙂 L‘ex-députée de Pointe-aux-Trembles (1996-2006) et ex-ministre, Nicole Léger (PQ), a confirmé officiellement hier son retour en politique active, dans l‘objectif avoué de tenter de «bloquer» la vague adéquiste hors de l‘île de Montréal (Pointe-aux-Trembles est la circonscription montréalaise où l‘ADQ a obtenu le meilleur score lors de la dernière élection générale). L‘assemblée d‘investiture du PQ dans Pointe-aux-Trembles, dont Mme Léger est la seule candidate à l‘heure actuelle, est prévue pour le 9 décembre prochain.

Où en sont le Parti libéral et Québec solidaire côté recrutement de candidats? Le chef du Parti vert, Scott McKay, tentera-t-il à nouveau sa chance dans Bourget? Il n‘y a pas de détails là -dessus pour l‘instant. Et ne vous attendez pas à un déclenchement des partielles avant le printemps prochain, selon La Presse (pour votre information, le Conseil des ministres a jusqu‘au 17 avril pour déclencher l‘élection partielle dans Bourget et jusqu‘au 15 mai dans Pointe-aux-Trembles, mais traditionnellement, lorsqu‘il y a plusieurs sièges vacants à l‘Assemblée nationale, on tient les élections partielles le même jour). Poursuivez la lecture de «Premières candidatures dans Bourget et Pointe-aux-Trembles»→

Oui, il est sérieux!

S’il y a encore des gens qui doutent de la volonté de l‘ex-député de Masson (2003-2007), Luc Thériault (PQ), de faire un retour au Salon Bleu, ces propos du président du PQ-Masson, Normand Archambault, tenus la semaine dernière lors d‘une entrevue à L‘Hebdo Rive Nord, tendent à démontrer que rien n‘est laissé au hasard en vue de l‘assemblée d‘investiture qui devrait avoir lieu un de ces jours dans Masson:

«Lorsque Luc Thériault a annoncé ses intentions, des membres se sont mobilisés pour sonder les cœurs au sujet de la prochaine investiture. Après quatre semaines seulement de sollicitation, je suis en mesure de confirmer que plus 1 500 membres rejoints sur 2 400 appuient Luc en vue de la prochaine investiture. Dans certains secteurs, c‘est trois membres sur quatre qui donnent déjà leur appui et les autres attendent de voir les discours».

Tout ça sans connaître la date de l‘assemblée d‘investiture dans Masson, ni celle de la prochaine élection générale.

Pour ce qui est de l‘autre aspirant-candidat, le conseiller municipal Guillaume Tremblay, dont nous avions parlé il y a un mois, ce dernier a informé officiellement l‘exécutif de circonscription de ses intentions, mais pour ce qui est de l‘importance réelle de ses appuis au sein du parti, ça demeure encore nébuleux pour l‘instant.

MISE À JOUR (30 octobre, 21h40): les commentaires à cet article nous ont inspiré le thème d‘un nouveau billet qui est disponible ici.

QuébecPolitique.com: 39e élection générale

Petite visite muséale à inscrire à votre agenda

La prochaine fois où nous ferons un tour dans le coin de la Grande Allée, c‘est sûr et certain que nous ferons un détour à l‘Hôtel du Parlement pour essayer de visiter ceci.

Voilà en plein le genre de contenu qui pourrait enrichir la section Informations historiques du site Web de l‘Assemblée nationale, lequel est extrêmement riche en renseignements de toutes sortes sur le parlementarisme québécois, mais manque un peu de documents photographiques, audio et vidéo:

L‘Assemblée nationale dévoile une récente acquisition, la collection Richard G. Gervais

Québec, le mardi 23 octobre 2007 _ L‘Assemblée nationale vient d‘acquérir la collection Richard G. Gervais, constituée d‘artefacts liés à l‘histoire politique du Québec et du Canada. Une sélection d‘œuvres et d‘objets sera présentée le mardi 23 octobre 2007, à 15 h 30, à la Bibliothèque de l‘Assemblée nationale en présence du président, M. Michel Bissonnet, et du généreux donateur, M. Richard G. Gervais.

« Cette collection offre un témoignage important des manifestations dans lesquelles s‘incarnèrent les pouvoirs politiques des 125 dernières années », indique l‘un des experts évaluateurs de la collection.

La collection, formée d‘environ 2000 objets et œuvres, met en relief l‘histoire politique, militaire et religieuse du Québec depuis 1875. Elle comprend entre autres, des photographies, des affiches, des objets symboliques de la vie politique, des bustes, des enregistrements sonores et des peintures sur toiles. Elle constitue la première collection à thématique parlementaire au Canada. Grâce à son expérience professionnelle, notamment comme adjoint de ministre et secrétaire de commission, M. Richard G. Gervais a su rassembler des œuvres à la fois uniques et symboliques de la vie politique québécoise.

« Il n‘existait pas de lieu plus approprié que la Bibliothèque de l‘Assemblée nationale, fondée en 1791, pour accueillir cette collection exceptionnelle qui reflète la riche histoire politique du Québec contemporain », a déclaré le président de l‘Assemblée nationale, M. Michel Bissonnet.

