Le comportement électoral des Québécois
Les politologues Éric Bélanger (Université McGill) et Richard Nadeau (Université de Montréal), ont publié récemment une rareté au Québec: un ouvrage scientifique portant sur les comportements électoraux au Québec. Nous disons bien rareté puisqu’il existe peu d’ouvrages généraux en science politique consacrés à la problématique des comportements de l’électorat québécois sur la scène provinciale, à part peut-être Comportement électoral au Québec, qui date de 1984, et quelques ouvrages qui se concentrent sur un seul scrutin (élection générale ou référendum). L’inexistence d’une étude électorale québécoise n’est certainement pas de nature à nous aider à avoir un portrait sérieux et constant des principaux déterminants du vote au sein de l’électorat québécois.
Aussi, souhaitons que l’ouvrage de Bélanger et Nadeau, qui ont tous les deux consacrés leurs travaux sur le vote et sur la politique canadienne et québécoise, soit le premier jalon vers une étude plus systématique des comportements électoraux des Québécois et vers l’établissement d’une véritable étude électorale québécoise inspirée du modèle américain ou britannique (Richard Nadeau a d’ailleurs un des codirecteurs de l’Étude électorale canadienne il y a quelques années).
Nous ne manquerons pas de commenter cet ouvrage lorsque nous en aurons terminé la lecture, qu’il suffise de préciser pour l’instant que l’ouvrage porte sur les élections générales de 2007 et 2008 et que les observations des auteurs sont basées sur des enquêtes réalisées immédiatement après chaque scrutin. En attendant, voici la recension qu’en a fait le chroniqueur Louis Cornellier du Devoir il y a une dizaine de jours.
Richard Nadeau et Éric Bélanger (2009), Le comportement électoral des Québécois, Montréal: Presses de l’Université de Montréal, ISBN 978-2-7606-2132-9. Plus…
Élection générale 2008: quelques stats
Voici quelques observations préliminaires sur l’élection générale d’hier:
- En nombres absolus, le nombre de votes obtenus par le PQ et les libéraux a subi une légère hausse depuis 2007 (+50 000 pour les libéraux, +15 000 pour le PQ). C’est l’ADQ qui a subi une baisse importante (-700 000 votes environ).
- Taux de participation de 57,33%: le pire depuis 1927 (56,38%). Et encore, en 1927, il y avait eu 12 députés élus par acclamation. Si les électeurs de ces 12 comtés avaient eu l’opportunité de voter, on aurait aisément dépassé le score d’hier.
- Angus Reid a vu juste. Leur sondage donnait 42-36 entre le PLQ et le PQ. C’est ici que vous l’aurez (probablement) lu en premier, samedi soir dernier (certains animateurs de sites de projection ont même appris l’existence de ce sondage par notre entremise).
- Avec 66 sièges, il faudrait seulement une perte de 4 sièges pour que le Parti libéral redevienne minoritaire de facto. Il sera intéressant de voir s’ils seront frappés par le «syndrome du 2e mandat» (dans ce cas-ci, le 3e) qui frappe les partis gouvernementaux depuis une trentaine d’années:
- sous le 2e mandat du PQ de 1998-2003, le PQ avait perdu 9 sièges entre le début et la fin de la législature;
- sous le 2e mandat libéral de 1989-1994, le PLQ avait perdu 14 sièges entre le début et la fin de la législature (sauf qu’à la dissolution, il y avait 8 sièges vacants);
- sous le 2e mandat du PQ de 1981-1985, le PQ avait perdu 20 sièges entre le début et la fin de la législature, à un point tel qu’à la dissolution, il y avait égalité 60-60 entre les députés péquistes et ceux de l’opposition (53 libéraux et 7 indépendants).
- Ah! Les joies du mode de scrutin:
- Le PLQ finit avec 7% d’avance sur le PQ, mais vu les nombreuses luttes serrées, quelques milliers de voix bien placées auraient pu transformer cette victoire libérale en victoire péquiste.
- L’ADQ a moins de voix qu’en 2003, mais 3 députés de plus que lors de cette élection (7 en 2008 vs 4 en 2003).
- QS voit ses appuis baisse légèrement entre 2007 et 2008, mais a fait élire son premier député hier.




Les comtés baromètres
Traditionnellement, la circonscription de Saint-Jean était considérée comme la circonscription baromètre par excellence puisqu’à chaque élection générale depuis 1944 (1939, si on compte la brève période où elle était incluse dans Saint-Jean–Napierville), elle a élu un député issu du parti formant le gouvernement. En 1994, les électeurs de Saint-Jean ont même poussé le scrupule jusqu’à mettre les candidats péquiste et libéral à égalité alors que 0,35% d’écart séparait les 2 partis au niveau national, forçant ainsi la tenue d’une élection partielle pour les départager. Mais ça, c’était avant la dernière élection générale puisqu’en 2007, Saint-Jean avait élu un député adéquiste.
