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Sondage Léger Marketing de novembre 2009

C’est une semaine qui s’annonce chargée côté sondages puisque la cueillette de l’omnibus CROP-Express, dont les résultats se retrouvent mensuellement dans les journaux de la chaîne Gesca, se terminait en principe hier. Mais ce matin, c’est au sondage Léger Marketing commandé par Le Devoir auquel nous avons droit. D’après ce sondage (rapport d’analyse en format pdf ici), après répartition proportionnelle des 19% d’indécis, les intentions de vote au Québec seraient les suivantes (les chiffres entre parenthèses indiquent la variation par rapport au sondage Léger Marketing de septembre2009):

  • PQ: 41% (+4)
  • LIB: 37% (-4)
  • ADQ: 8% (-2)
  • QS: 7% (+1)
  • VRT: 7% (+2)
  • Autres: 1% (=)

Intentions de vote au Québec (Léger Marketing) novembre 2009

Avant répartition des indécis (19%), les intentions de vote se répartissent comme suit: PQ 33%, LIB 30%, ADQ 6%, QS 5%, VRT 5%, autres 1%.

Parmi les autres données qui ont été rendues publiques, mentionnons:

  • Vote francophone: PQ 47%, LIB 29%, ADQ 9%, QS 8%, VRT 6%, autres 1%.
  • Vote non-francophone: LIB 72%, PQ 14%, VRT 8%, autres 3%, ADQ 2%, QS 2%.
  • Satisfaction envers le gouvernement: 34% (-5) des répondants sont «très satisfaits» ou «satisfaits» du gouvernement du Québec dirigé par Jean Charest tandis que 60% (+3) se disent «très insatisfaits» ou «insatisfaits» de ce gouvernement.
  • Meilleur premier ministre: Jean Charest (LIB): 29% (-3), Pauline Marois (PQ): 26% (+1), Amir Khadir (QS): 7% (+1), Guy Rainville (VRT): 1% (=). 37% ne savent pas ou n’en préfèrent aucun. Bien que Gérard Deltell était déjà entré en fonction comme chef de l’ADQ lorsque la période de cueillette a débuté, il ne figure pas dans les choix de réponse.

Le sondage Internet a été réalisé du 23 au 26 novembre 2009 auprès de 1 006 répondants. La marge d’erreur est de 3,1%, 19 fois sur 20. Les données finales ont été pondérées selon le sexe et l’âge de façon à être représentatives de la population selon les dernières données de Statistique Canada.

Stéphane Dion au PVQ: démenti des apparatchiks du parti

À la suite de l’article paru hier dans Rue Frontenac sur une hypothétique accession de l’ex-chef libéral fédéral Stéphane Dion à la tête du Parti vert du Québec (nous en avons parlé ici), le chef et le président du parti ont jugé utile de nous faire parvenir un communiqué de presse (qui n’est reproduit ni sur leur site Web, ni sur CNW-Telbec) démentant cette rumeur, faisant valoir que «Le Conseil national, l’Exécutif national et le chef du parti, Guy Rainville, nient toute démarche officielle visant à attirer Stéphane Dion dans leur rang».

Le Parti vert du Québec nie la rumeur publiée dans Rue Frontenac

Montréal, le 25 novembre 2009 – Le Parti vert du Québec (PVQ) nie qu’il ait approché Stéphane Dion afin de lui offrir le poste de chef du parti.

Un article paru dans Rue Frontenac, le 23 novembre dernier, rapportait que des membres du PVQ aient approché l’ancien chef libéral afin de lui proposer le poste de chef du parti. Le Conseil national, l’Exécutif national et le chef du parti, Guy Rainville, nient toute démarche officielle visant à attirer Stéphane Dion dans leur rang. « Peut-être que certains membres ont pu trouver intéressant d’approcher Stéphane Dion au cours des derniers mois », mentionne Paul-André Martineau, président du Parti vert du Québec, « mais ce fut une initiative individuelle de leur part. »

De plus, en ce qui concerne la démarche « putschiste » citée dans l’article : « c’est de bien mal connaître le Parti vert du Québec, mentionne Guy Rainville, chef du PVQ. Au PVQ, poursuit-il, nous faisons de la politique autrement. Nous avons en commun un projet universel et rassembleur : celui de créer une société responsable sur le plan social, environnemental et économique. Cela n’a rien à voir avec les vieilles manières de faire en politique qui volent souvent bas, conclue-t-il. »

Stéphane Dion, chef du Parti vert du Québec?

