Jean D’Amour, réintégré
Le député de D’Arcy-McGee et président du caucus gouvernemental, Lawrence Bergman (LIB), a annoncé aujourd’hui la réintégration du député de Rivière-du-Loup, Jean D’Amour (LIB), au sein du caucus gouvernemental.
M. D’Amour avait quitté le groupe parlementaire du Parti libéral du Québec le 10 novembre dernier afin de siéger comme député indépendant après avoir admis qu’un entrepreneur en construction lui avait donné une enveloppe d’argent comptant destinée à un candidat à la mairie de Rivière-du-Loup lors d’une élection partielle tenue dans cette municipalité en 2007. Or, le Directeur général des élections du Québec et l’Opération Marteau ont tous deux confirmé cette semaine qu’il ne fera pas l’objet d’une enquête ou de vérifications supplémentaires. Plus…
Camil Bouchard démissionne
Le député de Vachon, Camil Bouchard (PQ), devrait annoncer sa démission comme député ce matin, selon Cyberpresse.
M. Bouchard a été élu député de Vachon pour la première fois lors de l’élection générale de 2003. Il a représenté cette circonscription sans interruption jusqu’à aujourd’hui.
Si cette démission est effective immédiatement, l’élection partielle devra avoir lieu d’ici le 19 juillet 2010. (MàJ: Tel qu’annoncé par M. Bouchard dans le point de presse, la démission deviendra effective «dans quelques jours». La date limite pour tenir une élection partielle sera retardée d’autant, mais concrètement, ça ne devrait rien changer car il serait très surprenant d’avoir un scrutin en plein mois de juillet de toute façon.) Plus…
Jean D’Amour devient député indépendant
Le député de Rivière-du-Loup, Jean D’Amour (LIB), a annoncé aujourd’hui en conférence de presse son retrait du groupe parlementaire du Parti libéral du Québec après avoir admis qu’un entrepreneur en construction lui avait donné une enveloppe d’argent comptant destinée à un candidat à la mairie de Rivière-du-Loup lors d’une élection partielle tenue dans cette municipalité en 2007. Ayant contacté le Directeur général des élections et la Sûreté du Québec sur cette affaire, M. D’Amour siègera comme député indépendant d’ici à ce que des vérifications soient faites par les autorités concernées.
Point de presse de M. Jean D’Amour, député de Rivière-du-Loup
Le mardi 10 novembre 2009
(Treize heures quarante et une minutes)
M. D’Amour: Alors, merci, mesdames, messieurs. En début de semaine dernière, sur les ondes de CIEL-FM et dans une nouvelle reprise dans le journal… dans le journal, pardon, Le Soleil le lendemain, le maire de Rivière-du-Loup, Michel Morin, racontait avoir fait l’objet, en 2007, d’une tentative de financement de la part d’un entrepreneur. Cette histoire me concerne dans une certaine mesure. En avril 2007, quelques semaines seulement après avoir été défait dans une élection provinciale générale, je rentrais chez mois en après-midi au terme d’une journée de travail sur la ferme. Et mon épouse m’informait qu’une personne s’était rendue à mon domicile pour y déposer une enveloppe en mon absence. C’était pendant la tenue de l’élection à la mairie de Rivière-du-Loup, pour combler le poste que j’avais quitté.
À ma grande surprise, cette enveloppe non cachetée contenait cinq billets de 100 $ et portait la mention: À remettre à Michel Morin pour sa campagne électorale. J’étais extrêmement surpris, pensant qu’il pouvait s’agir de financement illégal. J’ai contacté M. Morin pour l’en aviser. Sans hésiter, il m’a dit ne pas comprendre pourquoi on lui offrait son enveloppe et m’a dit, à ma grande satisfaction, qu’il refusait toute contribution. Je n’ai jamais douté de lui, je le connais personnellement comme une personne honnête et intègre. J’ai d’ailleurs demandé à M. Morin de parler directement à l’entrepreneur pour dissiper toute ambiguïté, ce qu’il a fait sans délai. J’ai aussi contacté l’entrepreneur et je lui ai demandé de venir chercher son argent, ce qu’il a fait le lendemain ou le surlendemain. Je n’ai jamais été un intermédiaire et je ne le serai jamais. Je pensais et je pense toujours que l’entrepreneur, que je connais depuis quelques années maintenant, a posé un geste maladroit, ne connaissant pas la Loi électorale, selon ce qu’il m’a confié lui-même lorsqu’il est venu chercher son enveloppe.
Vendredi dernier, à mon bureau de comté, l’entrepreneur a réitéré qu’il avait posé ce geste, ne connaissant pas la Loi électorale. Je l’ai reçu environ 1 min 30 s. à deux minutes, lui disant qu’on ne pouvait se parler, son dossier étant sous enquête. J’en parle aujourd’hui parce que M. Morin a rendu la chose publique. Dans ces circonstances, j’ai moi-même logé un appel à opération Marteau vendredi dernier, vers 13 h 30, et, hier, j’ai contacté le Directeur général des élections. De plus, je lui ai adressé une lettre ce matin.
Nous devons, en politique plus que tout, plus que dans tout autre domaine, donner l’exemple, et j’espère maintenant que toute la lumière soit faite rapidement sur cette question. Néanmoins, je conviens être dans une position inconfortable et, pour cette raison, j’ai pris la décision de me retirer temporairement du caucus libéral. Il ne fait aucun doute dans mon esprit que, ces vérifications faites, je pourrai revenir au sein du caucus libéral au cours des prochaines semaines, sinon au cours des prochains jours. Mon intégrité n’a pas de prix, et c’est ce que les vérifications démontreront. Voilà.M. Duchesne (Pierre): À quelle date la lettre, l’enveloppe a été déposée? Chez vous, d’après ce que je comprends?
M. D’Amour: Oui. Ça s’est fait en avril. La date précise, je ne l’ai pas. Entre le 26 mars, finalement, et le 4 mai, la date des élections à la ville de Rivière-du-Loup. Vers, probablement, la troisième semaine d’avril.
M. Boivin (Simon): M. Morin semblait parler d’octroi d’enveloppe d’argent cash, à Rivière-du-Loup, comme d’une pratique courante. Pourquoi l’entrepreneur a jugé bon de passer par vous pour remettre son enveloppe à M. Morin?
M. D’Amour: Moi, ce qu’il m’a expliqué, c’est qu’il a entendu une entrevue de moi à la radio un matin où je disais appuyer Michel Morin – c’était le cas – et ce qu’il m’a confié pour expliquer la situation, c’est qu’il était dans un commerce tout près de chez moi, qui s’appelle Équipements Yves Landry, et, comme il était près de chez moi, il a laissé cette enveloppe-là chez nous. L’explication est aussi simple que ça.
Journaliste: Avez-vous déjà reçu des enveloppes comme ça lorsque vous étiez … Rivière-du-Loup?
M. D’Amour: Jamais, monsieur. Jamais.
M. Deschênes (Alexis): Est-ce qu’on vous en a déjà offert?
M. D’Amour: Jamais non plus.
M. Duchesne (Pierre): Sept mois pour appeler le Directeur général des élections. Ça fait sept mois que c’est passé, ça?
M. D’Amour: Ça fait deux ans et huit mois ou à peu près. Pourquoi? c’est simple. C’est que j’ai reçu le monsieur, l’entrepreneur en question, je lui ai remis son enveloppe, je lui ai remis son argent, et, en discutant avec lui, ce qu’il m’a dit, et je n’ai aucune raison d’en douter, ce qu’il m’a dit, c’est qu’il ne connaît pas la Loi électorale. Alors, comme il ne connaissait pas la Loi électorale, que c’est un geste que je considérais comme étant maladroit et qu’il a repris son argent, je n’ai pas cru bon à ce moment-là en parler. Je me suis dit : je ne veux pas nuire à personne, c’est réglé, l’argent est retourné à son expéditeur, et ça s’est terminé comme ça. Et c’est M. Morin…
M. Salvet (Jean-Marc): Pourquoi vous en parlez aujourd’hui? Qu’est-ce qu’il y a de changé?
M. D’Amour: Parce que M. Morin en a parlé. Comme il a senti le besoin d’en parler, c’est très correct, je respecte ça, mais je sens aussi le besoin de justifier cette affaire-là.