Outre le comté de Saint-Jean, dont on ne peut plus dire désormais qu’il est «infaillible», y a-t-il d’autres comtés qui suivent les grandes tendances électorales au Québec? Si on excepte les élections partielles, il y a 5 circonscriptions qui, outre Saint-Jean, vote systématiquement du «bon bord» depuis 30-40 ans. Comme vous constaterez, la région de Laval est très bien pourvue en matière de comtés baromètres:
- Fabre: élit un député du parti gouvernemental depuis 1970
- Louis-Hébert: depuis 1970
- Mille-Îles: depuis 1973 (mais en 1970, cette circonscription était encore incluse dans Laval, qui avait alors élu un député libéral)
- Laval-des-Rapides: depuis 1981
- Vimont: depuis 1981.
Inutile de dire que ce sont des circonscriptions que nous surveillerons de près demain soir.
À propos du taux de participation
L’inquiétude envers le taux de participation le 8 décembre prochain est devenu un thème récurrent de la présente campagne électorale. Pour se consoler, on a écrit à quelques reprises (dans les journaux notamment) que «c’était bien pire dans le temps» puisque, par exemple, 27% des électeurs seulement avaient pris la peine de voter lors de l’élection générale de 1919.
Ce genre d’affirmations tout être replacé en contexte car ce qu’on oublie souvent de mentionner, c’est qu’avant les années 1930, le phénomène des élections «sans opposition» ou «par acclamation» (c’est-à-dire une élection où il n’y a qu’un seul candidat qui est déclaré élu dès la fin de la période de mise en candidature) était courant lors des scrutins au Québec.
À titre d’exemple, en 1919, 43 candidats libéraux avaient été élus par acclamation, ce qui assurait au Parti libéral une majorité d’élus en Chambre avant même que ne débute le scrutin. Or, cette situation avait un effet direct sur le taux de participation puisque plus de la moitié des électeurs inscrits n’avait tout simplement pas à voter. C’est ce qui explique le faible taux de participation de 27,30% cette année là.
L’élection générale de 1919 est un cas extrême, mais à chaque élection générale entre 1867 et 1927 (plus 1935 et 1939), il y a eu au moins 1 député élu par acclamation.

En réalité, comme le démontre le graphique ci-dessous, lorsqu’on tient compte uniquement des circonscriptions où il y a eu un scrutin, le taux de participation est rarement tombé sous les 60% depuis 1867. Et depuis 1931, le taux de participation n’est jamais tombé sous les 70%. Par exemple, en 1867, le taux officiel était de 46,84%, mais le taux réel dans les circonscriptions où il y a eu un scrutin dépasse les 66% (19 députés sur 65 avaient été élus par acclamation). Et si on reprend notre exemple de 1919, le taux de participation s’élève à 54,5% dans les circonscriptions où il y a eu un scrutin. Ce taux (qui reste plus bas que la moyenne) s’explique probablement par le fait que l’élection dans les 36 circonscriptions où il y avait 2 candidats ou plus était devenue «inutile», vu la majorité déjà garantie pour les libéraux.

Radiographie de la blogosphère politique québécoise
Au printemps dernier, nous avions fait un messager de la science de nous-mêmes en transmettant aux blogueurs politiques québécois une invitation à «donner leur corps à la science» en participant eux aussi à une étude du Groupe de recherche en communication politique de l‘Université Laval portant sur la composition de la blogosphère politique citoyenne québécoise. On peut déduire que l‘analyse est maintenant complétée puisque Le Soleil consacre aujourd‘hui un article sur principales conclusions de l‘étude. Québec Hebdo en parle également.
Les médias en font un résumé intéressant, mais nous préférons lire l‘étude nous-mêmes avant de nous faire une opinion définitive là -dessus. Et si nous mettons la main sur une publication des auteurs de l‘étude, nous vous en informerons.
Étonnamment, ça fait un bon 24h que la nouvelle est sortie et sauf erreur, nous sommes les premiers à en parler parmi les blogueurs politiques. Plus…
Les institutions du pouvoir législatif-8
Aujourd‘hui, nous terminons notre série sur les institutions du pouvoir législatif dans les provinces canadiennes par le personnel à temps plein dans les législatures (personnel politique et administratif) en 2004.

Source: Observatoire de l‘administration publique, 2008, Les institutions du pouvoir législatif.
Les institutions du pouvoir législatif-7
Aujourd‘hui: le budget de fonctionnement des législatures provinciales en 2005-2006.

Source: Observatoire de l‘administration publique, 2008, Les institutions du pouvoir législatif.
Les institutions du pouvoir législatif-6
Aujourd‘hui: le pourcentage de projets de loi d‘initiative gouvernementale adoptés en 2004.

Source: Observatoire de l‘administration publique, 2008, Les institutions du pouvoir législatif.
Les institutions du pouvoir législatif-5
Aujourd‘hui: le temps de séance annuel moyen dans les législatures provinciales (1987-2007).

Source: Observatoire de l‘administration publique, 2008, Les institutions du pouvoir législatif.