Le site Rue Frontenac annonçait hier soir en primeur que certains «membres influents» du Parti vert du Québec auraient tenté d’approcher le député fédéral de Saint-Laurent—Cartierville, ex-ministre et ex-chef du Parti libéral du Canada, Stéphane Dion (LIB), pour en devenir le prochain chef en lieu et place de Guy Rainville. Toutefois, selon des sources proches de M. Dion et du PVQ, il n’y aurait pas encore eu de discussions «directes» avec M. Dion et il n’y aurait pas encore «d’entente» de part et d’autre.

À suivre… Poursuivez la lecture de «Stéphane Dion, chef du Parti vert du Québec?»→

Taillon quitte

Gilles TaillonLors de l’annonce de sa démission comme chef de l’Action démocratique du Québec le 10 novembre dernier, Gilles Taillon (ADQ) avait exprimé l’intention de rester en poste jusqu’à l’élection d’un successeur par les membres du parti. En fin de compte, à la suite de la réunion du conseil exécutif du parti qui avait lieu ce soir, sa démission est maintenant effective et l’identité de son successeur (nous croyons ne surprendre personne en avançant que le député de Chauveau, Gérard Deltell (ADQ), sera fort probablement le prochain chef; c’est le seul nom qui circule de toute façon) sera dévoilée demain. Poursuivez la lecture de «Taillon quitte»→

Jean D’Amour devient député indépendant

Le député de Rivière-du-Loup, Jean D’Amour (LIB), a annoncé aujourd’hui en conférence de presse son retrait du groupe parlementaire du Parti libéral du Québec après avoir admis qu’un entrepreneur en construction lui avait donné une enveloppe d’argent comptant destinée à un candidat à la mairie de Rivière-du-Loup lors d’une élection partielle tenue dans cette municipalité en 2007. Ayant contacté le Directeur général des élections et la Sûreté du Québec sur cette affaire, M. D’Amour siègera comme député indépendant d’ici à ce que des vérifications soient faites par les autorités concernées.

Point de presse de M. Jean D’Amour, député de Rivière-du-Loup

Le mardi 10 novembre 2009

(Treize heures quarante et une minutes)

M. D’Amour: Alors, merci, mesdames, messieurs. En début de semaine dernière, sur les ondes de CIEL-FM et dans une nouvelle reprise dans le journal… dans le journal, pardon, Le Soleil le lendemain, le maire de Rivière-du-Loup, Michel Morin, racontait avoir fait l’objet, en 2007, d’une tentative de financement de la part d’un entrepreneur. Cette histoire me concerne dans une certaine mesure. En avril 2007, quelques semaines seulement après avoir été défait dans une élection provinciale générale, je rentrais chez mois en après-midi au terme d’une journée de travail sur la ferme. Et mon épouse m’informait qu’une personne s’était rendue à mon domicile pour y déposer une enveloppe en mon absence. C’était pendant la tenue de l’élection à la mairie de Rivière-du-Loup, pour combler le poste que j’avais quitté.