M. Deschênes (Alexis): De quel entrepreneur s’agit-il?
M. D’Amour: Écoutez, on est sous enquête, hein, j’ai adressé, je l’ai dit tantôt, une lettre à la direction générale des élections, alors je pense qu’il faut protéger ça pour le moment. Puis, si j’interviens puis je reviens sur la question qui m’a été posée, si je reviens aujourd’hui puis si je pose ce geste-là aujourd’hui, ce n’est évidemment pas de gaîté de coeur. Cependant, mon intégrité n’a pas de prix, je l’ai mentionné. Je le fais pour ma famille, je le fais pour mes collègues et puis je le fais aussi parce qu’en fin de semaine, j’étais dans des activités de comté comme député, Noël chez nous, à Rivière-du-Loup à la commémoration du Jour du souvenir, et, à six occasions, il y a des gens qui sont venus me voir puis qui ont dit: C’est qui, l’entrepreneur? Et j’ai entendu des noms qui n’avaient rien à voir.
Donc, pour l’ensemble de ces gens-là, aujourd’hui, moi, je sens le besoin de poser ce geste-là. J’espère que les choses vont aller rapidement, vont aller rondement pour qu’on puisse clarifier, que je puisse le plus rapidement possible réintégrer le caucus chez nous, chez les libéraux.M. Duchesne (Pierre): Votre propre parti disait: Si vous avez des choses à déclarer faites-le. Il le disait à l’ADQ, il le disait au PQ. Vous, vous ne disiez rien. Pendant ce temps-là vous attendiez une dénonciation, M. D’Amour?
M. D’Amour: C’est exactement ce que je fais. Je me suis adressé à opération Marteau vendredi dernier et à la direction générale des élections.
M. Boivin (Simon): Mais pourquoi est-ce que, dans le cas du Commissaire au lobbyisme – vous êtes sous enquête – vous ne vous êtes pas retiré du caucus libéral, mais, cette fois-ci, vous vous sentez obligé de vous retirer du caucus libéral.
M. D’Amour: Bien, écoutez, je ne l’ai pas fait dans le cadre du Commissaire au lobbyisme, parce que ça regarde mes anciennes fonctions. Ça ne me touche pas comme député, ce n’est pas quelque chose qui est politique. Alors là, il y a une portée politique aujourd’hui, puis je veux que les choses s’éclaircissent le plus rapidement possible. Et je vais vous dire que, quitter un caucus, il faut un certain courage, puis, en mon âme et conscience, aujourd’hui, c’est le geste que je me dois de poser. L’intégrité n’a pas de prix, puis, en politique, on doit donner l’exemple. Et, de toute évidence, cette situation-là a heurté M. Morin. Moi, je respecte la déclaration qu’il a faite, et mon rôle à moi, c’est de faire en sorte que la lumière soit faite.
Donc, il y a des éléments, il y a un processus, il y a des mesures qui ont été mises en place, d’abord opération Marteau, et d’autre part la direction générale des élections. Hier, j’ai parlé au secrétaire général de la direction générale des élections; ce que je souhaite, c’est qu’on agisse le plus rapidement possible. Moi, je me rends disponible pour les questions qu’on pourrait me poser au moment qu’ils jugeront opportun.M. Robillard (Alexandre): Avez-vous été interrogé par le Commissaire au lobbyisme?
M. D’Amour: Non.
Mme Brassard (Marie-Andrée): Est-ce que M. Charest vous a demandé de vous retirer du caucus?
M. D’Amour: Je n’ai pas parlé à M. Charest de ça de vive voix ou en personne ou…
Mme Brassard (Marie-Andrée): …l’entourage qui vous a demandé de vous retirer?
M. Chartrand (Yves): Vous n’allez pas nous faire accroire que vous n’avez pas mis M. Charest en…
M. D’Amour: Je n’ai pas eu l’occasion… Je suis très sincère, la main sur le coeur, je vous dis que je n’ai pas eu l’occasion de parler à M. Charest de cette question-là. J’ai rencontré par ailleurs, dimanche en soirée, Marc Croteau, son directeur de cabinet, que j’ai revu hier et que j’ai revu aujourd’hui. Et l’idée de me retirer du caucus, bien sincèrement, c’est moi qui ai eu cette idée-là, et je l’ai soumise par respect pour mes collègues, par considération pour ma famille, par considération pour les entrepreneurs qui actuellement, à Rivière-du-Loup, sont nommés, sont pointés du doigt, alors qu’ils n’ont rien à voir avec ça.
M. Dutrisac (Robert): S’il n’y avait pas eu dénonciation du maire Morin, cette chose-là n’aurait pas été enquêtée comme telle? Vous n’auriez pas fait la démarche que vous nous annoncez aujourd’hui?
M. D’Amour: Je vous dirai, et je terminerai là-dessus : Dans la mesure où l’argent a été remis à l’entrepreneur, moi, si j’avais été à la maison ce jour-là, je lui aurais redonné tout de suite. Dans la mesure où l’argent a été remis à l’entrepreneur et qu’il m’a avoué – et je n’ai aucune raison de douter de cette personne-là – et qu’il m’a avoué ne pas connaître la Loi électorale, il m’a dit: J’ai fait ça pour aider, j’ai entendu que tu appuyais le maire Morin, alors, en ce qui me concerne, je me suis senti cette responsabilité-là de m’impliquer. Il ne l’a pas fait dans un mauvais cadre, alors c’est la raison pour laquelle, moi, je n’ai pas bougé à ce moment-là, je ne voulais pas nuire à personne, ni à M. Morin ni à l’entrepreneur. L’incident, pour moi, était clos.
M. Lavoie (Gilbert): M. D’Amour, est-ce que cet entrepreneur, que vous connaissez depuis quelques années, est-ce qu’il a déjà contribué? Est-ce que c’était quelqu’un qui contribuait aux campagnes électorales, soit au niveau municipal ou provincial?
M. D’Amour: En 1999, quand j’ai été élu à la mairie, il n’était pas impliqué. J’ai été réélu sans adversaire par la suite; évidemment, il n’y a à peu près pas eu de financement, puis le financement qu’il y avait eu à ce moment-là a été retourné à des organismes sans but lucratif. Je sais qu’il a donné 400 $ ou 500 $ à ma dernière campagne électorale, par chèque, et c’est tout ce que je peux dire là-dessus.
M. Lavoie (Gilbert): Comment est-ce qu’il peut dire qu’il ne connaît pas la loi électorale, s’il a déjà donné par chèque…
M. D’Amour: En 2009. Après cet incident-là, en 2009. Là-dessus, je vous remercie, je fais le même exercice dans mon comté à 16 h 30 aujourd’hui.
(Fin à 13 h 49)
L’ADQ perd 33% de son caucus
L’Action démocratique du Québec vient de perdre le tiers de son caucus d’un seul coup (43% si on compte la démission de Mario Dumont en mars dernier). Le député de La Peltrie, Éric Caire (ind.), et le député des Chutes-de-la-Chaudière, Marc Picard (ind.), siègeront désormais comme députés indépendants à l’Assemblée nationale.
À première vue, il ne semble pas que ces départs remettront en cause le statut de groupe parlementaire qui a été accordé à l’Action démocratique du Québec en avril 2009 car le règlement temporaire sur le statut de groupe parlementaire (format pdf) adopté lors de la réforme parlementaire du printemps dernier stipule que
Tout parti politique qui, aux plus récentes élections générales, a fait élire au moins cinq députés et qui a recueilli 11 % des voix constitue un groupe parlementaire.
