Le Québec politique du 19 au 25 août

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  • 19 août 1819: Le député de Gaspé, James Cockburn (n.a.), décède en fonction.
  • 19 août 1842: Amable Dionne (TOR), Joseph Dionne (ind.) et William Walker (ind.), sont nommés au Conseil législatif de la Province du Canada.
  • 19 août 1852: Ouverture de la 1re session du 4e Parlement de la province du Canada.
  • 19 août 1852: Le député de Cornwall (Haut-Canada), John Sandfield Macdonald (REF), est nommé orateur de l’Assemblée législative de la Province du Canada.
  • 19 août 1958: Le député de Roberval, Paul Spence (UN), démissionne comme député.
  • 19 août 1969: Le député de Sainte-Marie et ministre d’État, Edgar Charbonneau (UN), démissionne comme ministre et député.
  • 19 août 1882: Élection partielle dans Terrebonne, remportée sans opposition par Guillaume-Alphonse Nantel (CON).
  • 19 août 2005: L’ex-député fédéral de Chambly, Ghislain Lebel (PQ), devient officiellement candidat à la direction du Parti québécois.
  • 20 août 1832: Le député de Québec (Basse-Ville), Thomas Lee (PAT), décède en fonction.
  • 20 août 1958: Le député de Labelle et ministre de la Santé, Joseph-Henri-Albiny Paquette (UN), démissionne comme ministre et député.
  • 20 août 1993: (20 au 22 août) 12e Congrès national du Parti québécois sous le thème «J’ai des idées pour mon pays».
  • 20 août 2007: La députée de Bourget et ex-ministre, Diane Lemieux (PQ), annonce sa démission comme députée, laquelle deviendra effective le 17 octobre 2007.
  • 21 août 1827: Le député de Québec (Basse-Ville), Jean Bélanger (PAT), décède en fonction quatre jours avant le retour des brefs de l’élection générale de 1827.
  • 21 août 1832: Élection partielle dans Dorchester, remportée par Jean Bouffard (PAT).
  • 21 août 1836: Le député de Bonaventure, Édouard Thibaudeau (PAT), décède en fonction.
  • 21 août 1845: Joseph-André Taschereau (TOR) est nommé solliciteur général du Bas-Canada dans le ministère Draper-Viger, sans toutefois siéger au Conseil exécutif.
  • 21 août 1946: Joseph-Olier Renaud (fils) (UN), Gérald Martineau (UN) et George Buchanan Foster (UN) sont nommés conseillers législatifs d’Alma, des Laurentides et de Victoria respectivement.
  • 21 août 1963: Ouverture de la 2e session du 27e Parlement du Québec.
  • 21 août 1963: Arthur Dupré (LIB) est nommé conseiller législatif de Montarville.
  • 21 août 1966: À l’issue d’un congrès à la direction, le député fédéral de Lapointe, Gilles Grégoire (CS) est élu chef du Ralliement national (RN).
  • 21 août 1987: Le parti Action Québec obtient officiellement le statut de parti politique autorisé.
  • 22 août 1808: Le député de William Henry, conseiller législatif, conseiller exécutif et juge en chef du Bas-Canada, Jonathan Sewell (BUR), démissionne officiellement comme député à la suite de sa nomination au Conseil législatif du Bas-Canada en mai 1808.
  • 22 août 1837: Le député de Richelieu, Clément-Charles Sabrevois de Bleury (BUR), les ex-députés Jean-Baptiste-René Hertel de Rouville (PAT), John Neilson (ind.), Amable Dionne (PAT) et René-Édouard Caron (BUR) ainsi que Melchior-Alphonse d’Irumberry de Salaberry (BUR), Janvier Domptail Lacroix (BUR), John Pangman (ind.), Gabriel Marchand (grand-père) (PAT), John Malcolm Fraser (BUR) sont nommés au Conseil législatif du Bas-Canada. Parmi les personnes nommées, seul Marchand déclinera l’invitation à siéger au Conseil législatif.
  • 22 août 1837: Les conseillers législatifs Pierre-Dominique Debartzch (BUR), John Neilson (ind.) et René-Édouard Caron (BUR), l’ex-député Frédéric-Auguste Quesnel (ind.) ainsi que George Pemberton (BUR), Louis Panet (ind.) et William Sheppard (BUR) sont nommés au Conseil exécutif du Bas-Canada. Parmi les personnes nommées, seuls Neilson et Caron déclineront l’invitation à siéger au Conseil exécutif.
  • 22 août 1838: Arthur Buller est nommé au Conseil spécial du Bas-Canada.
  • 22 août 1849: Le conseiller législatif Jean-Baptiste Taché (ind.) décède en fonction.
  • 22 août 1873: Élection partielle dans Montréal Ouest, remportée par John Wait McGauvran (CON).
  • 22 août 1883: Le député de Chateauguay, Édouard Laberge (LIB), décède en fonction.
  • 22 août 1892: Le conseiller législatif de Grandville, Élisée Dionne (CON), décède en fonction.
  • 22 août 1943: Devenu illégal, le Parti communiste du Canada se transforme en un nouveau parti ouvrier, le Parti ouvrier-progressiste.
  • 22 août 1992: Signature de l’Accord constitutionnel de Charlottetown par les premiers ministres provinciaux, dont Robert Bourassa (LIB). L’accord sera rejeté par la population lors d’un référendum le 26 octobre 1992.
  • 23 août 1833: Le député de Québec, Michel Clouet (PAT), démissionne comme député.
  • 23 août 1858: Élection partielle dans Sherbrooke, remportée par Alexander Tilloch Galt (L-CON), inspecteur général dans le ministère Cartier-Macdonald.
  • 23 août 1963: Prorogation de la 2e session du 27e Parlement du Québec.
  • 24 août 1887: George Bryson (fils) (LIB) et Édouard-Louis Pacaud (LIB) sont nommés conseillers législatifs d’Inkerman et de Kennebec respectivement.
  • 24 août 1931: 18e élection générale à l’Assemblée législative du Québec:
  • 25 août 1827: Retour des brefs d’élection de la 13e élection générale à la Chambre d’assemblée du Bas-Canada:
    • Parti patriote et Patriotes modérés: 47 sièges;
    • Parti bureaucrate: 3 sièges.
  • 25 août 1882: Elzéar Gérin (CON) est nommé conseiller législatif de Kennebec.
  • 25 août 1919: Le député de Maisonneuve et secrétaire et registraire de la province, Jérémie-Louis Décarie (LIB), démissionne comme député et ministre à la suite de sa nomination comme juge. Le même jour, 3 députés, soit le député d’Arthabaska, Joseph-Édouard Perreault (LIB), le député de Bellechasse, Antonin Galipeault (LIB), et le député de Terrebonne, Athanase David (LIB), démissionnent comme députés à la suite de leur nomination comme ministres dans le gouvernement Gouin.
  • 25 août 1952: Le conseiller législatif de La Durantaye, Charles Delagrave (LIB), décède en fonction.
  • 25 août 1976: Dernière parution du quotidien indépendantiste «Le Jour», en raison de difficultés financières et de conflits idéologiques entre les journalistes et la direction du quotidien.
  • 25 août 1997: Remaniement ministériel au sein du gouvernement Bouchard (PQ).
  • 25 août 2005: Le député de L’Assomption, Jean-Claude St-André (PQ), devient officiellement candidat à la direction du Parti québécois.

