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La politique québécoise un 26 mars

  • 26 mars 2007: 38e élection générale à l’Assemblée nationale du Québec:
  • 26 mars 2007: Le Parti république du Québec obtient officiellement le statut de parti politique autorisé.
  • 26 mars 1998: Le député fédéral de Sherbrooke et chef du Parti progressiste-conservateur du Canada, Jean Charest (CON), annonce sa candidature à la direction du Parti libéral du Québec.
  • 26 mars 1944: Sanction de la «Loi concernant les districts électoraux de la province» (S.Q., 1944 (8 Geo. VI), c.6), qui remanie les limites des circonscriptions électorales en faisant passer leur nombre de 86 à 91.
  • 26 mars 1921: Le député de Verchères, Adrien Beaudry (LIB), démissionne comme député à la suite de sa nomination comme président de la Commission des services publics.
  • 26 mars 1920: Le député de St-Maurice, Georges-Isidore Delisle (LIB), décède en fonction.
  • 26 mars 1903: Discours sur le budget.
  • 26 mars 1902: Prorogation de la 2e session du 10e Parlement du Québec.
  • 26 mars 1884: Élections partielles dans Châteauguay, Deux-Montagnes, Jacques Cartier et Trois-Rivières, remportées par Joseph-Emery Robidoux (LIB), Benjamin Beauchamp (CON), Arthur Boyer (LIB) et Arthur Turcotte (LIB).
  • 26 mars 1836: Élection partielle dans Québec (Haute-Ville), remportée par Andrew Stuart (BUR).
  • 26 mars 1832: Le député de Montréal (Quartier-Ouest), John Fisher (BUR), démissionne comme député.
  • 26 mars 1830: Prorogation de la 3e session du 13e Parlement du Bas-Canada.

José Fiorilo, candidat adéquiste dans Saint-Laurent

En cette journée de déclenchement de campagne électorale dans Saint-Laurent, l’Action démocratique du Québec a dévoilé l’identité de son candidat à l’occasion de l’élection partielle qui aura lieu le 13 septembre prochain. Selon l’hebdo Nouvelles Saint-Laurent, il s’agit de M. José Fiorilo, candidat défait (ADQ) lors des élections générales de 2007 et de 2008 dans Saint-Laurent. Il a terminé au 3e rang dans la circonscription lors de ces 2 scrutins.

Élection partielle dans Saint-Laurent 2010: notre section spéciale

Le comportement électoral des Québécois

Les politologues Éric Bélanger (Université McGill) et Richard Nadeau (Université de Montréal), ont publié récemment une rareté au Québec: un ouvrage scientifique portant sur les comportements électoraux au Québec. Nous disons bien rareté puisqu’il existe peu d’ouvrages généraux en science politique consacrés à la problématique des comportements de l’électorat québécois sur la scène provinciale, à part peut-être Comportement électoral au Québec, qui date de 1984, et quelques ouvrages qui se concentrent sur un seul scrutin (élection générale ou référendum). L’inexistence d’une étude électorale québécoise n’est certainement pas de nature à nous aider à avoir un portrait sérieux et constant des principaux déterminants du vote au sein de l’électorat québécois.

Aussi, souhaitons que l’ouvrage de Bélanger et Nadeau, qui ont tous les deux consacrés leurs travaux sur le vote et sur la politique canadienne et québécoise, soit le premier jalon vers une étude plus systématique des comportements électoraux des Québécois et vers l’établissement d’une véritable étude électorale québécoise inspirée du modèle américain ou britannique (Richard Nadeau a d’ailleurs un des codirecteurs de l’Étude électorale canadienne il y a quelques années).

Nous ne manquerons pas de commenter cet ouvrage lorsque nous en aurons terminé la lecture, qu’il suffise de préciser pour l’instant que l’ouvrage porte sur les élections générales de 2007 et 2008 et que les observations des auteurs sont basées sur des enquêtes réalisées immédiatement après chaque scrutin. En attendant, voici la recension qu’en a fait le chroniqueur Louis Cornellier du Devoir il y a une dizaine de jours.

Richard Nadeau et Éric Bélanger (2009), Le comportement électoral des Québécois, Montréal: Presses de l’Université de Montréal, ISBN 978-2-7606-2132-9. Poursuivez la lecture de «Le comportement électoral des Québécois»→

Confirmé: Jean-Pierre Parrot dans Rousseau

Lorsque interrogés il y a 2 semaines sur la prochaine élection partielle dans Rousseau, des porte-parole adéquistes, dont Jean-Pierre Parrot, avaient émis le souhait que le gouvernement d’attendre que leur prochain chef soit élu pour tenir le scrutin, mais le déclenchement de la campagne électorale pour le 21 septembre ne leur a pas donné le choix. Jean-Pierre Parrot, candidat défait (ADQ) lors de l’élection générale de 2003 dans Terrebonne et lors des élections générales de 2007 et 2008 dans Rousseau, portera donc les couleurs de l’Action démocratique du Québec dans Rousseau le 21 septembre prochain. La nouvelle a été confirmée par communiqué de presse cet après-midi.

