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Membership des partis politiques en 2011

Le Directeur général des élections a dévoilé les rapports financiers complets des partis politiques autorisés pour l’année financière 2011 (du 1er janvier au 31 décembre), incluant les instances politiques autorisées (associations de circonscription, associations régionales, etc.).

Déduire le membership des partis

Nous avons pris l’habitude ces dernières années de calculer le membership des partis politiques à partir des données contenues dans leurs rapports financiers et ceux de leurs instances (pour ceux que ça intéresse, vous pouvez consulter nos articles précédents sur les rapports financiers de 2006, 2007, 2008, 2009 et 2010). Puisque la Loi électorale oblige les partis à comptabiliser distinctement les «revenus d’adhésion»(1), il est possible, en connaissant le coût annuel d’une carte de membre (information disponible sur le site Web des partis politiques), de déduire le nombre d’adhésions à un parti politique en 2010(2).

Combien d’adhésions aux partis en 2011?

Selon les rapports financiers des 19 partis politiques autorisés au 31 décembre 2011 et de leurs instances, le nombre d’adhésions à chaque parti politique serait le suivant:

  • Parti libéral du Québec: 81 693 adhésions (revenus d’adhésion: 408 465$, prix annuel d’une carte, 5$);
  • Parti québécois: 38 540 adhésions (revenus d’adhésion: 192 700$, prix annuel d’une carte, 5$);
  • Québec solidaire: 5 224 adhésions (revenus d’adhésion: 26 122$, prix annuel d’une carte, 5$);
  • Action démocratique du Québec: 1 574 adhésions (revenus d’adhésion: 15 740$, prix annuel d’une carte, 10$);
  • Option nationale: 1 150 adhésions (revenus d’adhésion: 11 495$, prix annuel d’une carte, 5$);
  • Coalition avenir Québec: ND (revenus d’adhésion: 2 936$, prix annuel d’une carte, 0$ (en théorie));
  • Parti vert du Québec: 257 adhésions (revenus d’adhésion: 1 285$, prix annuel d’une carte, 10$);
  • Parti indépendantiste: 208 adhésions (revenus d’adhésion: 1 040$, prix annuel d’une carte, 5$);
  • Parti communiste du Québec: ND (revenus d’adhésion: 458$);
  • Bloc pot: ND (revenus d’adhésion: 245$);
  • Parti marxiste-léniniste du Québec: ND (revenus d’adhésion: 160$);
  • Parti démocratie chrétienne du Québec: 19 adhésions (revenus d’adhésion: 95$, prix annuel d’une carte, 5$);
  • Québec – Révolution démocratique: ND (revenus d’adhésion: 60$);
  • Mouvement équité au Québec: 3 (revenus d’adhésion: 15$);
  • Nouvelle alliance Québec-Canada: ND (revenus d’adhésion: 0$);
  • Parti égalité: ND (revenus d’adhésion: 0$);
  • Parti nul: ND (revenus d’adhésion: 0$);
  • Parti conservateur du Québec: ND (revenus d’adhésion: 0$);
  • Affiliation Québec: ND (pas de rapport financier).

Membership des principaux partis politiques québécois, 1999-2011

Pour l’année 2011 cependant, certaines variables viennent introduire une dose d’incertitude dans le calcul du membership des partis politiques.

  • Dans le cas de l’Action démocratique du Québec, le coût annuel d’une carte de membre a augmenté de 5$ à 10$ en 2010. Puisqu’il n’est pas possible de savoir avec exactitude à quel moment cette augmentation est entrée en vigueur – et encore moins à quel moment dans l’année les cartes ont été vendues – il existe une certaine incertitude quant au nombre d’adhésions en 2011. Aux fins de cet article, nous avons émis comme hypothèse que toutes les adhésions vendues en 2011 l’ont été à 10$, ce qui pourrait avoir pour effet de sous-estimer le nombre d’adhérents à l’ADQ lors de sa dernière année d’existence.
  • Pour ce qui est de la Coalition avenir Québec, des revenus d’adhésion de 2 936$ ont été déclarés en 2011. Pourtant, officiellement, l’adhésion à ce parti est gratuite. Pour cette raison, il est impossible de déduire un nombre déterminé d’adhérents comme c’est le cas avec les autres partis.
  • Option nationale n’a pas encore atteint sa première année d’existence. Il est donc trop tôt pour voir si les revenus d’adhésion perçus en 2011 (le parti a été autorisé par le DGE à la fin d’octobre 2011) reflètent la situation réelle du parti où s’ils ne sont qu’une fraction de ce qu’il peut percevoir en 12 mois. La même situation s’appliquerait à la CAQ si l’adhésion à ce parti n’était pas gratuite.

Notes:

  1. Les revenus d’adhésion sont définis dans la Loi électorale comme «un montant de 50 $ ou moins payé annuellement par une personne physique à un parti pour en être membre» ()
  2. Nous sommes conscients que cette méthode n’est pas entièrement parfaite et qu’il existe certains éléments d’incertitude dans l’évaluation du membership des partis politiques. Voici d’ailleurs ce que nous disions à ce sujet lorsque nous avons fait l’expérience pour la première fois, en 2007:

    Bien que les calculs ci-dessus soient relativement fiables, il y a tout de même un certain nombre de bémols à souligner :

    • Membres «à renouveler» : Certains partis politiques ont pris l’habitude, lorsqu’ils diffusent des informations sur leur membership, de comptabiliser les membres «à renouveler» (ceux dont l’adhésion est échue depuis un certain temps, généralement moins d’un an) en plus des membres «en règle». Pour notre part, nous préférons souscrire au proverbe anglais disant que «Put your money where your mouth is»; une personne qui est sérieuse dans son affiliation partisane va payer en conséquence et à temps (surtout que 5$ par année, il n’y a pas de quoi ruiner personne). En outre, selon les statuts et règlements de la plupart des partis, un membre dont l’adhésion est «à renouveler» ne peut être actif dans les instances du parti (vote lors des assemblées générales, etc.) s’il n’a pas payé son renouvellement.
    • Adhésions sur plusieurs années : la plupart des partis politiques permettent à leurs membres, s’ils le souhaitent, de payer leur carte de membre sur plusieurs années (jusqu’à trois ans). Or, comme les frais d’adhésion sont déboursés en une seule fois, le paiement total apparaît dans les livres comptables lors de la première année couverte par le versement, ce qui peut fausser légèrement le nombre total d’adhésions lors d’une année donnée. Toutefois, à notre connaissance, cette pratique n’est pas très répandue et la plupart des personnes qui adhèrent à un parti politique renouvellent leur adhésion annuellement.