Les institutions du pouvoir législatif-4
Aujourd‘hui: le pourcentage de femmes députées dans les législatures provinciales.

Source: Observatoire de l‘administration publique, 2008, Les institutions du pouvoir législatif.
Les institutions du pouvoir législatif-3
Aujourd‘hui dans la série d‘articles sur les institutions du pouvoir législatif: la rémunération des députés provinciaux en 2007.

Source: Observatoire de l‘administration publique, 2008, Les institutions du pouvoir législatif.
Les institutions du pouvoir législatif-2
Dans le cadre de la série d‘articles débutée il y a plusieurs jours sur les institutions du pouvoir législatif dans les provinces, voici aujourd‘hui le nombre moyen d‘habitants par député de 1980 à 2006.

Source: Observatoire de l‘administration publique, 2008, Les institutions du pouvoir législatif.
Les institutions du pouvoir législatif-1
L‘Observatoire de l‘administration publique de l‘ÉNAP, dans le cadre de sa série L‘État québécois en perspective, a publié au printemps dernier un fascicule portant sur les institutions du pouvoir législatif dans les provinces canadiennes. Tout au long de l‘été, nous publierons des articles inspirés de cette publication. Du vrai blogging d‘été, pas trop compliqué pour l‘auteur et le lecteur!
Nous débuterons cette série par le nombre de députés dans chaque Assemblée depuis 1980.

On peut remarquer que dans la majorité des provinces, le nombre de députés varie très peu en 20 ans, Les seules variations nettes importantes sont en Ontario (baisse de 125 à 103, suivie d‘une hausse à 107 depuis la dernière élection provinciale, ce qui n‘est pas précisé dans le document de l‘OAP), en Colombie-Britannique (hausse de 57 à 79) et au Québec (hausse de 110 à 125).
Source: Observatoire de l‘administration publique, 2008, Les institutions du pouvoir législatif.
Terminologie des gouvernements minoritaires
Comment appelle-t-on un gouvernement qui n‘a pas la majorité des sièges en chambre en régime parlementaire de type britannique? Un «gouvernement minoritaire», comme c‘est la coutume dans les autres démocraties parlementaires ou dans les réseaux de télévision («(insérez votre réseau télé favori) annonce que si la tendance du vote se maintient, le prochain gouvernement sera formé par le (insérez votre parti favori) et il sera minoritaire»), ou un «gouvernement de cohabitation», comme on l‘entend de la bouche des ministres du gouvernement Charest depuis quelques mois? Voici ce qu‘en pense Antonin-Xavier Fournier, professeur de science politique au Cégep de Saint-Jean-sur-Richelieu, dans une lettre ouverte parue ce matin dans le Devoir. Plus…
Donnez (vous aussi) votre corps à la science
Le Groupe de recherche en communication politique réalise présentement une étude sur sur les blogues politiques au Québec (le titre complet de l‘étude est «Cartographie de la blogosphère politique québécoise. Utilisateurs, messages et intentions») à laquelle les auteurs de ce blogue, à l‘instar de plusieurs autres blogueurs québécois, ont été invités à participer. Nous profitons de l‘occasion pour inviter tous les autres blogueurs qui se sentent concernés par cette étude à répondre au sondage et ainsi participer à l‘avancement des connaissances en matière de communication politique.
APPEL DE VOLONTAIRE
Le Groupe de recherche en communication politique de l‘Université Laval veut rejoindre des blogueurs voulant participer à une étude pionnière sur la composition de la blogosphère politique citoyenne québécoise (no. d‘approbation éthique : 2008-070, 2 avril 2008).
Les blogueurs volontaires doivent être âgés de 18 ans et plus, résider au Québec, avoir le droit de vote au Canada et publier un blogue indépendant dont le contenu est majoritairement ou fréquemment (plus d‘une fois par semaine) consacré à la politique québécoise, canadienne et/ou internationale.
Les participants répondront à un sondage électronique recensant entre autre leur profil sociodémographique, leur comportement politique et les motivations qui les conduisent à produire un blogue politique. Notre enquête comporte 58 questions, dont la majorité présentent un choix prédéterminé de réponses. Toutefois, quelques questions ouvertes permettront aux répondants d‘exprimer plus librement leur opinion sur certains thèmes couverts par l‘étude.
Toutes les personnes intéressées sont invitées à remplir le sondage électronique disponible sur le site du Groupe de recherche en communication politique à l‘adresse suivante : http://www.com.ulaval.ca/chaires_groupes/grcp/index.php
L‘étude prend fin le 1er mai 2008.
L‘effet de la formulation dans les sondages
Ah! La magie des trackbacks! Un rétrolien du blogue de Renart Léveillé vers notre article de ce matin sur le dernier sondage CROP nous a permis de découvrir le tout récent mémoire de maîtrise (janvier 2008) de François Yale, étudiant au département de sociologie à l‘Université de Montréal, dont le titre est «L‘évolution de l‘appui à la souveraineté du Québec: effets de la formulation de la question et effets de contexte». À lire absolument pour celles et ceux qui s‘intéressent à la méthodologie des sondages et/ou qui ne veulent pas faire de raisonnements et d‘extrapolations trop boiteuses lorsqu‘ils en lisent un. L‘auteur résume son mémoire comme suit:
Cette recherche étudie l‘évolution de l‘appui à la souveraineté du Québec entre 1976 et aujourd‘hui, en considérant les diverses formulations de la question utilisées par les acteurs politiques et par les sondeurs.
