Retour sur le dernier sondage Léger Marketing (MàJ)

Vendredi, 28 novembre 2008 · Catégories: Méthodologie, Sondages, Sondages régionaux, Élection générale de 2008, Élections · 3 Comments 

C’est avec quelques jours de retard que nous revenons sur l’hyper-méga-sondage Léger Marketing publié mardi dernier. Comme nous l’avons fait lors de la dernière élection générale (Léger Marketing avait réalisé un sondage similaire avec ventilation par région administrative), nous allons comparer les résultats des sous-échantillons régionaux (voir le rapport d’analyse en format pdf) avec les résultats des 2 dernières élections générales.

Nous y allons toutefois d’un petit disclaimer avant toute chose:

  • avec une marge d’erreur allant de 4 à 7% selon la région, les résultats doivent être pris avec un grain de sel;
  • le territoire des circonscriptions électorales ne coïncide pas nécessairement partout avec celui des régions administratives;
  • le sondage a été réalisé du 18 au 23 novembre, soit de 2 à 3 semaines avant le jour du vote.

Bas-Saint-Laurent/Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine (01-11): 8 circonscriptions

LIB ADQ PQ VRT QS Aut.
Élection 2003 39,62% 21,59% 37,54% 1,25%
Élection 2007 33,55% 28,95% 32,82% 1,60% 3,08% 0,00%
Sondage Léger 45% 14% 36% 2% 2% 1%
n=206 marge d’erreur=7%

(N-B: Le territoire des 8 circonscriptions coïncide à peu près complètement avec celui des deux régions administratives.)

Saguenay–Lac-Saint-Jean/Côte-Nord (02-09): 8 circonscriptions

LIB ADQ PQ VRT QS Aut.
Élection 2003 35,21% 19,79% 42,73% 2,27%
Élection 2007 32,70% 21,85% 41,09% 1,63% 2,69% 0,04%
Sondage Léger 46% 9% 40% 2% 2% 2%
n=254 marge d’erreur=6%

(N-B: Le territoire des 8 circonscriptions coïncide à peu près complètement avec celui des deux régions administratives.)

Capitale-Nationale (03): 11 circonscriptions

LIB ADQ PQ VRT QS Aut.
Élection 2003 41,20% 27,11% 28,86% 2,83%
Élection 2007 28,03% 41,69% 23,61% 3,42% 2,97% 0,29%
Sondage Léger 45% 20% 29% 2% 3% 1%
n=407 marge d’erreur=5%

(N-B: Le territoire des 11 circonscriptions coïncide à peu près complètement avec celui de la région administrative.)

Mauricie/Centre-du-Québec (04-17): 8 circonscriptions

LIB ADQ PQ VRT QS Aut.
Élection 2003 38,12% 24,31% 35,99% 1,57%
Élection 2007 27,74% 39,10% 28,45% 1,20% 3,08% 0,43%
Sondage Léger 39% 14% 38% 6% 3% 0%
n=212 marge d’erreur=7%

(N-B: Le territoire des 8 circonscriptions présente des différences marquées par rapport à celui des deux régions administratives (surtout la région 17).)

Estrie (05): 6 circonscriptions

LIB ADQ PQ VRT QS Aut.
Élection 2003 47,96% 17,26% 33,39% 1,39%
Élection 2007 34,09% 28,05% 29,62% 4,53% 3,58% 0,13%
Sondage Léger 54% 5% 30% 7% 4% 0%
n=197 marge d’erreur=7%

(N-B: Le territoire des 6 circonscriptions présente des différences marquées par rapport à celui de la région administrative.)

Montréal (06): 28 circonscriptions

Montréal-Est LIB ADQ PQ VRT QS Aut.
Élection 2003 47,92% 10,42% 36,21% 5,45%
Élection 2007 35,14% 16,87% 33,04% 5,46% 8,89% 0,60%
Sondage Léger 42% 4% 42% 3% 9% 0%
n=207 marge d’erreur=7%
Montréal-Ouest LIB ADQ PQ VRT QS Aut.
Élection 2003 72,96% 6,44% 17,04% 3,56%
Élection 2007 60,12% 13,37% 14,47% 8,00% 3,60% 0,44%
Sondage Léger 70% 4% 16% 5% 5% 0%
n=197 marge d’erreur=7%

On s’est contenté de reproduire les données du sondage ici, vu l’impossibilité de fusionner les deux échantillons de Léger (Montréal-Est et Montréal-Ouest) et vu notre ignorance des limites géographiques exactes des deux échantillons montréalais de Léger Marketing.

MàJ (30 novembre, 22h): En fin de compte, selon des informations qui nous sont parvenues (voir dans les commentaires), la division entre «l’est» et «l’ouest» de Montréal dans le sondage est la rue Saint-Laurent. Nous avons réparti les comtés de l’île de Montréal qui sont de part et d’autre de cette rue pour les résultats des derniers scrutins. Les limites géographiques ne sont pas entièrement similaires, mais c’est un problème qu’on retrouve déjà dans d’autres régions de toute façon.

Outaouais (07): 5 circonscriptions

LIB ADQ PQ VRT QS Aut.
Élection 2003 62,41% 11,98% 22,74% 2,86%
Élection 2007 45,41% 21,42% 22,36% 6,79% 3,80% 0,23%
Sondage Léger 53% 10% 27% 6% 3% 1%
n=203 marge d’erreur=7%

(N-B: Le territoire des 5 circonscriptions est identique à celui de la région administrative.)

Abitibi-Témiscamingue (08): 3 circonscriptions

LIB ADQ PQ VRT QS Aut.
Élection 2003 38,65% 22,58% 37,37% 1,41%
Élection 2007 30,41% 24,95% 39,22% 0,00% 5,42% 0,00%
Sondage Léger 35% 6% 50% 2% 3% 4%
n=105 marge d’erreur=10%

(N-B: Le territoire 3 circonscriptions est identique à celui de la région administrative.)