    Cela étant, en raison des données publiques disponibles, la méthode que nous avons développée semble être la meilleure pour évaluer le nombre approximatif d’adhérents aux partis politiques. En tout cas, nos critiques n’ont jamais été en mesure de proposer une meilleure méthode. ()

Le point sur les candidatures: semaine du 11 juin 2012

Parti Candidats officiels(1) Investitures contestées(2) Investitures à venir(3)
Parti libéral du Québec 32 (25,6%(4)) 0 1
Parti québécois 67(53,6%) 7 1
Coalition avenir Québec 57 (45,6%) S.O. S.O.
Québec solidaire 75 (60,0%) 4 1
Option nationale 32 (25,6%) N.D. N.D.
Parti vert du Québec 2 (1,6%) N.D. N.D.
40e élection générale - Investitures des principaux partis politiques - progression

40e élection générale - Investitures des principaux partis politiques - progression

À voir également:

Notes:

  1. Nombre de candidats officiels nommés conformément au processus de sélection du parti. ()
  2. Nombre d’assemblées d’investiture où il y avait 2 candidats en lice ou plus. ()
  3. Nombre d’assemblées d’investiture convoquées et publicisées pour les 30 prochains jours. ()
  4. Pourcentage de circonscriptions électorales où un candidat a été officiellement nommé. ()

Le point sur les candidatures: semaine du 16 mai 2012

Parti Candidats officiels(1) Investitures contestées(2) Investitures à venir(3)
Parti libéral du Québec 27 (21,6%(4)) 0 0
Parti québécois 63 (50,4%) 7 0
Coalition avenir Québec 58 (46,4%) S.O. S.O.
Québec solidaire 66 (52,8%) 4 4
Option nationale 13 (10,4%) N.D. N.D.
Parti vert du Québec 2 (1,6%) N.D. N.D.
40e élection générale - Investitures des principaux partis politiques - progression

40e élection générale - Investitures des principaux partis politiques - progression

À voir également:

Notes:

  1. Nombre de candidats officiels nommés conformément au processus de sélection du parti. ()
  2. Nombre d’assemblées d’investiture où il y avait 2 candidats en lice ou plus. ()
  3. Nombre d’assemblées d’investiture convoquées et publicisées pour les 30 prochains jours. ()
  4. Pourcentage de circonscriptions électorales où un candidat a été officiellement nommé. ()

Le point sur les candidatures: semaine du 9 mai 2012

Parti Candidats officiels(1) Investitures contestées(2) Investitures à venir(3)
Parti libéral du Québec 24 (19,2%(4)) 0 0
Parti québécois 60 (48,0%) 7 1
Coalition avenir Québec 45 (36,0%) S.O. S.O.
Québec solidaire 66 (52,8%) 4 3
Option nationale 7 (5,6%) N.D. N.D.
Parti vert du Québec 1 (0,8%) N.D. N.D.
40e élection générale - Investitures des principaux partis politiques - progression

40e élection générale - Investitures des principaux partis politiques - progression

À voir également:

Notes:

  1. Nombre de candidats officiels nommés conformément au processus de sélection du parti. ()
  2. Nombre d’assemblées d’investiture où il y avait 2 candidats en lice ou plus. ()
  3. Nombre d’assemblées d’investiture convoquées et publicisées pour les 30 prochains jours. ()
  4. Pourcentage de circonscriptions électorales où un candidat a été officiellement nommé. ()

Le point sur les candidatures: semaine du 30 avril 2012

Parti Candidats officiels(1) Investitures contestées(2) Investitures à venir(3)
Parti libéral du Québec 22 (17,7%(4)) 0 1
Parti québécois 53 (42,4%) 6 4
Coalition avenir Québec 45 (36,0%) S.O. S.O.
Québec solidaire 64 (51,2%) 4 4
Option nationale 5 (4,0%) N.D. N.D.
Parti vert du Québec 1 (0,8%) N.D. N.D.
40e élection générale - Investitures des principaux partis politiques - progression

40e élection générale - Investitures des principaux partis politiques - progression

À voir également:

Notes:

  1. Nombre de candidats officiels nommés conformément au processus de sélection du parti. ()
  2. Nombre d’assemblées d’investiture où il y avait 2 candidats en lice ou plus. ()
  3. Nombre d’assemblées d’investiture convoquées et publicisées pour les 30 prochains jours. ()
  4. Pourcentage de circonscriptions électorales où un candidat a été officiellement nommé. ()

Le point sur les candidatures: semaine du 23 avril 2012

Parti Candidats officiels(1) Investitures contestées(2) Investitures à venir(3)
Parti libéral du Québec 17 (13,6%(4)) 0 2
Parti québécois 49 (39,2%) 6 3
Coalition avenir Québec 40 (32,0%) S.O. S.O.
Québec solidaire 60 (48,0%) 4 4
Option nationale 4 (3,2%) N.D. N.D.
Parti vert du Québec 1 (0,8%) N.D. N.D.