Bref, c’est le nombre de députés élus sous la bannière d’un parti lors d’une élection générale qui entre en ligne de compte, pas le nombre de députés à un moment ou à un autre durant la législature. Plus…
En attendant Godot
En attendant le prochain remaniement ministériel, qui pourrait avoir lieu mercredi prochain, voici un aperçu de ce que peuvent vivre ces jours-ci les députés qui souhaitent faire leur entrée au Cabinet:
Rendez-vous vers 10h
Le premier ministre Jean Charest (LIB) a rendez-vous chez le lieutenant-gouverneur ce matin à 9h45. L’histoire ne dit pas s’il marchera dans la neige pour s’y rendre, mais ce qui est sûr, c’est que la 38e législature sera dissoute et que nous serons officiellement en campagne électorale lorsque la rencontre prendra fin.
On se retrouve peu après la rencontre.
2 transfuges adéquistes?
Selon Radio-Canada, 2 députés s’apprêteraient à quitter l’Action démocratique du Québec pour joindre les rangs du Parti libéral du Québec: André Riedl, député de Saint-Jean d’Iberville, et Pierre Michel Auger, député de Champlain.
Si cela devait être confirmé, ce serait la première fois qu’un député traverse la Chambre depuis Claude Dubois, député d’Huntingdon, qui avait quitté l’Union nationale en septembre 1979 pour joindre le groupe parlementaire du Parti libéral du Québec, et Camil Samson, député de Rouyn-Noranda et chef créditiste qui avait sabordé son propre parti en mars 1980 pour joindre également le PLQ.
Détails à venir (s’il y a lieu)
MàJ: Le point de presse vient de commencer: les 2 traversent la Chambre. Plus…
Vallières président?
Ce n‘est pas la première fois que le député de Richmond, Yvon Vallières (LIB) est mentionné comme possible successeur à Michel Bissonnet, mais selon la Presse canadienne, il semble avoir une sérieuse option sur la présidence de la Chambre puisqu‘il sera le seul candidat libéral sur les rangs lors de l‘élection en octobre prochain. À moins que les 2 partis d‘opposition ne s‘entendent sur une candidature commune, il a donc toutes les chances de succéder à M. Bissonnet. Plus…
Une autre journée, une autre rumeur…
Autre rumeur sur le prochain président de l‘Assemblée nationale. En plus de Pierre Paradis (LIB), il semblerait que le nom du député de Richmond, Yvon Vallières (LIB), circulerait parmi les candidats potentiels à la présidence.
Ce n‘est pas fini, il reste encore près de 3 mois avant le retour des députés en Chambre et la nomination du successeur de Michel Bissonnet. Plus…
Pierre Paradis for prez?
Ces derniers jours, les noms de Fatima Houda-Pepin (LIB), députée de La Pinière, et de Jacques Chagnon (LIB), député de Westmount–Saint-Louis, circulaient dans les radios de Québec comme possible successeurs de Michel Bissonnet (LIB) à la présidence de l‘Assemblée nationale. À ces noms, Le Journal de Montréal ajoute aujourd‘hui le député des Chutes-de-la-Chaudière, Marc Picard (ADQ), et le député d‘Abitibi-Ouest, François Gendron (PQ). Fait à noter, Mme Houda-Pepin et MM. Chagnon et Picard sont présentement les 3 vice-présidents de l‘Assemblée nationale.
Toutefois, selon le Journal, le candidat priviligié au Cabinet du premier ministre serait le député de Brome-Missisquoi, Pierre Paradis (LIB). M. Paradis siège à l‘Assemblée nationale depuis 1980. Il a été notamment été ministre du Travail et ministre de l‘Environnement sous les gouvernements de Robert Bourassa et de Daniel Johnson (fils).
Philippe Couillard / Yves Bloduc: c‘est officiel
Il n‘y avait plus grand monde pour penser qu‘après plusieurs jours de «réflexion», celle-ci allait résulter par autre chose qu‘une démission. Le député de Jean-Talon et ministre de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard (LIB) a donc annoncé officiellement son retrait de la vie politique ce matin tandis que la nomination d‘Yves Bolduc comme ministre de la Santé et des Services sociaux et candidat libéral dans Jean-Talon a été confirmée cet après-midi.
Ceci ouvre donc la campagne électorale dans Jean-Talon, le scrutin ayant été annoncé pour le 22 septembre prochain. Comme d‘habitude, toutes les infos pertinentes sont disponibles sur notre site.
Couillard ne réfléchit plus…
Rumeur confirmée selon La Presse: le député de Jean-Talon et ministre de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard (LIB), quitterait ses fonctions la semaine prochaine pour un nouvel emploi, soit dans le privé, soit dans une organisation internationale.
Par conséquent, une éventuelle élection partielle dans Jean-Talon pourrait avoir lieu à peu près d‘ici le début de février, si l‘Assemblée nationale n‘est pas dissoute entre-temps. De plus, un remaniement ministériel s‘annonce en même temps où la démission de M. Couillard deviendra effective.
QuébecPolitique.com: 39e élection générale
Couillard réfléchit…
4 billets en 24 heures: qui a dit qu‘il ne se passait rien en politique québécoise ces temps-ci? Selon TVA/LCN, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard (LIB), serait en pleine réflexion sur son avenir politique. On invoque bien entendu les sempiternelles «raisons familiales» pour expliquer cette (possible) remise en question de sa carrière politique, mais également des questions salariales. La Presse canadienne en parle également.
La suite d‘ici la fin de l‘été, si suite il y a.
QuébecPolitique.com: 39e élection générale
Petite visite muséale à inscrire à votre agenda
La prochaine fois où nous ferons un tour dans le coin de la Grande Allée, c‘est sûr et certain que nous ferons un détour à l‘Hôtel du Parlement pour essayer de visiter ceci.
Voilà en plein le genre de contenu qui pourrait enrichir la section Informations historiques du site Web de l‘Assemblée nationale, lequel est extrêmement riche en renseignements de toutes sortes sur le parlementarisme québécois, mais manque un peu de documents photographiques, audio et vidéo:
L‘Assemblée nationale dévoile une récente acquisition, la collection Richard G. Gervais
Québec, le mardi 23 octobre 2007 _ L‘Assemblée nationale vient d‘acquérir la collection Richard G. Gervais, constituée d‘artefacts liés à l‘histoire politique du Québec et du Canada. Une sélection d‘œuvres et d‘objets sera présentée le mardi 23 octobre 2007, à 15 h 30, à la Bibliothèque de l‘Assemblée nationale en présence du président, M. Michel Bissonnet, et du généreux donateur, M. Richard G. Gervais.
« Cette collection offre un témoignage important des manifestations dans lesquelles s‘incarnèrent les pouvoirs politiques des 125 dernières années », indique l‘un des experts évaluateurs de la collection.
La collection, formée d‘environ 2000 objets et œuvres, met en relief l‘histoire politique, militaire et religieuse du Québec depuis 1875. Elle comprend entre autres, des photographies, des affiches, des objets symboliques de la vie politique, des bustes, des enregistrements sonores et des peintures sur toiles. Elle constitue la première collection à thématique parlementaire au Canada. Grâce à son expérience professionnelle, notamment comme adjoint de ministre et secrétaire de commission, M. Richard G. Gervais a su rassembler des œuvres à la fois uniques et symboliques de la vie politique québécoise.
« Il n‘existait pas de lieu plus approprié que la Bibliothèque de l‘Assemblée nationale, fondée en 1791, pour accueillir cette collection exceptionnelle qui reflète la riche histoire politique du Québec contemporain », a déclaré le président de l‘Assemblée nationale, M. Michel Bissonnet.
Par cette acquisition, l‘Assemblée souhaite protéger, mettre en valeur et faire connaître l‘histoire du parlementarisme. La collection sera ainsi mise à la disposition des étudiants et des chercheurs mais aussi de diverses institutions désirant faire connaître notre héritage.