Le Québec politique un 3 avril

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  • 3 avril 2008: Le député de Hull, Roch Cholette (LIB), annonce sa démission comme député, laquelle deviendra effective le 9 avril.
  • 3 avril 2006: Le Parti communiste du Québec obtient à nouveau officiellement le statut de parti politique autorisé.
  • 3 avril 1925: Prorogation de la 2e session du 16e Parlement du Québec.
  • 3 avril 1912: Prorogation de la 4e session du 12e Parlement du Québec.
  • 3 avril 1912: Sanction de la «Loi amendant la loi électorale de Québec» (S.Q., 1912, sess. 1 (2 Geo. V), c. 10), qui abolit le «vote plural», soit la possibilité pour un électeur de voter dans plus d’une circonscription à la fois s’il y possédait des biens. Une autre loi sanctionnée le même jour, la «Loi amendant la loi concernant la représentation à l’Assemblée législative» (S.Q., 1912, sess. 1 (2 Geo. V), c.9), remanie les limites des circonscriptions électorales en faisant passer leur nombre de 74 à 81.
  • 3 avril 1905: Élections partielles dans Bellechasse, Kamouraska et Rimouski, remportées sans opposition par Adélard Turgeon (LIB), ministre des Terres, des Mines et des pêcheries dans le gouvernement Gouin, Louis-Rodolphe Roy (LIB), secrétaire et registraire de la Province, et Auguste Tessier (LIB), ministre de l’Agriculture.
  • 3 avril 1856: L’élection du député d’Argenteuil, Sydney Robert Bellingham (CON), est annulée par l’Assemblée législative de la Province du Canada en raison des actes de violence faits par ses partisans durant le scrutin.
  • 3 avril 1835: Élection partielle dans Nicolet, remportée par Jean-Baptiste Hébert (PAT).
  • 3 avril 1833: Prorogation de la 3e session du 14e Parlement du Bas-Canada.
  • 3 avril 1832: Élection partielle dans Mégantic en vue de combler le siège nouvellement attribué à cette circonscription à la suite du recensement de 1831, remportée par Anthony Anderson (BUR).
  • 3 avril 1802: Le député de Surrey, Philippe-François de Rastel de Rocheblave (CAN), décède en fonction.

La politique québécoise un 15 juin

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La politique québécoise un 10 avril

  • 10 avril 2006: Élection partielle dans Sainte-Marie–Saint-Jacques, remportée par Martin Lemay (PQ).
  • 10 avril 1999: Le directeur général des élections, Jacques Girard, décède en fonction.
  • 10 avril 1978: Le Parti communiste du Québec obtient officiellement le statut de parti politique autorisé.
  • 10 avril 1919: Référendum sur la vente des boissons alcoolisées. À la question «Êtes-vous d’opinion que la vente des bières, cidres et vins légers, tels que définis par la loi, devrait être permise?», les résultats sont les suivants:
    • Oui: 78,62 %;
    • Non: 21,38 %.
  • 10 avril 1905: Élection partielle dans Montréal division No. 2, remportée par Lomer Gouin (LIB), devenu premier ministre du Québec le 23 mars 1905.
  • 10 avril 1818: Le député de Saint-Maurice, Louis Gugy (BUR), démissionne comme député à la suite de sa nomination comme conseiller législatif.
  • 10 avril 1809: Prorogation de la 1re session du 5e Parlement du Bas-Canada.

La politique québécoise un 3 avril

  • 3 avril 2008: Le député de Hull, Roch Cholette (LIB), annonce sa démission comme député, laquelle deviendra effective le 9 avril.
  • 3 avril 2006: Le Parti communiste du Québec obtient à nouveau officiellement le statut de parti politique autorisé.
  • 3 avril 1925: Prorogation de la 2e session du 16e Parlement du Québec.
  • 3 avril 1912: Prorogation de la 4e session du 12e Parlement du Québec.
  • 3 avril 1912: Sanction de la «Loi amendant la loi électorale de Québec» (S.Q., 1912, sess. 1 (2 Geo. V), c. 10), qui abolit le «vote plural», soit la possibilité pour un électeur de voter dans plus d’une circonscription à la fois s’il y possédait des biens. Une autre loi sanctionnée le même jour, la «Loi amendant la loi concernant la représentation à l’Assemblée législative» (S.Q., 1912, sess. 1 (2 Geo. V), c.9), remanie les limites des circonscriptions électorales en faisant passer leur nombre de 74 à 81.
  • 3 avril 1905: Élections partielles dans Bellechasse, Kamouraska et Rimouski, remportées sans opposition par Adélard Turgeon (LIB), ministre des Terres, des Mines et des pêcheries dans le gouvernement Gouin, Louis-Rodolphe Roy (LIB), secrétaire et registraire de la Province, et Auguste Tessier (LIB), ministre de l’Agriculture.
  • 3 avril 1856: L’élection du député d’Argenteuil, Sydney Robert Bellingham (CON), est annulée par l’Assemblée législative de la Province du Canada en raison des actes de violence faits par ses partisans durant le scrutin.
  • 3 avril 1835: Élection partielle dans Nicolet, remportée par Jean-Baptiste Hébert (PAT).
  • 3 avril 1833: Prorogation de la 3e session du 14e Parlement du Bas-Canada.
  • 3 avril 1832: Élection partielle dans Mégantic en vue de combler le siège nouvellement attribué à cette circonscription à la suite du recensement de 1831, remportée par Anthony Anderson (BUR).
  • 3 avril 1802: Le député de Surrey, Philippe-François de Rastel de Rocheblave (CAN), décède en fonction.