À voir également:

Notes:

  1. Nombre de candidats officiels nommés conformément au processus de sélection du parti. ()
  2. Nombre d’assemblées d’investiture où il y avait 2 candidats en lice ou plus. ()
  3. Nombre d’assemblées d’investiture convoquées et publicisées pour les 30 prochains jours. ()
  4. Pourcentage de circonscriptions électorales où un candidat a été officiellement nommé. ()

Le point sur les candidatures: semaine du 16 avril 2012

Parti Candidats officiels(1) Investitures contestées(2) Investitures à venir(3)
Parti libéral du Québec 16 (12,8%(4)) 0 2
Parti québécois 49 (39,2%) 6 1
Coalition avenir Québec 32 (25,6%) S.O. S.O.
Québec solidaire 56 (44,8%) 4 5

À voir également:

Notes:

  1. Nombre de candidats officiels nommés conformément au processus de sélection du parti. ()
  2. Nombre d’assemblées d’investiture où il y avait 2 candidats en lice ou plus. ()
  3. Nombre d’assemblées d’investiture convoquées et publicisées pour les 30 prochains jours. ()
  4. Pourcentage de circonscriptions électorales où un candidat a été officiellement nommé. ()

Le point sur les candidatures: semaine du 9 avril 2012

Voici où en sont les principaux partis politiques dans leur processus de sélection des candidats en date du 9 avril 2012:

Parti Candidats officiels(1) Investitures contestées(2) Investitures à venir(3)
Parti libéral du Québec 10 (8,0%(4)) 0 1
Parti québécois 36 (28,8%) 5 6
Coalition avenir Québec 18 (14,4%) S.O. S.O.
Québec solidaire 55 (44,0%) 4 4

À voir également:

Notes:

  1. Nombre de candidats officiels nommés conformément au processus de sélection du parti. ()
  2. Nombre d’assemblées d’investiture où il y avait 2 candidats en lice ou plus. ()
  3. Nombre d’assemblées d’investiture convoquées et publicisées pour les 30 prochains jours. ()
  4. Pourcentage de circonscriptions électorales où un candidat a été officiellement nommé. ()

Le point sur les candidatures: semaine du 19 mars 2012

En date du 18 mars 2012, le portrait est le suivant:

Parti Candidats officiels(1) Investitures contestées(2) Investitures à venir(3)
Parti libéral du Québec 6 0 N.D.
Parti québécois 18 1 9
Coalition avenir Québec 8 S.O. S.O.
Québec solidaire 50 4 8

À voir également:

Notes:

  1. Nombre de candidats officiels nommés conformément au processus de sélection du parti. ()
  2. Nombre d’assemblées d’investiture où il y avait 2 candidats en lice ou plus. ()
  3. Nombre d’assemblées d’investiture convoquées et publicisées pour les 30 prochains jours. ()

Le point sur les candidatures: semaine du 12 mars 2012

Nous débutons aujourd’hui une chronique (à peu près) hebdomadaire sur le processus de sélection des candidats des principaux partis politiques en vue de la prochaine élection générale. Sur la base des nouvelles dans les médias (principalement des médias locaux et régionaux) et des sorties de presse des diverses instances des principaux partis politiques (communiqués, sites web, médias sociaux, etc.), nous ferons périodiquement un bilan de l’état d’avancement du processus de sélection des candidats.

Pour cette semaine, le portrait ressemble à ceci:

Parti Candidats officiels (au 11 mars incl.) Investitures à venir (d’ici au 11 avril incl.)
Parti libéral du Québec 6 N.D.
Parti québécois 11 11
Coalition avenir Québec 7 S.O.
Québec solidaire 33 22
  • Le nombre de candidats officiels correspond nombre de candidats officiels nommés conformément au processus de sélection du parti c’est-à-dire, dans la plupart des cas, en assemblée d’investiture. Le cas de la Coalition avenir Québec est un peu particulier puisque les dirigeants du parti ont indiqué d’entrée de jeu qu’il n’y aurait aucune assemblée d’investiture en vue de la prochaine élection générale, les candidats étant tous nommés par le chef du parti, M. François Legault. Par conséquent, seront comptés comme candidats officiels de la CAQ ceux qui auront été annoncés par les instances officielles du parti.
  • Le nombre d’investitures à venir correspond au nombre d’assemblées d’investiture convoquées et publicisées pour les 30 prochains jours. Nous insistons sur le mot «publicisées» car les partis n’ont pas des politiques uniformes de divulgation de l’information. D’un côté du spectre, le PLQ a eu tendance jusqu’à présent à ne pas publiciser d’avance la date de ses assemblées d’investiture tandis que d’un autre côté, QS a tendance à publiciser davantage ce genre d’information(1). Par conséquent, le nombre d’assemblées d’investiture que nous recensons ici est vraisemblablement inférieur au nombre réel d’assemblées convoquées.

Par ailleurs, vous pouvez nous suivre sur Twitter (@QuebecPolitique) pour avoir une revue de presse (relativement) à jour des nouvelles et rumeurs parues dans les médias (Untel songe à se présenter pour le Parti X; Telautre ne veut plus être candidat du Parti Y, Chose affrontera Machin à l’investiture du Parti Z, etc.). Ces informations sont également reprises dans nos listes de candidats. Nous sommes en mode rattrapage à cet égard, mais nous prévoyons compléter une mise à jour de l’ensemble des 125 circonscriptions le week-end prochain (pour l’instant, les comtés de A à M sont à jour). Enfin, nous avons un calendrier des assemblées d’investiture qui, lui, est à jour à la lumière de l’information qui est rendue publique par les différents partis.

Notes:

  1. Avis aux adeptes des théories du complot: inutile d’invoquer un soi-disant agenda caché pour dénoncer une quelconque «partisanerie» dans notre couverture des assemblées d’investiture. Si certains partis sont sur/sous-représentés par rapport à d’autres, c’est uniquement en raison de leur propension (ou de leur absence d’intérêt) à diffuser l’information sur leur processus de sélection des candidats. ()

Composition de l’Assemblée nationale au 14 février 2012

En date du 14 février 2012, à la suite de l’entrée en vigueur de la fusion intervenue entre l’Action démocratique du Québec et la Coalition avenir Québec en décembre 2011, la composition de l’Assemblée nationale du Québec est la suivante:

Nathalie Normandeau démissionne

Nathalie Normandeau

Nathalie Normandeau (LIB), députée de Bonaventure (1998-2011)

À cette heure tardive, vous êtes probablement déjà au courant de la démission de Nathalie Normandeau (LIB), qui était jusqu’à aujourd’hui députée de Bonaventure, vice-première ministre et ministre des Ressources naturelles et de la Faune dans le gouvernement Charest.