Source et renseignements :
Maude Daoust
Responsable du service des relations publiques
Direction des communications
Berthier reste adéquiste
Sous un gouvernement minoritaire, chaque vote compte et chaque parti, dans la mesure du possible, tente d‘attirer dans ses rangs des députés d‘autres partis politiques afin de renforcer sa propre situation en Chambre. Il s‘en suit logiquement de nombreuses rumeurs concernant le passage du député Untel dans le camp adverse, comme celles qui visaient l‘ex-député de Groulx, Pierre Descôteaux (LIB), il y a près d‘un an.
Le député de Berthier, François Benjamin (ADQ), est la dernière « victime » de ces rumeurs. En entrevue au journal L‘Action de Joliette, le député a tenu à démentir les rumeurs (qui circulent depuis un certain temps, semble-t-il) concernant une éventuelle adhésion au Parti québécois et à réitérer son appui envers le parti de Mario Dumont (ironiquement, l‘apparition de ‘l‘affaire Descôteaux » dans l‘actualité avait également été causée par un démenti du principal intéressé). Ajoutons par ailleurs qu‘aucun militant du PQ n‘est cité dans l‘article. Nous n‘avons donc ni confirmation, ni démenti concernant de possibles discussions entre l‘état-major du PQ et le député de l‘ADQ.
Nous devons admettre notre ignorance dans ce dossier et avouer qu‘à notre connaissance, c‘est la première fois qu‘une telle rumeur court au sujet du député de Berthier.
MISE À JOUR (9 août 2007, 21h30): Antoine Robitaille reprend cette histoire (accès réservé aux abonnés) dans l‘édition du Devoir de ce matin en insistant sur le fait que le député adéquiste François Benjamin « affirme qu‘il voterait OUI à un autre référendum » sur la souveraineté.
Oyez! Oyez! braves gens!
Mettez-vous sur votre 36, soyez au garde-à -vous, pavoisez, manifestez votre joie, le nouveau lieutenant-gouverneur, le 28e depuis la Confédération, est assermenté aujourd‘hui!
Inauguration de la 38e législature: le déroulement
C‘est demain, le 8 mai à 14h, que sera inaugurée la 1re session de la 38e législature de l‘Assemblée nationale du Québec. Voici comment, en principe, devrait se dérouler la journée de demain.
Les travaux de l‘Assemblée pourront être visionnés en direct sur le Canal de l‘Assemblée nationale de même que sur le site web de l‘Assemblée:
- Le début de la séance est animé par le secrétaire général de l‘Assemblée nationale, M. François Côté, dont le rôle est d‘agir comme premier fonctionnaire de l‘Assemblée nationale et premier conseiller dans l‘interprétation des dispositions réglementaires en vigueur à l‘Assemblée. Celui-ci déposera la liste des députés élus à la suite de l‘élection générale qui vient d‘avoir lieu. Par la suite, il déposera les lettres provenant des chefs de partis l‘informant de la nomination de certains députés aux principaux postes parlementaires (leader et whip et leurs adjoints respectifs, ainsi que le président du groupe parlementaire).
- Le secrétaire général invitera par la suite le doyen de l‘Assemblée (en l‘occurrence, le député d‘Abitibi-Ouest, M. François Gendron (PQ)) à présider à l‘élection du Président de l‘Assemblée nationale. En principe, le Règlement de l‘Assemblée nationale stipule que le président est nommé en vertu d‘une motion du premier ministre (articles 5 à 8). Toutefois, en 1998, une modification temporaire au règlement (qui n‘avait pas été reconduite en 2003, faute du consentement des quatre députés adéquistes qui voulaient protester contre le fait qu‘ils n‘avaient pas été reconnus comme un groupe parlementaire) avait permis la réélection de Jean-Pierre Charbonneau (PQ) à la présidence. Une fois élu, le président prend place et préside à l‘élection des trois vice-présidents.
- C‘est à la suite de l‘élection du président et des trois vice-présidents que la lieutenante-gouverneure, Mme Lise Thibault, sera invitée à prononcer une allocution qui, dans plusieurs autres provinces et au fédéral, est encore appelée le « discours du trône ». Au Québec toutefois, le discours d‘ouverture du lieutenant-gouverneur est largement protocolaire et cérémonial. C‘est plutôt lors du discours inaugural, prononcé par le premier ministre, que le gouvernement brossera un tableau de son programme législatif et gouvernemental pour la présente législature (R.A.N., art. 45).
- En principe, la séance devrait être levée après le discours inaugural du premier ministre (R.A.N., art. 46). Toutefois, selon la Presse canadienne, le budget et les crédits devraient tous deux être déposés après le discours inaugural. À titre de comparaison, en 2003, le discours sur le budget avait été prononcé la semaine suivant l‘inauguration de la 37e législature (qui avait lieu le 4 juin 2003). (Mà J: En fin de compte, le discours inaugural aura lieu jeudi le 9 mai. En 2003, l‘élection du président et le discours inaugural avaient eu lieu le même jour en raison de la mésentente entre les partis sur le mode d‘élection du président.)
- Le débat sur le discours d‘ouverture, prioritaire en vertu des règlements de l‘Assemblée, débutera le lendemain (le
910 mai) avec l‘allocution du chef de l‘opposition officielle (R.A.N., art. 49). C‘est également le lendemain qu‘aura lieu la première période des questions de la 38e législature.
MISE À JOUR (7 mai, 22h40): Nous venons tout juste de terminer ce billet et en mettant à jour notre rubrique quotidienne d‘histoire politique sur la page d‘accueil de ce site, nous avons réalisé une triste chose. L‘inauguration de la 38e législature aura lieu le même jour où, en 1984, le caporal Denis Lortie avait fait irruption et fait fusillade à l‘Assemblée nationale, tuant trois personnes et blessant neuf autres…
Le combat des commissions
Décidément, la composition des commissions parlementaires à l‘Assemblée nationale semble devenir un cheval de bataille pour Diane Lemieux:
Le vendredi 27 avril 2007
Commissions parlementaires: le PQ craint d‘être marginalisé
Tommy Chouinard
La Presse
QuébecRelégué au rang de tiers parti au Parlement, le Parti québécois veut amender le règlement de l‘Assemblée nationale qui le condamne à occuper une place marginale au sein des commissions parlementaires. Mais les négociations avec le PLQ et l‘ADQ s‘annoncent ardues.
Alors que les pourparlers ne font que commencer, le leader parlementaire du PQ, Diane Lemieux, a manifesté sa frustration dans une sortie fracassante devant La Presse parlementaire, en matinée hier.
Outrée que son vis-à -vis adéquiste Sébastien Proulx ne la rappelle pas, elle a donné son numéro de téléphone à plusieurs reprises devant les caméras afin que les médias le transmettent à M. Proulx. «J’essaie de le joindre depuis mardi, et il est introuvable», a-t-elle lancé à l‘entrée d‘une réunion du caucus péquiste.
M. Proulx a finalement joint Mme Lemieux. Si les deux leaders ont convenu d‘une rencontre, les relations restent toujours aussi tendues entre les deux groupes de l‘opposition.
Le PQ craint d‘être marginalisé et de se retrouver avec un droit de parole beaucoup moins important qu‘avant. En vertu du règlement de l‘Assemblée nationale, le PQ aurait droit à un seul député dans chacune des 10 commissions parlementaires de l‘Assemblée nationale. «Il y a des règles qui ne tiennent pas bien compte du fait que nous sommes des groupes parlementaires de taille à peu près équivalente», a affirmé Diane Lemieux.
Rappelons que le gouvernement minoritaire de Jean Charest compte 48 députés, comparativement à 41 pour l‘ADQ et 36 pour le PQ.
C‘est l‘article 122 du Règlement de l‘Assemblée nationale qui précise la composition des commissions parlementaires. Dans le cas où il existe deux partis de l‘opposition, une commission doit être constituée de sept députés du gouvernement, quatre de l‘opposition officielle, et un seul du second groupe de l‘opposition. Les libéraux seraient donc majoritaires au sein des commissions parlementaires, mais minoritaires à la Chambre.