La politique québécoise un 29 mars

  • 29 mars 2003: 5 partis politiques perdent le statut de parti politique autorisé, faute d’avoir présenté au moins 10 candidats en vue de l’élection générale du 14 avril 2003 tel que le prévoit la «Loi électorale»: l’Équipe options, le Parti communiste du Québec, le Parti de la loi naturelle du Québec, le Parti démocrate du Québec et le Parti innovateur du Québec.
  • 29 mars 2001: Discours sur le budget.
  • 29 mars 1994: Le député de Notre-Dame-de-Grâce, Gordon Atkinson (EP), quitte le groupe parlementaire du Parti égalité afin de siéger comme député indépendant.
  • 29 mars 1977: Le chef du Parti national populaire, Jérôme Choquette (PNP), démissionne comme chef du parti à la suite de sa défaite dans Outremont lors de l’élection générale du 15 novembre 1976. Le député de Beauce-Sud, Fabien Roy (PNP), devient chef du Parti.
  • 29 mars 1973: Discours sur le budget.
  • 29 mars 1872: Le député de Rimouski, Louis-Honoré Gosselin (CON), démissionne comme député.
  • 29 mars 1867: Sanction, à la suite de son adoption par le Parlement de Westminster, de l’«Acte de l’Amérique du Nord britannique, 1867» (30-31 Vict., c. 3, R.-U.), qui réunit les colonies du Canada (Bas-Canada et Haut-Canada), du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse en une fédération sous le nom de «Dominion du Canada».
  • 29 mars 1845: Prorogation de la 1re session du 2e Parlement de la Province du Canada.
  • 29 mars 1826: Prorogation de la 2e session du 12e Parlement du Bas-Canada.

La politique québécoise un 28 novembre

  • 28 novembre 1989: Ouverture de la 1re session du 34e Parlement du Québec.
  • 28 novembre 1965: Fondation du Parti communiste du Québec, sous la présidence de Samuel Walsh.
  • 28 novembre 1924: Élection partielle dans Témiscamingue, remportée par Joseph Miljours (LIB).
  • 28 novembre 1907: Le député de Châteauguay, François-Xavier Dupuis (LIB), démissionne comme député.
  • 28 novembre 1889: Élection partielle dans Brome, remportée par Rufus Nelson England (CON).
  • 28 novembre 1857: Dissolution du 5e Parlement de la Province du Canada et émission des brefs de la 6e élection générale à l’Assemblée législative et au Conseil législaitf de la Province du Canada.
  • 28 novembre 1844: Ouverture de la 1re session du 2e Parlement du de la Province du Canada.
  • 28 novembre 1842: Élection partielle dans Saguenay, remportée par Augustin-Norbert Morin (PAT), commissaire des Terres de la couronne dans le gouvernement Baldwin-La Fontaine.
  • 28 novembre 1836: Élection partielle dans Montmorency en vue de combler le siège nouvellement attribué à cette circonscription à la suite du recensement de 1836, remportée par Vital Têtu (n.a.).
  • 28 novembre 1832: Le conseiller législatif Louis-René Chaussegros de Léry (BUR) décède en fonction.

Membership des partis politiques en 2009

Le Directeur général des élections a dévoilé cet après-midi les rapports financiers des partis politiques autorisés pour l’année financière 2009 (du 1er janvier au 31 décembre). Ces données incluent les résultats des instances politiques autorisées (associations de circonscription, associations régionales, etc.).

Déduire le membership d’un parti à partir de son rapport financier

En vertu des sources de financement prévues dans la Loi électorale, les «revenus d’adhésion», soit «un montant de 50 $ ou moins payé annuellement par une personne physique à un parti pour en être membre», doivent être comptabilisés séparément dans les rapports financiers des partis politiques. Il est donc possible de déduire le membership des partis politiques par une simple règle de 3, dans la mesure où les revenus totaux d’adhésion (info disponible dans les états financiers vérifiés) et le prix d’une carte de membre (info disponible sur le site Web des partis politiques) sont connus. Depuis plusieurs années (en 2006, 2007) et 2008), nous nous sommes amusés à faire ce calcul.

Les chiffres de 2009

Selon les rapports financiers des 16 partis politiques autorisés au 31 décembre 2009 et de leurs instances, le nombre d’adhésions au sein de chaque parti politique serait le suivant:

  • Parti québécois: 53 362 adhérents;
  • Parti libéral du Québec: 51 342 adhérents;
  • Action démocratique du Québec: 6 120 adhérents;
  • Québec solidaire: 3 257 adhérents;
  • Parti vert du Québec: 367 adhérents;
  • Parti indépendantiste: 81 adhérents;
  • Parti démocratie chrétienne du Québec: 27 adhérents;
  • Parti égalité: 5 adhérents;
  • Parti marxiste-léniniste du Québec: ND (revenus d’adhésion: 1 030$);
  • Mouvement équité au Québec: ND (evenus d’adhésion: 100$);
  • Bloc pot: ND (revenus d’adhésion: 26$);
  • Parti conservateur du Québec: ND (revenus d’adhésion: 25$);
  • Parti communiste du Québec: ND (revenus d’adhésion: 0$);
  • Parti de la réforme financière: ND (revenus d’adhésion: 0$);
  • Parti nul: ND (Revenus d’adhésion: 0$);
  • Affiliation Québec: ND (pas de rapport financier);

Il n’est pas anormal de voir une baisse des contributions financières et des adhésions aux partis politiques lors d’une année post-électorale comme le fut 2009. Néanmoins, si on analyse le membership selon une perspective historique, 2009 constitue pour le Parti libéral du Québec et le Parti québécois leur pire année en 10 ans. De 1999 à 2008, le membership annuel moyen était de 76 559 au PLQ et de 80 061 au PQ. En 2009, le membership était de 51 342 et de 53 362 respectivement, ce qui les place presque à égalité. Quant aux autres partis, tous ont également subi une baisse des revenus d’adhésion, à l’exception du Parti marxiste-léniniste du Québec.