À la suite de cette démission, nous avons mis à jour nos pages sur les députés de la 39e législature, la composition du Conseil des ministres et l’histoire politique de Bonaventure.

En outre, nous venons tout juste de mettre en ligne notre section spéciale sur la prochaine élection partielle dans la circonscription électorale de Bonaventure. Cette élection doit avoir lieu d’ici au 9 avril 2012, s’il n’y a pas d’élection générale entre-temps.

Bien entendu, il faudra vraisemblablement attendre quelques jours avant qu’émergent les premières rumeurs de candidatures, mais fidèles à notre habitude, nous resterons à l’affut.

Poursuivez la lecture de «Nathalie Normandeau démissionne»→

Membership des partis politiques en 2010

Nous vous avions suggérés d’être patients le mois dernier, votre patience est aujourd’hui récompensée: le Directeur général des élections a dévoilé les rapports financiers complets des partis politiques autorisés pour l’année financière 2010 (du 1er janvier au 31 décembre). Contrairement aux données sur les principaux partis publiées au début de mai, les rapports d’aujourd’hui incluent les résultats de toutes les instances politiques autorisées (associations de circonscription, associations régionales, etc.).

Déduire le membership des partis, comment est-ce possible?

Depuis maintenant 5 ans, nous nous employons à calculer le membership des partis politiques à partir des données contenues dans leurs rapports financiers et ceux de leurs instances (pour ceux que ça intéresse, vous pouvez consulter nos articles précédents sur les rapports financiers de 2006, 2007, 2008 et 2009). Comment est-il possible de déduire le nombre d’adhérents à un parti politique alors qu’il s’agit, au mieux, d’un secret d’État, et, au pire, une source de spins plus farfelus les uns que les autres? Tous simplement parce que la Loi électorale oblige les partis à comptabiliser distinctement leurs diverses sources de financement, dont les «revenus d’adhésion», qui sont définis dans la Loi comme «un montant de 50 $ ou moins payé annuellement par une personne physique à un parti pour en être membre».

Bref, en connaissant le montant total des revenus d’adhésion (info disponible dans les états financiers vérifiés) et le prix d’une carte de membre (info disponible sur le site Web des partis politiques), il suffit d’une règle de 3 pour trouver le nombre d’adhésions en 2010 et, par déduction, le nombre de membres appartenant à un parti politique (1).

Combien d’adhésions aux partis en 2010?

Selon les rapports financiers des 16 partis politiques autorisés au 31 décembre 2010 et de leurs instances, le nombre d’adhésions à chaque parti politique serait le suivant:

  • Parti québécois: 52 643 adhésions (revenus d’adhésion: 263 216$, prix annuel d’une carte, 5$);
  • Parti libéral du Québec: 42 365 adhésions (revenus d’adhésion: 211 825$, prix annuel d’une carte, 5$);
  • Québec solidaire: 4 691 adhésions (revenus d’adhésion: 23 455$, prix annuel d’une carte, 5$);
  • Action démocratique du Québec: 2 484 adhésions (revenus d’adhésion: 12 420$, prix annuel d’une carte, 5$);
  • Parti vert du Québec: 624 adhésions (revenus d’adhésion: 3 120$, prix annuel d’une carte, 5$);
  • Parti indépendantiste: 199 adhésions (revenus d’adhésion: 995$, prix annuel d’une carte, 5$);
  • Parti démocratie chrétienne du Québec: 34 adhésions (revenus d’adhésion: 170$, prix annuel d’une carte, 5$(2));
  • Parti marxiste-léniniste du Québec: ND (revenus d’adhésion: 210$);
  • Mouvement équité au Québec: ND (revenus d’adhésion: 70$);
  • Bloc pot: ND (revenus d’adhésion: 135$);
  • Parti communiste du Québec: ND (revenus d’adhésion: 0$);
  • Nouvelle alliance Québec-Canada: ND (revenus d’adhésion: 0$);
  • Parti égalité: ND (revenus d’adhésion: 0$);
  • Parti nul: ND (revenus d’adhésion: 0$);
  • Affiliation Québec: ND (pas de rapport financier);
  • Parti conservateur du Québec: ND (pas de rapport financier).

Membership des principaux partis politiques québécois, 1999-2010

Le moins que l’on puisse dire en examinant les tendances historiques du membership, c’est que l’adhésion aux principaux partis politiques bat de l’aile ces années-ci. Dans le cas du Parti libéral du Québec, les 211 825$ de revenus d’adhésion (42 365 adhésions annuelles vendues) font de 2010 la pire année depuis que la Loi sur le financement des partis politiques, adoptée en 1978, oblige les partis à rendre publics leurs revenus d’adhésion. La 2e pire année de l’histoire du PLQ est 1978, où ils avaient recueilli 226 220$ en frais d’adhésion (et encore, le prix d’une carte était moindre à l’époque). En ce qui a trait au Parti québécois, 2010 est également la pire année depuis 1978 (263 216$). À cet égard, le contraste est d’autant plus saisissant lorsqu’on sait que ce parti a déjà recueilli dans les 700 000$ de revenus d’adhésion (1982, 1994, 2005), voire 800 000$ (1985) ou même 1,4 M$ en 1 an (1981, à une époque où le prix d’une carte était moindre qu’aujourd’hui). Quant à l’Action démocratique du Québec, si 2010 (12 420$) n’est pas la pire année de son histoire, il faut remonter à l’année 2000 pour retrouver des revenus d’adhésion moindres que cette année. D’ailleurs, il tombe au 4e rang, Québec solidaire ayant recueilli 23 455$ en frais d’adhésion en 2010, ce qui donne 4 691 adhésions annuelles vendues. À ce chapitre, QS n’est pas loin de son record historique (24 075$ en 2006).