M. Parrot avait obtenu 37,76% des bulletins valides en 2007, terminant alors au 2e rang derrière le député sortant François Legault (PQ). Il a dégringolé à 16,41% des bulletins valides en 2008.

Retour sur le dernier sondage Léger Marketing (MàJ)

C’est avec quelques jours de retard que nous revenons sur l’hyper-méga-sondage Léger Marketing publié mardi dernier. Comme nous l’avons fait lors de la dernière élection générale (Léger Marketing avait réalisé un sondage similaire avec ventilation par région administrative), nous allons comparer les résultats des sous-échantillons régionaux (voir le rapport d’analyse en format pdf) avec les résultats des 2 dernières élections générales.

Nous y allons toutefois d’un petit disclaimer avant toute chose:

  • avec une marge d’erreur allant de 4 à 7% selon la région, les résultats doivent être pris avec un grain de sel;
  • le territoire des circonscriptions électorales ne coïncide pas nécessairement partout avec celui des régions administratives;
  • le sondage a été réalisé du 18 au 23 novembre, soit de 2 à 3 semaines avant le jour du vote.

Bas-Saint-Laurent/Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine (01-11): 8 circonscriptions

LIB ADQ PQ VRT QS Aut.
Élection 2003 39,62% 21,59% 37,54% 1,25%
Élection 2007 33,55% 28,95% 32,82% 1,60% 3,08% 0,00%
Sondage Léger 45% 14% 36% 2% 2% 1%
n=206 marge d’erreur=7%

(N-B: Le territoire des 8 circonscriptions coïncide à peu près complètement avec celui des deux régions administratives.)

Saguenay–Lac-Saint-Jean/Côte-Nord (02-09): 8 circonscriptions

LIB ADQ PQ VRT QS Aut.
Élection 2003 35,21% 19,79% 42,73% 2,27%
Élection 2007 32,70% 21,85% 41,09% 1,63% 2,69% 0,04%
Sondage Léger 46% 9% 40% 2% 2% 2%
n=254 marge d’erreur=6%

(N-B: Le territoire des 8 circonscriptions coïncide à peu près complètement avec celui des deux régions administratives.)

Capitale-Nationale (03): 11 circonscriptions

LIB ADQ PQ VRT QS Aut.
Élection 2003 41,20% 27,11% 28,86% 2,83%
Élection 2007 28,03% 41,69% 23,61% 3,42% 2,97% 0,29%
Sondage Léger 45% 20% 29% 2% 3% 1%
n=407 marge d’erreur=5%

(N-B: Le territoire des 11 circonscriptions coïncide à peu près complètement avec celui de la région administrative.)

Mauricie/Centre-du-Québec (04-17): 8 circonscriptions

LIB ADQ PQ VRT QS Aut.
Élection 2003 38,12% 24,31% 35,99% 1,57%
Élection 2007 27,74% 39,10% 28,45% 1,20% 3,08% 0,43%
Sondage Léger 39% 14% 38% 6% 3% 0%
n=212 marge d’erreur=7%

(N-B: Le territoire des 8 circonscriptions présente des différences marquées par rapport à celui des deux régions administratives (surtout la région 17).)

Estrie (05): 6 circonscriptions

LIB ADQ PQ VRT QS Aut.
Élection 2003 47,96% 17,26% 33,39% 1,39%
Élection 2007 34,09% 28,05% 29,62% 4,53% 3,58% 0,13%
Sondage Léger 54% 5% 30% 7% 4% 0%
n=197 marge d’erreur=7%

(N-B: Le territoire des 6 circonscriptions présente des différences marquées par rapport à celui de la région administrative.)

Montréal (06): 28 circonscriptions

Montréal-Est LIB ADQ PQ VRT QS Aut.
Élection 2003 47,92% 10,42% 36,21% 5,45%
Élection 2007 35,14% 16,87% 33,04% 5,46% 8,89% 0,60%
Sondage Léger 42% 4% 42% 3% 9% 0%
n=207 marge d’erreur=7%
Montréal-Ouest LIB ADQ PQ VRT QS Aut.
Élection 2003 72,96% 6,44% 17,04% 3,56%
Élection 2007 60,12% 13,37% 14,47% 8,00% 3,60% 0,44%
Sondage Léger 70% 4% 16% 5% 5% 0%
n=197 marge d’erreur=7%

On s’est contenté de reproduire les données du sondage ici, vu l’impossibilité de fusionner les deux échantillons de Léger (Montréal-Est et Montréal-Ouest) et vu notre ignorance des limites géographiques exactes des deux échantillons montréalais de Léger Marketing.

MàJ (30 novembre, 22h): En fin de compte, selon des informations qui nous sont parvenues (voir dans les commentaires), la division entre «l’est» et «l’ouest» de Montréal dans le sondage est la rue Saint-Laurent. Nous avons réparti les comtés de l’île de Montréal qui sont de part et d’autre de cette rue pour les résultats des derniers scrutins. Les limites géographiques ne sont pas entièrement similaires, mais c’est un problème qu’on retrouve déjà dans d’autres régions de toute façon.