Cette question est abordée en faisant une analyse longitudinale multiniveaux de plus de 800 sondages. Une telle approche suggère que les caractéristiques des sondages sont nichées à l‘intérieur d‘unités contextuelles plus larges, des unités de temps. Cela permet d‘une part d‘observer quels sont les facteurs liés à la mesure qui influencent l‘appui à la souveraineté du Québec et ensuite de voir comment ces mêmes effets varient à travers le temps et comment ils sont influencés par certains événements jugés importants.
Il ressort de ces analyses que les propositions séparation, indépendance, souveraineté et souveraineté-association/partenariat entraînent généralement des appuis moyens significativement différents les uns des autres. Il apparaît aussi que certains événements ont eu une influence significative sur l‘évolution de l‘appui à ces diverses propositions. Enfin, il a été tenté de voir si les appuis propres à ces diverses propositions évoluaient de manière parallèle, s‘ils réagissaient similairement aux différents événements considérés dans les analyses ou si au contraire ces appuis pouvaient parfois évoluer de manière différente. Les résultats à cet égard sont intéressants mais non concluants.
Ces observations sur l‘effet de formulation dans les sondages sur la souveraineté sont loin d‘être révolutionnaires puisque ce phénomène est étudié depuis fort longtemps, notamment par Maurice Pinard. L‘intérêt du mémoire provient du fait qu‘il porte sur un échantillon de plusieurs centaines de sondages (800 en fait) sur une période de plus de 30 ans prenant fin tout récemment (novembre 1976 à juin 2007). L‘autre partie du mémoire sur l‘effet de contexte est en quelque sorte une lapalissade (c‘est sûr que le positionnement des répondants d‘un sondage est en partie en réaction à l‘actualité de l‘époque où il est réalisé), mais c‘est une démarche incontournable si on veut isoler l‘effet de la formulation pour expliquer les variations des résultats.
Ceci est un prétexte pour rappeler une vérité élémentaire concernant les sondages d‘opinion que tous ont parfois tendance à oublier (et nous nous incluons dans le lot): toute comparaison entre 2 sondages équivaut à comparer des pommes avec des oranges lorsqu‘ils ne sont pas réalisés selon une méthode similaire, surtout en ce qui a trait à la formulation des questions. S’agissant de la question nationale, rappelons que depuis le milieu de la décennie (2006 chez Léger Marketing, 2007 chez CROP), les grandes maisons de sondage questionnent les gens sur la souveraineté et non plus sur la souveraineté-partenariat comme on le faisait depuis 1995, ce qui suffit à rendre toute analyse des tendances à long terme plutôt risquées. Cette mise en garde ne s‘applique pas seulement aux sondages sur la souveraineté, mais sur toute question, même sur une question aussi anodine et standard que les intentions de vote lors des élections générales, où le libellé de la question ou les partis mentionnés dans le choix de réponse peuvent avoir un impact significatif sur les résultats (d‘ailleurs, il y a un peu plus d‘un an, nous commentions des études réalisées sur le sujet).
Voilà , c‘était notre chronique éteignoir du vendredi.
La politique québécoise en archives
Dans la catégorie «dans l‘bon vieux temps, ça s‘passait d‘même; ça s‘passait d‘même dans le bon vieux temps» (merci RBO!), nous voulons partager avec vous une trouvaille récente: le site web de la Société du patrimoine politique du Québec.
Créée au début des années 2000, la SPPQ est un organisme qui a pour mission «d‘inventorier, d‘approfondir les connaissances patrimoniales et de mettre en valeur le patrimoine politique du Québec». Leur site Web, que nous avons découvert il y a quelques semaines (nous ignorons depuis combien de temps il est en ligne), se veut en quelque sorte un musée virtuel du marketing politique au Québec et comprend notamment un certain nombre d‘artefacts tels que des discours de politiciens, des affiches électorales, des publicités télé, des programmes électoraux, des «jingles» de campagne, etc. Pour l‘instant, le contenu est surtout centré sur les récentes campagnes électorales et référendaires (on comprend pourquoi c‘est ainsi quand on lit la liste des membres du conseil d‘administration), mais juste l‘idée de mettre tout ça en ligne est digne de mention, en dépit du choc causé par l‘abus de vieilles pubs télé des années 60 («Artisans des villes et des campagnes, l‘honorable Barrette est véritablement l‘un des vôtres! Le 22 juin, pensez-y bien! Votez Barrette! Votez Union nationale!»)
