Accéder à l‘Intranet de Québec solidaire sans soucis…

Jeudi, 28 août 2008 · Catégories: Médias, Partis politiques, Québec solidaire, Web politique · Comment 

Dans la série «boires et déboires des sites Web des partis politiques», nous vous invitons aujourd‘hui à naviguer sur l‘Intranet de Québec solidaire sans login et sans mot de passe. Nous y sommes parvenus tout à fait par hasard, mais la recette est toute simple:

(Mà J: Nous avions contacté directement les webmestres de Québec solidaire au moment de publier la 1re version de cet article. La faille a été corrigée vers 15h cet après-midi. Nous avons édité cet article pour en retirer le «mode d‘emploi». Qu‘il suffise de dire que les fichiers de l‘Intranet étaient indexés dans Google et qu‘il était possible d‘y accéder en tapant manuellement l‘URL dans la barre d‘adresses. Cela donnait accès à des tonnes de PV, communiqués, argumentaires, bilans de campagne, etc.: en plein le genre de stock pour lequel on crée un Intranet et auquel on veut restreindre l‘accès aux journalistes et blogueurs un peu trop curieux (on le présume puisqu‘en principe, ça prend un mot de passe pour y accéder).

Nous avons néanmoins conservé cette capture d‘écran en guise de souvenir.)

Le site web de l’ADQ «hacké»?

C’est ce que laisse entendre le blogueur Mathieu Demers sur son blogue:

[...] Certains liens contenus dans plusieurs pages secondaires [du site Web de l'ADQ] ont été modifiés pour tenter de vous rediriger sans que vous le sachiez vers des sites Web contenant des “malwares”. [...]

Mais apparemment, selon la mise à jour de 15h30, la tentative de piratage aurait échoué. Et probablement que les webmestres de l’ADQ ont déjà corrigé la situation puisque il y a quelques minutes, lorsque nous avons visité quelques pages de leur site, tout semblait normal. Ça semble néanmoins plus sérieux et malveillant que le fait de découvrir, avant la tenue de la conférence de presse, les conclusions du rapport Grenier sur une page Web où l’on pouvait accéder par entrée manuelle de l’URL, ce qu’on avait alors qualifié chez le DGE de «piratage».

MàJ: Bruno Guglielminetti parle de cette affaire dans son Carnet techno.

Bientôt dans un magasin de porcelaine près de chez vous…

Lors de la dernière campagne, le DGE avait adopté à l‘endroit des usagers des «nouvelles technologies de l‘information et des communications» (pourquoi ce frisson qui nous traverse l‘échine à chaque fois que nous écrivons ces mots?) - particulièrement les blogueurs politiques partisans - une attitude qui avait toute la subtilité d‘un éléphant dans un magasin de porcelaine. Par la suite, les quelques paragraphes du «Rapport des résultats officiels du scrutin» consacrés aux NTIC faisaient montre d‘un manque d‘introspection assez inquiétant pour quiconque croit en la possibilité de concilier l‘intégrité du processus électoral et la liberté d‘expression, le tout avec des moyens réalistes (financiers, juridiques, etc.).

Et c‘est probablement sur le point de se poursuivre à l‘Édifice René-Lévesque, on verra bien en septembre. Sommes-nous les seuls à avoir les cheveux qui se dressent sur la tête en lisant une telle phrase?

«un des scénarios envisagés consiste, curieusement, à élargir la définition de “dépense électorale” de manière à inclure un message n‘ayant en fait entraîné aucune dépense»

Si jamais une telle idée devait faire son chemin jusque dans la loi électorale, parions que ça sera rapidement contesté en cour. Plus…

Une source de procrastination éhontée

Toujours dans la catégorie «le-DGE-découvre-Internet», nous avons découvert lors de nos récentes navigations sur le site Web de la Commission de la représentation électorale l‘Atlas historique des cartes électorales du Québec. Cette fonctionnalité propulsée par Google Earth qui présente tous les changements apportés à la carte électorale du Québec depuis la refonte de 1972.

Voici quelques exemples pour illustrer ce que ça donne, mais aussi pour montrer comment une circonscription peut subir des transformations importantes en 30 ans (les limites des circonscriptions en 1972, la plus ancienne refonte disponible, sont en rose, celles de 2001, la dernière refonte, sont en ombragé).

Terrebonne, 1972-2001

Terrebonne, 1972-2001

Louis-Hébert, 1972-2001

Louis-Hébert, 1972-2001

Chambly, 1972-2001

Chambly, 1972-2001

Voilà un outil avec lequel nous nous amuserons au cours des prochaines semaines.

La CRE consulte en ligne

Nous profitons de du début des audiences publiques de la Commission de la représentation électorale et de la faible affluence à Québec pour souligner une innovation intéressante dans le cadre du processus de révision de la carte électorale. En effet, sur le site web de la CRE créé à cette fin (www.lacartechange.qc.ca), il y a possibilité de sonner son avis favorable ou défavorable par le biais de ce formulaire qui permet même de faire des suggestions quant au nom des nouvelles circonscriptions proposées (nous avons nos idées, mais on vous en fera part quand ça adonnera). Pour autant que nous nous en souvenons, il n‘y avait pas d‘outil similaire lors de la dernière refonte en 2000-2001.