Outaouais (07): 5 circonscriptions

LIB ADQ PQ VRT QS Aut.
Élection 2003 62,41% 11,98% 22,74% 2,86%
Élection 2007 45,41% 21,42% 22,36% 6,79% 3,80% 0,23%
Sondage Léger 53% 10% 27% 6% 3% 1%
n=203 marge d’erreur=7%

(N-B: Le territoire des 5 circonscriptions est identique à celui de la région administrative.)

Abitibi-Témiscamingue (08): 3 circonscriptions

LIB ADQ PQ VRT QS Aut.
Élection 2003 38,65% 22,58% 37,37% 1,41%
Élection 2007 30,41% 24,95% 39,22% 0,00% 5,42% 0,00%
Sondage Léger 35% 6% 50% 2% 3% 4%
n=105 marge d’erreur=10%

(N-B: Le territoire 3 circonscriptions est identique à celui de la région administrative.)

Chaudière-Appalaches (12): 8 circonscriptions

LIB ADQ PQ VRT QS Aut.
Élection 2003 38,12% 36,01% 24,36% 1,52%
Élection 2007 28,24% 51,69% 16,37% 1,70% 1,89% 0,10%
Sondage Léger 51% 16% 29% 3% 1% 0%
n=254 marge d’erreur=6%

(N-B: Le territoire des 8 circonscriptions présente des différences marquées par rapport à celui de la région administrative (surtout à l’ouest).)

Laval (13): 5 circonscriptions

LIB ADQ PQ VRT QS Aut.
Élection 2003 51,66% 12,12% 32,68% 3,54%
Élection 2007 39,38% 28,55% 25,39% 3,95% 2,47% 0,26%
Sondage Léger 56% 13% 25% 4% 2% 0%
n=194 marge d’erreur=7%

(N-B: Le territoire des 5 circonscriptions coïncide parfaitement avec celui de la région administrative.)

Lanaudière/Laurentides (14-15): 16 circonscriptions

LIB ADQ PQ VRT QS Aut.
Élection 2003 35,42% 20,93% 41,65% 2,00%
Élection 2007 20,46% 38,03% 35,26% 3,46% 2,77% 0,02%
Sondage Léger 27% 19% 42% 6% 6% 0%
n=307 marge d’erreur=6%

(N-B: Le territoire des 14 circonscriptions coïncide parfaitement avec celui des deux régions administratives.)

Montérégie (16): 21 circonscriptions

LIB ADQ PQ VRT QS Aut.
Élection 2003 44,26% 16,07% 37,34% 2,33%
Élection 2007 29,36% 33,82% 30,03% 3,61% 2,96% 0,23%
Sondage Léger 40% 12% 44% 2% 1% 0%
n=302 marge d’erreur=6%

(N-B: Le territoire des 21 circonscriptions présente certaines différences par rapport à celui de la région administrative (à la frontière est).)

Bientôt dans un magasin de porcelaine près de chez vous…

Lors de la dernière campagne, le DGE avait adopté à l’endroit des usagers des «nouvelles technologies de l’information et des communications» – particulièrement les blogueurs politiques partisans – une attitude qui avait engendré une controverse dont un organisme faisant office d’arbitre du processus électoral se serait sûrement bien passée. Par la suite, les quelques paragraphes du «Rapport des résultats officiels du scrutin» consacrés aux NTIC faisaient montre d’un manque d’introspection surprenant compte tenu de l’ampleur de la controverse.

Et c’est probablement sur le point de se poursuivre à l’Édifice René-Lévesque, on verra bien en septembre. Sommes-nous les seuls à craindre le pireen lisant une telle phrase?

«un des scénarios envisagés consiste, curieusement, à élargir la définition de « dépense électorale » de manière à inclure un message n’ayant en fait entraîné aucune dépense»

Si jamais une telle idée devait faire son chemin jusque dans la loi électorale, il est à craindre que ça sera rapidement contesté en cour. Poursuivez la lecture de «Bientôt dans un magasin de porcelaine près de chez vous…»→

Dernières rumeurs au PLQ

Si ça se trouve, on pourrait avoir non pas 1, mais 2 élections partielles à l‘automne:

  • Jean-Talon: le député de Jean-Talon et ministre de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard (LIB), n‘a pas encore terminé sa «réflexion» sur son avenir politique, mais déjà , on suppute sur l‘identité de son (éventuel) successeur dans Jean-Talon. Le nom de Yves Bolduc, médecin et candidat défait (LIB) lors de l‘élection générale de 2007 dans Lac-Saint-Jean, circulerait présentement dans les cercles libéraux. Il semble que l‘État-major du parti lui avait offert un comté dans la région de Québec l‘année dernière, mais à l‘époque, il avait préféré faire campagne au Lac-Saint-Jean (source: La Presse);
  • Jeanne-Mance–Viger: le député de Jeanne-Mance–Viger et président de l‘Assemblée nationale, Michel Bissonnet (LIB), songerait à quitter la politique québécoise pour devenir candidat à la mairie d‘arrondissement de Saint-Léonard sous l‘étiquette du parti Union Montréal (poste devenu vacant à la suite de la démission du maire d‘arrondissement Frank Zampino). Le cas échéant, son siège à l‘Assemblée nationale deviendrait vacant. M. Bissonnet siège sans interruption à l‘Assemblée nationale depuis 1981 (il a représenté la circonscription de Jeanne-Mance de 1981 à 2003). Il fut également maire de l‘ex-ville de Saint-Léonard de 1978 à 1981 (source: La Presse).