Quant aux autres partis politiques ayant des revenus d’adhésion, aucun n’a vendu au-delà de 1 000 adhésions annuelles (même en appliquant la règle du 5$ par carte par année aux partis pour lesquels l’information n’est pas disponible).
Notes:

  1. Nous sommes conscients que cette méthode n’est pas entièrement parfaite et qu’il existe certains éléments d’incertitude dans l’évaluation du membership des partis politiques. Voici d’ailleurs ce que nous disions à ce sujet lorsque nous avons fait l’expérience pour la première fois, en 2007:

    Bien que les calculs ci-dessus soient relativement fiables, il y a tout de même un certain nombre de bémols à souligner :

    • Membres «à renouveler» : Certains partis politiques ont pris l’habitude, lorsqu’ils diffusent des informations sur leur membership, de comptabiliser les membres «à renouveler» (ceux dont l’adhésion est échue depuis un certain temps, généralement moins d’un an) en plus des membres «en règle». Pour notre part, nous préférons souscrire au proverbe anglais disant que «Put your money where your mouth is»; une personne qui est sérieuse dans son affiliation partisane va payer en conséquence et à temps (surtout que 5$ par année, il n’y a pas de quoi ruiner personne). En outre, selon les statuts et règlements de la plupart des partis, un membre dont l’adhésion est «à renouveler» ne peut être actif dans les instances du parti (vote lors des assemblées générales, etc.) s’il n’a pas payé son renouvellement.
    • Adhésions sur plusieurs années : la plupart des partis politiques permettent à leurs membres, s’ils le souhaitent, de payer leur carte de membre sur plusieurs années (jusqu’à trois ans). Or, comme les frais d’adhésion sont déboursés en une seule fois, le paiement total apparaît dans les livres comptables lors de la première année couverte par le versement, ce qui peut fausser légèrement le nombre total d’adhésions lors d’une année donnée. Toutefois, à notre connaissance, cette pratique n’est pas très répandue et la plupart des personnes qui adhèrent à un parti politique renouvellent leur adhésion annuellement.

    Cela étant, en raison des données publiques disponibles, la méthode que nous avons développée semble être la meilleure pour évaluer le nombre approximatif d’adhérents aux partis politiques. En tout cas, nos critiques n’ont jamais été en mesure de proposer une meilleure méthode. ()

  2. Selon le site Internet du Parti démocratie chrétienne du Québec, à l’époque où il était encore en ligne. ()

Retour sur la candidature libérale dans Kamouraska-Témiscouata

La station CIMT-TV de Rivière-du-Loup, affiliée au réseau TVA, brossait la semaine dernière un tableau des discussions entourant le choix du prochain candidat du Parti libéral du Québec en vue de l’élection partielle qui doit avoir lieu dans Kamouraska-Témiscouata d’ici au printemps prochain. Ainsi, selon TVA (et selon LePlacoteux.com qui consacrait un article là-dessus précédemment), 3 candidates seraient présentement «en réflexion» quand à la possibilité de se présenter sous la bannière du Parti libéral du Québec:

  • Mme Josiane Bérubé, attachée politique de la ministre des Ressources naturelles et de la Faune, Nathalie Normandeau (LIB).
  • Mme France Dionne, ex-députée de Kamouraska-Témiscouata (LIB) (1985-1997) (selon la journaliste Stéphanie Gendron de CIEL-FM Rivière-du-Loup. À CIMT-TV, on la compte parmi les candidats potentiels qui se seraient retirés de la course.)
  • Mme Émilie Nadeau, avocate.
  • Mme Béatrice Pelletier, ex-attachée politique de l’ex-député de Kamouraska-Témiscouata, Claude Béchard (LIB).

Par ailleurs, un certain nombre de candidats potentiels auraient déjà indiqué qu’ils ne seraient pas de la course en vue de la prochaine élection partielle. Parmi les noms qui ont circulé, mentionnons:

  • M. Serge Fortin, préfet de la MRC de Témiscouata.
  • M. Simon Laboissonnière, conseiller municipal à la Ville de Saint-Pascal.
  • M. Yvon Soucy, préfet de la MRC de Kamouraska.

Membership des partis politiques en 2009

Le Directeur général des élections a dévoilé cet après-midi les rapports financiers des partis politiques autorisés pour l’année financière 2009 (du 1er janvier au 31 décembre). Ces données incluent les résultats des instances politiques autorisées (associations de circonscription, associations régionales, etc.).

Déduire le membership d’un parti à partir de son rapport financier

En vertu des sources de financement prévues dans la Loi électorale, les «revenus d’adhésion», soit «un montant de 50 $ ou moins payé annuellement par une personne physique à un parti pour en être membre», doivent être comptabilisés séparément dans les rapports financiers des partis politiques. Il est donc possible de déduire le membership des partis politiques par une simple règle de 3, dans la mesure où les revenus totaux d’adhésion (info disponible dans les états financiers vérifiés) et le prix d’une carte de membre (info disponible sur le site Web des partis politiques) sont connus. Depuis plusieurs années (en 2006, 2007) et 2008), nous nous sommes amusés à faire ce calcul.