Eh oui. Une fois n‘est pas coutume, le DGE traite Internet autrement que comme une menace ou une source de problèmes (autres exemples ici, ici, là  et par là ) et l‘utilise pour des fins de consultation.

Reste à voir si la participation en ligne reflètera la tendance qui semble se dessiner en audiences publiques, à savoir que seuls les insatisfaits et les personnes provenant des régions qui perdront un député prendront la peine d‘exprimer leur point de vue.

Mélissa Dumais dans Pointe-aux-Trembles

Vendredi, 11 avril 2008 · Catégories: Parti libéral du Québec, Partis politiques, Élections, Élections partielles · Comment 

C‘est sans tambour ni trompettes que le Parti libéral a dévoilé l‘identité de sa candidate dans Pointe-aux-Trembles le 12 mai prochain. Il s‘agit de Mme Mélissa Dumais, conseillère politique du ministre Raymond Bachand (LIB), également député d‘Outremont. C‘était dans La Presse hier.

Son site web (encore rudimentaire au moment d‘écrire ces lignes) est à l‘adresse www.melissadumais.com. Ses 2 collègues candidats ont également leur propre site web: www.lyntheriault.com et www.marysegaudreault.com.

La politique québécoise en archives

Mercredi, 26 mars 2008 · Catégories: Histoire politique, Science politique · Comment 

LIB, 1981Dans la catégorie «dans l‘bon vieux temps, ça s‘passait d‘même; ça s‘passait d‘même dans le bon vieux temps» (merci RBO!), nous voulons partager avec vous une trouvaille récente: le site web de la Société du patrimoine politique du Québec.

Créée au début des années 2000, la SPPQ est un organisme qui a pour mission «d‘inventorier, d‘approfondir les connaissances patrimoniales et de mettre en valeur le patrimoine politique du Québec». Leur site Web, que nous avons découvert il y a quelques semaines (nous ignorons depuis combien de temps il est en ligne), se veut en quelque sorte un musée virtuel du marketing politique au Québec et comprend notamment un certain nombre d‘artefacts tels que des discours de politiciens, des affiches électorales, des publicités télé, des programmes électoraux, des «jingles» de campagne, etc. Pour l‘instant, le contenu est surtout centré sur les récentes campagnes électorales et référendaires (on comprend pourquoi c‘est ainsi quand on lit la liste des membres du conseil d‘administration), mais juste l‘idée de mettre tout ça en ligne est digne de mention, en dépit du choc causé par l‘abus de vieilles pubs télé des années 60 («Artisans des villes et des campagnes, l‘honorable Barrette est véritablement l‘un des vôtres! Le 22 juin, pensez-y bien! Votez Barrette! Votez Union nationale!»)

UN, 1939Reste à voir s‘ils réussiront à mettre la main sur des perles inoubliables et pittoresques de la petite histoire politique du Québec, telle que la fameuse campagne de Maurice Duplessis sur «Les Québécois forcés de manger des œufs communistes!» où il dénonçait l‘importation d‘œufs «communistes» (!!!) de Pologne par les libéraux d‘Ottawa.

L‘adresse: www.archivespolitiquesduquebec.com

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Petit test d‘observation

Sur une note légère, nous vous proposons un petit test d‘observation en suivant les instructions ci-dessous:

  • Allez sur le nouveau site web du député de Trois-Rivières, Sébastien Proulx (ADQ), à l‘adresse www.sebastienproulx.net
  • Allez dans la section Liens utiles
  • Descendez dans la section Politique provinciale et cliquez sur l‘hyperlien Politique constitutionnelle qui nous mène vers le site web de l‘ADQ. Le lien de destination est plutôt paradoxal, venant d‘une formation politique qui a vu le jour lors d‘une scission du Parti libéral du Québec sur la question constitutionnelle ;-)

Ont-ils été victimes d‘un réaménagement récent du site web de l‘ADQ? En tout cas, c‘est l‘occasion de tester les réflexes du personnel politique sur la Colline parlementaire:

  1. combien de temps le webmestre de Sébastien Proulx et/ou de l‘ADQ prendront-ils pour corriger l‘hyperlien?
  2. ses adversaires politiques récupèreront-ils l‘affaire et si oui, combien de temps prendront-ils pour ce faire?

Blague à part (après tout, ça arrive même aux meilleurs :-) ), hormis cette erreur, ça s‘annonce pour être un des bons sites web de député que nous avons vus ces dernières années, surtout s‘il est mis à jour régulièrement (un problème qu‘on retrouve malheureusement trop souvent parmi nos députés à l‘Assemblée nationale). On y retrouve plein d‘informations sur son travail en Chambre et dans sa circonscription, des vidéos en masse, etc. Il ne manque qu‘un blogue.