Reste à voir s‘ils réussiront à mettre la main sur des perles inoubliables et pittoresques de la petite histoire politique du Québec, telle que la fameuse campagne de Maurice Duplessis sur «Les Québécois forcés de manger des œufs communistes!» où il dénonçait l‘importation d‘œufs «communistes» (!!!) de Pologne par les libéraux d‘Ottawa.
L‘adresse: www.archivespolitiquesduquebec.com
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Du visuel sur QuébecPolitique.com
Il y a du nouveau depuis hier dans la section Élections par circonscription de ce site: les résultats électoraux (élections générales et partielles) dans chaque circonscription électorale depuis 1900* sous forme de graphique. Comme une image vaut 1000 mots, cette nouvelle fonctionnalité (assez banale à première vue, mais mine de rien, c‘est assez long à compiler et à monter dans 180 circonscriptions) permet de visualiser les variations dans l‘appui aux principaux partis au cours de l‘histoire. En voici un exemple ci-dessous:

*Pourquoi à partir de 1900 et pas avant? Merci de poser la question. C‘est tout simplement parce que la fonction «échelle chronologique» des graphiques d‘Excel ne débute qu‘au 1er janvier 1900.
2 visions de la carte électorale
Le Soleil publiait aujourd‘hui un article de Louis Massicotte, professeur en science politique à l‘Université Laval, portant sur la question de la refonte de la carte électorale au Québec. Il s‘agit en fait d‘une version écourtée de sa présentation lors de la 6e Conférence Jean-Charles-Bonenfant qui avait lieu à l‘Assemblée nationale le 16 novembre dernier sous le thème Comment dessiner une carte électorale équitable? En résumé, M. Massicotte traite des grandes étapes de l‘histoire du processus de confection de la carte électorale au Québec et des 2 grandes approches qui se sont affrontées depuis le 19e siècle et qui s‘affrontent encore aujourd‘hui: l‘approche territoriale, qui met l‘accent sur les «communautés naturelles» au sein desquelles le député doit être appelé à travailler durant son mandat, et l‘approche démographique, qui tend à rechercher la plus grande égalité possible entre les circonscriptions (en termes de nombre d‘électeurs) afin de s‘assurer que le vote de chaque électeur ait un poids le plus égal possible.
L‘ensemble de la conférence, incluant l‘intégrale de l‘allocution de M. Massicotte, peut être visionnée ici. La vidéo dure un peu plus de 1 heure 30. Plus…
Comment voler une élection sans trop se forcer?
(via le blogue Election Law)
Non, cet article ne traite pas des dernières élections municipales à Saint-Constant en 2005
mais plutôt des processus électoraux dans certains pays étrangers. La revue Foreign Policy propose dans son édition de janvier 2008 une liste des méthodes les plus employées pour manipuler des élections supposément «libres et démocratiques» avec exemples à l‘appui. Comme quoi pour un autocrate, tous les moyens sont bons pour rester au pouvoir, et la fraude électorale massive n‘est qu‘un moyen parmi tant d‘autres pour ce faire.
Nous espérons ne pas vous avoir fait perdre vos dernières illusions là -dessus
Fin de break avec du nouveau
Oui, nous le savons, nous n‘avons pas été très assidus pendant la période des fêtes. Parce qu‘il n‘y avait pas grand chose dans l‘actualité politique en ce début d‘année, d‘une (quoique nous avons quelques nouvelles en réserve que nous publierons sous peu), de deux parce que nous avions envie de prendre un break pendant qu‘il ne se passe rien et de trois parce que nous avons profité de cette accalmie pour compléter un projet que nous avions dans nos cartons depuis un bon bout de temps.
Les réguliers de ce site connaissent probablement notre section consacrée à l‘histoire politique des circonscriptions électorales à l‘Assemblée nationale. Nous espérons que cette absence aura valu la peine car nous nous lançons officiellement ce soir une nouvelle section portant sur l‘histoire politique des divisions au Conseil législatif du Québec.
Mais qu‘est-ce (ou qu‘était) le Conseil législatif? De 1867 à 1968, le Parlement du Québec était composé de 2 chambres: l‘Assemblée législative (rebaptisée «Assemblée nationale» en 1968) et le Conseil législatif, qui était en quelque sorte l‘équivalent québécois du Sénat canadien. Le Conseil législatif était composé de 24 membres nommés à vie par le lieutenant-gouverneur (sur recommandation du premier ministre) représentant autant de territoires appelés «divisions». 2 des premiers ministres du Québec au 19e siècle (Boucher de Boucherville, à 2 reprises, et Ross) étaient d‘ailleurs membres de la Chambre haute plutôt que des élus à l‘Assemblée législative. Le Conseil législatif fut aboli officiellement le 31 décembre 1968.
Comme le Conseil législatif n‘existe plus depuis près de 40 ans, cette section n‘est pas appelée à évoluer beaucoup, mais certains ajouts devraient tout de même être faits progressivement. À suivre…
Réforme du mode de scrutin: le rapport du DGE
Nous avions peur de nous ennuyer pendant le temps des fêtes, mais heureusement que le directeur général des élections est là pour nous donner quelques lectures supplémentaires entre la dinde et la tourtière!