Les chiffres de 2009

Selon les rapports financiers des 16 partis politiques autorisés au 31 décembre 2009 et de leurs instances, le nombre d’adhésions au sein de chaque parti politique serait le suivant:

  • Parti québécois: 53 362 adhérents;
  • Parti libéral du Québec: 51 342 adhérents;
  • Action démocratique du Québec: 6 120 adhérents;
  • Québec solidaire: 3 257 adhérents;
  • Parti vert du Québec: 367 adhérents;
  • Parti indépendantiste: 81 adhérents;
  • Parti démocratie chrétienne du Québec: 27 adhérents;
  • Parti égalité: 5 adhérents;
  • Parti marxiste-léniniste du Québec: ND (revenus d’adhésion: 1 030$);
  • Mouvement équité au Québec: ND (evenus d’adhésion: 100$);
  • Bloc pot: ND (revenus d’adhésion: 26$);
  • Parti conservateur du Québec: ND (revenus d’adhésion: 25$);
  • Parti communiste du Québec: ND (revenus d’adhésion: 0$);
  • Parti de la réforme financière: ND (revenus d’adhésion: 0$);
  • Parti nul: ND (Revenus d’adhésion: 0$);
  • Affiliation Québec: ND (pas de rapport financier);

Il n’est pas anormal de voir une baisse des contributions financières et des adhésions aux partis politiques lors d’une année post-électorale comme le fut 2009. Néanmoins, si on analyse le membership selon une perspective historique, 2009 constitue pour le Parti libéral du Québec et le Parti québécois leur pire année en 10 ans. De 1999 à 2008, le membership annuel moyen était de 76 559 au PLQ et de 80 061 au PQ. En 2009, le membership était de 51 342 et de 53 362 respectivement, ce qui les place presque à égalité. Quant aux autres partis, tous ont également subi une baisse des revenus d’adhésion, à l’exception du Parti marxiste-léniniste du Québec.

Membership des principaux partis politiques québécois, 1999-2009

Simon-Pierre Diamond, candidat libéral dans Vachon?

Simon-Pierre DiamondSelon l’hebdo Le courrier du sud de Longueuil, l’ex-député adéquiste de Marguerite-D’Youville et ex-directeur général de l’ADQ, Simon-Pierre Diamond, porterait les couleurs du Parti libéral du Québec lors de la prochaine élection partielle dans Vachon. M. Diamond a été élu député de Marguerite-D’Youville lors de l‘élection générale de 2007, obtenant 37,07% des bulletins valides, puis fut défait lors de l’élection générale suivante (en 2008), terminant alors au 3e rang avec 18,46% des bulletins valides. Il a occupé plusieurs fonctions au sein de l’Action démocratique du Québec, notamment la présidence de la Commission des jeunes de l’ADQ de 2004 à 2007, puis la direction générale du parti en 2009.

La conférence de presse annonçant la candidature, qui doit avoir lieu demain, avait été convoquée vendredi dernier sans plus de détails sur l’identité du candidat libéral.

Tony Tomassi démissionne comme ministre

Le député de LaFontaine et ministre de la Famille, Tony Tomassi (ind.), a été démis de ses fonctions
du Cabinet cet après-midi dans des circonstances expliquées plus en détails dans cet article de La Presse. M. Tomassi a également quitté le groupe parlementaire du Parti libéral du Québec et siègera désormais comme député indépendant. Pour sa part, la députée de Nelligan et ministre des Communautés culturelles et de l’Immigration, Yolande James (LIB), cumulera également le poste de ministre de la Famille. Poursuivez la lecture de «Tony Tomassi démissionne comme ministre»→

Alain Dépatie, candidat de l’ADQ dans Vachon?

Selon Télévision Rive-Sud (TVRS), l’Action démocratique du Québec aurait, il y a quelques semaines, tenté de convaincre Alain Dépatie, conseiller municipal (district no 7) à la Ville de Saint-Lambert et candidat défait (ADQ) lors de l’élection générale de 2008 dans Laporte, pour porter les couleurs du parti lors de l’élection partielle qui doit avoir lieu dans Vachon d’ici le milieu de l’été 2010. M. Dépatie avait obtenu 9,44% des bulletins valides dans Laporte lors de la dernière élection générale, ce qui lui a valu le 3e rang.

Pour ce qui est du Parti libéral du Québec, TVRS rapporte que le parti serait encore en «période de consultation pour identifier un candidat».

(via @gtherrien)

Jean D’Amour, réintégré

Le député de D’Arcy-McGee et président du caucus gouvernemental, Lawrence Bergman (LIB), a annoncé aujourd’hui la réintégration du député de Rivière-du-Loup, Jean D’Amour (LIB), au sein du caucus gouvernemental.

M. D’Amour avait quitté le groupe parlementaire du Parti libéral du Québec le 10 novembre dernier afin de siéger comme député indépendant après avoir admis qu’un entrepreneur en construction lui avait donné une enveloppe d’argent comptant destinée à un candidat à la mairie de Rivière-du-Loup lors d’une élection partielle tenue dans cette municipalité en 2007. Or, le Directeur général des élections du Québec et l’Opération Marteau ont tous deux confirmé cette semaine qu’il ne fera pas l’objet d’une enquête ou de vérifications supplémentaires. Poursuivez la lecture de «Jean D’Amour, réintégré»→

Jean D’Amour devient député indépendant

Le député de Rivière-du-Loup, Jean D’Amour (LIB), a annoncé aujourd’hui en conférence de presse son retrait du groupe parlementaire du Parti libéral du Québec après avoir admis qu’un entrepreneur en construction lui avait donné une enveloppe d’argent comptant destinée à un candidat à la mairie de Rivière-du-Loup lors d’une élection partielle tenue dans cette municipalité en 2007. Ayant contacté le Directeur général des élections et la Sûreté du Québec sur cette affaire, M. D’Amour siègera comme député indépendant d’ici à ce que des vérifications soient faites par les autorités concernées.

Point de presse de M. Jean D’Amour, député de Rivière-du-Loup

Le mardi 10 novembre 2009

(Treize heures quarante et une minutes)

M. D’Amour: Alors, merci, mesdames, messieurs. En début de semaine dernière, sur les ondes de CIEL-FM et dans une nouvelle reprise dans le journal… dans le journal, pardon, Le Soleil le lendemain, le maire de Rivière-du-Loup, Michel Morin, racontait avoir fait l’objet, en 2007, d’une tentative de financement de la part d’un entrepreneur. Cette histoire me concerne dans une certaine mesure. En avril 2007, quelques semaines seulement après avoir été défait dans une élection provinciale générale, je rentrais chez mois en après-midi au terme d’une journée de travail sur la ferme. Et mon épouse m’informait qu’une personne s’était rendue à mon domicile pour y déposer une enveloppe en mon absence. C’était pendant la tenue de l’élection à la mairie de Rivière-du-Loup, pour combler le poste que j’avais quitté.