Le règlement de l‘Assemblée nationale a été amendé en 1998 alors que personne n‘envisageait l‘avènement d‘un gouvernement minoritaire, plaide le PQ.
«Je ne crois pas que le gouvernement puisse être majoritaire dans les commissions. Je pense qu‘il y a là un problème. On est loin de la représentation actuelle de l‘Assemblée. Que compte faire l‘ADQ sur cette question?» a demandé Mme Lemieux.
Le PQ plaide que les conservateurs de Stephen Harper, comme les libéraux de Paul Martin avant eux, sont minoritaires au sein des comités parlementaires des Communes. «C‘est représentatif de la composition de la Chambre. Pourquoi est-ce que ce serait différent ici?» a affirmé l‘attaché de presse de l‘aile parlementaire du PQ, Éric Gamache.
À la suite d‘un premier entretien avec le leader libéral Jean-Marc Fournier, Mme Lemieux a souligné qu‘«il n‘était pas enthousiaste» à l‘idée que le gouvernement perde la majorité dans les commissions.
«Il existe un règlement, a martelé l‘attachée de presse de M. Fournier, Marie-Claude Lavigne. La composition des commissions, c‘est codifié. Alors c‘est sûr que la marge de manoeuvre dans les négociations est beaucoup moins grande. Veut-on créer un précédent sur un règlement de l‘Assemblée nationale? Ça, ça voudrait dire que beaucoup d‘autres éléments pourraient être revus. Cette question, comme d‘autres, fait l‘objet de négociations.»
Irritée que le PQ «négocie sur la place publique», l‘ADQ a refusé de commenter. Donner plus de place au PQ signifierait que la formation de Mario Dumont perdrait du terrain. La composition des commissions parlementaires n‘est qu‘un des nombreux sujets sur lesquels doivent s‘entendre les trois partis d‘ici à la rentrée parlementaire, le 8 mai.
Autre chose que nous avions laissé passer et que Le Devoir a rappelé à notre souvenir ce matin sous la plume de Robert Dutrisac (accès réservé aux abonnés): selon le Règlement de l‘Assemblée nationale (l‘article en question n‘est pas précisé), un député ne peut siéger comme membre votant que sur deux commissions parlementaires (excluant la Commission de l‘Assemblée nationale probablement, mais ça reste à vérifier). En vertu du règlement actuel, il y a donc au total 70 places votantes réservées au parti ministériel (10 commissions permanentes sur lesquelles il dispose de 7 sièges). Si on tient compte du fait que le président et les membres du Conseil des ministres ne sont pas membres des commissions parlementaires (sauf lorsqu‘un ministre dépose un projet de loi, mais c‘est une autre histoire), nous avons donc 28 députés libéraux qui peuvent siéger sur les commissions.
Si on fait le calcul, il y a 70 places disponibles pour le parti ministériel, mais le Parti libéral ne peut occuper que 56 d‘entre elles (28 députés X 2). En théorie, le Parti libéral peut occuper toutes les places qui lui sont attribués dans les 10 commissions permanentes, mais pour 14 d‘entre-elles, le député libéral ne pourra exercer de droit de vote. Donc, si le règlement n‘est pas modifié entre-temps, le parti ministériel pourrait se retrouver en minorité technique en perdant un, voire deux droits de vote en commission parlementaire.
Le tout est bien sûr calculé indépendamment du fait qu‘en plus de siéger aux commissions parlementaires, les députés doivent faire acte de présence au Salon bleu et qu‘aux dernières nouvelles, ils ne bénéficient pas du don d‘ubiquité. Plus…
Règles parlementaires: le PQ donne la charge
En marge du caucus pré-sessionnel du Parti québécois, l‘État-major du parti a débuté son lobby afin de modifier les règles de fonctionnement de l‘Assemblée nationale. Quoi de plus normal, direz-vous, car le troisième parti en chambre a le plus a gagner de règles parlementaires qui reflètent une situation de gouvernement minoritaire, sans compter que la situation actuelle pourrait être difficile à gérer pour les libéraux en raison de la surcharge de travail pour les back-benchers et la majorité « artificielle » en commission (« artificielle » en ce sens que toute décision prise en vertu de cette majorité peut être renversée en Chambre, qui a le dernier mot sur bon nombre de questions).
Québec
Les élus péquistes veulent changer les règles parlementaires
Presse Canadienne (PC) Par Jocelyne Richer
26/04/2007 16h38 – Mise à jour 26/04/2007 17h41Conséquence directe de l‘élection d‘un gouvernement minoritaire, l‘opposition péquiste veut maintenant changer les règles parlementaires.
Les élus du Parti québécois, qui forment le deuxième groupe d‘opposition, sont frustrés de constater qu‘ils n‘auront désormais pratiquement plus voix au chapitre, particulièrement dans les commissions parlementaires, et ont décidé de se battre pour changer les règles du jeu.
Des négociations ont été entreprises, mais il est loin d‘être acquis que le gouvernement libéral et l‘opposition officielle, formée par l‘Action démocratique, accepteront de perdre ainsi du terrain à leur profit. Des débats animés sont donc à prévoir entre les trois partis d‘ici la rentrée parlementaire du 8 mai.
En marge du caucus péquiste, qui se poursuit jusqu‘à vendredi au Salon rouge de l‘Assemblée nationale, la leader parlementaire du groupe, Diane Lemieux, a contesté, jeudi, lors d‘un point de presse, le fait que le règlement de l‘Assemblée nationale stipule que le groupe d‘élus du parti au pouvoir soit majoritaire dans les 11 commissions parlementaires.
L‘article 122 est limpide sur ce point: lorsque l‘Assemblée nationale compte plus d‘un parti d‘opposition, les commissions parlementaires sont formées de 12 membres, soit sept du gouvernement, quatre de l‘opposition officielle et un seul du deuxième groupe. Les libéraux pourront donc contrôler les travaux.
Mais puisque le gouvernement en place est minoritaire, le Parti québécois (PQ) lui nie ce droit.
«Je ne crois pas que le gouvernement puisse être majoritaire dans les commissions. Il y a là un problème. On est très loin de la représentativité actuelle de l‘assemblée», a fait valoir Mme Lemieux.
«Nous sommes 46 pour cent de l‘opposition», a-t-elle calculé, pour donner plus d‘importance à son équipe. Les libéraux ont 48 sièges, l‘Action démocratique, 41, et le PQ, 36.
Or, au cabinet du leader du gouvernement, Jean-Marc Fournier, on fait valoir que si dans la capitale fédérale on a pour principe de faire en sorte que les commissions reflètent les proportions présentes à la Chambre des communes, ce n‘est pas le cas à Québec, où le règlement est différent.
Dans ce contexte, Mme Lemieux dit vouloir faire front commun avec l‘Action démocratique, pour tenter de faire fléchir le gouvernement.
Les pourparlers ont cependant mal commencé. Jeudi, elle reprochait au leader de l‘opposition officielle, Sébastien Proulx, d‘être inaccessible et de ne pas la rappeler malgré plusieurs tentatives au cours des derniers jours.
M. Proulx a refusé les demandes d‘entrevue, jeudi, mais il a fini par joindre Mme Lemieux pour convenir avec elle d‘une rencontre.
Une porte-parole de l‘opposition officielle a indiqué que M. Proulx était surpris de la sortie de Mme Lemieux, qui pouvait, selon lui, le rejoindre en tout temps sur son cellulaire. Il a aussi fait savoir qu‘il ne voulait pas négocier sur la place publique.
La composition des commissions parlementaires n‘est qu‘un des nombreux récifs sur lesquels l‘opposition péquiste risque de s‘échouer, au cours de ces négociations entre les trois groupes parlementaires.