Il y a 1 an, le ministre responsable de la Réforme des institutions démocratiques, Benoît Pelletier (LIB), consultait le DGE afin d‘obtenir son avis sur un certain nombre de modalités entourant l‘adoption éventuelle d‘un mode de scrutin mixte proportionnel pour élire les députés à l‘Assemblée nationale: l‘attribution des sièges de région calculée sur la base des régions administratives, et non de districts regroupant des circonscriptions contiguës; des listes régionales de candidats des partis politiques établies en fonction de l‘alternance femmes-hommes; l‘interdiction de la double candidature; l‘utilisation de deux votes plutôt que d‘un seul et l‘introduction de mesures financières incitatives qui s‘appliquent aux élus seulement et non plus aux candidats et candidates
Le rapport issu de cette consultation, intitulé Les modalités d‘un mode de scrutin mixte compensatoire, a été rendu public hier. Résumé de 18 pages (format pdf), 260 pages de rapport (format pdf) et 150 pages d‘annexes (format pdf): oui, le rapport est aussi dense qu‘il en a l‘air, tellement que pas moins de 5 communiqués ont été publiés pour en résumer le contenu (1, 2, 3, 4 et 5). Notons tout de même l‘idée ingénieuse de réaliser des simulations à partir d‘un modèle théorique plutôt qu‘à partir des résultats des élections générales antérieures. Cela est susceptible d‘augmenter les probabilités que le lecteur se fasse une opinion sur les diverses options en présence en fonction de leur mérite propre plutôt qu‘en fonction de l‘option susceptible de favoriser le parti politique qu‘il appuie généralement.
Pour vous mettre en contexte, nous vous suggérons de lire cet article de Denis Lessard, paru mercredi dernier dans La Presse, où il brosse un portrait des démarches gouvernementales concernant le mode de scrutin depuis 2003 ainsi que des enjeux entourant le débat.
Communiqué
Communiqué no 1 – Rapport du DGE sur le mode de scrutin
Le DGE rend public son rapport sur un mode de scrutin
Québec, le 21 décembre 2007 – Le Directeur général des élections du Québec, Me Marcel Blanchet, rend public un rapport portant sur les modalités d‘un mode de scrutin mixte compensatoire et sur d‘autres questions connexes. Le DGE répond ainsi au mandat que lui a confié en décembre 2006, le ministre responsable de la Réforme des institutions démocratiques, M. Benoît Pelletier, au nom du gouvernement. Ce dernier avait en effet utilisé une disposition de la loi lui permettant de consulter le Directeur général des élections, à la suite des travaux de la Commission spéciale sur la Loi électorale portant sur un projet de réforme du mode scrutin déposé en 2004 à l‘Assemblée nationale. On se souviendra la Commission n‘avait pu établir de consensus au sujet de certaines modalités du mode de scrutin proposé.
« Les architectes d‘un éventuel mode de scrutin mixte compensatoire doivent faire des choix, a précisé Me Blanchet, et le rapport du DGE éclairera les élus ainsi que toutes les personnes intéressées, quant aux conséquences de certains de ces choix. » L‘exercice réalisé par le Directeur général des élections consistait donc à voir comment pourrait fonctionner un mode de scrutin mixte compensatoire et quels seraient notamment les effets des changements proposés sur la proportionnalité des résultats, la représentation des femmes et des minorités, sur la représentation des régions et sur celle des petits partis.
Un modèle théorique et des simulations statistiques
Comment «faire fonctionner» un mode de scrutin qui n‘existe pas au Québec, de façon à «le voir en action» et à prévoir ses différents impacts possibles? Pour y arriver, le DGE a conçu un modèle théorique en collaboration avec différents spécialistes des mathématiques et des sciences politiques. L‘idée de «tester» le mode de scrutin avec des résultats d‘élections antérieures n‘a pas été retenue : d‘une part pour produire l‘analyse la plus neutre et la plus impartiale possible et, d‘autre part, parce qu‘on ne retrouve pas dans les scrutins québécois, des modalités qu‘il était nécessaire d‘inclure dans l‘analyse, comme le fait de voter deux fois. Le modèle théorique a donc permis de créer une sorte de « laboratoire » où l‘on a pu notamment tester :
- trois types de compensation;
- des façons d‘élire les députés qui feraient en sorte que la répartition des élus représenterait plus ou moins les pourcentages de votes exprimés (le caractère « proportionnel » de la représentation);
- des méthodes de calcul pour attribuer les sièges de compensation (qui seraient attribués à des « députés de liste », lesquels s‘ajouteraient à des « députés de circonscription » choisis selon le mode majoritaire traditionnel);
- des seuils de représentation (des pourcentages minimaux de vote qu‘un parti devrait obtenir pour avoir droit à des sièges de liste);
- des hypothèses en vertu desquelles l‘électrice ou l‘électeur exerce un vote ou deux votes pour élire les députés de circonscription et les députés de liste.