Chaudière-Appalaches (12): 8 circonscriptions

LIB ADQ PQ VRT QS Aut.
Élection 2003 38,12% 36,01% 24,36% 1,52%
Élection 2007 28,24% 51,69% 16,37% 1,70% 1,89% 0,10%
Sondage Léger 51% 16% 29% 3% 1% 0%
n=254 marge d’erreur=6%

(N-B: Le territoire des 8 circonscriptions présente des différences marquées par rapport à celui de la région administrative (surtout à l’ouest).)

Laval (13): 5 circonscriptions

LIB ADQ PQ VRT QS Aut.
Élection 2003 51,66% 12,12% 32,68% 3,54%
Élection 2007 39,38% 28,55% 25,39% 3,95% 2,47% 0,26%
Sondage Léger 56% 13% 25% 4% 2% 0%
n=194 marge d’erreur=7%

(N-B: Le territoire des 5 circonscriptions coïncide parfaitement avec celui de la région administrative.)

Lanaudière/Laurentides (14-15): 16 circonscriptions

LIB ADQ PQ VRT QS Aut.
Élection 2003 35,42% 20,93% 41,65% 2,00%
Élection 2007 20,46% 38,03% 35,26% 3,46% 2,77% 0,02%
Sondage Léger 27% 19% 42% 6% 6% 0%
n=307 marge d’erreur=6%

(N-B: Le territoire des 14 circonscriptions coïncide parfaitement avec celui des deux régions administratives.)

Montérégie (16): 21 circonscriptions

LIB ADQ PQ VRT QS Aut.
Élection 2003 44,26% 16,07% 37,34% 2,33%
Élection 2007 29,36% 33,82% 30,03% 3,61% 2,96% 0,23%
Sondage Léger 40% 12% 44% 2% 1% 0%
n=302 marge d’erreur=6%

(N-B: Le territoire des 21 circonscriptions présente certaines différences par rapport à celui de la région administrative (à la frontière est).)

Bientôt dans un magasin de porcelaine près de chez vous…

Lors de la dernière campagne, le DGE avait adopté à l‘endroit des usagers des «nouvelles technologies de l‘information et des communications» (pourquoi ce frisson qui nous traverse l‘échine à chaque fois que nous écrivons ces mots?) - particulièrement les blogueurs politiques partisans - une attitude qui avait toute la subtilité d‘un éléphant dans un magasin de porcelaine. Par la suite, les quelques paragraphes du «Rapport des résultats officiels du scrutin» consacrés aux NTIC faisaient montre d‘un manque d‘introspection assez inquiétant pour quiconque croit en la possibilité de concilier l‘intégrité du processus électoral et la liberté d‘expression, le tout avec des moyens réalistes (financiers, juridiques, etc.).

Et c‘est probablement sur le point de se poursuivre à l‘Édifice René-Lévesque, on verra bien en septembre. Sommes-nous les seuls à avoir les cheveux qui se dressent sur la tête en lisant une telle phrase?

«un des scénarios envisagés consiste, curieusement, à élargir la définition de “dépense électorale” de manière à inclure un message n‘ayant en fait entraîné aucune dépense»

Si jamais une telle idée devait faire son chemin jusque dans la loi électorale, parions que ça sera rapidement contesté en cour. Plus…

Dernières rumeurs au PLQ

Si ça se trouve, on pourrait avoir non pas 1, mais 2 élections partielles à l‘automne:

  • Jean-Talon: le député de Jean-Talon et ministre de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard (LIB), n‘a pas encore terminé sa «réflexion» sur son avenir politique, mais déjà , on suppute sur l‘identité de son (éventuel) successeur dans Jean-Talon. Le nom de Yves Bolduc, médecin et candidat défait (LIB) lors de l‘élection générale de 2007 dans Lac-Saint-Jean, circulerait présentement dans les cercles libéraux. Il semble que l‘État-major du parti lui avait offert un comté dans la région de Québec l‘année dernière, mais à l‘époque, il avait préféré faire campagne au Lac-Saint-Jean (source: La Presse);
  • Jeanne-Mance–Viger: le député de Jeanne-Mance–Viger et président de l‘Assemblée nationale, Michel Bissonnet (LIB), songerait à quitter la politique québécoise pour devenir candidat à la mairie d‘arrondissement de Saint-Léonard sous l‘étiquette du parti Union Montréal (poste devenu vacant à la suite de la démission du maire d‘arrondissement Frank Zampino). Le cas échéant, son siège à l‘Assemblée nationale deviendrait vacant. M. Bissonnet siège sans interruption à l‘Assemblée nationale depuis 1981 (il a représenté la circonscription de Jeanne-Mance de 1981 à 2003). Il fut également maire de l‘ex-ville de Saint-Léonard de 1978 à 1981 (source: La Presse).

QuébecPolitique.com: 39e élection générale

Les causes de la percée adéquiste selon les sondages

Mardi, 20 mai 2008 · Catégories: Méthodologie, Sondages · Comment 

On a toujours cru que c‘était les indécis et les discrets qui décidaient du résultat d‘une élection parce qu‘ils seraient «influencés» par les résultats des sondages. Apparemment, ce serait plutôt les partisans déclarés d‘un parti politique donné qui voteraient en fonction des sondages pour des raisons «stratégiques». Et ce serait (entre autres) des partisans libéraux qui, croyant la victoire de leur parti dans la poche dans les derniers jours de la campagne électorale de 2007, auraient propulsé l‘Action démocratique du Québec à l‘opposition officielle. C‘est ce que tendrait à démontrer une étude de Claire Durand, professeure en sociologie à l‘Université de Montréal et spécialiste des sondages d‘opinion, dont on parle aujourd‘hui dans La Presse. La méthodologie y est expliquée très sommairement, mais en gros, Mme Durand et son équipe auraient posé un certain nombre de questions dans le cadre de 2 sondages CROP réalisés pendant la campagne électorale, puis ils auraient interrogé directement un certain nombre de répondants après l‘élection.