Par cette acquisition, l‘Assemblée souhaite protéger, mettre en valeur et faire connaître l‘histoire du parlementarisme. La collection sera ainsi mise à la disposition des étudiants et des chercheurs mais aussi de diverses institutions désirant faire connaître notre héritage.

Source et renseignements :
Maude Daoust
Responsable du service des relations publiques
Direction des communications

39e élection générale: une 1re assemblée d‘investiture

Oui, vraiment, ça vaut la peine d‘essayer de couvrir la désignation des candidats des principaux partis politiques, de se taper les mille et un articles annonçant en « primeur » le retour de Nicole Léger dans Pointe-aux-Trembles ou de suivre les luttes fratricides qui s‘annoncent dans certaines circonscriptions, tout ça pour manquer la première assemblée d‘investiture tenue par un parti politique en vue de la prochaine élection générale.

L‘assemblée d‘investiture de Québec solidaire dans Mercier avait lieu le 11 octobre dernier. Le co-porte-parole national du parti et candidat défait (QS) lors de l‘élection générale de 2007 dans Mercier, Amir Khadir, a été à nouveau désigné pour porter les couleurs du parti dans Mercier. Ce dernier a vraisemblablement été désigné sans opposant.

Puisque cette nouvelle date de près de deux semaines, nous n‘irons pas prétendre que vous l‘aurez lu ici en premier, sauf que vérification faite, on n‘en parle pas dans Le Plateau, l‘hebdo de quartier où est située la circonscription de Mercier.

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Quelques nouvelles sur les investitures

Voici les quelques nouvelles que nous avons glanées côté investitures au cours des derniers jours:

  • Borduas (ADQ): Réginald Gagnon a été élu à la présidence de l‘ADQ-Borduas lors d‘un scrutin qui l‘opposait à Claude Gauthier le 3 octobre dernier. Comme nous l‘avions mentionné il y a quelques temps, tous deux lorgnent la présidence de l‘association de comté afin de maximiser leurs chances d‘être candidats dans Borduas lors de la prochaine élection générale (source: L‘oeil régional);
  • Matapédia (LIB): le nouveau président de l‘Association libérale de Matapédia, Rodrigue Boulianne, a annoncé que la course à l‘investiture du Parti libéral dans la circonscription pourrait débuter dès novembre. M. Boulianne ajoute que deux personnes seraient intéressées à briguer l‘investiture, sans toutefois les nommer. Ex-président du PLQ-Matapédia de 1985 à 2000, Rodrigue Boulianne est également le frère de Normand Boulianne, candidat défait (LIB) lors de l‘élection générale de 2007 dans Matapédia (source: L‘avant-poste);
  • Pointe-aux-Trembles (PQ): pour une énième fois, un journaliste soulève la possibilité que l‘ex-députée de Pointe-aux-Trembles et ex-ministre, Nicole Léger (PQ), tente un retour à l‘Assemblée nationale. Par ailleurs, on mentionne l‘existence du mouvement Beaudoin dans Bourget, Facal dans Pointe-aux-Trembles!! lancé dans Facebook il y a quelques jours par le blogueur Claude Villeneuve, mais si on en croit un militant du PQ cité dans L‘Avenir, le mouvement ne lèverait pas dans Pointe-aux-Trembles (source: L‘Avenir);
  • Terrebonne (PQ): en entrevue à l‘hebdo Le Trait d‘Union de Terrebonne, l‘ex-députée de Terrebonne (1994-2007) et ex-ministre, Jocelyne Caron (PQ), a mis fin aux rumeurs circulant dans la circonscription depuis le printemps dernier en annonçant qu‘elle ne briguera pas l‘investiture péquiste en vue de la prochaine élection générale (source: Le Trait d‘Union).

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Membership des partis politiques

Le Directeur général des élections a dévoilé la semaine dernière les rapports financiers des partis politiques autorisés pour l’année 2006 (période allant du 1er janvier au 31 décembre 2006) ainsi que lors de l’élection générale du 26 mars 2007. Radio-Canada avait d’ailleurs fait la manchette là -dessus la semaine dernière en découvrant que 17 députés élus sous la bannière de l’ADQ lors de cette élection n’avaient fait aucune dépense électorale dans leur circonscription pour remporter la victoire (en fait, ce n’était pas des victoires totalement gratuites puisque certaines dépenses occasionnées par la permanence de l’ADQ avaient été faites dans ces circonscriptions, mais ce n’est pas un tour de passe-passe ni quelque chose d’unique au parti. d’ailleurs, cet élément était mentionné par Radio-Canada).

Les rapports financiers des partis politiques en dévoilent davantage sur leur santé respective qu’on pourrait le croire au premier abord. En effet, les rapports financiers des partis politiques autorisés et de leurs instances (associations de circonscription ou de région, etc.) contiennent des informations, vérifiées par un comptable agréé, sur les revenus tirés des frais d’adhésion. Donc, si on connaît le montant qu’une personne doit verser pour devenir membre d’un parti politique (vérification faite, c’est 5$ par année pour adhérer aux cinq principaux partis politiques), une simple règle de trois suffit pour connaître le nombre à peu près exact d’adhérents.