QuébecPolitique.com: 39e élection générale

Les causes de la percée adéquiste selon les sondages

On a toujours cru que c‘était les indécis et les discrets qui décidaient du résultat d‘une élection parce qu‘ils seraient «influencés» par les résultats des sondages. Apparemment, ce serait plutôt les partisans déclarés d‘un parti politique donné qui voteraient en fonction des sondages pour des raisons «stratégiques». Et ce serait (entre autres) des partisans libéraux qui, croyant la victoire de leur parti dans la poche dans les derniers jours de la campagne électorale de 2007, auraient propulsé l‘Action démocratique du Québec à l‘opposition officielle. C‘est ce que tendrait à démontrer une étude de Claire Durand, professeure en sociologie à l‘Université de Montréal et spécialiste des sondages d‘opinion, dont on parle aujourd‘hui dans La Presse. La méthodologie y est expliquée très sommairement, mais en gros, Mme Durand et son équipe auraient posé un certain nombre de questions dans le cadre de 2 sondages CROP réalisés pendant la campagne électorale, puis ils auraient interrogé directement un certain nombre de répondants après l‘élection.

Si nous mettons la main sur l‘étude complète, nous vous en informerons. Poursuivez la lecture de «Les causes de la percée adéquiste selon les sondages»→

Un parti politique de plus…

Un lecteur nous signale qu‘un nouveau parti politique, le Mouvement équité au Québec, a obtenu le statut de parti politique autorisé le 16 avril dernier. Le chef du parti est M. Mostafa Ben Kiriane, candidat défait lors des élections générales de 1998 (ind.) et de 2007 (s.d.) dans Laurier-Dorion ainsi qu‘à divers scrutins au municipal et au scolaire. On ne sait pas grand chose de l‘idéologie défendue par ce parti, sinon que M. Ben Kiriane serait pour le libre choix de la langue d‘enseignement et pour l‘enseignement religieux (pas seulement catholique ou protestant) dans les écoles. On en saura probablement plus lorsque le parti aura son propre site web (si jamais site web il y aura).

Toutefois, malgré l‘autorisation accordée au MEQ, il reste toujours 17 partis politiques autorisés au Québec. L‘explication dans le prochain article

Verts: Brian Gibb dans Hull

On ignore encore si l‘élection partielle dans Hull aura lieu le 12 mai prochain, en même temps que les partielles dans Bourget et Pointe-aux-Trembles, mais au moins, on connaît l‘identité de celui qui y portera les couleurs des verts. Selon Info07, M. Brian Gibb, président du Parti vert du Québec, a annoncé qu‘il sera candidat dans Hull lors de la prochaine élection partielle. M. Gibb a été candidat défait (VRT) lors de l‘élection générale de 2007 dans Pontiac. Il fut également, en 2003, candidat défait (ADQ) dans Gatineau.

Candidatures: quelques désistements

Straight to the point:

  • Arthabaska (PQ): l’ex-mairesse de Saint-Valère, Thérèse Domingue, qui fut candidate défaite (PQ) lors de l’élection générale de 2007 dans Arthabaska, a, selon les termes de La Nouvelle, «complètement fermé la porte à la possibilité de briguer de nouveau l’investiture du Parti québécois» en vue de la prochaine élection générale (source: La Nouvelle);
  • Deux-Montagnes (ADQ): ceci n’est pas tant une nouvelle candidature qu’un retour sur une ancienne candidature. l’aspirant candidat de l’ADQ dans Deux-Montagnes lors de la dernière élection générale, Jean-François Plante, a intenté des poursuites judiciaires contre trois journalistes pour avoir «causé un tort irréparable à sa carrière politique». M. Plante avait été contraint de retirer sa candidature dans Deux-Montagnes (il avait déjà été officiellement nommé candidat à ce moment-là ) en pleine campagne électorale en raison de divers propos controversés qu’il avait tenus sur sa webradio Radio XTRM (source: La Presse);
  • L’Assomption (PI): une militante du Parti indépendantiste dans L’Assomption, Fanny Bérubé, a annoncé son intention d’y être candidate lors de la prochaine élection générale (source: Hebdo Rive Nord);
  • Marguerite-D’Youville (PQ): l’assemblée d’investiture du PQ dans Marguerite-D’Youville a eu lieu aujourd’hui. C’est sans surprise que Monique Richard a été élue par acclamation (source: Presse canadienne);
  • Matapédia (LIB): l’homme d’affaires Jean-Yves Roy a annoncé récemment qu’il sera candidat à l’investiture libérale dans Matapédia dont la date n’est pas encore dévoilée. Nous ignorons s’il y aura d’autres candidats à l’investiture, mais si c’est le cas, ce ne sera sûrement pas le candidat défait lors de la dernière élection générale, Normand Boulianne, qui a accordé son appui à M. Roy. Le tout est évidemment conditionnel à ce que la circonscription de Matapédia existe toujours à l’issue du prochain redécoupage de la carte électorale (source: L’Avant-garde et L’Avantage; nos remerciements à Joël pour le tuyau);
  • Papineau (LIB): le député de Papineau, Norman MacMillan (LIB), est présentement en convalescence en raison d’un cancer de la prostate diagnostiqué en décembre. S’il devait surmonter cette maladie (il semble que les chances de guérison soient de l’ordre de 85%), M. MacMillan sera à nouveau candidat lors de la prochaine élection générale. Ce serait alors sa 7e campagne électorale, si on inclut l’élection partielle du 29 mai 1989 où il avait été élu pour une première fois à l’Assemblée nationale (source: Info07);
  • Trois-Rivières (LIB): l’ex-député de Trois-Rivières (2003-2007), André Gabias (LIB), a été nommé récemment secrétaire général de l’Université du Québec à Trois-Rivières, amenant ainsi ce dernier à mettre sa carrière politique en veilleuse. Il a à tout le moins placé les enchères assez hautes en déclarant au Nouvelliste que «Ça prendrait tout un ouragan pour me déraciner» de son nouveau poste à l’UQTR (source: Le Nouvelliste).