Si nous mettons la main sur l‘étude complète, nous vous en informerons. Plus…

Un parti politique de plus…

Vendredi, 25 avril 2008 · Catégories: Autres partis, Partis politiques · Comment 

Un lecteur nous signale qu‘un nouveau parti politique, le Mouvement équité au Québec, a obtenu le statut de parti politique autorisé le 16 avril dernier. Le chef du parti est M. Mostafa Ben Kiriane, candidat défait lors des élections générales de 1998 (ind.) et de 2007 (s.d.) dans Laurier-Dorion ainsi qu‘à divers scrutins au municipal et au scolaire. On ne sait pas grand chose de l‘idéologie défendue par ce parti, sinon que M. Ben Kiriane serait pour le libre choix de la langue d‘enseignement et pour l‘enseignement religieux (pas seulement catholique ou protestant) dans les écoles. On en saura probablement plus lorsque le parti aura son propre site web (si jamais site web il y aura).

Toutefois, malgré l‘autorisation accordée au MEQ, il reste toujours 17 partis politiques autorisés au Québec. L‘explication dans le prochain article

Verts: Brian Gibb dans Hull

On ignore encore si l‘élection partielle dans Hull aura lieu le 12 mai prochain, en même temps que les partielles dans Bourget et Pointe-aux-Trembles, mais au moins, on connaît l‘identité de celui qui y portera les couleurs des verts. Selon Info07, M. Brian Gibb, président du Parti vert du Québec, a annoncé qu‘il sera candidat dans Hull lors de la prochaine élection partielle. M. Gibb a été candidat défait (VRT) lors de l‘élection générale de 2007 dans Pontiac. Il fut également, en 2003, candidat défait (ADQ) dans Gatineau.

Candidatures: quelques désistements

Straight to the point:

  • Arthabaska (PQ): l‘ex-mairesse de Saint-Valère, Thérèse Domingue, qui fut candidate défaite (PQ) lors de l‘élection générale de 2007 dans Arthabaska, a, selon les termes de La Nouvelle, «complètement fermé la porte à la possibilité de briguer de nouveau l‘investiture du Parti québécois» en vue de la prochaine élection générale (source: La Nouvelle);
  • Deux-Montagnes (ADQ): ceci n‘est pas tant une nouvelle candidature qu‘un retour sur une ancienne candidature. l‘aspirant candidat de l‘ADQ dans Deux-Montagnes lors de la dernière élection générale, Jean-François Plante, a intenté des poursuites judiciaires contre trois journalistes pour avoir «causé un tort irréparable à sa carrière politique». M. Plante avait été contraint de retirer sa candidature dans Deux-Montagnes (il avait déjà été officiellement nommé candidat à ce moment-là ) en pleine campagne électorale en raison de divers propos controversés qu‘il avait tenus sur sa webradio Radio XTRM (source: La Presse);
  • L‘Assomption (PI): une militante du Parti indépendantiste dans L‘Assomption, Fanny Bérubé, a annoncé son intention d‘y être candidate lors de la prochaine élection générale (source: Hebdo Rive Nord);
  • Marguerite-d‘Youville (PQ): l‘assemblée d‘investiture du PQ dans Marguerite-d‘Youville a eu lieu aujourd‘hui. C‘est sans surprise que Monique Richard a été élue par acclamation (source: Presse canadienne);
  • Matapédia (LIB): l‘homme d‘affaires Jean-Yves Roy a annoncé récemment qu‘il sera candidat à l‘investiture libérale dans Matapédia dont la date n‘est pas encore dévoilée. Nous ignorons s‘il y aura d‘autres candidats à l‘investiture, mais si c‘est le cas, ce ne sera sûrement pas le candidat défait lors de la dernière élection générale, Normand Boulianne, qui a accordé son appui à M. Roy. Le tout est évidemment conditionnel à ce que la circonscription de Matapédia existe toujours à l‘issue du prochain redécoupage de la carte électorale (source: L‘Avant-garde et L‘Avantage; nos remerciements à Joël pour le tuyau);
  • Papineau (LIB): le député de Papineau, Norman MacMillan (LIB), est présentement en convalescence en raison d‘un cancer de la prostate diagnostiqué en décembre. S’il devait surmonter cette maladie (il semble que les chances de guérison soient de l‘ordre de 85%), M. MacMillan sera à nouveau candidat lors de la prochaine élection générale. Ce serait alors sa 7e campagne électorale, si on inclut l‘élection partielle du 29 mai 1989 où il avait été élu pour une première fois à l‘Assemblée nationale (source: Info07);
  • Trois-Rivières (LIB): l‘ex-député de Trois-Rivières (2003-2007), André Gabias (LIB), a été nommé récemment secrétaire général de l‘Université du Québec à Trois-Rivières, amenant ainsi ce dernier à mettre sa carrière politique en veilleuse. Il a à tout le moins placé les enchères assez hautes en déclarant au Nouvelliste que «Ça prendrait tout un ouragan pour me déraciner» de son nouveau poste à l‘UQTR (source: Le Nouvelliste).