Membership des principaux partis politiques québécois, 1999-2009

Membership des partis politiques en 2008

Le DGE a rendues publiques hier les «grandes lignes» des rapports financiers des partis politiques autorisés pour l’année financière 2008 (du 1er janvier au 31 décembre). Ces données incluent les résultats des instances politiques autorisées (associations de circonscription, associations régionales, etc.).

Déduire le membership d’un parti à partir de son rapport financier

C’est maintenant devenu une tradition sur ce site que de profiter du dévoilement des rapports financiers pour analyser le membership des partis politiques (nous l’avions fait pour les années 2006 et 2007). En effet, en vertu des règles de financement prévues dans la Loi électorale, les «revenus d’adhésion», soit «un montant de 50 $ ou moins payé annuellement par une personne physique à un parti pour en être membre», doivent être comptabilisés séparément dans les revenus.

Par conséquent, si on connait les revenus d’adhésion et le prix d’une carte de membre pour un parti politique donné, une simple règle de 3 suffit pour déduire le nombre de membres en règle.

Utile pour contrer le spin

L’avantage avec cette méthode, qui à notre connaissance n’est pas reprise dans les médias, c’est précisément de contrer le spin des organisateurs politiques qui ont la fâcheuse (et néanmoins compréhensible) tendance à gonfler leur membership. Un exemple tout récent: le journaliste Denis Lessard qui, il y a quelques semaines, avançait dans un reportage que

l’ADQ a déjà eu plus de 80 000 membres, en 2003,

chiffre vraisemblablement gonflé puisqu’une simple vérification dans le rapport financier vérifié par un comptable agréé en 2003 aurait démontré que l’ADQ et ses instances n’avaient recueilli que 68345$ en frais d’adhésion cette année là, ce qui donne 13 669 membres en règle (à raison de 5$ par carte de membre). Même en additionnant ce chiffre avec le rapport de l’année précédente (2002, la meilleure année de l’histoire de l’ADQ soit dit en passant), ça ne donne que 50 189 cartes vendues en 2 ans (dont plusieurs milliers de doublons issus de membres de longue date qui renouvellent annuellement leur adhésion)! Cet exemple particulier concerne l’ADQ, mais le même phénomène s’est déjà produit avec d’autres partis.

Les chiffres de 2008

Selon les rapports financiers des 17 partis politiques autorisés en 2008, le nombre d’adhésions au sein de chaque parti politique serait le suivant:

  • Parti québécois: 71 283 adhérents;
  • Parti libéral du Québec: 68 515 adhérents;
  • Action démocratique du Québec: 12 275 adhérents;
  • Québec solidaire: 5 673 adhérents;
  • Parti vert du Québec: 1 006 adhérents;
  • Parti indépendantiste: 627 adhérents;
  • Parti démocratie chrétienne du Québec: 65 adhérents;
  • Parti égalité: 3 adhérents (ben oui, 15$ de revenus d’adhésion en 2008!);
  • Parti marxiste-léniniste du Québec: ND (revenus d’adhésion: 749$);
  • Bloc pot: ND (revenus d’adhésion: 85$);
  • Parti communiste du Québec: ND (Revenus d’adhésion: 0$);
  • Parti durable du Québec: ND (Revenus d’adhésion: 0$);
  • Union du centre: ND (Revenus d’adhésion: 0$);
  • Affiliation Québec: ND (pas de rapport financier);
  • Parti des immigrés du Québec: ND (pas de rapport financier);
  • Parti république du Québec: ND (pas de rapport financier);

Évidemment, la nouvelle de l’année au chapitre du membership des partis politiques est la dégringolade du nombre d’adhérents à l’Action démocratique du Québec, qui passe de 25 887 (la 2e meilleure année de l’histoire du parti) à 12 275 en 1 an. Le nombre d’adhérents baisse également au Parti libéral du Québec et au Parti québécois, ce qui est pour le moins particulier lorsqu’on sait que le membership a tendance à augmenter plutôt que de diminuer lors des années électorales. Parmi les principaux partis, seul Québec solidaire est en hausse par rapport à 2007 (5 673 membres en 2008 vs 4 778 en 2007). Quant au Parti vert du Québec, il comptait un millier d’adhérents (1 006 en 2008).

Membership des principaux partis politiques québécois, 1999-2008

651 candidats le 8 décembre

La période de mise en candidature prenait fin à 14h cet après-midi. Il y aura donc 651 candidats dans nos 125 circonscriptions le 8 décembre prochain:

  • Action démocratique du Québec: 125 candidats
  • Parti libéral du Québec: 125 candidats
  • Parti québécois: 125 candidats
  • Québec solidaire: 122 candidats
  • Parti vert du Québec: 80 candidats
  • Parti marxiste-léniniste du Québec: 23 candidats
  • Parti indépendantiste: 19 candidats
  • Parti durable du Québec: 1 candidat
  • Parti République du Québec: 1 candidat
  • Indépendants et sans désignation: 30 candidats

8 partis n’ont présenté aucun candidat, ce qui représente tout de même la moitié des partis politiques autorisés au Québec (il y en a 17 actuellement):

  • Affiliation Québec
  • Bloc pot
  • Mouvement équité au Québec
  • Parti communiste du Québec
  • Parti démocratie chrétienne du Québec
  • Parti des immigrés du Québec
  • Parti égalité
  • Union du centre

Avec 651 candidats officiels en 2008, on se maintient dans la moyenne des 25 dernières années, mais on est encore loin du record du 680 candidats lors de l’élection générale de 1994 (suivi de près par les 679 candidats en 2007).

