[Google]

Catégories

Liens

Liens du 2008-04-21

Élections partielles au scolaire

Le DGE a annoncé aujourd‘hui la tenue fin février et début mars de 4 élections partielles dans les commissions scolaires:

Ces élections partielles ont probablement lieu afin de combler quelques uns des sièges qui étaient restés vacants, faute de candidat (il y en avait 13 en tout), lors des élections scolaires du 4 novembre dernier, mais ça reste à être confirmé.

7,9%

Le ministère de l‘Éducation, du Loisir et du Sport a dévoilé cet après-midi les résultats préliminaires (format pdf) des élections scolaires 2007 et confirmé une autre baisse de taux de participation lors des élections scolaires. 7,9% des électeurs inscrits se sont prévalus de leur droit de vote cette année (7,2% dans les commissions scolaires francophones et 16,7% dans les commissions scolaires anglophones), ce qui constitue une baisse de moitié par rapport à 1998 (15,4%).

Il est vrai qu‘à première vue, on peut s‘interroger sur l‘opportunité d‘élire des commissaires scolaires si aussi peu de gens se donnent la peine de voter. Mais si on tient compte du fait qu‘à peine 31% des électeurs ont eu l‘opportunité réelle d‘exercer un droit de vote (ailleurs, les candidats ont été élus par acclamation, ou il n‘y a pas eu de candidat du tout), le portrait n‘est peut-être pas aussi dramatique. Si on fait une règle de 3 rapide, un taux de participation de 7,9% exercé dans 31% des circonscriptions équivaut grosso modo à un taux de participation de l‘ordre de 25% s‘il y avait eu un scrutin dans la totalité des 1 305 circonscriptions. Ce n‘est pas un chiffre à tout casser, mais ça tend à démontrer que le problème de la démocratie n‘est pas seulement un problème de demande (les électeurs ne voient pas l‘intérêt à exercer leurs droits démocratiques au niveau scolaire, surtout s‘ils ne sont pas impliqués personnellement), mais également un problème d‘offre (on ne donne pas aux électeurs l‘opportunité d‘exercer un réel choix démocratique entre plusieurs candidats et des visions concurrentes du système éducatif).

Donc, avant de conclure à la fin de la démocratie scolaire, il vaudrait peut-être mieux se demander si elle a déjà vraiment existé…

Ensemble du Québec
1998 2003 2007
Circonscriptions électorales scolaires 1 305 (100%) 1 311 (100%) 1 305 (100%)
Candidats élus sans opposition 716 (54,9%) 913 (69,6%) 879 (67,4%)
Circonscriptions avec aucun candidat 0 (0,0%) 8 (0,6%) 13 (1%)
Circonscriptions en élection 589 (45,1%) 396 (30,2%) 413 (31,6%)
Candidats 1 324 840 896
Électeurs inscrits 3 025 882 2 221 890 2 174 239
Vote exercé 465 601 187 632 170 595
Taux de participation 15,4% 8,4% 7,9%
Commissions scolaires francophones
1998 2003 2007
Circonscriptions électorales scolaires 1 142 (100%) 1 148 (100%) 1 144 (100%)
Candidats élus sans opposition 654 (57,3%) 795 (69,3%) 778 (68,0%)
Circonscriptions avec aucun candidat 0 (0,0%) 4 (0,3%) 11 (1,0%)
Circonscriptions en élection 488 (42,7%) 354 (30,8%) 355 (31,0%)
Candidats 1 085 747 769
Électeurs inscrits 2 764 455 2 118 095 2 026 237
Vote exercé 326 108 172 436 145 860
Taux de participation 11,8% 8,1% 7,2%
Commissions scolaires anglophones
1998 2003 2007
Circonscriptions électorales scolaires 163 (100%) 163 (100%) 161 (100%)
Candidats élus sans opposition 62 (38,0%) 118 (72,4%) 101 (62,7%)
Circonscriptions avec aucun candidat 0 (0%) 4 (2,5%) 2 (1,2%)
Circonscriptions en élection 101 (62,0%) 42 (25,8%) 58 (36,0%)
Candidats 239 93 127
Électeurs inscrits 261 427 103 795 148 002
Vote exercé 139 493 15 196 24 735
Taux de participation 53,4% 14,6% 16,7%

Source: ministère de l‘Éducation, du Loisir et du Sport.