QuébecPolitique.com: 39e élection générale

Retour dans Joliette; forfait dans Orford

Aujourd‘hui, nous avons des nouvelles de deux circonscriptions côté recrutement de candidats:

  • Joliette (PQ): Daniel Samson, psychanalyste et enseignant au secondaire, a annoncé qu‘il serait «fort probable» qu‘il soit candidat à l‘assemblée d‘investiture du Parti québécois dans Joliette en vue de la prochaine élection générale. M. Samson fut aspirant-candidat pour le PQ dans Joliette lors de l‘élection générale de 2003, mais fut défait lors de l‘assemblée d‘investiture par celui qui devint député de Joliette entre 2003 et 2007, Jonathan Valois (PQ) (source: L‘Action, merci à Anick DesRosiers pour l‘info);
  • Orford (ADQ): pour sa part, Steve Bourassa (ADQ), candidat défait lors des élections générales de 2003 et 2007 dans Orford, a confirmé qu‘il ne briguerait pas l‘investiture adéquiste dans le comté en vue de la prochaine élection générale. Selon l‘hebdo Le Reflet du Lac, l‘Action démocratique du Québec n‘aurait pas d‘autre candidat en vue pour l‘instant dans Orford (source: Le Reflet du Lac).

QuébecPolitique.com: 39e élection générale

Pointe-aux-Trembles: jamais 2 sans 3

En cette journée où le député de Pointe-aux-Trembles et ex-chef du Parti québécois, André Boisclair, s‘apprête à remettre officiellement sa démission comme membre de l‘Assemblée nationale, l‘hebdo L‘Avenir (arr. Pointe-aux-Trembles) nous offre un 2 pour 1 en vue de l‘élection partielle qui devrait avoir lieu d‘ici au printemps prochain dans Pointe-aux-Trembles, s‘il n‘y a pas d‘élection générale d‘ici là .

d‘une part, du côté de l‘Action démocratique du Québec, le président de l‘association de comté, Pierre Trudelle, a confirmé qu‘il sera candidat à l‘assemblée d‘investiture, tandis que des rumeurs concernant une possible candidature du conseiller municipal du district de Pointe-aux-Trembles à la Ville de Montréal, André Bélisle, ont été démenties par des membres de l‘exécutif de circonscription. La date de cette assemblée n‘a pas encore été déterminée.

d‘autre part, dans le camp du Parti libéral du Québec, Daniel Fournier, candidat défait (LIB) lors des élections générales de 2003 et 2007 dans Pointe-aux-Trembles, tentera pour une troisième fois sa chance dans la circonscription lors du prochain scrutin. Pour l‘instant, M. Fournier est le seul candidat à l‘assemblée de mise en candidature qui aura éventuellement lieu à l‘Association libérale de Pointe-aux-Trembles.

QuébecPolitique.com: 39e élection générale

C‘est tellement une bonne nouvelle qu‘on en redemande!

Il y a des jours où on se demande si les médias sont en manque de nouvelles au point de recycler des affaires vieilles de plusieurs semaines et faire comme si c‘était la nouvelle de l‘année, de l‘inédit, un scoop fumant, appelez ça comme vous voudrez.

Par exemple, dans La Presse de ce matin, on nous «apprend» que l‘ex-députée de Pointe-aux-Trembles, Nicole Léger (PQ), souhaiterait succéder à André Boisclair dans le comté s‘il devait démissionner prochainement.

Hébin!

Jamais cette nouvelle n‘était sortie auparavant. Surtout pas dans les hebdos Transcontinental ou sur le site de Radio-Canada!

N‘empêche, à force de ressortir la «nouvelle» de temps à autre, ça ressemble quasiment à une invitation à prendre la porte de sortie pour l‘actuel député de Pointe-aux-Trembles.

Dans la catégorie «vraie nouvelle inédite», on apprend ce matin dans un article du Soleil traitant d‘un tout autre sujet (le «commando» procédurier des jeunes adéquistes lors du conseil général du parti de la semaine dernière), que la nouvelle vice-présidente de l‘ADQ et candidate défaite (ADQ) lors de l‘élection générale de 2007 dans Verdun, Sylvie Tremblay, souhaiterait être à nouveau candidate dans cette circonscription lors de la prochaine élection générale.

QuébecPolitique.com: 39e élection générale

Plus…

Élection partielle dans Charlevoix: contexte

Lundi, 24 septembre 2007 · Catégories: La rédaction, Élection générale de 2007, Élections, Élections partielles · Comment 

L‘élection partielle qui a lieu aujourd‘hui dans Charlevoix a été déclenchée à la suite de la démission le 13 août dernier du député de Charlevoix et ex-ministre, M. Rosaire Bertrand (PQ), afin de permettre au chef du Parti québécois, Mme Pauline Marois, de faire son entrée à l‘Assemblée nationale.

M. Bertrand a été député de Charlevoix de 1994 à 2007. Auparavant, le comté a été représenté par un député de l‘Union nationale de 1948 à 1962, puis par un député libéral de 1962 à 1994.

Le scrutin met aux prises sept candidats:

  • BIRON, Paul (DC)
  • GAGNON, Claude (ind.)
  • HARVEY, Conrad (ADQ)
  • LAFOREST, Daniel (ind.)
  • LEMIRE, François Robert (REP)
  • MAROIS, Pauline (PQ)
  • TURCOTTE, David (VRT)

Le Parti libéral du Québec ainsi que Québec solidaire ont décidé de ne pas participer à cette élection partielle, contrairement à la dernière élection générale. Par contre, le Parti République du Québec participera à un scrutin pour la première fois de sa jeune histoire. Quant à l‘ADQ et aux Verts, tous deux ont présenté le même candidat qui a défendu leurs couleurs respectives le 26 mars dernier.

Élection générale 2007: Charlevoix
Candidat (parti) Votes (n) Votes (%)
Bertrand, Rosaire (PQ) 9 099 37,67
Harvey, Conrad (ADQ) 7 436 30,78
Bouchard, Jean-Guy (LIB) 6 541 27,08
Turcotte, David (VRT) 553 2,29
Charbonneau, Lucie (QS) 527 2,18
Bulletins valides 24 156 99,14
Bulletins rejetés 210 0,86
Vote exercé et taux de participation 24 366 73,99
Électeurs inscrits 32 932
Majorité 1 663 6,88

En l‘absence d‘un candidat libéral et de Québec solidaire, ce sont 7 068 électeurs qui se retrouvent orphelins lors de cette élection partielle et qui devront reporter leur choix vers un autre candidat, à supposer qu‘ils se donnent la peine de voter.