Candidats par élection générale, 1867-____
Candidats par élection générale, 1867-____

Le Parti communiste remet ça

Lu sur le blogue de Patrick Lagacé : 3 membres du Parti communiste du Québec seront candidats sous la bannière de Québec solidaire le 8 décembre prochain, comme ils avaient fait en 2007.

Dire que lorsqu’on avait écrit à l’époque sur les relations particulières entre les Communistes et Québec solidaire, on s’était fait accuser de perdre notre temps avec les tiers partis, de faire de l’enculage de mouches et tout ça…

Pendant ce temps-là, au Département du recyclage…

Le journal de montréal a déterré ce matin un vieux classique de campagne électoral: figurez vous donc que ça a l’air que Québec solidaire et le Parti communiste du Québec sont comme 2 doigts d’une même main! Le jdem annonce que le PCQ a le statut de «collectif officiellement reconnu» au sein de Québec solidaire.

C’est juste drôle de voir les médias y aller de «découvertes» sur les relations «particulières» entre 2 partis alors que ça fait près de 2 ans que nous écrivons là-dessus. Par exemple, nous rapportions durant la campagne de 2007 que le PCQ invitait publiquement ses members et sympathisants à voter pour QS. Nous rapportions également la candidature du chef du PCQ sous la bannière de Québec solidaire dans le comté de l’Acadie. Et s’agissant du statut particulier des communistes au sein de QS dont on fait état ce matin dans le jdem, il convient de rappeler que le PCQ avait un statut similaire au sein de l’ancêtre direct de Québec solidaire: la défunte Union des forces progressistes.

Réjouissons-nous néanmoins du fait que Québecor démontre une conscience écologique exemplaire en recyclant les vieilles nouvelles que nous avons couvertes lors de la dernière campagne. 🙂 Continuer la lecture de Pendant ce temps-là, au Département du recyclage…

Membership des partis en 2007

Le DGE a rendues publiques hier les «grandes lignes» des rapports financiers des partis politiques autorisés pour l’année financière 2007 (du 1er janvier au 31 décembre). Ces données excluent donc les résultats des instances politiques autorisées (associations de circonscription, associations régionales, etc.), ainsi que les listes des électeurs dont le total des contributions dépasse 200 $, informations qui devraient être disponibles dans quelques semaines.

Depuis le temps que vous nous lisez, vous n’êtes pas sans savoir qu’un de nos dadas est le membership des partis politiques. Et ce qui est intéressant avec les rapports financiers des partis politiques, c’est qu’ils permettent d’avoir un portrait juste de nombre de membres de chaque parti politique, puisque les revenus d’adhésions sont contre-vérifiés par un comptable agréé. Par conséquent, lorsqu’un député ou un employé d’un parti politique «spinne» le nombre d’adhérents, c’est assez facile de voir si le nombre avancé est vraisemblable ou invraisemblable.

Mais trêve de palabres. Selon les rapports financiers des 12 partis politiques autorisés en 2007, le nombre d’adhésions au sein de chaque parti politique serait le suivant:

  • Parti québécois: 75 379 adhérents;
  • Parti libéral du Québec: 73 641 adhérents;
  • Action démocratique du Québec: 25 887 adhérents;
  • Québec solidaire: 4 778 adhérents (sans compter les instances autorisées);
  • Parti vert du Québec: 1 512 adhérents (sans compter les instances autorisées);
  • Parti démocratie chrétienne du Québec: 133 adhérents (sans compter les instances autorisées);
  • Parti égalité: 11 adhérents (sans compter les instances autorisées);
  • Parti marxiste-léniniste du Québec: ND (revenus d’adhésion: 1 010$, sans compter les instances autorisées);
  • Bloc pot: ND (revenus d’adhésion: 240$, sans compter les instances autorisées);
  • Parti communiste du Québec: ND (Revenus d’adhésion: 0$, sans compter les instances autorisées);
  • Parti république du Québec: ND (pas de rapport financier);
  • Parti indépendantiste: ND (pas de rapport financier, mais comme le DGE ne précise pas que ce parti «n’a pas remis son rapport», c’est probablement qu’il n’avait pas à le faire);

Oui, c’est assez paradoxal de voir que le parti qui a terminé 3e lors de la dernière élection générale se retrouve, à la fin de l’année financière, celui qui a le plus grand nombre d’adhérents. Mais en même temps, lorsqu’on analyse le membership sur plusieurs années, on voit que le nombre d’adhérents au PQ varie très peu (sauf pour 2005, l’année où André Boisclair a été élu chef du parti). En fait, si le PQ a pris la première place en 2007, c’est parce que le Parti libéral a connu une baisse du nombre d’adhérents. Quant à l’ADQ, il a connu en 2007 la deuxième meilleure année de son histoire (le parti comptait près de 37 000 membres en 2002 contre 26 000 en 2007).

Membership des principaux partis politiques québécois, 1999-2006

Membership des principaux partis politiques québécois, 1999-2007
LIB ADQ PQ VRT UFP/QS
1999 71 860 2 223 65 221
2000 64 041 2 404 74 357
2001 92 013 2 759 71 991 103
2002 97 612 36 520 67 556 189 174
2003 93 944 13 669 72 169 283 2 034
2004 61 867 3 414 72 416 380 1 092
2005 58 788 3 575 155 803 288 1 499
2006 83 313 5 119 74 438 924 4 686
2007 73 641 25 887 75 379 1 512 4 778

Les partis, qu’ossa donne? (version 2008)

Oui, nous avons déjà posé cette question l’année dernière, mais le chroniqueur Don Macpherson de la Gazette pose à nouveau la question dans cette chronique de la semaine dernière, à la suite du «lancement» de l’Union du centre. On peut se questionner sur le sérieux de plusieurs tiers-partis lorsqu’on sait que, sur les 12 partis autorisés lors de la dernière élection générale, 4 n’ont présenté aucun candidat, soit:

Et ça ne s’annonce pas plus prometteur. Depuis 1 an, 5 autres partis ont vu le jour, dont 2 seulement (Parti république du Québec et Parti indépendantiste) sont passés de la parole aux actes. Affiliation Québec n’a pas encore participé à un scrutin (quoique aucun siège n’est devenu vacant dans le West Island récemment), l’Union du centre ne cache pas que sa principale vocation est celle de lobby plutôt que de parti et le Parti des immigrés du Québec, bien il n’y a rien à dire sur eux.