À ma grande surprise, cette enveloppe non cachetée contenait cinq billets de 100 $ et portait la mention: À remettre à Michel Morin pour sa campagne électorale. J’étais extrêmement surpris, pensant qu’il pouvait s’agir de financement illégal. J’ai contacté M. Morin pour l’en aviser. Sans hésiter, il m’a dit ne pas comprendre pourquoi on lui offrait son enveloppe et m’a dit, à ma grande satisfaction, qu’il refusait toute contribution. Je n’ai jamais douté de lui, je le connais personnellement comme une personne honnête et intègre. J’ai d’ailleurs demandé à M. Morin de parler directement à l’entrepreneur pour dissiper toute ambiguïté, ce qu’il a fait sans délai. J’ai aussi contacté l’entrepreneur et je lui ai demandé de venir chercher son argent, ce qu’il a fait le lendemain ou le surlendemain. Je n’ai jamais été un intermédiaire et je ne le serai jamais. Je pensais et je pense toujours que l’entrepreneur, que je connais depuis quelques années maintenant, a posé un geste maladroit, ne connaissant pas la Loi électorale, selon ce qu’il m’a confié lui-même lorsqu’il est venu chercher son enveloppe.
Vendredi dernier, à mon bureau de comté, l’entrepreneur a réitéré qu’il avait posé ce geste, ne connaissant pas la Loi électorale. Je l’ai reçu environ 1 min 30 s. à deux minutes, lui disant qu’on ne pouvait se parler, son dossier étant sous enquête. J’en parle aujourd’hui parce que M. Morin a rendu la chose publique. Dans ces circonstances, j’ai moi-même logé un appel à opération Marteau vendredi dernier, vers 13 h 30, et, hier, j’ai contacté le Directeur général des élections. De plus, je lui ai adressé une lettre ce matin.
Nous devons, en politique plus que tout, plus que dans tout autre domaine, donner l’exemple, et j’espère maintenant que toute la lumière soit faite rapidement sur cette question. Néanmoins, je conviens être dans une position inconfortable et, pour cette raison, j’ai pris la décision de me retirer temporairement du caucus libéral. Il ne fait aucun doute dans mon esprit que, ces vérifications faites, je pourrai revenir au sein du caucus libéral au cours des prochaines semaines, sinon au cours des prochains jours. Mon intégrité n’a pas de prix, et c’est ce que les vérifications démontreront. Voilà.

M. Duchesne (Pierre): À quelle date la lettre, l’enveloppe a été déposée? Chez vous, d’après ce que je comprends?

M. D’Amour: Oui. Ça s’est fait en avril. La date précise, je ne l’ai pas. Entre le 26 mars, finalement, et le 4 mai, la date des élections à la ville de Rivière-du-Loup. Vers, probablement, la troisième semaine d’avril.

M. Boivin (Simon): M. Morin semblait parler d’octroi d’enveloppe d’argent cash, à Rivière-du-Loup, comme d’une pratique courante. Pourquoi l’entrepreneur a jugé bon de passer par vous pour remettre son enveloppe à M. Morin?

M. D’Amour: Moi, ce qu’il m’a expliqué, c’est qu’il a entendu une entrevue de moi à la radio un matin où je disais appuyer Michel Morin – c’était le cas – et ce qu’il m’a confié pour expliquer la situation, c’est qu’il était dans un commerce tout près de chez moi, qui s’appelle Équipements Yves Landry, et, comme il était près de chez moi, il a laissé cette enveloppe-là chez nous. L’explication est aussi simple que ça.

Journaliste: Avez-vous déjà reçu des enveloppes comme ça lorsque vous étiez … Rivière-du-Loup?

M. D’Amour: Jamais, monsieur. Jamais.

M. Deschênes (Alexis): Est-ce qu’on vous en a déjà offert?

M. D’Amour: Jamais non plus.

M. Duchesne (Pierre): Sept mois pour appeler le Directeur général des élections. Ça fait sept mois que c’est passé, ça?

M. D’Amour: Ça fait deux ans et huit mois ou à peu près. Pourquoi? c’est simple. C’est que j’ai reçu le monsieur, l’entrepreneur en question, je lui ai remis son enveloppe, je lui ai remis son argent, et, en discutant avec lui, ce qu’il m’a dit, et je n’ai aucune raison d’en douter, ce qu’il m’a dit, c’est qu’il ne connaît pas la Loi électorale. Alors, comme il ne connaissait pas la Loi électorale, que c’est un geste que je considérais comme étant maladroit et qu’il a repris son argent, je n’ai pas cru bon à ce moment-là en parler. Je me suis dit : je ne veux pas nuire à personne, c’est réglé, l’argent est retourné à son expéditeur, et ça s’est terminé comme ça. Et c’est M. Morin…

M. Salvet (Jean-Marc): Pourquoi vous en parlez aujourd’hui? Qu’est-ce qu’il y a de changé?

M. D’Amour: Parce que M. Morin en a parlé. Comme il a senti le besoin d’en parler, c’est très correct, je respecte ça, mais je sens aussi le besoin de justifier cette affaire-là.