Le temps de parole lors de la période des questions et des débats en Chambre, de même que l‘importance des ressources (budget de recherche, personnel, etc) mises à la disposition du deuxième groupe d‘opposition feront l‘objet de négociations.
Certains domaines, comme la composition des commissions parlementaires, sont clairement régis par le règlement, mais d‘autres, comme le temps de parole, relèvent davantage du président de l‘Assemblée nationale et résultent de négociations entre les divers groupes parlementaires.
Négos entre leaders: on change le règlement?
Pour celles et ceux qui ont accès au Courrier parlementaire (accès aux articles réservé aux abonnés), un petit quotidien qui paraît durant les sessions parlementaires à Québec et qui porte sur les affaires parlementaires et gouvernementales, ce média traite largement aujourd‘hui dans ses pages des pourparlers qui ont lieu présentement entre les leaders parlementaires en vue de préparer la rentrée parlementaire le 8 mai prochain. d‘après Le Courrier parlementaire, les négociations entre les leaders des trois partis, qui ont débuté hier, ne porteraient pas sur de simple aménagements en vertu des règles existentes, mais carrément sur de possibles modifications au Règlement de l‘Assemblée nationale. De plus, on viserait une entente globale qui couvrirait tous les aspects du fonctionnement de l‘Assemblée nationale. On pense notamment à la représentation des partis en commission parlementaire, un « enjeu important selon Le Courrier parlementaire et qui est régie par les mêmes règles en situation de gouvernement majoritaire ou minoritaire, comme nous l‘avions souligné il y a dix jours.
Par ailleurs, dans sa chronique parue ce matin dans Le Soleil, Gilbert Lavoie aborde également le thème des négos en cours entre les leaders parlementaires (ce qui nous a permis d‘apprendre qu‘à la Chambre des communes, l‘ordre dans lequel sont attribuées les questions principales posées durant la période des questions est le suivant: 1re et 2e au Parti libéral, 3e et 4e au Bloc québécois et 5e au Nouveau Parti démocratique):
Le mardi 24 avril 2007
Le PQ version tiers parti
GILBERT LAVOIE
Le SoleilIl a d‘abord fallu déménager. Depuis la semaine dernière, André Boisclair et ses députés occupent tout le troisième étage de l‘Assemblée nationale. De beaux bureaux, mais sous les balcons, avec une fenestration en hauteur qui limite la vue sur l‘extérieur. Libéraux et adéquistes occupent le premier et le deuxième.
Il a ensuite fallu changer le numéro de téléphone et le message d‘accueil. Depuis la semaine dernière, il faut faire le 644-9318 pour joindre le « cabinet du chef du Parti québécois ». Son ancien numéro, le 643-2743, appartient dorénavant au « cabinet du chef de l‘opposition officielle de M. Mario Dumont ».
Lorsqu‘André Boisclair prêtera serment, demain, il le fera à titre de chef d‘un tiers parti dont le rôle est mal défini dans le règlement de l‘Assemblée nationale. Ce règlement, amendé en 1998, se fondait sur l‘existence de deux partis principaux et d‘un petit groupe d‘adéquistes. Lorsque le président de l‘Assemblée nationale interpelait Mario Dumont, il s‘adressait au « député de Rivière-du-Loup » et non pas au chef de l‘ADQ. André Boisclair ne subira pas cette humiliation : il dirige un parti officiellement reconnu. Mais à 24 heures de sa prestation de serment, il est encore dans les limbes sur le traitement, les budgets et le temps de parole qui seront accordés aux péquistes.
Ironiquement, c‘est le modèle parlementaire d‘Ottawa que M. Boisclair devra probablement invoquer pour obtenir un temps d‘intervention adéquat pendant la période de questions. Sous l‘ancien Parlement, le PQ avait les trois premières questions et Mario Dumont la quatrième, ce qui donnait deux questions à l‘ADQ aux quatre séances. Le PQ fera valoir que cette règle ne tient pas la route pour un parti qui représente près du tiers des membres de l‘Assemblée nationale. À Ottawa, le Parti libéral a les deux premières questions, le Bloc québécois les deux suivantes, et le NPD la cinquième. Mario Dumont, qui n‘a que cinq députés de plus que le PQ, acceptera-t-il de partager la période de questions avec André Boisclair ? Il le faudra bien, mais dans quelle proportion ? M. Dumont est en froid avec M. Boisclair, qu‘il accuse d‘avoir manqué à sa parole lorsqu‘il était leader parlementaire du PQ.
L‘autre question importante porte sur la participation des péquistes aux commissions parlementaires. Selon le règlement de la Chambre, les péquistes n‘auraient droit qu‘à un seul député sur chacune des 10 commissions parlementaires, ce qui laisserait 25 députés sur le carreau. Là encore, M. Boisclair sera en demande.
Autre sujet, l‘argent. En perdant son statut de chef de l‘opposition officielle, M. Boisclair a vu la masse salariale de son bureau coupée de moitié. Son bureau n‘a plus droit aux frais de fonctionnement accordés aux deux autres partis. Son whip n‘a plus de masse salariale et sa leader parlementaire, Diane Lemieux, n‘a plus droit à l‘indemnité salariale accordée à ses vis-à -vis.
Lorsqu‘il avait cinq députés en Chambre, Mario Dumont a réclamé en vain qu‘on lui accorde le statut de parti officiel, ce qui lui a toujours été refusé. Ses budgets de recherche ont toutefois été considérablement augmentés, pour passer de 37 000 $ en 1994-95, à 173 000 $ dans le dernier parlement. Au pro-rata des députés, il recevait davantage que les autres partis. M. Dumont sera-t-il généreux ou revanchard dans la victoire ? S‘il devait être mesquin, les péquistes font valoir qu‘il leur reste une arme, celle de l‘obstruction systématique à ses propositions. Le PQ, version tiers parti est peut-être affaibli, mais il n‘est pas édenté. Une histoire à suivre.
Procédure parlementaire: les partis se parlent
Nous avions déjà souligné précédemment dans deux articles la semaine dernière (ici et là )que les députés de la 38e législature auront pour défi de fonctionner avec des règles de procédure conçues en fonction d‘un gouvernement majoritaire en régime bipartite. Radio-Canada rapporte que les leaders parlementaires des trois partis politiques reconnus à l‘Assemblée nationale ont commencé à discuter afin d‘établir leur temps de parole respectif en Chambre en vue de la rentrée parlementaire dans deux semaines (le 8 mai). Ce matin, le député de Châteauguay, Jean-Marc Fournier (LIB), leader parlementaire du gouvernement, rencontrait le député de Trois-Rivières, Sébastien Proulx (ADQ), leader parlementaire de l‘opposition officielle. Plus tard aujourd‘hui, il est prévu que M. Fournier rencontre la députée de Bourget, Mme Diane Lemieux (PQ), leader parlementaire du « deuxième parti d‘opposition » (qui est la désignation officielle d‘un troisième groupe parlementaire reconnu à l‘Assemblée nationale).
Mise à jour le mardi 24 avril 2007 à 13 h 46
Assemblée nationale
Une parole en trois temps
Le leader parlementaire du gouvernement, Jean-Marc Fournier, et son vis-à -vis dans l‘opposition officielle, l‘adéquiste Sébastien Proulx, ont tenu une première rencontre afin d‘établir le temps de parole des partis à l‘Assemblée nationale en vue de la rentrée du 8 mai.
L‘exercice exige du doigté puisque les élus se retrouvent dans une situation inédite. Car, si avec ses 41 députés, l‘ADQ forme l‘opposition officielle, le PQ détient malgré tout 36 sièges, soit près du tiers des élus.
L‘exercice est d‘autant plus compliqué que les règles parlementaires sont peu claires sur le rôle d‘un tiers parti à l‘Assemblée nationale. L‘amendement adopté en 1998 afin de tenir compte de l‘ADQ demeurait axé autour de l‘existence de deux principaux partis.