Comment est-ce possible? Merci de nous poser la question. Pour faire une histoire courte avec une histoire longue, selon la Loi électorale, il suffit de regrouper 100 personnes, de les faire adhérer à une formation pour qu’elle obtienne le statut de parti politique autorisé. Et pour la maintenir, même pas besoin de faire ce qui est, après tout, la raison d’être d’un parti politique: présenter des candidats lors des élections (tout ce qu’il faut, c’est de remplir la paperasse demandée par le DGE et de payer ses factures). Avant 2004, un parti devait obligatoirement présenter au moins 20 candidats lors d’une élection générale pour conserver le statut de parti politique autorisé, mais depuis le jugement rendu par la Cour suprême dans l’affaire Figueroa (chef du parti communiste du Canada qui contestait une disposition similaire dans la Loi électorale fédérale), il a été statué que le fait d’obliger un parti à présenter un nombre relativement élevé de candidats violait la Charte canadienne des droits et libertés (en gros, c’est à peu près ça, mais c’est très résumé). Conséquemment, le seuil minimal de candidats a été aboli des lois québécoises en 2004 (L.Q., 2004, c. 36).

Voilà , vous savez maintenant d’où vient la prolifération des partis politiques qui font tout et n’importe quoi, sauf participer à des élections. Continuer la lecture de Les partis, qu’ossa donne? (version 2008)

Membership des partis politiques

Le Directeur général des élections a dévoilé la semaine dernière les rapports financiers des partis politiques autorisés pour l’année 2006 (période allant du 1er janvier au 31 décembre 2006) ainsi que lors de l’élection générale du 26 mars 2007. Radio-Canada avait d’ailleurs fait la manchette là -dessus la semaine dernière en découvrant que 17 députés élus sous la bannière de l’ADQ lors de cette élection n’avaient fait aucune dépense électorale dans leur circonscription pour remporter la victoire (en fait, ce n’était pas des victoires totalement gratuites puisque certaines dépenses occasionnées par la permanence de l’ADQ avaient été faites dans ces circonscriptions, mais ce n’est pas un tour de passe-passe ni quelque chose d’unique au parti. d’ailleurs, cet élément était mentionné par Radio-Canada).

Les rapports financiers des partis politiques en dévoilent davantage sur leur santé respective qu’on pourrait le croire au premier abord. En effet, les rapports financiers des partis politiques autorisés et de leurs instances (associations de circonscription ou de région, etc.) contiennent des informations, vérifiées par un comptable agréé, sur les revenus tirés des frais d’adhésion. Donc, si on connaît le montant qu’une personne doit verser pour devenir membre d’un parti politique (vérification faite, c’est 5$ par année pour adhérer aux cinq principaux partis politiques), une simple règle de trois suffit pour connaître le nombre à peu près exact d’adhérents.

Ainsi, selon les rapports financiers des 12 partis politiques autorisés en 2006 (rapport couvrant la période du 1er janvier au 31 décembre 2006), le nombre d’adhésions au sein de chaque parti politique serait le suivant :

  • Parti libéral du Québec: 83 313 adhérents;
  • Parti québécois: 74 438 adhérents;
  • Action démocratique du Québec: 5 119 adhérents;
  • Québec solidaire: 4 686 adhérents;
  • Parti vert du Québec: 924 adhérents;
  • Parti démocratie chrétienne du Québec: 127 adhérents;
  • Parti égalité: 35 adhérents;
  • Parti marxiste-léniniste du Québec: ND (revenus d’adhésion: 835$);
  • Bloc pot: ND (revenus d’adhésion: 500$);
  • Parti unitaire du Québec: ND (revenus d’adhésion: 75$);
  • Parti conscience universelle: ND (revenus d’adhésion: 0$);
  • Parti communiste du Québec: ND (revenus d’adhésion: 0$).

Bien que les calculs ci-dessus soient relativement fiables, il y a tout de même un certain nombre de bémols à souligner :

  • Membres «à renouveler» : Certains partis politiques ont pris l’habitude, lorsqu’ils diffusent des informations sur leur membership, de comptabiliser les membres «à renouveler» (ceux dont l’adhésion est échue depuis un certain temps, généralement moins d’un an) en plus des membres «en règle». Pour notre part, nous préférons souscrire au proverbe anglais disant que «Put your money where your mouth is»; une personne qui est sérieuse dans son affiliation partisane va payer en conséquence et à temps (surtout que 5$ par année, il n’y a pas de quoi ruiner personne). En outre, selon les statuts et règlements de la plupart des partis, un membre dont l’adhésion est «à renouveler» ne peut être actif dans les instances du parti (vote lors des assemblées générales, etc.) s’il n’a pas payé son renouvellement.
  • Adhésions sur plusieurs années : la plupart des partis politiques permettent à leurs membres, s’ils le souhaitent, de payer leur carte de membre sur plusieurs années (jusqu’à trois ans). Or, comme les frais d’adhésion sont déboursés en une seule fois, le paiement total apparaît dans les livres comptables lors de la première année couverte par le versement, ce qui peut fausser légèrement le nombre total d’adhésions lors d’une année donnée. Toutefois, à notre connaissance, cette pratique n’est pas très répandue et la plupart des personnes qui adhèrent à un parti politique renouvellent leur adhésion annuellement.