À ma grande surprise, cette enveloppe non cachetée contenait cinq billets de 100 $ et portait la mention: À remettre à Michel Morin pour sa campagne électorale. J’étais extrêmement surpris, pensant qu’il pouvait s’agir de financement illégal. J’ai contacté M. Morin pour l’en aviser. Sans hésiter, il m’a dit ne pas comprendre pourquoi on lui offrait son enveloppe et m’a dit, à ma grande satisfaction, qu’il refusait toute contribution. Je n’ai jamais douté de lui, je le connais personnellement comme une personne honnête et intègre. J’ai d’ailleurs demandé à M. Morin de parler directement à l’entrepreneur pour dissiper toute ambiguïté, ce qu’il a fait sans délai. J’ai aussi contacté l’entrepreneur et je lui ai demandé de venir chercher son argent, ce qu’il a fait le lendemain ou le surlendemain. Je n’ai jamais été un intermédiaire et je ne le serai jamais. Je pensais et je pense toujours que l’entrepreneur, que je connais depuis quelques années maintenant, a posé un geste maladroit, ne connaissant pas la Loi électorale, selon ce qu’il m’a confié lui-même lorsqu’il est venu chercher son enveloppe.
Vendredi dernier, à mon bureau de comté, l’entrepreneur a réitéré qu’il avait posé ce geste, ne connaissant pas la Loi électorale. Je l’ai reçu environ 1 min 30 s. à deux minutes, lui disant qu’on ne pouvait se parler, son dossier étant sous enquête. J’en parle aujourd’hui parce que M. Morin a rendu la chose publique. Dans ces circonstances, j’ai moi-même logé un appel à opération Marteau vendredi dernier, vers 13 h 30, et, hier, j’ai contacté le Directeur général des élections. De plus, je lui ai adressé une lettre ce matin.
Nous devons, en politique plus que tout, plus que dans tout autre domaine, donner l’exemple, et j’espère maintenant que toute la lumière soit faite rapidement sur cette question. Néanmoins, je conviens être dans une position inconfortable et, pour cette raison, j’ai pris la décision de me retirer temporairement du caucus libéral. Il ne fait aucun doute dans mon esprit que, ces vérifications faites, je pourrai revenir au sein du caucus libéral au cours des prochaines semaines, sinon au cours des prochains jours. Mon intégrité n’a pas de prix, et c’est ce que les vérifications démontreront. Voilà.

M. Duchesne (Pierre): À quelle date la lettre, l’enveloppe a été déposée? Chez vous, d’après ce que je comprends?

M. D’Amour: Oui. Ça s’est fait en avril. La date précise, je ne l’ai pas. Entre le 26 mars, finalement, et le 4 mai, la date des élections à la ville de Rivière-du-Loup. Vers, probablement, la troisième semaine d’avril.

M. Boivin (Simon): M. Morin semblait parler d’octroi d’enveloppe d’argent cash, à Rivière-du-Loup, comme d’une pratique courante. Pourquoi l’entrepreneur a jugé bon de passer par vous pour remettre son enveloppe à M. Morin?

M. D’Amour: Moi, ce qu’il m’a expliqué, c’est qu’il a entendu une entrevue de moi à la radio un matin où je disais appuyer Michel Morin – c’était le cas – et ce qu’il m’a confié pour expliquer la situation, c’est qu’il était dans un commerce tout près de chez moi, qui s’appelle Équipements Yves Landry, et, comme il était près de chez moi, il a laissé cette enveloppe-là chez nous. L’explication est aussi simple que ça.

Journaliste: Avez-vous déjà reçu des enveloppes comme ça lorsque vous étiez … Rivière-du-Loup?

M. D’Amour: Jamais, monsieur. Jamais.

M. Deschênes (Alexis): Est-ce qu’on vous en a déjà offert?

M. D’Amour: Jamais non plus.

M. Duchesne (Pierre): Sept mois pour appeler le Directeur général des élections. Ça fait sept mois que c’est passé, ça?

M. D’Amour: Ça fait deux ans et huit mois ou à peu près. Pourquoi? c’est simple. C’est que j’ai reçu le monsieur, l’entrepreneur en question, je lui ai remis son enveloppe, je lui ai remis son argent, et, en discutant avec lui, ce qu’il m’a dit, et je n’ai aucune raison d’en douter, ce qu’il m’a dit, c’est qu’il ne connaît pas la Loi électorale. Alors, comme il ne connaissait pas la Loi électorale, que c’est un geste que je considérais comme étant maladroit et qu’il a repris son argent, je n’ai pas cru bon à ce moment-là en parler. Je me suis dit : je ne veux pas nuire à personne, c’est réglé, l’argent est retourné à son expéditeur, et ça s’est terminé comme ça. Et c’est M. Morin…

M. Salvet (Jean-Marc): Pourquoi vous en parlez aujourd’hui? Qu’est-ce qu’il y a de changé?

M. D’Amour: Parce que M. Morin en a parlé. Comme il a senti le besoin d’en parler, c’est très correct, je respecte ça, mais je sens aussi le besoin de justifier cette affaire-là.

M. Deschênes (Alexis): De quel entrepreneur s’agit-il?

M. D’Amour: Écoutez, on est sous enquête, hein, j’ai adressé, je l’ai dit tantôt, une lettre à la direction générale des élections, alors je pense qu’il faut protéger ça pour le moment. Puis, si j’interviens puis je reviens sur la question qui m’a été posée, si je reviens aujourd’hui puis si je pose ce geste-là aujourd’hui, ce n’est évidemment pas de gaîté de coeur. Cependant, mon intégrité n’a pas de prix, je l’ai mentionné. Je le fais pour ma famille, je le fais pour mes collègues et puis je le fais aussi parce qu’en fin de semaine, j’étais dans des activités de comté comme député, Noël chez nous, à Rivière-du-Loup à la commémoration du Jour du souvenir, et, à six occasions, il y a des gens qui sont venus me voir puis qui ont dit: C’est qui, l’entrepreneur? Et j’ai entendu des noms qui n’avaient rien à voir.
Donc, pour l’ensemble de ces gens-là, aujourd’hui, moi, je sens le besoin de poser ce geste-là. J’espère que les choses vont aller rapidement, vont aller rondement pour qu’on puisse clarifier, que je puisse le plus rapidement possible réintégrer le caucus chez nous, chez les libéraux.