QuébecPolitique.com: 39e élection générale

Retour dans Joliette; forfait dans Orford

Aujourd‘hui, nous avons des nouvelles de deux circonscriptions côté recrutement de candidats:

  • Joliette (PQ): Daniel Samson, psychanalyste et enseignant au secondaire, a annoncé qu‘il serait «fort probable» qu‘il soit candidat à l‘assemblée d‘investiture du Parti québécois dans Joliette en vue de la prochaine élection générale. M. Samson fut aspirant-candidat pour le PQ dans Joliette lors de l‘élection générale de 2003, mais fut défait lors de l‘assemblée d‘investiture par celui qui devint député de Joliette entre 2003 et 2007, Jonathan Valois (PQ) (source: L‘Action, merci à Anick DesRosiers pour l‘info);
  • Orford (ADQ): pour sa part, Steve Bourassa (ADQ), candidat défait lors des élections générales de 2003 et 2007 dans Orford, a confirmé qu‘il ne briguerait pas l‘investiture adéquiste dans le comté en vue de la prochaine élection générale. Selon l‘hebdo Le Reflet du Lac, l‘Action démocratique du Québec n‘aurait pas d‘autre candidat en vue pour l‘instant dans Orford (source: Le Reflet du Lac).

QuébecPolitique.com: 39e élection générale

Pointe-aux-Trembles: jamais 2 sans 3

En cette journée où le député de Pointe-aux-Trembles et ex-chef du Parti québécois, André Boisclair, s‘apprête à remettre officiellement sa démission comme membre de l‘Assemblée nationale, l‘hebdo L‘Avenir (arr. Pointe-aux-Trembles) nous offre un 2 pour 1 en vue de l‘élection partielle qui devrait avoir lieu d‘ici au printemps prochain dans Pointe-aux-Trembles, s‘il n‘y a pas d‘élection générale d‘ici là .

d‘une part, du côté de l‘Action démocratique du Québec, le président de l‘association de comté, Pierre Trudelle, a confirmé qu‘il sera candidat à l‘assemblée d‘investiture, tandis que des rumeurs concernant une possible candidature du conseiller municipal du district de Pointe-aux-Trembles à la Ville de Montréal, André Bélisle, ont été démenties par des membres de l‘exécutif de circonscription. La date de cette assemblée n‘a pas encore été déterminée.

d‘autre part, dans le camp du Parti libéral du Québec, Daniel Fournier, candidat défait (LIB) lors des élections générales de 2003 et 2007 dans Pointe-aux-Trembles, tentera pour une troisième fois sa chance dans la circonscription lors du prochain scrutin. Pour l‘instant, M. Fournier est le seul candidat à l‘assemblée de mise en candidature qui aura éventuellement lieu à l‘Association libérale de Pointe-aux-Trembles.

QuébecPolitique.com: 39e élection générale

C‘est tellement une bonne nouvelle qu’on en redemande!

Il y a des jours où on se demande si les médias sont en manque de nouvelles au point de recycler des affaires vieilles de plusieurs semaines et faire comme si c‘était la nouvelle de l‘année, de l‘inédit, un scoop fumant, appelez ça comme vous voudrez.

Par exemple, dans La Presse de ce matin, on nous «apprend» que l‘ex-députée de Pointe-aux-Trembles, Nicole Léger (PQ), souhaiterait succéder à André Boisclair dans le comté s‘il devait démissionner prochainement.

Hébin!

Jamais cette nouvelle n‘était sortie auparavant. Surtout pas dans les hebdos Transcontinental ou sur le site de Radio-Canada!

N‘empêche, à force de ressortir la «nouvelle» de temps à autre, ça ressemble quasiment à une invitation à prendre la porte de sortie pour l‘actuel député de Pointe-aux-Trembles.

Dans la catégorie «vraie nouvelle inédite», on apprend ce matin dans un article du Soleil traitant d‘un tout autre sujet (le «commando» procédurier des jeunes adéquistes lors du conseil général du parti de la semaine dernière), que la nouvelle vice-présidente de l‘ADQ et candidate défaite (ADQ) lors de l‘élection générale de 2007 dans Verdun, Sylvie Tremblay, souhaiterait être à nouveau candidate dans cette circonscription lors de la prochaine élection générale.