Mais là où ça devient vraiment intéressant, c’est lorsqu’on analyse le membership sur plusieurs années. Une étude rapide des rapports financiers disponibles sur le site Web du DGE (à partir de 2000) nous permet d’avoir un bon aperçu de l’actualité politique depuis 2000.

Membership des principaux partis politiques québécois, 1999-2006

Membership des principaux partis politiques québécois, 1999-2006
LIB ADQ PQ VRT UFP/QS
1999 71 860 2 223 65 221    
2000 64 041 2 404 74 357    
2001 92 013 2 759 71 991 103  
2002 97 612 36 520 67 556 189 174
2003 93 944 13 669 72 169 283 2 034
2004 61 867 3 414 72 416 380 1 092
2005 58 788 3 575 155 803 288 1 499
2006 83 313 5 119 74 438 924 4 686

Au Parti libéral, on peut observer que la variation du nombre d’adhérents suit les cycles électoraux, le membership du parti s’élevant lors des années pré-électorales et électorales. Pour ce qui est de l’ADQ, il a rarement dépassé le cap des 5 000 membres ces dernières années (en 2006, Québec solidaire a presque autant de membres que l’ADQ…), sauf pour les années 2002-2003 correspondant à la remontée du parti dans les sondages et les quatre victoires en élections partielles. Avec la percée survenue lors de la dernière élection générale, on peut penser que le rapport 2007 démontrera une hausse notable du nombre d’adhérents à l’ADQ. Quant au PQ, le membership est demeuré stable entre 1999 et 2006, sauf pour le « pic » de 2005 correspondant à la course à la direction cette année là . Quel effet aura la déconfiture lors de la dernière élection générale, la démission d’André Boisclair et/ou l’arrivée de Pauline Marois à la tête du parti? Selon un article du Devoir datant du mois dernier (accès réservé aux abonnés), le chiffre qui circulait il y a quelques semaines au PQ était un membership de l’ordre de 90 000 membres en règle depuis le retour de Pauline Marois.

Nous seront en mesure de le vérifier lors de la publication des rapports financiers 2007.

680 candidats

La période de mise en candidature prenait fin cet après-midi à 14 heures. C‘est donc un nombre record de 680 candidats qui se disputeront les suffrages le 26 mars prochain. Par contre, seulement huit partis seront de la course. Jamais depuis 1973 (5 partis politiques enregistrés à l‘époque) a-t-on vu aussi peu de partis politiques présenter de candidats lors d‘une élection générale.

La répartition des candidats selon leur appartenance politique est la suivante:

  • Action démocratique du Québec: 125 candidats
  • Parti libéral du Québec: 125 candidats
  • Parti québécois: 125 candidats
  • Québec solidaire: 123 candidats
  • Parti vert du Québec: 108 candidats
  • Parti marxiste-léniniste du Québec: 24 candidats
  • Parti démocratie chrétienne du Québec: 12 candidats
  • Bloc pot: 9 candidats
  • Indépendants et sans désignation: 29 candidats

Seuls les trois principaux partis sont parvenus à aligner une équipe complète de 125 candidats. Québec solidaire et le Parti vert du Québec ne sont pas loin derrière, chacun alignant au moins une centaine de candidats.

Contrairement aux intentions qu‘ils avaient affichées en début de campagne, le Parti conscience universelle et le Parti unitaire du Québec ne sont pas parvenus à présenter de candidat pour le 26 mars prochain. Quant au Parti communiste du Québec et au Parti égalité, ils avaient déjà confirmé plus tôt dans la campagne qu‘ils ne présenteraient pas de candidat.

Les listes de candidats par circonscription sur ce site seront mises à jours d‘ici demain soir.

Le site web du PCQ est-il légal? – la suite

Plus de 24 heures après la publication de cet article où nous nous questionnions sur la légalité de la publicité massive favorable à Québec solidaire que l‘on retrouve sur le site web du Parti communiste du Québec, le PCQ n‘est toujours pas enregistré comme intervenant particulier, comme le permet pourtant la Loi électorale pour tout parti politique qui ne présente pas de candidat lors d‘une élection.  

Par ailleurs, à  la suite de cet article , la mention suivante est apparue sous le paragraphe annonçant la candidature de deux membres du PCQ sous la bannière de QS:

Les frais associés à la publication de cette annonce sur ce site ont été autorisés par l‘agent officiel de Québec solidaire.

Cette précision nous laisse tout aussi songeur que nous l‘étions hier, sinon plus:

  1. Si l‘agent officiel de Québec solidaire a autorisé des dépenses relatives au site web du Parti communiste, n‘est-ce pas là l‘équivalent d‘une contribution au PCQ par une personne morale (QS), ce qui est interdit par la Loi électorale (seul un individu qui a le statut d‘électeur peut verser une contribution financière à un parti ou un candidat, et ce à même ses propres biens)? Nous serions curieux d‘entendre l‘avis d‘un juriste spécialisé en droit électoral là -dessus.
  2. Qu‘en est-il des nombreux autres appels à militer et à voter pour Québec solidaire, sans compter les messages et articles dénonçant les adversaires de QS? Les dépenses qu‘ils ont occasionnés ont-elles aussi été payés par Québec solidaire?
  3. Nous posons à nouveau la question: est-il légal que le site web du PCQ serve d‘outil de promotion pour Québec solidaire, surtout sans que le PCQ ait le statut d‘intervenant particulier?

Une réponse, quelqu‘un?

Le site web du PCQ est-il légal?

Un dénommé André soulevait la question suivante dans un commentaire ce matin:

Je m’intérroge sur le ou les liens qui pourraient exister entre Québec Solidaire et le patti Communiste du Québec. En effet, si vous allez sur ce leur site, : http://www.pcq.qc.ca/ on y trouve de la pub pour Québec Solidaire, en fait on ne parle presque d‘eux.

En fait, il y a deux volets à cette question: la nature de la relation entre le Parti communiste du Québec et Québec solidaire d‘une part et la publicité que fait le PCQ en faveur de QS en période électorale d‘autre part.