C‘est en procédant à des simulations statistiques, en collaboration avec l‘Institut de la statistique du Québec, que l‘on a appliqué le modèle théorique. « Nous avons ainsi fait appel à des mathématiciens statisticiens à qui nous avons soumis divers scénarios », a précisé Me Blanchet. « Cela nous amenait inévitablement sur un terrain très spécialisé, mais c‘était la meilleure façon d‘obtenir des réponses éclairantes, et de voir quels impacts les modalités d‘un mode de scrutin mixte compensatoire pouvaient avoir », a ajouté le DGE.
Les consultations effectuées au Québec et l‘expérience internationale
Le rapport du DGE sur le mode de scrutin mixte compensatoire fait également écho aux consultations qui ont suivi le dépôt de l‘avant-projet de loi sur la Loi électorale. Tous les mémoires soumis en 2005 et 2006 à la Commission spéciale sur la réforme de la Loi électorale ont été réexaminés. La documentation émanant des États généraux sur la réforme des institutions démocratiques qui se sont déroulés au début de 2003, et de la consultation publique qui les avait précédés, a aussi été passée en revue.
L‘examen des différentes modalités du mode de scrutin mixte compensatoire a en outre été alimenté par des recherches réalisées par divers experts internationaux. De plus, le DGE a compilé un inventaire de nombreuses expériences vécues dans les provinces canadiennes et dans différents pays, et qui avaient un lien avec le projet québécois.
Toute cette recherche documentaire, autant au Québec, au Canada, qu‘à l‘international, a permis de compléter les informations recueillies lors des simulations statistiques.
Les «autres questions» abordées par le DGE et sa position quant aux choix à effectuer
Le mandat confié par le gouvernement au DGE était «ouvert», puisqu‘il permettait au Directeur général des élections de « proposer toute suggestion ou modalité apparaissant appropriée afin d‘atteindre l‘objectif d‘une Assemblée nationale qui représente mieux la diversité des opinions politiques et des volontés de l‘électorat québécois».
Le rapport rendu public aujourd‘hui va donc plus loin que ne le demandait le ministre, en étudiant certains impacts particuliers d‘un mode de scrutin mixte compensatoire et en abordant la question du nombre de députés à l‘Assemblée nationale. Sur le strict plan de l‘administration des scrutins, le document revient par ailleurs sur l‘idée de voter le dimanche plutôt que le lundi, en plus de répondre au souhait du ministre d‘examiner l‘idée de tenir des élections à date fixe au Québec.
Finalement, il est important de souligner que s‘il se prononce sur de nombreux sujets en termes «d‘avantages et d‘inconvénients», le rapport du DGE demeure avant tout une source d‘analyses et de renseignements ayant pour but d‘éclairer celles et ceux qui prendront les décisions quant à d‘éventuelles modifications du mode de scrutin québécois. «Le DGE ne prétend pas se substituer au législateur, a voulu réaffirmer Me Blanchet, car la façon d‘élire les députées et les députés, ainsi que la représentation des électrices et des électeurs à l‘Assemblée nationale, sont porteuses d‘enjeux extrêmement importants qui doivent faire l‘objet de décisions qui appartiennent avant tout aux citoyens et aux élus.»
Le rapport du Directeur général des élections sur les modalités d‘un mode de scrutin mixte compensatoire est accessible sur le site Web du DGE à l‘adresse www.electionsquebec.qc.ca.
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Voter, c‘est génétique?
C‘est ce qu‘avancent deux politologues de UCSD (University of California, San Diego), James H. Fowler et Christopher T. Dawes, dans 2 études parues cet automne (Laura Baker, du département de psychologie de USC, est co-auteure d‘un des 2 articles). Le résumé de l‘étude «The Genetic Basis of Political Participation» se lit comme suit:
The decision to vote has puzzled scholars for decades. Theoretical models predict little or no participation in large population elections and empirical models have typically explained only a relatively small portion of individual-level variance in turnout behavior. However, these models have not considered the influence of genetic variation on voting. Matching public voter turnout records in Los Angeles to a twin registry, we study the heritability of political behavior in monozygotic and dizygotic twins. The results show that the decision to vote is significantly influenced by genetic factors. We also replicate these results with data from the National Longitudinal Study of Adolescent Health and show that they extend to a broad class of acts of political participation. Our findings suggest that humans exhibit genetic variation in their tendency to participate in political activities and, more importantly, that biological evolution may play an important role in the development of mechanisms that help humans overcome social dilemmas.
Par ailleurs, dans «Two Genes Predict Voter Turnout», Fowler et Dawes vont plus loin et vont jusqu‘à identifier les gênes qui, selon eux, et en combinaison avec des facteurs de l‘environnement social (on ne va pas jusqu‘à expliquer des comportements politiques uniquement par déterminisme génétique, tout de même), contribueraient à augmenter la participation électorale en raison de l‘influence qu‘ils exerceraient sur les processus neurochimiques qui influencent les comportements sociaux. Ainsi, il semble que les gênes MAOA et 5HTT auraient une influence sur l‘augmentation du taux de participation au sein d‘une population donnée.