Ainsi, selon les rapports financiers des 12 partis politiques autorisés en 2006 (rapport couvrant la période du 1er janvier au 31 décembre 2006), le nombre d’adhésions au sein de chaque parti politique serait le suivant :

  • Parti libéral du Québec: 83 313 adhérents;
  • Parti québécois: 74 438 adhérents;
  • Action démocratique du Québec: 5 119 adhérents;
  • Québec solidaire: 4 686 adhérents;
  • Parti vert du Québec: 924 adhérents;
  • Parti démocratie chrétienne du Québec: 127 adhérents;
  • Parti égalité: 35 adhérents;
  • Parti marxiste-léniniste du Québec: ND (revenus d’adhésion: 835$);
  • Bloc pot: ND (revenus d’adhésion: 500$);
  • Parti unitaire du Québec: ND (revenus d’adhésion: 75$);
  • Parti conscience universelle: ND (revenus d’adhésion: 0$);
  • Parti communiste du Québec: ND (revenus d’adhésion: 0$).

Bien que les calculs ci-dessus soient relativement fiables, il y a tout de même un certain nombre de bémols à souligner :

  • Membres «à renouveler» : Certains partis politiques ont pris l’habitude, lorsqu’ils diffusent des informations sur leur membership, de comptabiliser les membres «à renouveler» (ceux dont l’adhésion est échue depuis un certain temps, généralement moins d’un an) en plus des membres «en règle». Pour notre part, nous préférons souscrire au proverbe anglais disant que «Put your money where your mouth is»; une personne qui est sérieuse dans son affiliation partisane va payer en conséquence et à temps (surtout que 5$ par année, il n’y a pas de quoi ruiner personne). En outre, selon les statuts et règlements de la plupart des partis, un membre dont l’adhésion est «à renouveler» ne peut être actif dans les instances du parti (vote lors des assemblées générales, etc.) s’il n’a pas payé son renouvellement.
  • Adhésions sur plusieurs années : la plupart des partis politiques permettent à leurs membres, s’ils le souhaitent, de payer leur carte de membre sur plusieurs années (jusqu’à trois ans). Or, comme les frais d’adhésion sont déboursés en une seule fois, le paiement total apparaît dans les livres comptables lors de la première année couverte par le versement, ce qui peut fausser légèrement le nombre total d’adhésions lors d’une année donnée. Toutefois, à notre connaissance, cette pratique n’est pas très répandue et la plupart des personnes qui adhèrent à un parti politique renouvellent leur adhésion annuellement.

Mais là où ça devient vraiment intéressant, c’est lorsqu’on analyse le membership sur plusieurs années. Une étude rapide des rapports financiers disponibles sur le site Web du DGE (à partir de 2000) nous permet d’avoir un bon aperçu de l’actualité politique depuis 2000.

Membership des principaux partis politiques québécois, 1999-2006

Membership des principaux partis politiques québécois, 1999-2006
LIB ADQ PQ VRT UFP/QS
1999 71 860 2 223 65 221    
2000 64 041 2 404 74 357    
2001 92 013 2 759 71 991 103  
2002 97 612 36 520 67 556 189 174
2003 93 944 13 669 72 169 283 2 034
2004 61 867 3 414 72 416 380 1 092
2005 58 788 3 575 155 803 288 1 499
2006 83 313 5 119 74 438 924 4 686

Au Parti libéral, on peut observer que la variation du nombre d’adhérents suit les cycles électoraux, le membership du parti s’élevant lors des années pré-électorales et électorales. Pour ce qui est de l’ADQ, il a rarement dépassé le cap des 5 000 membres ces dernières années (en 2006, Québec solidaire a presque autant de membres que l’ADQ…), sauf pour les années 2002-2003 correspondant à la remontée du parti dans les sondages et les quatre victoires en élections partielles. Avec la percée survenue lors de la dernière élection générale, on peut penser que le rapport 2007 démontrera une hausse notable du nombre d’adhérents à l’ADQ. Quant au PQ, le membership est demeuré stable entre 1999 et 2006, sauf pour le « pic » de 2005 correspondant à la course à la direction cette année là . Quel effet aura la déconfiture lors de la dernière élection générale, la démission d’André Boisclair et/ou l’arrivée de Pauline Marois à la tête du parti? Selon un article du Devoir datant du mois dernier (accès réservé aux abonnés), le chiffre qui circulait il y a quelques semaines au PQ était un membership de l’ordre de 90 000 membres en règle depuis le retour de Pauline Marois.

Nous seront en mesure de le vérifier lors de la publication des rapports financiers 2007.

Un 14e parti politique au Québec

Cela fait plusieurs mois déjà qu‘un regroupement de souverainistes déçus du Parti québécois tentent de former le Parti indépendantiste. Malgré ce que son nom semble indiquer, ce parti politique n‘est pas issu directement de l‘ancien Parti indépendantiste qui a existé de 1985 à 1990. Le réseau LCN nous informe ce soir que ce parti politique a obtenu officiellement le statut de parti politique autorisé par le Directeur général des élections (honnêtement, c‘est là que nous l‘avons appris). Selon le site Web du DGE, l‘autorisation aurait été octroyée jeudi dernier le 18 octobre et son chef serait un dénommé Éric Tremblay. Il y a maintenant 14 partis politiques autorisés au Québec.