Pour de plus amples informations sur la circonscription de Charlevoix:

Charlevoix: on est rendus à 7

Lundi, 3 septembre 2007 · Catégories: Autres partis, Partis politiques, Élections, Élections partielles · Comment 

Les premiers candidats ont finalement fait leur apparition sur la liste des candidats officiels à l‘élection partielle du 24 septembre prochain dans Charlevoix et la candidature aucun d‘entre eux n‘était connue publiquement jusqu‘à présent.

  • M. Claude Gagnon (ind.). Il y a un Claude Gagnon qui fut candidat indépendant lors de l‘élection générale de 1989 dans Lac-Saint-Jean, lors de l‘élection partielle de 1996 dans Jonquière et lors de l‘élection partielle de 2004 dans Vanier, mais le “Claude Gagnon” candidat dans Charlevoix a-t-il un lien avec l‘un d‘entre eux?
  • M. Paul Biron (DC), alias “le frère de l‘autre“, candidat défait lors des élections générales de 1970 dans Lévis (PQ), de 1998 dans Lévis (PDS), de 2003 dans Lotbinière (DC) et de 2007 dans Lévis (DC), lors de l‘élection partielle de 2004 dans Vanier (DC) ainsi que lors de l‘élection fédérale de 1979 dans Lévis (UP). Au moment d‘écrire ces lignes, la candidature de M. Biron n‘était pas annoncée sur le site du Parti démocratie chrétienne du Québec.

Ironiquement, ces deux candidats de tiers partis ont pris de vitesse les candidats des principaux partis, Conrad Harvey (ADQ) et Pauline Marois (PQ) qui, en date du 3 septembre 2007 à 14h15, n‘avaient toujours pas déposé leur bulletin de mise en candidature auprès du directeur de scrutin. Ils ont jusqu‘à samedi prochain, à 14h, pour le faire.

Charlevoix: un 5e candidat

Lundi, 3 septembre 2007 · Catégories: Autres partis, Partis politiques, Élections, Élections partielles · Comment 

L‘organisation Fathers-4-Justice Québec tenait cet après-midi une conférence de presse annonçant officiellement la candidature de son président, Daniel Laforest, lors de la prochaine élection partielle dans Charlevoix. Cette sortie de presse donnait suite au lancement virtuel il y a quelques jours de sa campagne électorale sur son blogue de campagne.

On annonce par ailleurs que le candidat fera campagne sous le nom de “Daniel Father-4-Justice Laforest”, probablement (mais ce n‘est pas précisé dans son blogue) en vertu de l‘article 240 de la Loi électorale qui permet à tout candidat de

“poser sa candidature sous ses nom et prénom usuels à la condition qu‘ils soient de notoriété constante dans la vie politique, professionnelle ou sociale et que le candidat agisse de bonne foi”,

encore qu‘il est loin d‘être démontré selon nous qu‘il soit de “notoriété constante dans la vie politique, professionnelle ou sociale” que Daniel Laforest soit connu sous le nom de “Father-4-Justice”, mais bon…

M. Laforest fut candidat défait (ind.) lors de l‘élection générale de 2007 dans Hochelaga-Maisonneuve, où il obtint 97 votes (0,39% des bulletins valides). Nous avions d‘ailleurs parlé de Daniel Laforest et de son acolyte Andy Srougi dans ce billet.

Vote générationnel? Pas si vite…

OK tout le monde, on va respirer par le nez deux petites minutes.

Ce matin paraissant dans Le Soleil cet article de Michel Corbeil dans lequel il cite les résultats d‘une étude réalisée par le Parti québécois sur les résultats de l‘élection générale du 26 mars dernier. En gros, on a calculé la moyenne d‘âge dans chaque circonscription puis on a tenté de faire un lien entre la moyenne d‘âge et les partis politiques ayant remporté chaque circonscription. d‘où la grosse conclusion: les jeunes voteraient pour l‘ADQ et les vieux voteraient pour le PQ (soi dit en passant, ça n‘a rien de nouveau, David Gagnon avait fait la même chose il y a quelques mois sur son blogue Antagoniste.net). Depuis, tout ce qui grouille, scribouille et grenouille sur la blogosphère politique québécoise, des dessous de la politique à l‘homme en colère en passant par Patrick Lagacé, s‘affaire à tirer les conclusions les plus tranchées et les plus définitives sur une étude que personne n‘a lue, sauf Michel Corbeil (appel à tous: si quelqu‘un au PQ voulait bien nous envoyer une “enveloppe brune virtuelle” par courriel, nous sommes preneurs :-D ).

Seulement, il y a un détail que tous semblent ignorer: d‘après ce qu‘on peut en connaître, il est loin d‘être certain que cette étude est valide sur le plan méthodologique. Si ça se trouve, nous venons d‘assister à l‘erreur la plus élémentaire, la plus “pee-wee” qui existe en méthodes quantitatives.