Élections scolaires: pas d‘amélioration en vue

Voici une petite mise à jour à cet article de la semaine dernière sur les mises en candidature et la participation électorale lors des élections générales scolaires.

Nous n‘avons pas fait une recherche exhaustive sur la couverture médiatique des élections scolaires du 4 novembre prochain, mais en général, en lisant les articles, on a l‘impression que la majeure partie des électeurs n‘auront pas même la possibilité de voter pour un candidat et que les élections « pas acclamation » ou « sans opposition » sont la norme. Lorsqu‘on additionne les chiffres, la perception semble rejoindre la réalité.

Les données du tableau ci-dessous pour 1998 et 2003 sont celles fournies par le ministère de l‘Éducation, du Loisir et du Sport. Pour ce qui est de 2007, les données officielles n‘étant pas encore disponibles, ce sont nos propres calculs sur la base des données fournies par le MELS (liste des circonscriptions électorales scolaires et liste des candidats).

Ensemble du Québec
1998 2003 2007*
Circonscriptions électorales scolaires 1 305 (100%) 1 311 (100%) 1 305 (100%)
Candidats élus sans opposition 716 (54,9%) 913 (69,6%) 849 (65,1%)
Circonscriptions avec aucun candidat 0 (0,0%) 8 (0,6%) ND
Circonscriptions en élection 589 (45,1%) 396 (30,2%) 456 (34,9%)
Candidats 1 324 840 1 812**
Électeurs inscrits 3 025 882 2 221 890 ND
Vote exercé 465 601 187 632 À venir
Taux de participation 15,4% 8,4% À venir
Commissions scolaires francophones
1998 2003 2007*
Circonscriptions électorales scolaires 1 142 (100%) 1 148 (100%) 1 144 (100%)
Candidats élus sans opposition 654 (57,3%) 795 (69,3%) 752 (65,7%)
Circonscriptions avec aucun candidat 0 (0,0%) 4 (0,3%) ND
Circonscriptions en élection 488 (42,7%) 354 (30,8%) 392 (34,3%)
Candidats 1 085 747 1 578
Électeurs inscrits 2 764 455 2 118 095 ND
Vote exercé 326 108 172 436 À venir
Taux de participation 11,8% 8,1% À venir
Commissions scolaires anglophones
1998 2003 2007*
Circonscriptions électorales scolaires 163 (100%) 163 (100%) 161 (100%)
Candidats élus sans opposition 62 (38,0%) 118 (72,4%) 97 (60,2%)
Circonscriptions avec aucun candidat 0 (0%) 4 (2,5%) ND
Circonscriptions en élection 101 (62,0%) 42 (25,8%) 64 (39,8%)
Candidats 239 93 234
Électeurs inscrits 261 427 103 795 ND
Vote exercé 139 493 15 196 À venir
Taux de participation 53,4% 14,6% À venir

*Données provisoires.

**En date du 30 septembre dernier, il y avait 1 812 candidats. Au moment d‘écrire ces lignes, le DGE affiche dans sa liste des candidats un total de 1 800 candidats, probablement en raison de désistements survenus depuis la fin de la période de mise en candidature.

Et non, le 4 novembre prochain, nous n‘aurons pas l‘occasion de voter pour la première fois lors d‘une élection générale scolaire. Ce sera la même chose pour les électeurs de plus des 2/3 des circonscriptions scolaires, en dépit d‘un nombre de candidats record pour la dernière décennie. C‘est à se demander si un autre record (le tristement célèbre taux de participation de 8,4% en 2003) sera battu battu le mois prochain.

Meilleure chance la prochaine fois!

La participation politique lors des élections scolaires

À la veille de la période de mise en candidature pour les élections scolaires du 4 novembre prochain (les candidats ont jusqu‘à demain à 17h pour produire leur déclaration de candidature), voici quelques chiffres sur les mises en candidature et la participation électorale lors des deux dernières élections scolaires au Québec (commissions scolaires francophones et anglophones), soit celles de 1998 et de 2003 (source: Ministère de l‘Éducation, du Loisir et du Sport):