Toujours selon LCN, une autre formation politique souverainiste, l‘Union démocratique pour l‘indépendance du Québec (UDIQ), serait en cours d‘autorisation auprès du DGE. Toutefois, ce nom ne figure pas dans le registre des dénominations réservées. Poursuivez la lecture de «Un 14e parti politique au Québec»→

d‘autres nouvelles du monde municipal…

… avant que les liens ne deviennent périmés:

  • Chibougamau (Nord-du-Québec): lors de l‘élection partielle qui avait lieu le 23 septembre dernier à la Ville de Chibougamau, Mario Fortin a été élu au poste de conseiller pour le district no 5, recueillant 62 voix contre 29 pour son adversaire Guy Grenon (sur 901 électeurs inscrits). Réjean Girard avait été élu par acclamation dans le district no 3 quelques jours plus tôt (source: La Sentinelle);
  • La Tuque (Mauricie): Line Pilote a remporté l‘élection qui avait lieu le 30 septembre dernier afin de combler le poste de conseiller pour le district no 7 de la Couronne rurale à la Ville de La Tuque. Mme Pilote a obtenu 241 votes contre 178 pour Réjean St-Louis. Le taux de participation s‘est élevé à 57,52% (source: L‘Écho de La Tuque);
  • L‘Avenir (Centre-du-Québec): deux candidats croiseront le fer lors de l‘élection partielle qui doit avoir lieu le 21 octobre prochain à la Municipalité de L‘Avenir, soit Pierre Lavallée et Steve Lemay. L‘élection a lieu à la suite de la démission plus tôt cette année de la conseillère Claudette Lavallée (source: L‘Express);
  • Roberval (Saguenay–Lac-Saint-Jean): 3 candidats sont dans la course à la succession de Denis Lebel (aujourd‘hui député fédéral de Roberval–Lac-Saint-Jean) à la mairie de la Ville de Roberval: Julien Guillemette, Guy Larouche et Michel Larouche (aucun lien de parenté avec l‘autre Larouche) (source: L‘Étoile du Lac);
  • Sainte-Adèle (Laurentides): Claude Descôteaux a annoncé sa candidature à la mairie de la Ville de Sainte-Adèle (source: Le journal des Pays-d‘en-Haut);
  • Saint-Étienne-de-Bolton (Estrie): M. Robert Savoie, baryton de renommée internationale et conseiller municipal à la Municipalité de Saint-Étienne-de-Bolton, est décédé en fonction le 14 septembre dernier à l‘âge de 80 ans (source: Le Reflet du Lac);
  • Saint-Jean-Baptiste (Montérégie): une élection partielle aura lieu le 21 octobre prochain afin de combler le poste de conseiller pour le siège no 5 à la Municipalité de Saint-Jean-Baptiste. Deux candidats sont sur les rangs, soit Yvon Gingras et Jean-Louis Morency (source: La Nouvelle);
  • Saint-Luc-de-Bellechasse (Chaudière-Appalaches): 283 électeurs inscrits sur 480 se sont prévalus de leur droit de vote lors de la double élection partielle avait lieu le 30 septembre dernier afin de combler les sièges no 3 et 4 à la Municipalité de Saint-Luc-de-Bellechasse. Au siège no 3, Steeve Lafontaine a récolté 164 votes contre 114 pour Clément Lafontaine (bulletins rejetés: 5). Au siège no 4, Bruno Vachon l‘a remporté par 227 voix à 44 contre Johanne Perreault (bulletins rejetés: 12) (source: La Voix du Sud);
  • Saint-Raphaël (Chaudière-Appalaches): le maire de la Municipalité de Saint-Raphaël, Clément Lacroix, a annoncé au début de ce mois sa démission prochaine en tant que premier magistrat de la municipalité. Cette démission deviendra effective le 5 novembre prochain (source: La Voix du Sud);
  • Saint-Rosaire (Centre-du-Québec): M. Harold Poisson a été élu par acclamation le 12 octobre dernier au poste de maire de la Paroisse de Saint-Rosaire. M. Poisson étant conseiller municipal pour le siège no 1 avant son élection à la mairie, une élection partielle doit à nouveau avoir lieu prochainement dans la municipalité afin de combler ce poste (source: La Nouvelle);
  • Saint-Valère (Centre-du-Québec): Louis Hébert a été élu par acclamation à la mairie de Municipalité de Saint-Valère le 5 octobre dernier (source: La Nouvelle);
  • Saint-Vallier (Chaudière-Appalaches): la Municipalité de Saint-Vallier sera le théâtre d‘une double élection partielle le 4 novembre prochain à la suite de la double démission des conseillers municipaux Tony Langevin (siège no 2) et Gilles Daigle (siège no 6) (source: La Voix du Sud).