Le leader parlementaire de l‘opposition officielle a reconnu, au sortir d‘une première rencontre avec le leader du gouvernement, que le poids relatif des péquistes serait pris en considération.
« À mon sens, ils devraient avoir plus d‘espace qu‘avait l‘ADQ la dernière fois », a affirmé le député de Trois-Rivières Sébastien Proulx. Avant les élections, le PQ avait les trois premières questions et Mario Dumont la quatrième, ce qui donnait deux questions à l‘ADQ aux quatre séances.
Le député de Châteauguay Jean-Marc Fournier estime quant à lui qu‘un esprit de bonne entente doit présider aux discussions.
« On doit avoir des règles claires qui permettent à tout le monde de trouver son espace pour participer au débat et exprimer son point de vue. On a la responsabilité, tous les trois, de faire fonctionner le Parlement », a-t-il souligné.
M. Fournier doit poursuivre les discussions en après-midi avec la leader parlementaire du deuxième groupe d‘opposition, la députée de Bourget Diane Lemieux.
Remaniement ministériel: qui a vu juste?
Ce matin, nous faisons part de quatre articles portant sur la possible teneur du remaniement ministériel publiés dans autant de quotidiens. Ces articles nous inspiré l‘idée d‘un petit jeu. Nous avons décortiqué chaque article afin de voir, parmi les nombreuses affirmation qui y étaient faites, lesquelles ont été confirmées ou infirmées lors du dévoilement du nouveau Conseil des ministres cet après-midi.
L‘idée n‘est pas d‘encenser un journaliste ou d‘en planter un autre (à preuve, nous n‘attribuons pas de « score » à chaque reportage, ni ne déclarons de gagnant), mais plutôt d‘illustrer les difficultés qu‘entourent ce type de spéculation, même pour des gens dont le métier consiste à être « généralement bien informé ». Rappelons que la formation d‘un Cabinet est une opération délicate dont les détails se règlent souvent à la toute dernière minute, et une décision qui pouvait sembler « coulée dans le béton » 24 heures avant l‘assermentation peut être renversée tant et aussi longtemps que les principaux intéressés ne sont pas assermentés. En d‘autres termes, certaines informations rapportées dans ce type de reportage peuvent être véridiques au moment où elles sont communiquées au journaliste pour devenir erronées lors de leur publication, d‘autres informations demeurent véridiques et d‘autres ne l‘ont tout simplement jamais été pour diverses raisons (ballons d‘essai, etc.).
Méthodologie: nous n‘avons retenu que les énoncés faits sur un ton affirmatif (« untel va être nommé à tel ministère », « Joe Bloe sera exclu », etc.) et exclu les énoncés qui avaient les allures de spéculations et/ou qui indiquent que le sort d‘une personne donnée n‘est pas réglé (« untel pourrait être nommé à tel type de ministère », « on ne sait pas si XYZ va être nommé au Cabinet ou non », etc.).
Denis Lessard (La Presse)
Là où il a vu juste :
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Là où il s‘est trompé :
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Michel Corbeil et Martin Pelchat (Le Soleil) :
Là où ils ont vu juste :
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Là où ils se sont trompés :
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Michel Hébert (Le Journal de Québec) :
Là où il a vu juste :
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Là où il s‘est trompé :
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Robert Dutrisac (Le Devoir) :
Là où il a vu juste :
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Là où il s‘est trompé :
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Rumeurs sur le nouveau Cabinet Charest – 5
Nous aurons la réponse définitive à toutes nos questions à partir de 14h cet après-midi, heure prévue de l‘assermentation du nouveau Conseil des ministres. En attendant, voici ce qu‘on raconte à ce sujet dans La Presse, Le Soleil, Le Journal de Québec et Le Devoir (accès réservé aux abonnés), qui tous laissent entendre que nous aurons droit à un remaniement majeur avec beaucoup de mouvement de personnel:
Le mercredi 18 avril 2007
Nouveau cabinet: bien des mécontents à Québec
Denis Lessard
La PressePrès de la moitié du cabinet de Jean Charest, avant les élections, sera passé à l‘histoire à compter de ce matin. Pas moins de six ministres redeviendront simples députés, aujourd‘hui, pour injecter du sang neuf et réduire la taille du gouvernement. L‘opération fera bien des mécontents.
Avec la défaite de quatre ministres aux élections et les départs de Michel Audet et Margaret Delisle, près de la moitié des 25 limousines auront changé de propriétaire après la formation du gouvernement, annoncée pour 14 h aujourd‘hui.
Monique Jérôme-Forget, qui a traversé les négociations du secteur public et livré l‘entente sur l‘équité salariale, a ce qu‘elle réclamait : les Finances. Raymond Bachand souhaitait ce poste prestigieux, mais il ne sera pas trop déçu de rester dans les mêmes fonctions, au Développement économique.
Mais Philippe Couillard, qui a tenu le fort à la Santé depuis quatre ans, devra, à contrecoeur, rester à ce poste névralgique, compte tenu de la précarité du gouvernement. Le même sort attend Jean-Marc Fournier, qui réclame les Transports depuis des années. Il sera leader parlementaire, un poste qui le retiendra plus souvent qu‘à son tour à Québec. Compte tenu du poids de cette mission délicate au sein d‘un gouvernement minoritaire, il obtiendra en plus un ministère très léger – certains évoquent le Revenu.
Une autre déçue : Nathalie Normandeau, qui voulait les Ressources naturelles (poste qu‘on confie plutôt à Claude Béchard). En guise de prix de consolation, elle recevrait le titre de vice-première ministre, entend-on.
Pour faire monter quelques nouveaux visages tout en réduisant le nombre de ministres, M. Charest a dû carrément congédier plusieurs membres du gouvernement.
Première surprise, Geoff Kelley, ministre délégué aux Autochtones, est démis. Ministre très apprécié par tous ses collègues, il aura été victime de la géographie – il représentait la communauté anglophone de l‘ouest de Montréal, acquise de toute façon au PLQ.
Le même sort attendait Lawrence Bergman, autre anglophone qui représentait la communauté juive au sein du gouvernement. M. Bergman avait connu de sérieux ennuis de santé il y a quelques mois et a demandé à être relevé, indique-t-on.
Comme représentant des anglophones, le choix, semble-t-il, s‘est porté sur une femme de couleur : Yolande James, la jeune députée de 30 ans de Nelligan. Cette avocate, un nouveau visage, permettrait d‘assurer en même temps la représentation de trois groupes sous-représentés chez les élus.
Lise Thériault redeviendra elle aussi simple députée ; la déléguée aux Communautés culturelles et députée d‘Anjou était aussi desservie par la géographie.
Comme l‘avait indiqué La Presse en début de semaine, Henri-François Gautrin (Services gouvernementaux) et Yvon Marcoux (Justice) seront aussi mis sur la touche. Fort populaire auprès des agriculteurs, Yvon Vallières, atteint par le cancer il y a deux ans, aurait aussi demandé à être déchargé de ses fonctions ; il pourrait être nommé whip du gouvernement, un poste important en situation minoritaire que le vétéran député de Richmond a déjà occupé dans le passé.
Les congédiements se sont passés en matinée, au cabinet du premier ministre. En fin d‘après-midi, tout le monde s‘est transporté dans un hôtel de Sainte-Foy où, dans un deuxième temps, on a distribué les portefeuilles à ceux qui restaient au Conseil des ministres, ainsi qu‘aux nouveaux venus.
Couillard déçu
Déçu, Philippe Couillard a dû être convaincu de rester à la Santé, un service que lui a demandé Jean Charest : avec un gouvernement minoritaire et des élections probables d‘ici deux ans, il fallait maintenir une main ferme à la barre de cet important ministère.
Monique Jérôme-Forget obtiendra les Finances, comme elle le réclamait depuis quelques semaines – dès qu‘elle a vu que Raymond Bachand se pointait à l‘horizon. Certains spéculaient hier sur des scénarios où le ministre des Finances serait aussi titulaire du Trésor, un projet qui alimentait les discussions dans les coulisses encore hier soir. Car le nom du nouveau titulaire du Trésor restait une énigme hier.