QuébecPolitique.com: 39e élection générale

Poursuivez la lecture de «C‘est tellement une bonne nouvelle qu’on en redemande!»→

Élection partielle dans Charlevoix: contexte

L‘élection partielle qui a lieu aujourd‘hui dans Charlevoix a été déclenchée à la suite de la démission le 13 août dernier du député de Charlevoix et ex-ministre, M. Rosaire Bertrand (PQ), afin de permettre au chef du Parti québécois, Mme Pauline Marois, de faire son entrée à l‘Assemblée nationale.

M. Bertrand a été député de Charlevoix de 1994 à 2007. Auparavant, le comté a été représenté par un député de l‘Union nationale de 1948 à 1962, puis par un député libéral de 1962 à 1994.

Le scrutin met aux prises sept candidats:

  • BIRON, Paul (DC)
  • GAGNON, Claude (ind.)
  • HARVEY, Conrad (ADQ)
  • LAFOREST, Daniel (ind.)
  • LEMIRE, François Robert (REP)
  • MAROIS, Pauline (PQ)
  • TURCOTTE, David (VRT)

Le Parti libéral du Québec ainsi que Québec solidaire ont décidé de ne pas participer à cette élection partielle, contrairement à la dernière élection générale. Par contre, le Parti République du Québec participera à un scrutin pour la première fois de sa jeune histoire. Quant à l‘ADQ et aux Verts, tous deux ont présenté le même candidat qui a défendu leurs couleurs respectives le 26 mars dernier.

Élection générale 2007: Charlevoix
Candidat (parti) Votes (n) Votes (%)
Bertrand, Rosaire (PQ) 9 099 37,67
Harvey, Conrad (ADQ) 7 436 30,78
Bouchard, Jean-Guy (LIB) 6 541 27,08
Turcotte, David (VRT) 553 2,29
Charbonneau, Lucie (QS) 527 2,18
Bulletins valides 24 156 99,14
Bulletins rejetés 210 0,86
Vote exercé et taux de participation 24 366 73,99
Électeurs inscrits 32 932
Majorité 1 663 6,88

En l‘absence d‘un candidat libéral et de Québec solidaire, ce sont 7 068 électeurs qui se retrouvent orphelins lors de cette élection partielle et qui devront reporter leur choix vers un autre candidat, à supposer qu‘ils se donnent la peine de voter.

Pour de plus amples informations sur la circonscription de Charlevoix:

Charlevoix: on est rendus à 7

Les premiers candidats ont finalement fait leur apparition sur la liste des candidats officiels à l‘élection partielle du 24 septembre prochain dans Charlevoix et la candidature aucun d‘entre eux n‘était connue publiquement jusqu‘à présent.

  • M. Claude Gagnon (ind.). Il y a un Claude Gagnon qui fut candidat indépendant lors de l‘élection générale de 1989 dans Lac-Saint-Jean, lors de l‘élection partielle de 1996 dans Jonquière et lors de l‘élection partielle de 2004 dans Vanier, mais le « Claude Gagnon » candidat dans Charlevoix a-t-il un lien avec l‘un d‘entre eux?
  • M. Paul Biron (DC), alias « le frère de l‘autre« , candidat défait lors des élections générales de 1970 dans Lévis (PQ), de 1998 dans Lévis (PDS), de 2003 dans Lotbinière (DC) et de 2007 dans Lévis (DC), lors de l‘élection partielle de 2004 dans Vanier (DC) ainsi que lors de l‘élection fédérale de 1979 dans Lévis (UP). Au moment d‘écrire ces lignes, la candidature de M. Biron n‘était pas annoncée sur le site du Parti démocratie chrétienne du Québec.

Ironiquement, ces deux candidats de tiers partis ont pris de vitesse les candidats des principaux partis, Conrad Harvey (ADQ) et Pauline Marois (PQ) qui, en date du 3 septembre 2007 à 14h15, n‘avaient toujours pas déposé leur bulletin de mise en candidature auprès du directeur de scrutin. Ils ont jusqu‘à samedi prochain, à 14h, pour le faire.

Charlevoix: un 5e candidat

L‘organisation Fathers-4-Justice Québec tenait cet après-midi une conférence de presse annonçant officiellement la candidature de son président, Daniel Laforest, lors de la prochaine élection partielle dans Charlevoix. Cette sortie de presse donnait suite au lancement virtuel il y a quelques jours de sa campagne électorale sur son blogue de campagne.

On annonce par ailleurs que le candidat fera campagne sous le nom de « Daniel Father-4-Justice Laforest », probablement (mais ce n‘est pas précisé dans son blogue) en vertu de l‘article 240 de la Loi électorale qui permet à tout candidat de

« poser sa candidature sous ses nom et prénom usuels à la condition qu‘ils soient de notoriété constante dans la vie politique, professionnelle ou sociale et que le candidat agisse de bonne foi »,

encore qu‘il est loin d‘être démontré selon nous qu‘il soit de « notoriété constante dans la vie politique, professionnelle ou sociale » que Daniel Laforest soit connu sous le nom de « Father-4-Justice », mais bon…

M. Laforest fut candidat défait (ind.) lors de l‘élection générale de 2007 dans Hochelaga-Maisonneuve, où il obtint 97 votes (0,39% des bulletins valides). Nous avions d‘ailleurs parlé de Daniel Laforest et de son acolyte Andy Srougi dans ce billet.