Pour faire une histoire courte avec une histoire longue, le procédé qui semble être employé dans l‘étude (selon les données dévoilées dans l‘article en tout cas) est l‘inférence écologique. Une erreur courante dans l‘emploi de cette méthode est d‘inférer sur des comportements individuels sur la base de données collectives en prenant pour acquis que tous les individus, sans exception, partagent les mêmes caractéristiques que celles de l‘ensemble du groupe. C‘est ce qu‘on appelle l‘erreur écologique ou ecological fallacy dont l‘existence fut démontrée dès le milieu du 20e siècle par le sociologue américain William Robinson qui, en tentant d‘étudier la relation entre le taux d‘alphabétisation et le pourcentage d‘immigrants dans chaque État américain, avait observé une différence majeure selon que le taux de corrélation était basé sur des données agrégées ou individuelles (pour plus de détails, voir Robinson, W.S. 1950. «Ecological Correlations and the Behavior of Individuals». American Sociological Review 15: 351–357). Il est vrai que depuis les années 50, les méthodes quantitatives en sciences sociales se sont beaucoup raffinées et certains chercheurs ont mis de l‘avant des solutions à la fois théoriques et techniques afin d‘effectuer ce type d‘inférence sous certaines conditions. Toutefois, ça ne fait pas l‘unanimité et ça demande une expertise très poussée que peu de gens possèdent en dehors des cercles universitaires, et rien n‘indique que les auteurs de l‘étude en font partie.

Conclusion: aucune donnée solide (méthodologiquement parlant) tirée de l‘étude citée par Michel Corbeil ne permet de confirmer l‘existence d‘un clivage générationnel sur la scène politique québécoise. Peut-être que ce clivage existe, mais pour s‘en assurer, ça prend des données recueillies à l‘échelle d‘observation appropriée, c‘est-à -dire l‘échelle individuelle. En d‘autres mots, ça prend un sondage.

Au risque de nous répéter, s‘il existait une étude électorale québécoise, sur le modèle des grandes enquêtes électorales universitaires, telles que les American National Election Studies ou les British Election Studies, nous pourrions avoir l‘heure juste avec des données fiables colligées et analysées par des chercheurs sérieux plutôt que de discuter d‘une étude dont on ne sait pas grand chose dans le fond, à commencer par son (ses?) auteur(s).

Bref, circulez, y a rien à voir! Plus…

Élection générale 2007: bilan des assemblées d‘investiture

Alors que les principaux partis politiques s‘activent déjà à choisir leurs candidats en vue de la 39e élection générale, nous vous proposons un retour sur la sélection des candidats des principaux partis lors de l‘élection générale du 26 mars dernier.

En principe, les statuts et règlements des principaux partis prévoient, sur papier à tout le moins, que les candidats au poste de député doivent être désignés par les militants de la circonscription. En réalité, les investitures “avec votation” (sous-entendu: où il y a 2 candidats ou plus, mais vous aurez sûrement compris cela en lisant cette expression dans son contexte) sont plutôt rares et la plupart du temps, il n‘y a qu‘un seule qui soit candidate pour être désignée candidate (!!!) d‘un parti politique, comme en fait foi la compilation ci-dessous qui porte sur la dernière élection générale.

Parti Nombre d‘assemblées d‘investiture où un scrutin a eu lieu
Parti québécois 25/125: Abitibi-Est, Anjou, Arthabaska, Beauce-Nord, Bellechasse, Chauveau, Deux-Montagnes, Duplessis, Frontenac, Groulx, Iberville, Jean-Lesage, Lac-Saint-Jean, Laval-des-Rapides, Lotbinière, Marguerite-D‘Youville, Mégantic-Compton, Nicolet-Yamaska, Orford, Rimouski, Roberval, Shefford, Sherbrooke, Trois-Rivières et Vanier
Québec solidaire 3/123: Drummond, Rouyn-Noranda–Témiscamingue et Taschereau (à cela s‘ajoutent les investitures dans Arthabaska et Sherbrooke, toutes deux remportées par acclamation à la suite du désistement d‘un candidat durant l‘assemblée d‘investiture)
Parti libéral du Québec 3/125: Charlevoix, Deux-Montagnes et Nicolet-Yamaska
Action démocratique du Québec 0/125
Parti vert du Québec 0/108

Ainsi, dans l‘ensemble des candidats des partis politiques qui étaient présents dans toutes les circonscriptions lors du dernier scrutin général (ou presque, dans le cas de Québec solidaire et du Parti vert), seulement 31 ont réellement affronté un adversaire lors d‘une assemblée d‘investiture, et ce en dépit du caractère démocratique de nos institutions politiques. C‘est un peu comme si le principe de souveraineté populaire n‘était pas pleinement intégré au sein des partis politiques lors de la désignation des candidats. Bien sûr, il y a plein de bonnes et de mauvaises raisons pour expliquer cette situation (association de circonscription inexistante, manque de candidats “potables”, consigne donnée par le chef du parti de laisser le champ libre aux députés sortants, circonscription réservée à un candidat vedette ou au contraire circonscription où le candidat d‘un parti donné n‘a aucune chances d‘être élu, etc.), mais la situation laisse tout de même songeur. Et comme c‘est la première fois que nous faisons l‘exercice et qu‘à notre connaissance, personne n‘a compilé les assemblées d‘investiture “avec scrutin” lors des élections générales précédentes, impossible de savoir s‘il y a une tendance vers l‘accroissement ou la diminution du nombre d‘investitures avec plus d‘un candidat.

Il y a tout de même un certain nombre de constats amusants à faire. Par exemple, sur les 31 candidats ayant eu un adversaire lors de leur assemblée d‘investiture:

  • Cinq ont été élus députés le 26 mars dernier (les candidats péquistes dans Abitibi-Est, Duplessis, Lac-Saint-Jean, Rimouski et Roberval).
  • Une seule était déjà membre de l‘Assemblée nationale, soit la députée de Duplessis, Lorraine Richard (PQ). Elle fut réélue le 26 mars.
  • Selon les données disponibles, la totalité des candidats de l‘Action démocratique du Québec et du Parti vert du Québec ont été nommés sans opposition ou “par acclamation”.
  • Dans Deux-Montagnes, les deux principaux partis à l‘époque ont vu s‘affronter plusieurs candidats lors de leur assemblée d‘investiture respective. Pourtant, c‘est une candidate d‘un autre parti, désignée à la dernière minute et sans opposant pour remplacer un candidat qui avait été forcé de se désister, qui siège maintenant à l‘Assemblée nationale.