Ensemble du Québec
1998 2003
Circonscriptions électorales scolaires 1 305 (100%) 1 311 (100%)
Candidats élus sans opposition 716 (54,9%) 913 (69,6%)
Circonscriptions avec aucun candidat 0 (0,0%) 8 (0,6%)
Circonscriptions en élection 589 (45,1%) 396 (30,2%)
Candidats 1 324 840
Électeurs inscrits 3 025 882 2 221 890
Vote exercé 465 601 187 632
Taux de participation 15,4% 8,4%
Commissions scolaires francophones
1998 2003
Circonscriptions électorales scolaires 1 142 (100%) 1 148 (100%)
Candidats élus sans opposition 654 (57,3%) 795 (69,3%)
Circonscriptions avec aucun candidat 0 (0,0%) 4 (0,3%)
Circonscriptions en élection 488 (42,7%) 354 (30,8%)
Candidats 1 085 747
Électeurs inscrits 2 764 455 2 118 095
Vote exercé 326 108 172 436
Taux de participation 11,8% 8,1%
Commissions scolaires anglophones
1998 2003
Circonscriptions électorales scolaires 163 (100%) 163 (100%)
Candidats élus sans opposition 62 (38,0%) 118 (72,4%)
Circonscriptions avec aucun candidat 0 (0%) 4 (2,5%)
Circonscriptions en élection 101 (62,0%) 42 (25,8%)
Candidats 239 93
Électeurs inscrits 261 427 103 795
Vote exercé 139 493 15 196
Taux de participation 53,4% 14,6%

Notons qu‘au moment d‘écrire ces lignes, il y avait déjà 1 044 candidats inscrits officiellement en vue des élections du 4 novembre prochain, ce qui excède déjà le nombre de candidats en lice en 2003 (source: DGE).

Élections scolaires: c‘est un départ

Allez, avouez que vous l‘attendiez avec impatience vous aussi: la campagne électorale en vue des élections générales scolaires du 4 novembre prochain débute aujourd‘hui!

Si jamais ça vous intéresse, le Directeur général des élections a ouvert une section spéciale de son site Web consacrée aux élections scolaires.

Communiqué

Il y aura des élections générales scolaires au Québec le 4 novembre 2007

Québec, le 20 septembre 2007 –– En vertu de la Loi sur les élections scolaires, il y aura élections générales, le dimanche 4 novembre prochain, dans 60 commissions scolaires francophones et 9 commissions scolaires anglophones du Québec. Environ 5 000 000 d‘électeurs francophones et 300 000 électeurs anglophones seront appelés à voter cette année à ces élections.

Voici quelques dates importantes de la période électorale :

– Début de la période électorale : 21 septembre 2007

– Déclaration de candidature : du 25 au 30 septembre 2007, à 17 h

– Période pour demander une modification à la liste électorale : du 6 au 16 octobre 2007

– Vote par anticipation : 28 octobre 2007

– Jour du scrutin : 4 novembre 2007

Les règles concernant le financement des candidates et des candidats et le contrôle des dépenses électorales s‘appliquent durant les 45 jours que dure la période électorale.

(…)

Nouvelles du jour au municipal

Étant donné que d‘autres blogueurs couvrent de façon assez exhaustive la course à la mairie de la Ville de Québec, voici d‘autres nouvelles municipales d‘ailleurs au Québec, incluant ce qui pourrait être considéré comme une victoire des blogueurs dans les Laurentides (voir plus loin dans l‘article):