Vote générationnel? Pas si vite…

OK tout le monde, on va respirer par le nez deux petites minutes.

Ce matin paraissant dans Le Soleil cet article de Michel Corbeil dans lequel il cite les résultats d‘une étude réalisée par le Parti québécois sur les résultats de l‘élection générale du 26 mars dernier. En gros, on a calculé la moyenne d‘âge dans chaque circonscription puis on a tenté de faire un lien entre la moyenne d‘âge et les partis politiques ayant remporté chaque circonscription. d‘où la grosse conclusion: les jeunes voteraient pour l‘ADQ et les vieux voteraient pour le PQ (soi dit en passant, ça n‘a rien de nouveau, David Gagnon avait fait la même chose il y a quelques mois sur son blogue Antagoniste.net). Depuis, tout ce qui grouille, scribouille et grenouille sur la blogosphère politique québécoise, des dessous de la politique à l‘homme en colère en passant par Patrick Lagacé, s‘affaire à tirer les conclusions les plus tranchées et les plus définitives sur une étude que personne n‘a lue, sauf Michel Corbeil (appel à tous: si quelqu‘un au PQ voulait bien nous envoyer une « enveloppe brune virtuelle » par courriel, nous sommes preneurs 😀 ).

Seulement, il y a un détail que tous semblent ignorer: d‘après ce qu‘on peut en connaître, il est loin d‘être certain que cette étude est valide sur le plan méthodologique. Si ça se trouve, nous venons d‘assister à l‘erreur la plus élémentaire, la plus « pee-wee » qui existe en méthodes quantitatives.

Pour faire une histoire courte avec une histoire longue, le procédé qui semble être employé dans l‘étude (selon les données dévoilées dans l‘article en tout cas) est l‘inférence écologique. Une erreur courante dans l‘emploi de cette méthode est d‘inférer sur des comportements individuels sur la base de données collectives en prenant pour acquis que tous les individus, sans exception, partagent les mêmes caractéristiques que celles de l‘ensemble du groupe. C‘est ce qu‘on appelle l‘erreur écologique ou ecological fallacy dont l‘existence fut démontrée dès le milieu du 20e siècle par le sociologue américain William Robinson qui, en tentant d‘étudier la relation entre le taux d‘alphabétisation et le pourcentage d‘immigrants dans chaque État américain, avait observé une différence majeure selon que le taux de corrélation était basé sur des données agrégées ou individuelles (pour plus de détails, voir Robinson, W.S. 1950. «Ecological Correlations and the Behavior of Individuals». American Sociological Review 15: 351–357). Il est vrai que depuis les années 50, les méthodes quantitatives en sciences sociales se sont beaucoup raffinées et certains chercheurs ont mis de l‘avant des solutions à la fois théoriques et techniques afin d‘effectuer ce type d‘inférence sous certaines conditions. Toutefois, ça ne fait pas l‘unanimité et ça demande une expertise très poussée que peu de gens possèdent en dehors des cercles universitaires, et rien n‘indique que les auteurs de l‘étude en font partie.

Conclusion: aucune donnée solide (méthodologiquement parlant) tirée de l‘étude citée par Michel Corbeil ne permet de confirmer l‘existence d‘un clivage générationnel sur la scène politique québécoise. Peut-être que ce clivage existe, mais pour s‘en assurer, ça prend des données recueillies à l‘échelle d‘observation appropriée, c‘est-à -dire l‘échelle individuelle. En d‘autres mots, ça prend un sondage.

Au risque de nous répéter, s‘il existait une étude électorale québécoise, sur le modèle des grandes enquêtes électorales universitaires, telles que les American National Election Studies ou les British Election Studies, nous pourrions avoir l‘heure juste avec des données fiables colligées et analysées par des chercheurs sérieux plutôt que de discuter d‘une étude dont on ne sait pas grand chose dans le fond, à commencer par son (ses?) auteur(s).

Bref, circulez, y a rien à voir! Poursuivez la lecture de «Vote générationnel? Pas si vite…»→

Élection générale 2007: bilan des assemblées d’investiture

Alors que les principaux partis politiques s’activent déjà à choisir leurs candidats en vue de la 39e élection générale, nous vous proposons un retour sur la sélection des candidats des principaux partis lors de l’élection générale du 26 mars dernier.

En principe, les statuts et règlements des principaux partis prévoient, sur papier à tout le moins, que les candidats au poste de député doivent être désignés par les militants de la circonscription. En réalité, les investitures «avec votation» (sous-entendu: où il y a 2 candidats ou plus, mais vous aurez sûrement compris cela en lisant cette expression dans son contexte) sont plutôt rares et la plupart du temps, il n’y a qu’un seule qui soit candidate pour être désignée candidate (!!!) d’un parti politique, comme en fait foi la compilation ci-dessous qui porte sur la dernière élection générale.