M. Deschênes (Alexis): De quel entrepreneur s’agit-il?

M. D’Amour: Écoutez, on est sous enquête, hein, j’ai adressé, je l’ai dit tantôt, une lettre à la direction générale des élections, alors je pense qu’il faut protéger ça pour le moment. Puis, si j’interviens puis je reviens sur la question qui m’a été posée, si je reviens aujourd’hui puis si je pose ce geste-là aujourd’hui, ce n’est évidemment pas de gaîté de coeur. Cependant, mon intégrité n’a pas de prix, je l’ai mentionné. Je le fais pour ma famille, je le fais pour mes collègues et puis je le fais aussi parce qu’en fin de semaine, j’étais dans des activités de comté comme député, Noël chez nous, à Rivière-du-Loup à la commémoration du Jour du souvenir, et, à six occasions, il y a des gens qui sont venus me voir puis qui ont dit: C’est qui, l’entrepreneur? Et j’ai entendu des noms qui n’avaient rien à voir.
Donc, pour l’ensemble de ces gens-là, aujourd’hui, moi, je sens le besoin de poser ce geste-là. J’espère que les choses vont aller rapidement, vont aller rondement pour qu’on puisse clarifier, que je puisse le plus rapidement possible réintégrer le caucus chez nous, chez les libéraux.

M. Duchesne (Pierre): Votre propre parti disait: Si vous avez des choses à déclarer faites-le. Il le disait à l’ADQ, il le disait au PQ. Vous, vous ne disiez rien. Pendant ce temps-là vous attendiez une dénonciation, M. D’Amour?

M. D’Amour: C’est exactement ce que je fais. Je me suis adressé à opération Marteau vendredi dernier et à la direction générale des élections.

M. Boivin (Simon): Mais pourquoi est-ce que, dans le cas du Commissaire au lobbyisme – vous êtes sous enquête – vous ne vous êtes pas retiré du caucus libéral, mais, cette fois-ci, vous vous sentez obligé de vous retirer du caucus libéral.

M. D’Amour: Bien, écoutez, je ne l’ai pas fait dans le cadre du Commissaire au lobbyisme, parce que ça regarde mes anciennes fonctions. Ça ne me touche pas comme député, ce n’est pas quelque chose qui est politique. Alors là, il y a une portée politique aujourd’hui, puis je veux que les choses s’éclaircissent le plus rapidement possible. Et je vais vous dire que, quitter un caucus, il faut un certain courage, puis, en mon âme et conscience, aujourd’hui, c’est le geste que je me dois de poser. L’intégrité n’a pas de prix, puis, en politique, on doit donner l’exemple. Et, de toute évidence, cette situation-là a heurté M. Morin. Moi, je respecte la déclaration qu’il a faite, et mon rôle à moi, c’est de faire en sorte que la lumière soit faite.
Donc, il y a des éléments, il y a un processus, il y a des mesures qui ont été mises en place, d’abord opération Marteau, et d’autre part la direction générale des élections. Hier, j’ai parlé au secrétaire général de la direction générale des élections; ce que je souhaite, c’est qu’on agisse le plus rapidement possible. Moi, je me rends disponible pour les questions qu’on pourrait me poser au moment qu’ils jugeront opportun.

M. Robillard (Alexandre): Avez-vous été interrogé par le Commissaire au lobbyisme?

M. D’Amour: Non.

Mme Brassard (Marie-Andrée): Est-ce que M. Charest vous a demandé de vous retirer du caucus?

M. D’Amour: Je n’ai pas parlé à M. Charest de ça de vive voix ou en personne ou…

Mme Brassard (Marie-Andrée): …l’entourage qui vous a demandé de vous retirer?

M. Chartrand (Yves): Vous n’allez pas nous faire accroire que vous n’avez pas mis M. Charest en…

M. D’Amour: Je n’ai pas eu l’occasion… Je suis très sincère, la main sur le coeur, je vous dis que je n’ai pas eu l’occasion de parler à M. Charest de cette question-là. J’ai rencontré par ailleurs, dimanche en soirée, Marc Croteau, son directeur de cabinet, que j’ai revu hier et que j’ai revu aujourd’hui. Et l’idée de me retirer du caucus, bien sincèrement, c’est moi qui ai eu cette idée-là, et je l’ai soumise par respect pour mes collègues, par considération pour ma famille, par considération pour les entrepreneurs qui actuellement, à Rivière-du-Loup, sont nommés, sont pointés du doigt, alors qu’ils n’ont rien à voir avec ça.