  • Chapais (Nord-du-Québec): une élection partielle aura lieu le 21 octobre prochain pour combler le poste de conseiller municipal (siège no 4) à la Ville de Chapais. Le siège est devenu vacant à la suite de la démission de Mme Lucie Tremblay plus tôt cette année (source: La Sentinelle).
  • Chibougamau (Nord-du-Québec): quatre candidats tenteront de se faire élire au conseil municipal de la Ville de Chibougamau lors des deux élections partielles qui auront lieu le 23 septembre prochain. Mme Manon Richmond et M. Réjean Girard s‘affronteront dans le district no 3 tandis que MM. Guy Grenon et Mario Fortin croiseront le fer dans le district no 5. M. André Naud, qui avait initialement déposé sa candidature dans le district no 3, s‘est retiré de la course quelques jours plus tard (source: La Sentinelle).
  • Sainte-Adèle (Laurentides): c‘est dans un climat tourmenté que le maire de la Municipalité de Sainte-Adèle, Jean-Paul Cardinal, a démissionné hier. Sous la gouverne de M. Cardinal, l‘administration de cette municipalité avait lancé une controverse en menaçant de poursuite (pour diffamation) deux blogueurs-citoyens de la municipalité dont les carnets étaient critiques à l‘endroit du maire et du conseil municipal, suscitant par le fait même un mouvement de sympathie chez bon nombres de blogueurs québécois. La date de l‘élection partielle visant à lui trouver un successeur n‘a pas encore été déterminée. (sources: Accès Laurentides et L‘écho du Nord).
  • Saint-Charles-sur-Richelieu (Montérégie): deux sièges sont devenus vacants la semaine au conseil municipal de la Municipalité de Saint-Charles-sur-Richelieu à la suite de la démission de Mme Diane Roberge (siège no 3) et M. Michel Lesage (siège no 6). La date des élections partielles visant à combler les deux postes n‘ont pas encore été déterminées. (source: L‘Oeil Régional).
  • Saint-Luc-de-Bellechasse (Chaudière-Appalaches): quatre candidats pour deux sièges, tel est le choix qu‘auront les électeurs de la Municipalité de Saint-Luc-de-Bellechasse lors des élections partielles du 30 septembre prochain. Au siège no 3, M. Clément Lafontaine affrontera M. Steeve Lafontaine tandis qu‘au siège no 4, Mme Johanne Perreault sera aux prises avec M. Bruno Vachon. Deux autres candidats ont retiré leur candidature avant le vote par anticipation, soit MM. Jean-Pierre Chabot (siège no 3) et Rock Lemieux (siège no 4) (source: La Voix du Sud).
  • Saint-Samuel (Centre-du-Québec): seule candidate à l‘issue de la période de mise en candidature le 8 septembre dernier, la conseillère municipale Pierrette Doucet a été élue sans opposition comme mairesse de la Paroisse de Saint-Samuel le même jour. Mme Doucet succède à M. René Mongrain, qui avait quitté ses fonctions au début de l‘été (source: La Nouvelle).
  • Saint-Valère (Centre-du-Québec): une première personne a annoncé sa candidature à la mairie de la Municipalité de Saint-Valère à la suite de la démission de la mairesse Thérèse Domingue à la fin août. Il s‘agit de M. Louis Hébert, conseiller municipal depuis 1997. Le scrutin est prévu pour le 28 octobre prochain (source: La Nouvelle).
  • Commission scolaire Marie-Victorin (Montérégie): il y a quelques semaines, nous avions consacré un article sur le REER (Regroupement pour un enseignement efficace et rentable), parti politique scolaire qui avait pour ambition d‘étendre ses tentacules à travers le Québec. Mario Asselin avait relevé le fait que l‘instigateur du mouvement, Bernard Guay, était le seul membre de son « équipe » à l‘époque. Selon Le Journal de Saint-Hubert, la situation n‘a pas changé et M. Guay se donnerait jusqu‘au 25 septembre prochain pour recruter d‘autres candidats, à défaut de quoi il lancera la serviette.

Municipal: nouvelles récentes

Voici quelques nouvelles récentes ramassées ici et là sur la scène municipale et scolaire:

  • Baie-Comeau (Côte-Nord): Le conseiller municipal du district Saint-Nom-de-Marie à la Ville de Baie-Comeau, M. Réal Montigny, a quitté officiellement son poste hier. La date de l‘élection visant à élire un successeur n‘a pas encore été déterminée. (source: Objectif Plein jour).
  • Beloeil (Montérégie): en date de vendredi dernier, M. Jean-Guy Savard semblait sur le point d‘être élu par acclamation comme conseiller municipal pour le district no 2 à la Ville de Beloeil (source: L‘Oeil régional).
  • Daveluyville (Centre-du-Québec): seul candidat à la succession au maire démissionnaire Normand Beaudoin, M. Daniel Pintal a été élu par acclamation maire de la Ville de Daveluyville le 24 août dernier. S’il y avait eu un deuxième candidat, l‘élection partielle municipale aurait eu lieu le 16 septembre prochain (source: La Nouvelle).
  • Dosquet (Chaudière-Appalaches): le maire de la Municipalité de Dosquet, M. Rénald Mongrain, a annoncé la semaine dernière sa démission à titre de maire de l‘endroit. La date de l‘élection partielle municipale n‘a pas encore été confirmée par la municipalité (source: Le Peuple Lotbinière).
  • Durham-Sud (Centre-du-Québec): à la suite du décès de la conseillère municipale Cécile C. Thomas à la mi-juillet, une élection partielle municipale aura lieu le 4 novembre prochain afin de combler le poste de conseiller pour le siège no 5 au conseil municipal de la Municipalité de Durham-Sud (source: L‘Express).
  • Lac-Simon (Outaouais): lors d‘un référendum tenu aujourd‘hui, les électeurs de la Municipalité de Lac-Simon ont rejeté à 76% le projet de fusion de leur municipalité avec celle de Chénéville. Le taux de participation fut de 76% (source: Info07).
  • L‘Avenir (Centre-du-Québec): Mme Claudette Lavallée, conseillère municipale à la Municipalité de L‘Avenir, a annoncé il y a deux semaines sa démission comme membre du conseil municipal. La date de l‘élection partielle municipale visant à combler le siège no 1 n‘est pas encore connue (source: L‘Express).
  • La Tuque (Mauricie): deux personnes ont déjà fait acte de candidature à l‘élection partielle municipale qui aura lieu le 30 septembre prochain à la Ville de La Tuque, soit M. Réjean St-Louis et Mme Line Pilote. L‘organisation de ce scrutin vise à combler le poste de conseiller pour le district no 7 devenu vacant à la suite de la démission de M. Jacques Dallaire plus tôt cette année (source: L‘Écho de La Tuque).
  • Saint-Adolphe-d‘Howard (Laurentides): deux candidats croiseront le fer lors de l‘élection partielle municipale qui aura lieu le 16 septembre prochain à la Municipalité de Saint-Adolphe-d‘Howard: Mme Diane Corriveau et M. Pierre Lauzon. (source: Journal La Vallée).
  • Saint-Luc-de-Bellechasse (Chaudière-Appalaches): deux postes de conseillers municipaux (sièges 3 et 4), sont présentement vacants à Saint-Luc-de-Bellechasse, les résidents de la municipalité ayant jusqu‘au 7 septembre prochain pour faire acte de candidature. S’il y a plus d‘un candidat pour chaque poste, les deux élections partielles municipales auront lieu le 30 septembre prochain (source: La voix du sud).
  • Saint-Rosaire (Centre-du-Québec): le maire de la Paroisse de Saint-Rosaire, M. Yvan Godin, a annoncé au conseil municipal sa démission à titre de maire de la municipalité. Cette démission deviendra effective le 10 septembre prochain (source: La Nouvelle).
  • Commission scolaire au Coeur-des-Vallées (Outaouais): M. Raymond Ménard a annoncé qu‘il sollicitera un 2e mandat à titre de commissaire scolaire pour la circonscription 4 (Papineauville et Plaisance) à la CSCV (source: Info07).

Un parti politique scolaire « national »

À venir (peut-être) bientôt dans une commission scolaire près de chez-vous: un candidat du REER.

En règle générale, les élections scolaires sont peu propices aux affrontement partisans entre des équipes organisées autour d‘enjeux idéologiques clairement définis. Les partis politiques dûment constitués y sont l‘exception plutôt que la règle (à part peut-être à la Commission scolaire de Montréal) et la plupart des commissaires scolaires sont élus à titre de candidats indépendants. d‘où notre grande surprise hier de lire ceci dans Le bulletin régional Saguenay–Lac-Saint-Jean, ce qui nous a menés vers cela: le site web d‘un parti politique scolaire, le Regroupement pour un enseignement efficace et rentable (REER), qui lance une campagne de recrutement des candidats dans les commissions scolaires partout à travers le Québec autour d‘une plate-forme politique commune.

À notre connaissance, même au municipal on n‘a jamais vu ça, un parti politique unifié et actif dans plusieurs municipalités du Québec. Et généralement, dans d‘autres pays, lorsque les conseillers municipaux sont élus dans le cadre de partis politiques « supra-municipaux », il s‘agit des partis politiques nationaux qui sont également actifs aux niveaux régional et/ou local.

Élection scolaire du 4 novembre 2007 : Refusons l‘augmentation des taxes scolaires

Communiqué de presse

À l‘aube de cette nouvelle année scolaire, le porte-parole du Regroupement pour un Enseignement Efficace et Rentable (REER) annonce le lancement de sa campagne de recrutement de candidats pour l‘ensemble des circonscriptions scolaires du Québec. Cette démarche vise à contrer les plans d‘augmentation du niveau de taxation scolaire de la Fédération des commissions scolaires du Québec.