M. Duchesne (Pierre): Votre propre parti disait: Si vous avez des choses à déclarer faites-le. Il le disait à l’ADQ, il le disait au PQ. Vous, vous ne disiez rien. Pendant ce temps-là vous attendiez une dénonciation, M. D’Amour?

M. D’Amour: C’est exactement ce que je fais. Je me suis adressé à opération Marteau vendredi dernier et à la direction générale des élections.

M. Boivin (Simon): Mais pourquoi est-ce que, dans le cas du Commissaire au lobbyisme – vous êtes sous enquête – vous ne vous êtes pas retiré du caucus libéral, mais, cette fois-ci, vous vous sentez obligé de vous retirer du caucus libéral.

M. D’Amour: Bien, écoutez, je ne l’ai pas fait dans le cadre du Commissaire au lobbyisme, parce que ça regarde mes anciennes fonctions. Ça ne me touche pas comme député, ce n’est pas quelque chose qui est politique. Alors là, il y a une portée politique aujourd’hui, puis je veux que les choses s’éclaircissent le plus rapidement possible. Et je vais vous dire que, quitter un caucus, il faut un certain courage, puis, en mon âme et conscience, aujourd’hui, c’est le geste que je me dois de poser. L’intégrité n’a pas de prix, puis, en politique, on doit donner l’exemple. Et, de toute évidence, cette situation-là a heurté M. Morin. Moi, je respecte la déclaration qu’il a faite, et mon rôle à moi, c’est de faire en sorte que la lumière soit faite.
Donc, il y a des éléments, il y a un processus, il y a des mesures qui ont été mises en place, d’abord opération Marteau, et d’autre part la direction générale des élections. Hier, j’ai parlé au secrétaire général de la direction générale des élections; ce que je souhaite, c’est qu’on agisse le plus rapidement possible. Moi, je me rends disponible pour les questions qu’on pourrait me poser au moment qu’ils jugeront opportun.

M. Robillard (Alexandre): Avez-vous été interrogé par le Commissaire au lobbyisme?

M. D’Amour: Non.

Mme Brassard (Marie-Andrée): Est-ce que M. Charest vous a demandé de vous retirer du caucus?

M. D’Amour: Je n’ai pas parlé à M. Charest de ça de vive voix ou en personne ou…

Mme Brassard (Marie-Andrée): …l’entourage qui vous a demandé de vous retirer?

M. Chartrand (Yves): Vous n’allez pas nous faire accroire que vous n’avez pas mis M. Charest en…

M. D’Amour: Je n’ai pas eu l’occasion… Je suis très sincère, la main sur le coeur, je vous dis que je n’ai pas eu l’occasion de parler à M. Charest de cette question-là. J’ai rencontré par ailleurs, dimanche en soirée, Marc Croteau, son directeur de cabinet, que j’ai revu hier et que j’ai revu aujourd’hui. Et l’idée de me retirer du caucus, bien sincèrement, c’est moi qui ai eu cette idée-là, et je l’ai soumise par respect pour mes collègues, par considération pour ma famille, par considération pour les entrepreneurs qui actuellement, à Rivière-du-Loup, sont nommés, sont pointés du doigt, alors qu’ils n’ont rien à voir avec ça.

M. Dutrisac (Robert): S’il n’y avait pas eu dénonciation du maire Morin, cette chose-là n’aurait pas été enquêtée comme telle? Vous n’auriez pas fait la démarche que vous nous annoncez aujourd’hui?

M. D’Amour: Je vous dirai, et je terminerai là-dessus : Dans la mesure où l’argent a été remis à l’entrepreneur, moi, si j’avais été à la maison ce jour-là, je lui aurais redonné tout de suite. Dans la mesure où l’argent a été remis à l’entrepreneur et qu’il m’a avoué – et je n’ai aucune raison de douter de cette personne-là – et qu’il m’a avoué ne pas connaître la Loi électorale, il m’a dit: J’ai fait ça pour aider, j’ai entendu que tu appuyais le maire Morin, alors, en ce qui me concerne, je me suis senti cette responsabilité-là de m’impliquer. Il ne l’a pas fait dans un mauvais cadre, alors c’est la raison pour laquelle, moi, je n’ai pas bougé à ce moment-là, je ne voulais pas nuire à personne, ni à M. Morin ni à l’entrepreneur. L’incident, pour moi, était clos.

M. Lavoie (Gilbert): M. D’Amour, est-ce que cet entrepreneur, que vous connaissez depuis quelques années, est-ce qu’il a déjà contribué? Est-ce que c’était quelqu’un qui contribuait aux campagnes électorales, soit au niveau municipal ou provincial?

M. D’Amour: En 1999, quand j’ai été élu à la mairie, il n’était pas impliqué. J’ai été réélu sans adversaire par la suite; évidemment, il n’y a à peu près pas eu de financement, puis le financement qu’il y avait eu à ce moment-là a été retourné à des organismes sans but lucratif. Je sais qu’il a donné 400 $ ou 500 $ à ma dernière campagne électorale, par chèque, et c’est tout ce que je peux dire là-dessus.

M. Lavoie (Gilbert): Comment est-ce qu’il peut dire qu’il ne connaît pas la loi électorale, s’il a déjà donné par chèque…

M. D’Amour: En 2009. Après cet incident-là, en 2009. Là-dessus, je vous remercie, je fais le même exercice dans mon comté à 16 h 30 aujourd’hui.

(Fin à 13 h 49)