DGE: 5 annonces au municipal

Le Directeur général des élections a confirmé cet après-midi sur son site Web la date où seront tenues cinq élections partielles au municipal à la fin de la saison automnale:

  • 25 novembre 2007: Ville de Roberval (Saguenay–lac-Saint-Jean; mairie) et Ville de Varennes (Montérégie; district no 4);
  • 2 décembre 2007: Municipalité de Saint-Lambert-de-Lauzon (Chaudière-Appalaches; district no 3);
  • 9 décembre 2007: Ville de Lavaltrie (Lanaudière; district no 6);
  • 16 décembre 2007: Ville de L‘Ancienne-Lorette (Capitale-Nationale; district no 4).

Pointe-aux-Trembles, champ de bataille

Au lendemain de l‘annonce officielle de la démission prochaine du député de Pointe-aux-Trembles, André Boisclair (PQ), La Presse brosse un portrait de ce qui pourrait être le « line up » de la prochaine élection partielle dans Pointe-aux-Trembles. d‘une part, on revient sur une rumeur persistante qu‘on nous sert jusqu‘à plus soif (tellement persistante que c‘est rendu un secret de polichinelle) à l‘effet que l‘ex-députée de Pointe-aux-Trembles (1997-2006), Nicole Léger (PQ), souhaiterait faire un retour à la politique active. d‘autre part, le président de l‘ADQ-Pointe-aux-Trembles, Pierre Trudelle, aurait l‘intention de briguer l‘investiture de son parti en vue de l‘élection partielle qui devrait, en principe, avoir lieu d‘ici mai prochain.

On ne précise les intentions de Martin-Karl Bourbnnais, candidat défait (ADQ) lors de la dernière élection générale dans Pointe-aux-Trembles, mais si on lit l‘article de La Presse en croisé avec celui-ci, on peut se demander s‘il passera son tour lors du prochain scrutin. Poursuivez la lecture de «Pointe-aux-Trembles, champ de bataille»→

Encore un 15 novembre…

Pour ceux qui ne sont pas encore convaincus que le 15 novembre est une date fétiche au Parti québécois, peut-être que l‘histoire récente du parti vous convaincra:

  • Le 15 novembre 2005, André Boisclair était élu chef du PQ.
  • Le 15 novembre 2006, Jean-Pierre Charbonneau démissionnait comme député de Borduas.
  • Le 15 novembre prochain, c‘est André Boisclair qui démissionnera comme député de Pointe-aux-Trembles, selon cet article à paraître demain dans La Presse.

Le tout en plus du 15 novembre 1976, date de la première victoire électorale du PQ, et du 15 novembre 1974, où débutait le 5e congrès national du PQ, mieux connu sous le nom de « congrès de l‘étapisme », grâcieuseté de Claude Morin. Poursuivez la lecture de «Encore un 15 novembre…»→

Carte électorale 101

La publication hier, sous le titre alarmiste La révision de la carte électorale pourrait être compromise (alarmiste car la révision risque d‘être retardée plutôt que compromise, nos explications plus loin), d‘un article de la Presse canadienne sur la révision des délimitations des circonscriptions électorales québécoises est le prétexte idéal pour brosser un portrait général des tenants et aboutissants de ce processus.

Pourquoi changer les limites des circonscriptions? – Tout simplement parce que les diverses régions du Québec vivent des changements constants sur le plan démographique. En effet, au fil des migrations inter-régionales, le poids relatif de certaines régions diminue tandis que d‘autres augmente. À titre d‘exemple, lors de la dernière élection générale, 17 circonscriptions électorales étaient hors-normes, en ce sens que leur population électorale était supérieure de +/- 25% par rapport à la moyenne québécoise (45 045 électeurs par circonscription, selon les chiffres de la dernière élection générale, 45 156 en date du 30 septembre dernier). Cette situation avait d‘ailleurs été dénoncée par plusieurs observateurs ces derniers mois. Le seul moyen de corriger ces iniquités est modifier, de temps à autre, les limites des 125 circonscriptions électorales afin de faire en sorte qu‘elles aient toutes une taille à peu près équivalentes.

La Loi électorale (art. 19) prévoit qu‘une nouvelle délimitation des circonscriptions électorales doit avoir lieu après la 2e élection générale qui suit la dernière délimitation. La dernière refonte de la carte électorale a été faite en 2001, et deux élections générales ont eu lieu depuis (2003 et 2007).

Qui détermine les limites des circonscriptions? – La Commission de la représentation électorale est l‘organisme chargé de diviser le territoire québécois en circonscriptions électorales aux fins de la représentation des électeurs à l‘Assemblée nationale. Elle exerce des responsabilités similaires en ce qui a trait à la délimitation des districts électoraux des municipalités et des commissions scolaires. La CRE est composée du directeur général des élections (Marcel Blanchet) et de deux commissaires nommés par l‘Assemblée nationale (par un vote aux 2/3 des députés) pour un mandat de cinq ans (Serge Courville et John Zacharias).