Ce tableau a été compilé à partir des données que nous avons recueillies tout au long de notre couverture de l‘élection générale de 2007, mais comme elle était basée en grande partie sur les communiqués des partis politiques et les articles des hebdos régionnaux (qui ne se retrouvent pas tous en ligne et, soyons honnêtes, nous ne sommes pas abonnés à tous les hebdos publiés au Québec), il se peut qu‘il manque des assemblées d‘investiture dans notre compilation. Si c‘est le cas, la section “commentaires” est là pour ça.

Abaisser le plafond?

L‘argent est-il le nerf de la guerre en politique? Le Parti vert du Québec ne semble pas le croire, si on se fie à cette étonnante suggestion faite hier. Nous disons “étonnante” car la suggestion d‘abaisser le plafond des dépenses autorisées en période électorale, si on le fait trop drastiquement, risque d‘avoir exactement l‘effet que les verts souhaitent éviter, c‘est-à -dire inciter les organisateurs politiques à contourner les lois en vigueur. Au risque de nous répéter, c‘est plutôt dans la 2e partie du Rapport Grenier qu‘on retrouve certaines pistes d‘action qui nous semblent plus prometteuses. Mais encore là , ça reste à être étudié avec attention et le tout est une question de dosage et de doigté.

Le Devoir reprend la nouvelle dans son édition d‘aujourd‘hui (accès réservé aux abonnés).

(P.S.: Puisqu‘il est question dans ce post des dépenses électorales effectuées lors de la dernière élection générale, nous aurions aimé pouvoir parler avec plus de détails des rapports des partis politiques qui ont été rendus publics par le Directeur général des élections la semaine dernière, surtout que. Malheureusement, plus d‘une semaine après la parution de la nouvelle dans les journaux, les rapports en question demeurent introuvables sur la page de son site consacrée aux dépenses électorales. Probablement qu‘une fois de plus, c‘est la faute d‘un soi-disant “hacker”)

Loi sur le financement des partis politiques : le Parti vert du Québec en appelle à un resserrement des règles

À la suite du dépôt des rapports de dépenses électorales des partis politiques, le Parti vert du Québec s‘inquiète des dépenses faramineuses des principales formations politiques québécoises. Le PVQ craint que les dépenses élevées des partis de pouvoir créent une forte pression en faveur de la fraude et du contournement des règles de la Loi sur le financement des partis politiques. Des cas de fraude constituent une menace réelle pour la démocratie québécoise, et risquent de miner une fois de plus la foi des citoyens en leurs élus et en leurs institutions.

Le chef du PVQ souligne que la loi capitale régissant le financement des institutions politiques, adoptée sous René Lévesque, a déjà été bafouée à plus d‘une reprise. On se rappellera notamment que le Parti québécois a été reconnu coupable d‘avoir accepté à tort 96 400 $ de Groupaction. Notons également que, sans avoir été condamné, le Parti libéral du Québec s‘est retrouvé mêlé au scandale de Option Canada

À la vue de ces manquements, le Parti vert du Québec exige que la Loi sur le financement des partis politiques soit appliquée plus vigoureusement et que des limites de dépenses raisonnables soient mises en place. Scott McKay propose notamment de restreindre l‘affichage électoral à des sites réservés à cet effet et que le Directeur général des élections du Québec déploie une campagne d‘information citoyenne portant sur les plateformes politiques des différents partis.

Plus…

Le “social networking” politique

Vendredi, 13 juillet 2007 · Catégories: Médias, Web politique · 1 Comment 

Yves Williams a publié hier sur son blogue un article sur une pratique émergente au Québec, mais déjà bien implantée aux États-Unis: l‘emploi des sites de “social networking” (Facebook, Meetup.com, etc.) en politique partisane. À notre grande surprise, nous y avons appris l‘existence sur Facebook d‘un groupe associé au Comité du Nouveau Parti démocratique du Québec, dont nous avions parlé l‘automne dernier et qui tente, sans succès jusqu‘à présent, de mettre sur pied une section provinciale du Nouveau Parti démocratique qui oeuvrerait directement sur la scène électorale québécoise.

Yves Williams commente également la désormais célèbre section du Rapport des résultats officiels du scrutin du 26 mars 2007 portant sur “l‘utilisation des nouvelles technologies de l‘information et des communications (NTIC) en période électorale” (sic). En lisant ses propos, on peut se demander s‘il est aussi sceptique que nous quant aux leçons que tirera le DGE face à l‘émergence su web 2.0 dans le domaine électoral.

À lire donc pour en apprendre davantage sur un moyen d‘utilisation du web en politique que nous n‘avons pas toujours la possibilité de couvrir aussi exhaustivement que nous le voudrions.

Un ex-candidat défraie la manchette à Ottawa

Québec solidaire tenterait de soulever le spectre d‘une autre Affaire Édith Gendron qu‘il ne s‘y prendrait pas autrement. Dans un communiqué de presse publié cet après-midi, le parti dénonçait le congédiement de M. Antoine Pich par le gouvernement fédéral (le ministère de la Justice pour être plus précis) en raison, affirme-t-on, de considérations de nature partisane. M. Pich a en effet été candidat pour le parti Québec solidaire dans La Prairie lors de l‘élection générale de 2007, terminant au 5e rang avec 1,91% des voix. Or, dans une lettre ouverte parue ce matin dans le site Vigile.net, Antoine Phirun Pich présente sa version des faits et soutient que son congédiement serait motivé par sa récente candidature sous la bannière d‘un parti souverainiste et par son adhésion publique à cette idéologie.

Au moment d‘écrire ces lignes, aucun porte-parole du ministère fédéral de la Justice ou de la Commission fédérale de la fonction publique n‘avait réagi publiquement par rapport à ces allégations.