M. Dutrisac (Robert): S’il n’y avait pas eu dénonciation du maire Morin, cette chose-là n’aurait pas été enquêtée comme telle? Vous n’auriez pas fait la démarche que vous nous annoncez aujourd’hui?

M. D’Amour: Je vous dirai, et je terminerai là-dessus : Dans la mesure où l’argent a été remis à l’entrepreneur, moi, si j’avais été à la maison ce jour-là, je lui aurais redonné tout de suite. Dans la mesure où l’argent a été remis à l’entrepreneur et qu’il m’a avoué – et je n’ai aucune raison de douter de cette personne-là – et qu’il m’a avoué ne pas connaître la Loi électorale, il m’a dit: J’ai fait ça pour aider, j’ai entendu que tu appuyais le maire Morin, alors, en ce qui me concerne, je me suis senti cette responsabilité-là de m’impliquer. Il ne l’a pas fait dans un mauvais cadre, alors c’est la raison pour laquelle, moi, je n’ai pas bougé à ce moment-là, je ne voulais pas nuire à personne, ni à M. Morin ni à l’entrepreneur. L’incident, pour moi, était clos.

M. Lavoie (Gilbert): M. D’Amour, est-ce que cet entrepreneur, que vous connaissez depuis quelques années, est-ce qu’il a déjà contribué? Est-ce que c’était quelqu’un qui contribuait aux campagnes électorales, soit au niveau municipal ou provincial?

M. D’Amour: En 1999, quand j’ai été élu à la mairie, il n’était pas impliqué. J’ai été réélu sans adversaire par la suite; évidemment, il n’y a à peu près pas eu de financement, puis le financement qu’il y avait eu à ce moment-là a été retourné à des organismes sans but lucratif. Je sais qu’il a donné 400 $ ou 500 $ à ma dernière campagne électorale, par chèque, et c’est tout ce que je peux dire là-dessus.

M. Lavoie (Gilbert): Comment est-ce qu’il peut dire qu’il ne connaît pas la loi électorale, s’il a déjà donné par chèque…

M. D’Amour: En 2009. Après cet incident-là, en 2009. Là-dessus, je vous remercie, je fais le même exercice dans mon comté à 16 h 30 aujourd’hui.

(Fin à 13 h 49)

Gilles Taillon démissionne

C’est très exactement 24 jours après son élection comme chef de l’Action démocratique du Québec que Gilles Taillon annonçait cet après-midi sa démission de ce poste. Entre-temps, M. Taillon restera en fonction comme chef jusqu’à un successeur soit choisi.

Cette démission enclenche par le fait même une nouvelle course à la direction du parti, la deuxième en quelques mois.

(Treize heures trente minutes)

Le Modérateur: Alors, bonjour tout le monde. Évidemment, bienvenue. M. Taillon va faire une déclaration et il n’y aura pas de questions après.

M. Chartrand (Yves): Pourquoi il n’y a pas de questions, monsieur?

Le Modérateur: Il n’y aura pas de questions, alors, sans plus…

M. Taillon (Gilles): Bien, parce que je…

M. Chartrand (Yves): …

M. Taillon (Gilles): Bien, j’en ai décidé ainsi, M. Chartrand. Donc, mesdames messieurs, bonjour. Ça me fait plaisir d’être là. D’abord, permettez-moi de déplorer le départ de Me Charpentier comme président de l’ADQ…