Quels sont les critères pour délimiter les circonscriptions? – Les dispositions qui concernent la représentation électorale sont contenues au Titre II (art. 14 à 38) de la Loi électorale. Il existe trois grands principes devant guider la CRE lors des révisions de la carte électorale:

  • représentation effective: respecter le principe de la représentation effective des électeurs ou, en d‘autres termes, permettre aux électeurs d‘avoir le meilleur accès possible à leur député et permettre aux élus d‘accomplir leur rôle d‘intermédiaire entre leur électorat et les institutions gouvernementales (art. 14);
  • communauté naturelle: représenter une communauté naturelle établie en se fondant sur des considérations d‘ordre démographique, géographique et socio-économique (ex.: densité de population, taux de croissance démographique, accessibilité, superficie du territoire, frontières naturelles, territoire des municipalités, etc.) (art. 15);
  • égalité du vote: avoir, au moment où la Commission de la représentation électorale réalise la délimitation des circonscriptions, un nombre d‘électeurs égal, à +/- 25%, à la moyenne de l‘ensemble des circonscriptions (art. 16).

Toutefois, il ne s‘agit pas de règles absolues et la Loi électorale permet, sous certaines circonstances, d‘y déroger.

  • Exceptions prévues nommément dans la Loi électorale: selon le 2e alinéa de l‘article 17, l‘archipel des îles de la Madeleine doit former une circonscription électorale distincte, peu importe sa population. L‘existence de cette exception remonte à l‘adoption le 9 décembre 1895 d‘une loi créant la circonscription électorale des Îles-de-la-Madeleine (loi qui entra en vigueur lors de l‘élection générale de 1897). Déjà à l‘époque, la population de cette circonscription était largement inférieure à la moyenne québécoise, mais on jugeait qu‘en raison de l‘éloignement des îles de la Madeleine, sa population ne pouvait être adéquatement représentée en étant rattachée à une circonscription du littoral.
  • Exceptions «ponctuelles»: le 1er alinéa de l‘article 17 permet à la Commisison de la représentation électorale de s‘écarter «exceptionnellement» de la règle du 25% «si elle estime que son application ne permet pas d‘atteindre adéquatement le but du présent chapitre (art. 14 à 33 de la Loi électorale).» Cette exception n‘est pas permanente et doit être renouvelée et rejustifiée lors de chaque révision de la carte électorale. Jusqu‘en 2001 il n‘existait qu‘une seule circonscription électorale dérogeant «exceptionnellement» de la règle du 25%, soit Ungava, pour des raisons évidentes d‘éloignement et de faible densité de population. Toutefois, depuis l‘entrée en vigueur de la présente carte électorale, cette exception a été étendue à quatre autres circonscriptions: Bonaventure, Gaspé, Matane et Matapédia (dans le Rapport préliminaire (format pdf) publié le 14 décembre 2000, la CRE prévoyait la disparition d‘une de ces quatre circonscriptions, mais devant la levée de boucliers que la recommandation a suscitée dans l‘est du Québec, la CRE a décidé dans son rapport final de les maintenir toutes les quatre).

Les articles de loi mentionnés ci-dessus peuvent être consultés dans le document intitulé Extraits de la Loi électorale : représentation électorale (format pdf) produit par le DGE.

Comment ça va se passer? – L‘élaboration d‘une nouvelle carte électorale est le résultat d‘un travail qui peut s‘échelonner sur une période d‘un peu plus de deux ans. En gros, les étapes à suivre sont les suivantes:

  • Élaboration et dépôt d‘un rapport préliminaire: Dans un premier temps, sur la base de données de nature démographique et socio-économique entre autres, la CRE élabore plusieurs scénarios de refonte de la carte électorale. Par la suite, la CRE élabore une proposition qui fait l‘objet d‘un rapport préliminaire. La CRE dispose d‘un délai d‘un an après la dernière élection générale pour remettre son rapport préliminaire au président de l‘Assemblée nationale. Le rapport préliminaire est immédiatement rendu public (art. 22).
  • Consultation publique: À la suite du dévoilement du rapport préliminaire, la CRE tient des consultations publiques à travers le Québec où les individus, organismes et groupes d‘intérêt peuvent formuler des commentaires et suggestions sur le projet de carte électorale. Parallèlement à ces consultations, le rapport préliminaire est étudié par la Commission de l‘Assemblée nationale. La CRE dispose de six mois pour compléter ses consultations (art. 24). Elle dispose également de quatre mois supplémentaires si elle dépose un ou plusieurs projets de modification à son rapport préliminaire (art. 24.1).
  • Dépôt du rapport final: Après analyse des suggestions émises lors des consultations, la CRE dépose à l‘Assemblée nationale son rapport final indiquant la délimitation des circonscriptions par l‘Assemblée nationale (art. 28).
  • Étude du rapport final: Dans les cinq jours suivant le dépôt du rapport final, un débat portant sur le rapport final de la CRE et d‘une durée de cinq heures doit avoir lieu à la Commission de l‘Assemblée nationale. Il est à noter qu‘aucune motion ne peut être déposée durant ce débat. En d‘autres termes, l‘Assemblée nationale ne peut pas modifier le projet de carte électorale élaboré par la CRE (art. 28).
  • Établissement définitif de la nouvelle carte électorale: Au plus tard le dixième jour suivant le débat, la CRE établit la délimitation des circonscriptions. À ce moment-là , la CRE publie dans la Gazette officielle du Québec le nom et la délimitation des circonscriptions électorales et produit une carte illustrant ces circonscriptions (art. 29).
  • Entrée en vigueur: la nouvelle carte électorale entre en vigueur au moment de la dissolution de l‘Assemblée nationale et du déclenchement d‘une élection générale. Toutefois, si la dissolution a lieu moins de trois mois après la publication de la nouvelle carte électorale dans la Gazette officielle du Québec, l‘ancienne carte électorale reste en vigueur pour l‘élection générale à venir et la nouvelle n‘entre en vigueur que lors de l‘élection générale qui suit (art. 32).