  1. Relation PCQ/QS: Nous avons déjà donné la réponse à cette question il y a 2 semaines, mais pour faire une histoire courte avec une histoire longue, l‘ex-Parti communiste du Québec avait fusionné avec d‘autres partis de gauche en 2002 pour former l‘Union des forces progressistes, le prédécesseur direct de Québec solidaire. Toutefois, le PCQ a été reformé officiellement en 2006 par ses anciens responsables du PCQ afin d‘empêcher une factions dissidente de s‘approprier le nom de l‘ancien parti (pour plus de détails, voir ici et ).
  2. Rôle du PCQ en période électorale: C‘est ainsi que le Parti communiste du Québec nouvellement reconstitué ne présentera pas de candidats le 26 mars prochain, bien que le chef du PCQ et un autre membre de l‘exécutif national du parti seront candidats pour Québec solidaire dans la grande région de Montréal. d‘où la question suivante: le Parti commnuiste du Québec a-t-il le droit de faire des dépenses en période électorale s‘il ne présente pas de candidats? La réponse est à l‘article 457.2 de la Loi électorale qui stipule notamment que

    (…) Un parti politique autorisé qui ne présente pas de candidat lors d‘élections générales ou lors d‘une élection partielle et qui désire intervenir à titre d‘intervenant particulier doit en aviser le directeur général des élections. Il est réputé détenir une autorisation de celui-ci à titre d‘intervenant particulier à compter de la date de réception de son avis et le directeur général des élections lui attribue un numéro d‘autorisation. (…)

    L‘article 457.13 ajoute que

    L‘intervenant particulier ne peut faire ou engager des dépenses qui ne sont pas liées à l‘objet de sa demande d‘autorisation ou qui favorisent ou défavorisent directement un candidat ou un parti.

    Vérification faite ce matin sur le site du DGE (à 12h05) , le Parti communiste du Québec ne figure pas sur la liste des intervenants particuliers. Quant à savoir si le site web « favorise ou défavorise directement un candidat ou un parti », des phrases telles que celles-ci laissent songeur:

    Etc. Ces extraits ne sont qu‘un échantillon des nombreux liens et commentaires qui parlent de Québec solidaire dans le site du Parti communiste du Québec.

S’il y a un dossier sur lequel il serait pertinent que le Directeur général des élections se penche pendant cette campagne électorale, c‘est bien celui là.

Trois fois sur le métier remettez votre ouvrage

Nous en parlions dès le 21 février dernier dans nos candidatures du jour (voir Acadie). Ça a donc pris plus d‘une semaine avant que cette trouvaille fasse son chemin dans les médias traditionnels:

Radio-Canada.ca

Mise à jour le vendredi 2 mars 2007 à 13 h 06

Québec solidaire

Un candidat communiste dans les rangs

Le chef du Parti communiste du Québec (PCQ) défendra les couleurs du parti Québec solidaire dans une circonscription montréalaise.

Le Parti communiste est pourtant un 12 des partis dûment autorisés par le Directeur général des élections.

Sur le site du PCQ, on peut lire: «Le chef du PCQ, André Parizeau, est lui-même candidat pour Québec solidaire, dans la circonscription d‘Acadie, à Montréal. Francis Gagnon-Bergmann, qui est également membre de l‘exécutif national du PCQ, est pour sa part candidat pour Québec solidaire dans la circonscription de Blainville, située plus au nord, dans les Basses Laurentides.»

Le site de Québec solidaire présente M. Parizeau comme un «militant progressiste de longue date», mentionnant sa contribution à la fusion de l‘Union des forces progressistes et d‘Option citoyenne, les ancêtres de Québec solidaire. Toutefois, aucune mention n‘est faite à son appartenance au Parti communiste.

Pour Nika Delauriers, responsable des relations avec les médias de Québec solidaire, cette omission n‘a pas pour but de passer sous silence son appartenance au PCQ. Cela s‘explique simplement, affirme-t-elle, par le fait que le Parti communiste était une des entités de l‘UFP.

Par ailleurs, il n‘y a présentement aucune référence à M. Gagnon-Bergmann dans la circonscription de Blainville, mais Québec solidaire nous a confimé sa candidature.

Le point sur les tiers partis

Alors que les cinq principaux partis politiques complètent le recrutement de leurs candidats respectifs, Hugo Meunier a brossé lundi dernier dans La Presse un portrait des autres partis politiques enregistrés, notamment au chapitre des candidatures, dont voici les faits saillants:

  • Bloc pot (BP): le Bloc pot a lancé sa campagne électorale vendredi dernier. On envisage de présenter une quarantaine de candidats.
  • Parti communiste du Québec (COM): nous en avions déjà parlé en fin de semaine, le Parti communiste ne présentera pas de candidat et son chef, André Parizeau, sera candidat sous l‘étiquette de Québec solidaire dans l‘Acadie.
  • Parti conscience universelle (CU): la chef du parti, Mme Aline Lafond, en sera l‘unique candidate. Elle présentera sa candidature dans Labelle.
  • Parti démocratie chrétienne du Québec (DC): le chef du Parti, M. Gilles Noël, sera candidat dans Verdun, où il avait déjà été candidat en 1998 et 2003. Ils ont fait part de leur intention de présenter 35 candidats à travers le Québec.
  • Parti égalité (EP): selon La Presse, les responsables du parti ignorent si des candidats feront campagne sous l‘étiquette du Parti égalité cette année.
  • Parti marxiste-léniniste du Québec (ML): pas de nouvelles des ML.
  • Parti unitaire du Québec (UNI): le chef du parti, M. Louis-Marie Tiffault, sera candidat dans Portneuf. Il est le seul candidat de son parti pour l‘instant (petite parenthèse ici, on comprend maintenant pourquoi le parti n‘a pas de site web lorsqu‘on sait que « Pour l‘heure, il est le seul candidat de son parti et il n‘a qu‘une seule pancarte sous la main ». We did not make this up!).

Si vous avez des informations à nous transmettre sur des candidatures indépendantes ou des tiers partis dans les circonscriptions, contactez-nous dans la zone « commentaires ».