Dans le contexte actuel de gouvernement minoritaire, les Québécois ont également une opportunité en or de passer le message aux élus provinciaux sur leur désir d‘amélioration du système éducatif québécois. Le REER profite de ce contexte pour lancer un appel à la population à se regrouper sous une même bannière pour présenter une équipe dans chacune des commissions scolaires du Québec, pour exhorter les instances décisionnelles à réagir face aux problèmes du réseau. Ce regroupement offrira ainsi la chance aux électeurs de se faire entendre en offrant une option de changement.

Le REER s‘est donné comme mission de réviser la structure actuelle du système éducatif québécois et son financement afin d‘assurer une meilleure distribution des ressources vers les écoles. Ses membres veulent participer activement à cette amélioration qui vise à favoriser la croissance de la productivité et d‘adaptation des travailleurs de demain dans un contexte de mondialisation. Le Québec doit se démarquer et faire sa place dans des marchés de plus en plus compétitifs et c‘est en misant sur une éducation efficace, où le financement contribue à la mission éducative, qu‘il y arrivera.

Le défi est de taille et le temps nous est compté mais, le REER ne doute pas du désir de changement des Québécois pour la réussite de son projet. Suite au constat d‘échec du système d‘éducation à améliorer la situation du décrochage scolaire et à l‘incapacité des commissaires scolaires à influencer son évolution, le 4 novembre 2007, aucun citoyen ne pourra demeurer indifférent face aux choix offerts. d‘un côté, l‘offre de la Fédération des commissions scolaires du Québec dont le but est de créer des partis politiques permanents au niveau scolaire, d‘augmenter la rémunération des commissaires scolaires et de déplafonner le niveau de taxation scolaire, sans réel programme pour améliorer la situation dans nos écoles. De l‘autre côté, l‘offre du REER qui veut abolir les postes de commissaires scolaires et favoriser une meilleure distribution des ressources vers les écoles – sans augmentation des coûts – pour diminuer le nombre de décrocheurs en encadrant l‘élève dès le primaire.

Au cours du mois de septembre 2007, les différentes équipes se bâtiront autour d‘une même vision, soit l‘avenir et le bien-être des prochaines générations. Il ne s‘agit pas là de débattre de l‘abolition ou non des commissions scolaires, mais plutôt de la pertinence des solutions qui favoriseront l‘amélioration des conditions et des résultats du système. Efficacité et rendement doivent être la cible dans la sélection de l‘infrastructure de gestion de nos écoles et dans le choix des actions.

Pour un système d‘éducation à la hauteur de nos aspirations, le 4 novembre 2007, allons voter, empêchons une nouvelle augmentation de notre fardeau fiscal et passons le message à nos élus de notre souhait de changement.

Bernard Guay
Chef d‘équipe REER – Commission scolaire Marie-Victorin
Porte-parole provincial

PROGRAMME : http://reer-nov-2007.blogspot.com
RENSEIGNEMENTS : reer.nov.2007@gmail.com

(source: LBR.ca)

Élections scolaires: quatre « trente sous » pour une piastre?

Vous l‘apprendrez peut-être en lisant ces lignes, mais des élections scolaires doivent avoir lieu au Québec le 4 novembre prochain. Or, lors de son congrès annuel les 24 et 25 mai prochains, la Fédération des commissions scolaires du Québec se penchera sur une proposition à l‘effet que les élections scolaires aient lieu en même temps que les élections municipales. Le but avoué derrière la manoeuvre est d‘augmenter le taux de participation électorale lors des élections scolaires (8% à travers le Québec en 2003), qui est beaucoup plus bas que sur la scène municipale. Il s‘agirait d‘une pratique assez répandue dans d‘autres provinces, semble-t-il.