Nous sommes en situation de gouvernement minoritaire, est-ce que ça va avoir un impact sur la prochaine carte électorale? – À proprement parler, non, un gouvernement minoritaire n‘a pas d‘influence sur les travaux de la Commission de la représentation électorale puisque c‘est la CRE qui a un pouvoir décisionnel. Toutefois, tant et aussi longtemps que la nouvelle carte électorale n‘entre pas en vigueur, c‘est l‘ancienne qui s‘applique. Donc, là où ça pourrait jouer, c‘est si l‘Assemblée nationale est dissoute avant que le processus de refonte de la carte ne soit complétée, ce qui pourrait fort bien arriver.

Si, au moment de la dissolution, on est à l‘intérieur du délai de trois mois entre l‘adoption officielle de la nouvelle carte électorale par la CRE et son entrée en vigueur, la «nouvelle» carte n‘entrerait en vigueur que lors de l‘élection suivante, ce qui pourrait survenir cinq ans plus tard si le gouvernement issu de cette élection est majoritaire. Théoriquement, si on prend les dates les plus tardives du processus de révision de la carte électorale, la nouvelle carte pourrait entrer en vigueur en juillet 2009.

Par contre, la Loi ne prévoit pas spécifiquement la situation où l‘Assemblée nationale est dissoute pendant les travaux de la CRE. Comme la Loi prévoit que la révision de la carte électorale doit débuter «après la 2e élection générale qui suit la dernière délimitation» et qu‘il ne semble pas y avoir d‘obligation à ce que cette révision se déroule durant une même législature, on peut présumer (mais pas avec certitude) que la CRE ne serait pas tenue de recommencer à zéro, mais certaines étapes (l‘étude du rapport final de la CRE par la Commission de l‘Assemblée nationale par exemple) risquent d‘être retardées si on se retrouve en pleine campagne électorale. Poursuivez la lecture de «Carte électorale 101»→

ADQ: un syndicaliste dans Frontenac?

Selon cet article paru ce matin dans Le Soleil, un ex-président du Syndicat de l‘enseignement de L‘Amiante (SEA), Jean-François Delisle, souhaiterait être candidat de l‘Action démocratique du Québec dans Frontenac lors de la prochaine élection générale.

L‘article ne précise pas si le candidat adéquiste lors de la dernière élection générale, Alain Gariépy, est intéressé à tenter à nouveau sa chance lors de la prochaine élection générale. Toutefois, aux dires de M. Delisle, il serait à l‘heure actuelle le seul aspirant-candidat dans la circonscription.

QuébecPolitique.com: 39e élection générale

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Élections scolaires: pas d‘amélioration en vue

Voici une petite mise à jour à cet article de la semaine dernière sur les mises en candidature et la participation électorale lors des élections générales scolaires.

Nous n‘avons pas fait une recherche exhaustive sur la couverture médiatique des élections scolaires du 4 novembre prochain, mais en général, en lisant les articles, on a l‘impression que la majeure partie des électeurs n‘auront pas même la possibilité de voter pour un candidat et que les élections « pas acclamation » ou « sans opposition » sont la norme. Lorsqu‘on additionne les chiffres, la perception semble rejoindre la réalité.

Les données du tableau ci-dessous pour 1998 et 2003 sont celles fournies par le ministère de l‘Éducation, du Loisir et du Sport. Pour ce qui est de 2007, les données officielles n‘étant pas encore disponibles, ce sont nos propres calculs sur la base des données fournies par le MELS (liste des circonscriptions électorales scolaires et liste des candidats).