Parti Nombre d’assemblées d’investiture où un scrutin a eu lieu
Parti québécois 25/125: Abitibi-Est, Anjou, Arthabaska, Beauce-Nord, Bellechasse, Chauveau, Deux-Montagnes, Duplessis, Frontenac, Groulx, Iberville, Jean-Lesage, Lac-Saint-Jean, Laval-des-Rapides, Lotbinière, Marguerite-D’Youville, Mégantic-Compton, Nicolet-Yamaska, Orford, Rimouski, Roberval, Shefford, Sherbrooke, Trois-Rivières et Vanier
Québec solidaire 3/123: Drummond, Rouyn-Noranda–Témiscamingue et Taschereau (à cela s’ajoutent les investitures dans Arthabaska et Sherbrooke, toutes deux remportées par acclamation à la suite du désistement d’un candidat durant l’assemblée d’investiture)
Parti libéral du Québec 3/125: Charlevoix, Deux-Montagnes et Nicolet-Yamaska
Action démocratique du Québec 0/125
Parti vert du Québec 0/108

Ainsi, dans l’ensemble des candidats des partis politiques qui étaient présents dans toutes les circonscriptions lors du dernier scrutin général (ou presque, dans le cas de Québec solidaire et du Parti vert), seulement 31 ont réellement affronté un adversaire lors d’une assemblée d’investiture, et ce en dépit du caractère démocratique de nos institutions politiques. C’est un peu comme si le principe de souveraineté populaire n’était pas pleinement intégré au sein des partis politiques lors de la désignation des candidats. Bien sûr, il y a plein de bonnes et de mauvaises raisons pour expliquer cette situation (association de circonscription inexistante, manque de candidats « potables », consigne donnée par le chef du parti de laisser le champ libre aux députés sortants, circonscription réservée à un candidat vedette ou au contraire circonscription où le candidat d’un parti donné n’a aucune chances d’être élu, etc.), mais la situation laisse tout de même songeur. Et comme c’est la première fois que nous faisons l’exercice et qu’à notre connaissance, personne n’a compilé les assemblées d’investiture « avec scrutin » lors des élections générales précédentes, impossible de savoir s’il y a une tendance vers l’accroissement ou la diminution du nombre d’investitures avec plus d’un candidat.

Il y a tout de même un certain nombre de constats amusants à faire. Par exemple, sur les 31 candidats ayant eu un adversaire lors de leur assemblée d’investiture:

  • Cinq ont été élus députés le 26 mars dernier (les candidats péquistes dans Abitibi-Est, Duplessis, Lac-Saint-Jean, Rimouski et Roberval).
  • Une seule était déjà membre de l’Assemblée nationale, soit la députée de Duplessis, Lorraine Richard (PQ). Elle fut réélue le 26 mars.
  • Selon les données disponibles, la totalité des candidats de l’Action démocratique du Québec et du Parti vert du Québec ont été nommés sans opposition ou «par acclamation».
  • Dans Deux-Montagnes, les deux principaux partis à l’époque ont vu s’affronter plusieurs candidats lors de leur assemblée d’investiture respective. Pourtant, c’est une candidate d’un autre parti, désignée à la dernière minute et sans opposant pour remplacer un candidat qui avait été forcé de se désister, qui siège maintenant à l’Assemblée nationale.

Ce tableau a été compilé à partir des données que nous avons recueillies tout au long de notre couverture de l’élection générale de 2007, mais comme elle était basée en grande partie sur les communiqués des partis politiques et les articles des hebdos régionnaux (qui ne se retrouvent pas tous en ligne et, soyons honnêtes, nous ne sommes pas abonnés à tous les hebdos publiés au Québec), il se peut qu’il manque des assemblées d’investiture dans notre compilation. Si c’est le cas, la section «commentaires» est là pour ça.

Le « social networking » politique

Yves Williams a publié hier sur son blogue un article sur une pratique émergente au Québec, mais déjà bien implantée aux États-Unis: l‘emploi des sites de « social networking » (Facebook, Meetup.com, etc.) en politique partisane. À notre grande surprise, nous y avons appris l‘existence sur Facebook d‘un groupe associé au Comité du Nouveau Parti démocratique du Québec, dont nous avions parlé l‘automne dernier et qui tente, sans succès jusqu‘à présent, de mettre sur pied une section provinciale du Nouveau Parti démocratique qui oeuvrerait directement sur la scène électorale québécoise.

Yves Williams commente également la désormais célèbre section du Rapport des résultats officiels du scrutin du 26 mars 2007 portant sur « l‘utilisation des nouvelles technologies de l‘information et des communications (NTIC) en période électorale » (sic). En lisant ses propos, on peut se demander s‘il est aussi sceptique que nous quant aux leçons que tirera le DGE face à l‘émergence su web 2.0 dans le domaine électoral.

À lire donc pour en apprendre davantage sur un moyen d‘utilisation du web en politique que nous n‘avons pas toujours la possibilité de couvrir aussi exhaustivement que nous le voudrions.