Pour notre part, il ne nous est arrivé qu‘une seule fois de voter lors d‘une élection scolaire. Ce n‘est pas par mauvaise volonté; toutes les autres fois, il n‘y avait qu‘un seul candidat dans notre quartier et il avait été élu sans opposition ou « par acclamation ». C‘est une situation largement répandue dans le réseau scolaire. Nous n‘avons pas les chiffres sous la main, mais le nombre de commissaires scolaires élus sans opposant est très élevé (de l‘ordre de 50% de l‘ensemble des commissaires scolaires, mais ça reste à confirmer). d‘où la réflexion suivante: avant de changer la date des élections scolaires ou de bricoler dans la législation électorale, ne serait-il pas plus pertinent d‘encourager la participation des citoyens au fonctionnement des commissions scolaires, de susciter des candidatures et de faire en sorte que les électeurs puissent faire un véritable choix entre au moins deux candidats? Quelle est l‘utilité de tenir les élections scolaires en même temps que les municipales si, au bout du compte, on reste encore pris à voter pour la chaise?

On parle du congrès de la FCSQ ce matin dans Le Soleil et Le Devoir (accès réservé aux abonnés):

Le mardi 15 mai 2007

Deux élections plutôt qu‘une ?

Annie Morin et Isabelle Mathieu
Le Soleil
Québec

À moins de six mois des élections scolaires, les commissions scolaires pourraient bien réclamer leur annulation dans le but de les jumeler avec le scrutin municipal prévu en novembre 2009.

La décision sera prise par l‘assemblée générale de la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ), à l‘occasion de son congrès annuel qui se tiendra à Montréal les 25 et 26 mai.

Il y a deux ans, les délégués avaient déjà demandé d‘étudier la pertinence et la faisabilité d‘un jumelage électoral afin de stimuler le taux de participation aux élections scolaires. Après s‘être promené longtemps entre 15 % et 20 %, celui-ci a chuté à 8 % lors du dernier rendez-vous électoral, en novembre 2003.

« On a fait l‘étude et oui, c‘est faisable. Ça se fait déjà ailleurs au Canada », dit André Caron, président de la FCSQ, en entrevue au Soleil. Et il semble que les citoyens qui se déplacent pour voter au municipal s‘acquittent aussi de leur devoir au scolaire dans la grosse majorité des cas. En 2005, le taux de participation aux élections municipales variait entre 40 % et 70 % selon les villes.

André Caron n‘a pas pour autant le mandat de réclamer immédiatement le report des élections du 4 novembre. « La question va être remise sur le tapis » à la fin du mois, se contente-t-il de dire.

Le principe de rentabilité

Selon Jean-Pierre Proulx, professeur titulaire à la faculté des sciences de l‘éducation de l‘Université de Montréal, la tenue de scrutins simultanés ne peut que fouetter le taux de participation aux élections scolaires. « C‘est le vieux principe de la rentabilité. Les gens veulent faire d‘une pierre deux coups », souligne-t-il.

Pour avoir étudié les cas de l‘Ontario et de quelques États américains, celui-ci fait remarquer que ce changement s‘accompagne d‘un « important exercice de géographie électorale ». Il faut redécouper les territoires des commissions scolaires pour qu‘ils respectent les limites des municipalités. Même objectif de concordance entre les circonscriptions scolaires et les quartiers.

Bernard Généreux, président de la Fédération québécoise des municipalités (FQM), n‘oppose pas une fin de non-recevoir, mais ne déborde pas d‘enthousiasme. « Si c‘est juste pour cacher le fait que les gens ne participent pas au scolaire derrière l‘écran des élections municipales, ça ne sert pas à grand-chose. Il faudrait voir quels seraient les avantages pour les deux parties », dit-il.

En fin de compte, il reviendra au gouvernement du Québec de trancher. La semaine dernière, la nouvelle ministre de l‘Éducation, Michelle Courchesne, s‘est montrée « préoccupée » par la faible participation aux élections scolaires devant les représentants des commissions scolaires anglophones. « Elle a dit qu‘il y avait une réflexion à y avoir, mais a bien précisé qu‘elle n‘était pas en train de faire une annonce », dit son porte-parole, Jean-Pascal Bernier.

En juin 2006, des améliorations avaient été apportées au processus électoral scolaire, en privilégiant notamment la publication de renseignements sur les candidats, l‘initiation des élèves à la démocratie scolaire et la reconnaissance du président comme porte-parole de la commission scolaire.

Deuxième élection partielle scolaire le 15 octobre 2006

Le Directeur général des élections a annoncé la tenue d‘une deuxième élection partielle scolaire le 15 octobre 2006, cette fois-ci à la Commissions scolaires des Phares (Bas-Saint-Laurent). Une première élection partielle scolaire avait déjà été annoncée pour la même date à la Commission scolaire des Chênes (Outaouais).