Ensemble du Québec
1998 2003 2007*
Circonscriptions électorales scolaires 1 305 (100%) 1 311 (100%) 1 305 (100%)
Candidats élus sans opposition 716 (54,9%) 913 (69,6%) 849 (65,1%)
Circonscriptions avec aucun candidat 0 (0,0%) 8 (0,6%) ND
Circonscriptions en élection 589 (45,1%) 396 (30,2%) 456 (34,9%)
Candidats 1 324 840 1 812**
Électeurs inscrits 3 025 882 2 221 890 ND
Vote exercé 465 601 187 632 À venir
Taux de participation 15,4% 8,4% À venir
Commissions scolaires francophones
1998 2003 2007*
Circonscriptions électorales scolaires 1 142 (100%) 1 148 (100%) 1 144 (100%)
Candidats élus sans opposition 654 (57,3%) 795 (69,3%) 752 (65,7%)
Circonscriptions avec aucun candidat 0 (0,0%) 4 (0,3%) ND
Circonscriptions en élection 488 (42,7%) 354 (30,8%) 392 (34,3%)
Candidats 1 085 747 1 578
Électeurs inscrits 2 764 455 2 118 095 ND
Vote exercé 326 108 172 436 À venir
Taux de participation 11,8% 8,1% À venir
Commissions scolaires anglophones
1998 2003 2007*
Circonscriptions électorales scolaires 163 (100%) 163 (100%) 161 (100%)
Candidats élus sans opposition 62 (38,0%) 118 (72,4%) 97 (60,2%)
Circonscriptions avec aucun candidat 0 (0%) 4 (2,5%) ND
Circonscriptions en élection 101 (62,0%) 42 (25,8%) 64 (39,8%)
Candidats 239 93 234
Électeurs inscrits 261 427 103 795 ND
Vote exercé 139 493 15 196 À venir
Taux de participation 53,4% 14,6% À venir

*Données provisoires.

**En date du 30 septembre dernier, il y avait 1 812 candidats. Au moment d‘écrire ces lignes, le DGE affiche dans sa liste des candidats un total de 1 800 candidats, probablement en raison de désistements survenus depuis la fin de la période de mise en candidature.

Et non, le 4 novembre prochain, nous n‘aurons pas l‘occasion de voter pour la première fois lors d‘une élection générale scolaire. Ce sera la même chose pour les électeurs de plus des 2/3 des circonscriptions scolaires, en dépit d‘un nombre de candidats record pour la dernière décennie. C‘est à se demander si un autre record (le tristement célèbre taux de participation de 8,4% en 2003) sera battu battu le mois prochain.

Meilleure chance la prochaine fois!

PQ-Terrebonne: un 1er candidat à l‘investiture

Ce n‘était qu‘une hypothèse la semaine dernière, mais l‘hebdo Le Trait d‘Union l‘a maintenant confirmé: le président du PQ-Terrebonne, Mathieu Traversy, tentera d‘obtenir l‘investiture du Parti québécois dans Terrebonne en vue de la prochaine élection générale.

Aux dernières nouvelles, l‘ex-députée de Terrebonne (1994-2007), Jocelyne Caron (PQ), qui pourrait être tentée de reconquérir le siège qu‘elle occupait jusqu‘au 26 mars dernier, serait toujours en réflexion.

QuébecPolitique.com: 39e élection générale

Your time is up

En fin de compte, il semble que nous seront fixés incessamment sur l‘avenir politique du député de Pointe-aux-Trembles, André Boisclair (PQ). L‘ex-chef du Parti québécois aurait jusqu‘au début de la prochaine session parlementaire, le 16 octobre prochain, pour décider s‘il reste député où s‘il démissionne (note: ce n‘est pas un délai « légal », c‘est son chef qui lui demande de se brancher).

Cinq mois pour réfléchir à son avenir, c‘est plus que ce dont n‘importe qui a besoin, non? Poursuivez la lecture de «Your time is up»→

C‘est tellement une bonne nouvelle qu’on en redemande!

Il y a des jours où on se demande si les médias sont en manque de nouvelles au point de recycler des affaires vieilles de plusieurs semaines et faire comme si c‘était la nouvelle de l‘année, de l‘inédit, un scoop fumant, appelez ça comme vous voudrez.

Par exemple, dans La Presse de ce matin, on nous «apprend» que l‘ex-députée de Pointe-aux-Trembles, Nicole Léger (PQ), souhaiterait succéder à André Boisclair dans le comté s‘il devait démissionner prochainement.

Hébin!

Jamais cette nouvelle n‘était sortie auparavant. Surtout pas dans les hebdos Transcontinental ou sur le site de Radio-Canada!

N‘empêche, à force de ressortir la «nouvelle» de temps à autre, ça ressemble quasiment à une invitation à prendre la porte de sortie pour l‘actuel député de Pointe-aux-Trembles.

Dans la catégorie «vraie nouvelle inédite», on apprend ce matin dans un article du Soleil traitant d‘un tout autre sujet (le «commando» procédurier des jeunes adéquistes lors du conseil général du parti de la semaine dernière), que la nouvelle vice-présidente de l‘ADQ et candidate défaite (ADQ) lors de l‘élection générale de 2007 dans Verdun, Sylvie Tremblay, souhaiterait être à nouveau candidate dans cette circonscription lors de la prochaine élection générale.

QuébecPolitique.com: 39e élection générale

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Y a-t-il un bon samaritain dans la salle?

Quelqu‘un avec une bonne connaissance de phpMyAdmin et de WordPress pourrait-il nous expliquer s‘il est possible d‘importer partiellement un backup? En gros, nous voulons importer la table wp-categories d‘un ancien backup dans la base de données actuelle sans devoir flusher les articles, commentaires, etc. qui ont été écrits entre-temps. Si vous avez la réponse, vous pouvez nous écrire à l‘adresse politique (a commercial) quebecpolitique (point) com.

Si vous n‘avez rien compris à ce qui est écrit dans le paragraphe précédent, ne vous en faites pas avec ça.