En voilà une hypothèse qui fera jaser dans les milieux académiques. À suivre…
Les 2 articles (The Genetic Basis of Political Participation et Two Genes Predict Voter Turnout) sont disponibles sur le site Web de James Fowler en format pdf.
(trouvé via Election Law et The Monkey Cage)
À soir, on fait peur au monde!
C‘est la réflexion qui nous est venue à l‘esprit en lisant cette nouvelle faussement alarmiste du Journal de Montréal portant sur les résultats d‘une étude les connaissances politiques des jeunes Nord-Américains et qui rapporte notamment que les jeunes Québécois ayant participé à l‘étude ont obtenu une moyenne de 43% à un examen portant sur leurs connaissance politiques. Or, la fameuse théorie du verre à moitié vide ou à moitié plein s‘applique très bien ici: d‘une part, les jeunes Québécois font moins bien que les jeunes Européens; d‘autre part, les jeunes Québécois font mieux que les jeunes Canadiens ou Américains. Désolez-vous ou consolez-vous, c‘est votre choix. Visiblement, le titreur du JdM a fait son choix: «Ignorante jeunesse», ça a le mérite d‘être clair.
Mais le «faussement alarmiste» que nous déplorons ne provient pas tant des résultats de l‘étude citée que du traitement de la nouvelle par le Journal de Montréal. Les phrases du style «dont le journal a obtenu copie», sans trop préciser la source de l‘étude (on nomme et cite Henry Milner tout de même) donnent l‘impression que ça leur avait été envoyé dans une enveloppe brune par un whistleblower sous le nez des services secrets alors qu‘en réalité, il s‘agit d‘une étude de l‘Institut de recherche en politiques publiques (IRPP) qui a été dévoilée à la mi-novembre avec communiqué de presse et tout ça (format pdf) et dont le dévoilement était attendu depuis plusieurs mois (nous en parlions déjà en août dernier).
L‘étude en question s‘intitule «Political Knowledge and Participation Among Young Canadians and Americans». Pas besoin d‘enveloppe brune pour mettre la main dessus, c‘est sur le site Web de l‘IRPP. Le résumé est ici (en anglais, format pdf) et le rapport complet est là (en anglais, format pdf)
Bonne lecture, et surtout, SURTOUT, déclenchez votre démarreur à distance AVANT d‘embarquer dans votre voiture, on ne sait jamais!
Plus…
Petite visite muséale à inscrire à votre agenda
La prochaine fois où nous ferons un tour dans le coin de la Grande Allée, c‘est sûr et certain que nous ferons un détour à l‘Hôtel du Parlement pour essayer de visiter ceci.
Voilà en plein le genre de contenu qui pourrait enrichir la section Informations historiques du site Web de l‘Assemblée nationale, lequel est extrêmement riche en renseignements de toutes sortes sur le parlementarisme québécois, mais manque un peu de documents photographiques, audio et vidéo:
L‘Assemblée nationale dévoile une récente acquisition, la collection Richard G. Gervais
Québec, le mardi 23 octobre 2007 _ L‘Assemblée nationale vient d‘acquérir la collection Richard G. Gervais, constituée d‘artefacts liés à l‘histoire politique du Québec et du Canada. Une sélection d‘œuvres et d‘objets sera présentée le mardi 23 octobre 2007, à 15 h 30, à la Bibliothèque de l‘Assemblée nationale en présence du président, M. Michel Bissonnet, et du généreux donateur, M. Richard G. Gervais.
« Cette collection offre un témoignage important des manifestations dans lesquelles s‘incarnèrent les pouvoirs politiques des 125 dernières années », indique l‘un des experts évaluateurs de la collection.
La collection, formée d‘environ 2000 objets et œuvres, met en relief l‘histoire politique, militaire et religieuse du Québec depuis 1875. Elle comprend entre autres, des photographies, des affiches, des objets symboliques de la vie politique, des bustes, des enregistrements sonores et des peintures sur toiles. Elle constitue la première collection à thématique parlementaire au Canada. Grâce à son expérience professionnelle, notamment comme adjoint de ministre et secrétaire de commission, M. Richard G. Gervais a su rassembler des œuvres à la fois uniques et symboliques de la vie politique québécoise.
« Il n‘existait pas de lieu plus approprié que la Bibliothèque de l‘Assemblée nationale, fondée en 1791, pour accueillir cette collection exceptionnelle qui reflète la riche histoire politique du Québec contemporain », a déclaré le président de l‘Assemblée nationale, M. Michel Bissonnet.
Par cette acquisition, l‘Assemblée souhaite protéger, mettre en valeur et faire connaître l‘histoire du parlementarisme. La collection sera ainsi mise à la disposition des étudiants et des chercheurs mais aussi de diverses institutions désirant faire connaître notre héritage.
Source et renseignements :
Maude Daoust
Responsable du service des relations publiques
Direction des communications