Pierre Arcand, la vedette recrutée dans Mont-Royal, deviendra ministre, mais le Trésor paraît un défi énorme pour quelqu‘un qui n‘est pas familier avec l‘administration publique.
d‘autres députés seront déçus. Par exemple Christine Saint-Pierre, l‘ancienne journaliste, et Alain Paquet, qui finalement ne monterait pas au Conseil des ministres. Le sort de Pierre Paradis semblait aussi incertain- plusieurs sources étaient convaincues de le voir ministre aujourd‘hui. d‘autres prédisaient que Jean Charest ne pourrait surmonter la vieille inimitié qu‘il lui portait.
Marguerite Blais, députée de Saint-Henri-Sainte-Anne, deviendra aussi ministre, tout comme David Whissell, jusqu‘ici président du caucus.
Hamad recalé
Sam Hamad, ancien titulaire des Richesses naturelles, avait été recalé. Seul élu libéral à Québec avec Philippe Couillard, M. Hamad reviendra au Conseil des ministres, avec un portefeuille surprenant pour quelqu‘un qui a son profil économique, indique-t-on. Aussi élus en dehors de la région de Montréal, Julie Boulet et Laurent Lessard auront des promotions. M. Lessard sera à l‘Agriculture ou aux Affaires municipales.
Tout indique par ailleurs que Claude Béchard aura les Richesses naturelles, poste qu‘il convoitait, à l‘instar de Nathalie Normandeau.
Beauchamp à l‘Environnement
Jacques Dupuis sera à la Justice, et ne sera plus leader parlementaire.
Line Beauchamp quitterait la Culture pour l‘Environnement, ce qui n‘était pas son premier choix. Nathalie Normandeau resterait au Conseil des ministres, mais à des fonctions plus nébuleuses – elle obtiendrait toutefois le poste de vice-première ministre.
Le sort de Monique Gagnon-Tremblay, responsable des Affaires internationales, était incertain : des rumeurs l‘envoyaient à la présidence ou à la vice-présidence de l‘Assemblée nationale.
Rumeurs sur le nouveau Cabinet Charest – 4
Il n‘y a pas beaucoup d‘informations sur les titulaires des différents ministères qui devraient être dévoilés demain, mais selon Denis Lessard de La Presse, on a une bonne idée de l‘identité des personnes qui feront partie du prochain Conseil des ministres. On semble également se diriger vers un Cabinet de taille réduite, mais pas nécessairement vers des fusions de ministères car ça prend une loi de l‘Assemblée nationale pour ce faire.
Le mardi 17 avril 2007
Pierre Paradis sera de retour au Conseil des ministres
Denis Lessard
La PresseMis au rancart depuis les élections de 2003, le député de Brome-Missisquoi, Pierre Paradis, devrait être de retour au Conseil des ministres dont on prévoit annoncer la composition demain, à l‘Assemblée nationale.
Selon les informations obtenues par La Presse auprès de plusieurs sources libérales, le retour du mouton noir sera un élément important pour redresser la barre comme entend le faire Jean Charest à la suite du verdict du 26 mars. On fera tout pour indiquer à la population que «Jean Charest a compris le message du résultat de l‘élection», indique-t-on.
Pierre Paradis avait été laissé sur le carreau lors de la formation du gouvernement Charest après les élections de 2003. Plusieurs bonzes du PLQ avaient été surpris de cette décision. Après le scrutin du mois dernier, la réhabilitation du député de l‘Estrie doit contribuer à établir la perception que bien des choses ont changé à Québec. Il faut dire qu‘en 2003, il avait été mis de côté à la recommandation de Daniel Johnson, son ancien rival qui souhaitait voir choisis des députés qui avaient formé sa garde rapprochée, dont Jacques Chagnon. Les relations se sont refroidies passablement entre MM. Johnson et Charest depuis le dossier du choix du site du CHUM.
Les stratèges du PLQ ont envoyé à la corbeille à papiers tous les scénarios de fusions de ministère – on songeait à un superministère des Finances qui aurait avalé le Revenu, ou un autre pour la Justice et la Sécurité publique. Mais de tels changements structurels nécessitent des projets de lois, et, en situation minoritaire, l‘aval de l‘ADQ et du PQ est loin d‘être acquis. Les seuls regroupements possibles se feront en confiant au même ministre des responsabilités qui en mobilisaient deux.
Les principaux conseillers du premier ministre Charest ont tenu une ultime réunion de stratégie hier après-midi au cabinet de Montréal, histoire de mettre la dernière main à un plan pour la formation de la prochaine équipe.
Des sources fiables indiquaient que, dans un premier temps, le premier ministre Charest comptait entrer en contact avec ceux de ses ministres qui ne seraient plus membres du gouvernement à compter de cette semaine.
La Presse a déjà indiqué que le ministre de la Justice, Yvon Marcoux, risquait de perdre son poste, tout comme son collègue montréalais, Henri-François Gautrin, responsable des Services gouvernementaux.
Moins de ministres
Avec seulement 46 députés élus, le prochain gouvernement comptera moins de ministres que les 24 actuels, mais il semble que l‘on ne pourra pas descendre en bas de 20 limousines.
Des sources fiables indiquaient hier que le premier ministre Charest allait demander au Dr Philippe Couillard de demeurer à la Santé pour cette période délicate où le gouvernement se retrouve minoritaire en Chambre. Jean-Marc Fournier, titulaire de l‘Éducation, avait été pressenti pour servir à ce poste délicat, mais le principal intéressé ne l‘était justement pas. La décision sera importante pour M. Couillard qui n‘a jamais caché sa détermination à passer à un autre ministère.
Une question centrale demeure. Monique Jérôme-Forget obtiendra-t-elle les Finances comme elle le souhaite ou obtiendra-t-elle la sinécure des Relations internationales, le poste qu‘elle s‘attendait d‘avoir en 2003? S’il joue la carte du redressement, Jean Charest devrait y nommer Raymond Bachand. Mais Mme Jérôme-Forget a de si longs états de service qu‘il sera difficile de lui dire non.
Dans les coulisses hier, les hautes sphères du PLQ signalaient la nécessité de présenter «du sang neuf» dans la nouvelle équipe. Pierre Arcand, Marguerite Blais seront, parmi les nouveaux élus, appelés tout de suite au Conseil des ministres. Des députés avec de plus longs états de service obtiendront aussi des portefeuilles : à coup sûr David Whissell, président du caucus et député d‘Argenteuil, ainsi que, probablement, Alain Paquet, élu dans Laval-des-Rapides.
Ministre-orchestre depuis l‘élection des libéraux en 2003, Jacques Dupuis cédera des responsabilités : il sera responsable de la Justice et ne serait plus vice-premier ministre, ni leader du gouvernement à l‘Assemblée nationale.
MISE À JOUR (17 avril 2007, 12h45): Gilbert Lavoie y va de ses suggestions dans Le Soleil: Plus…
Présidence de l‘Assemblée nationale: Bissonnet revient dans la course
Selon cet article paru ce matin dans Le Soleil, le député de Jeanne-Mance–Viger, M. Michel Bissonnet (LIB), aurait l‘intention d‘être candidat à sa propre succession à la présidence de l‘Assemblée nationale. M. Bissonnet a été président de la Chambre sous la 37e législature (2003-2007). Auparavant, il occupait le poste de troisième vice-président de l‘Assemblée nationale, poste qui est réservé à un député de l‘opposition officielle.
On évoquait également le week-end dernier de la possibilité que le député d‘Abitibi-Ouest, M. François Gendron (PQ), soit candidat à la présidence, mais ce dernier a fermé la porte.
Selon toute vraisemblance, M. Bissonnet sera probablement élu à nouveau président de l‘Assemblée nationale le 8 mai prochain. Plus…