Mise à jour (11 juillet 2007): La Presse rapporte la nouvelle dans son édition de ce matin. On indique dans ce reportage que le ministère fédéral de la Justice considère cette affaire comme “une affaire privée entre l‘employeur et l‘employé” et refuse de la commenter.

Québec solidaire dénonce une sanction démesurée

MONTREAL, le 10 juillet /CNW Telbec/ - Québec solidaire considère que le congédiement de monsieur Antoine Pich par le gouvernement fédéral est injustifié. M. Pich a été candidat de Québec solidaire dans La Prairie lors de la dernière élection générale; il était alors fonctionnaire au ministère de la Justice du Canada. Ayant omis de prévenir la Commission de la fonction publique du Canada de son intention de se porter candidat pour Québec solidaire, il est maintenant congédié. Cette sanction nous paraît abusive et injustifiée. Le gouvernement fédéral se serait-il montré aussi impitoyable si Antoine Pich s‘était présenté pour un parti fédéraliste?

Québec solidaire exige donc la réintégration d‘Antoine Pich à son emploi de notaire au ministère de la justice fédéral.

Renseignements: Alexandre Warnet, Responsable temporaire des relations
avec les médias, Québec solidaire

Élection générale du 26 mars 2007: taux de participation

Mardi, 26 juin 2007 · Catégories: DGE, Lois électorales, Élection générale de 2007, Élections · Comment 

Dans la foulée de la publication la semaine dernière du Rapport des résultats officiels du scrutin du 26 mars 2007, La Presse consacre aujourd‘hui un article sur la baisse marquée du taux de participation dans un certain nombre de circonscriptions électorales de l‘ouest de l‘île de Montréal. L‘article fait également état d‘une “forte hausse” de la participation électorale dans Champlain par rapport à l‘élection générale de 2003.

Si on replace cette hausse dans son contexte, on conclura rapidement qu‘elle n‘est pas aussi spectaculaire qu‘il n‘y paraît. En effet, lors du scrutin général du 14 avril 2003, 75,64% des électeurs inscrits s‘étaient prévalus de leur droit de vote dans Champlain. Toutefois, le scrutin a dû être repris le 20 mai suivant car les deux premiers candidats étaient arrivés à égalité à l‘issue du recomptage judiciaire (la Loi électorale prévoit la tenue d‘une “élection spéciale” lorsqu‘une telle situation survient). Le taux de participation était alors de 57,70%. Étant donné qu‘il y avait campagne électorale dans Champlain depuis le début de mars et que les électeurs avaient déjà voté une première fois le 14 avril, on peut présumer qu‘il y avait une certaine lassitude chez ces derniers, sans compter que leur vote était devenu moins déterminant qu‘il ne l‘aurait été lors de l‘élection générale proprement dite (un siège de plus ou de moins n‘aurait rien changé sur l‘identité du parti formant le gouvernement, les libéraux étant nettement majoritaires). De plus, comme il s‘agissait d‘une élection spéciale qui n‘avait lieu que dans une seule circonscription, la couverture de la campagne dans les médias “nationaux” était pour le moins minimaliste. Bref, une baisse aussi radicale du taux de participation en 1 mois et demi ne devrait pas surprendre.

En réalité, si on compare des pommes avec des pommes (élection générale vs élection générale), la participation électorale dans Champlain a connu une hausse beaucoup plus modeste (0,90%) entre 2003 et 2007 puisqu‘il est passé à 76,54%.

Le mardi 26 juin 2007

Élections provinciales: baisse de participation dans l‘Ouest-de-l‘Île

Hugo Fontaine
La Presse

Les sept circonscriptions qui ont enregistré la plus forte baisse du taux de participation lors des élections provinciales du 26 mars sont situées dans l‘île de Montréal.

Six d‘entre elles sont dans l‘Ouest-de-l‘Île.

Volà l‘un des faits saillants du Rapport sur les résultats officiels du scrutin, dévoilé cette semaine par le Directeur général des élections (DGE).

L‘organisme a enregistré des baisses variant de 4,5 à 8,5% par rapport aux élections de 2003 dans ces sept circonscriptions, parmi lesquelles se trouvent Marguerite-Bourgeoys, Mont-Royal et Jeanne-Mance-Viger. C‘est dans D‘Arcy-McGee que la baisse est la plus marquée.

Dans Champlain: forte hausse

À l‘autre extrémité de la liste, la circonscription de Champlain voit son taux de participation augmenter de près de 19%. C‘est que, en 2003, il avait fallu reprendre le scrutin parce que deux candidats étaient arrivés ex aequo. Mais lors de la reprise, beaucoup moins de gens étaient allés voter.

On remarque les plus fortes hausses dans les régions éloignées, notamment au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Vote le plus massif: 82,6%

Ce sont les électeurs de Marguerite-d‘Youville, au sud de Montréal, qui sont allés voter le plus massivement (82,6%) pour élire le plus jeune député de l‘Assemblée nationale, Simon-Pierre Diamond. Moins de la moitié des citoyens (46,5%) de la plus grande circonscription du Québec, Ungava, se sont rendus aux urnes.

Le taux de participation global a été de 71,23%, une hausse de moins d‘un point par rapport à 2003. C‘est donc dire que les dispositions de la loi 22 (commissions de révision itinérantes, prolongation des heures de vote par anticipation, élargissement du vote par anticipation, itinérant et par correspondance) n‘ont pas eu d‘effet significatif sur la participation des électeurs.

Le DGE n‘a rien appris, ni rien oublié

Le Directeur général des élections a rendu public aujourd‘hui le Rapport des résultats officiels du scrutin du 26 mars 2007. Le rapport aborde notamment une question qui avait fait beaucoup jaser à l‘époque, soit l‘adaptation de