32-Imprimé le 10 novembre 2009 à 14:11 Fin R-PP1110.090

M. Taillon (Gilles): Donc, mesdames, messieurs, bonjour. Ça me fait plaisir d’être là.

D’abord, permettez-moi de déplorer le départ de Me Charpentier comme président de l’ADQ. Me Charpentier s’est investi dans ce parti de façon incroyable, mais les chicanes incessantes des derniers jours l’ont convaincu de partir. Alors, c’est avec beaucoup de regret que j’ai accepté sa démission.
Dans le même sens, pour mettre fin aux luttes intestines stériles qui détournent l’ADQ de son vrai objectif, c’est-à-dire interroger, interpeller, amener le gouvernement à agir dans les scandales sur les enquêtes publiques, dans les scandales de la construction, j’ai annoncé à mon caucus, ce matin, mon intention d’aviser les autorités du parti de préparer une course au leadership. Compte tenu du vote démocratique et de ma légitimité de chef élu, hein, j’ai gagné par trois voix, je tiens à le dire parce qu’on parle d’une voix, mais en réalité, j’ai accepté que les deux voix de bénévoles de M. Caire qui avait voté pour mes bénévoles comptent pour lui, c’est trois voix, le gain, donc de préparer une course au leadership, et d’ici là, je reste chef, compte tenu de ma légitimité.
Je reste chef jusqu’à ce que le parti nomme un nouveau chef au suffrage universel des membres, tel que le prévoit notre constitution. D’ici là, donc, comprenez que je conserve la direction du parti. J’ai remanié les fonctions et responsabilités, bien sûr, suite au départ des deux députés, MM. Caire et Picard, et j’ai confirmé François comme chef parlementaire. François pourra vous confirmer dans les prochains jours la répartition des fonctions et responsabilités, mais comprenez qu’en gros les gens ont récupéré les fonctions économiques en fonction de leur grand mandat, et la grande différence, c’est M. Deltell qui va s’occuper désormais de la santé et des relations intergouvernementales, qui va siéger comme vice-président de la Commission de l’administration publique et que j’ai nommé aussi adjoint au chef parlementaire, compte tenu de l’importance de la période de questions et de la préparation des questions.
Dans la gestion interne du parti, évidemment je vais seconder Jean L’Écuyer qui est D.G. à demi-temps. Vous savez que, compte tenu des finances très précaires du parti, moi, je travaille sans salaire, on ne rembourse que mes dépenses, et on n’a pas les moyens, malgré cela, de se payer un D.G. à temps plein. Alors, j’ai fait l’analyse complète des finances, M. L’Écuyer a accepté cela. Donc, je vais le seconder bien sûr dans son travail interne et d’organisation.
Depuis trois semaines, j’ai aussi découvert, je dirais, certains aspects un peu troublants dans la gestion…

16-Imprimé le 10 novembre 2009 à 14:11 Fin R-PP1110.091

M. Taillon (Gilles): …interne et d’organisation.
Depuis trois semaines, j’ai aussi découvert, je dirais, certains aspects un peu troublants dans la gestion des finances, du financement du parti depuis 2003, et j’ai l’intention de pousser plus avant mon analyse et de probablement demander une rencontre avec les autorités de la Sûreté du Québec, qui actuellement enquête dans les affaires que vous savez.
Alors, voilà le sens de la décision que j’ai annoncée au caucus. Je reste jusqu’à ce qu’on trouve un chef selon la voie démocratique. Ça va me faire plaisir de vous voir, d’assister à l’occasion à de l’action ici. Vous savez que pour les deux prochains mois je suis mes traitements de radiothérapie. J’avais déplacé cela à Québec, donc on reste à Québec, et, dans les périodes de fin de semaine et certains jours de semaine, je vais faire des sauts à Montréal. Bref…

Une voix: Pensez-vous que l’ADQ va survivre?

M. Taillon (Gilles): Non, il n’y a pas de questions. Merci beaucoup, messieurs!

Une voix: Au revoir.

(Fin à 13 h 37)

L’ADQ perd 33% de son caucus

L’Action démocratique du Québec vient de perdre le tiers de son caucus d’un seul coup (43% si on compte la démission de Mario Dumont en mars dernier). Le député de La Peltrie, Éric Caire (ind.), et le député des Chutes-de-la-Chaudière, Marc Picard (ind.), siègeront désormais comme députés indépendants à l’Assemblée nationale.

À première vue, il ne semble pas que ces départs remettront en cause le statut de groupe parlementaire qui a été accordé à l’Action démocratique du Québec en avril 2009 car le règlement temporaire sur le statut de groupe parlementaire (format pdf) adopté lors de la réforme parlementaire du printemps dernier stipule que

Tout parti politique qui, aux plus récentes élections générales, a fait élire au moins cinq députés et qui a recueilli 11 % des voix constitue un groupe parlementaire.

Bref, c’est le nombre de députés élus sous la bannière d’un parti lors d’une élection générale qui entre en ligne de compte, pas le nombre de députés à un moment ou à un autre durant la législature. Poursuivez la lecture de «L’ADQ perd 33% de son caucus»→