Mise à jour (12 mars, 20h30): Pas mal, ça a pris entre 12 et 24 heures pour corriger l‘erreur (nous avons vérifié ce matin avant de quitter la maison, puis à l‘instant même, et la correction s‘est faite entre les 2).

Élections scolaires: c‘est un départ

Vendredi, 21 septembre 2007 · Catégories: DGE, Lois électorales, Élections, Élections scolaires · 2 Comments 

Allez, avouez que vous l‘attendiez avec impatience vous aussi: la campagne électorale en vue des élections générales scolaires du 4 novembre prochain débute aujourd‘hui!

Si jamais ça vous intéresse, le Directeur général des élections a ouvert une section spéciale de son site Web consacrée aux élections scolaires.

Communiqué

Il y aura des élections générales scolaires au Québec le 4 novembre 2007

Québec, le 20 septembre 2007 –– En vertu de la Loi sur les élections scolaires, il y aura élections générales, le dimanche 4 novembre prochain, dans 60 commissions scolaires francophones et 9 commissions scolaires anglophones du Québec. Environ 5 000 000 d‘électeurs francophones et 300 000 électeurs anglophones seront appelés à voter cette année à ces élections.

Voici quelques dates importantes de la période électorale :

– Début de la période électorale : 21 septembre 2007

– Déclaration de candidature : du 25 au 30 septembre 2007, à 17 h

– Période pour demander une modification à la liste électorale : du 6 au 16 octobre 2007

– Vote par anticipation : 28 octobre 2007

– Jour du scrutin : 4 novembre 2007

Les règles concernant le financement des candidates et des candidats et le contrôle des dépenses électorales s‘appliquent durant les 45 jours que dure la période électorale.

(…)

ARDD: le recours judiciaire avance

L‘Association pour la revendication des droits démocratiques (ARDD) a dévoilé hier en conférence de presse un rapport sur “l‘effet des tendances démographiques sur la carte électorale du Québec” (malheureusement, le rapport n‘est pas encore disponible sur leur site Web). Selon ce qu‘en rapporte Radio-Canada, les régions rurales du Québec pourraient perdre jusqu‘à 7 sièges au cours des prochaines années en raison de leur faible poids démographique. L‘organisme a également annoncé des développements concernant son recours judiciaire pour invalider le mode de scrutin employé pour élire les députés à l‘Assemblée nationale (le scrutin uninominal majoritaire à un tour) en confirmant que leur cause sera plaidée devant la Cour supérieure du Québec du 1er au 8 décembre 2008. On en parle également ce matin dans Le Devoir (accès réservé aux abonnés).

Ce n‘est pas la première fois que l‘ARDD dénonce les iniquités que l‘on retrouve au chapitre du nombre d‘électeurs par circonscription électorale dans le but de mousser leur recours judiciaire contre l‘actuel mode de scrutin. L‘ennui, c‘est que la carte électorale qui est vertement dénoncée par l‘ARDD est déjà  en cours de révision précisément pour corriger les iniquités que l‘organisme dénonce. Ça n‘a rien à voir avec leur poursuite devant les tribunaux, c‘est la Loi électorale qui oblige la Commission de la représentation électorale (CRE) à réviser la carte électorale à toutes les deux élections générales. Dès lors, une nouvelle carte électorale révisée devrait entrer en vigueur d‘ici un an et demi, voire deux ans, et alors toutes les iniquités les plus flagrantes devraient, en principe, avoir disparu.

Autre chose: les iniquités qui sont déplorées par l‘organisme pourraient facilement être atténuées en modifiant les critères régissant la modification des circonscriptions électorales, par exemple en réduisant l‘écart maximal par rapport à la moyenne du nombre d‘électeurs (au Québec, il est actuellement de +/- 25%, mais aux États-Unis, l‘écart admis est de moins de 1%), en instaurant un critère d‘égalité de représentation entre les régions administratives (étonnamment, ce n‘est pas le cas présentement) ou en interdisant à la CRE de déroger à la régle du 25% (la loi actuelle le permet sous certaines conditions). Pas besoin de changer le mode de scrutin pour avoir une carte électorale plus équitable.

Enfin, les membres de l‘organisme passent sous silence un détail important: dans la majorité des législatures dans le monde (on parle ici des parlements unicaméraux et des chambres basses dans les parlements bicaméraux), les sièges sont répartis entre les différentes régions selon le principe de représentation selon la population, et ce peu importe le mode de scrutin (sauf dans les rares cas où c‘est la proportionnelle intégrale avec une circonscription nationale unique, comme en Israël ou aux Pays-Bas). En d‘autres termes, même sous un scrutin proportionnel, les sièges à l‘Assemblée nationale continueront à être répartis au prorata de la population des régions et le problème de perte de sièges des régions rurales demeurera entier. Peu importe le mode de scrutin, la perte de poids démographique entraîne la perte de poids politique, c‘est aussi simple et brutal que ça.

Bref, à force de focusser leur argumentaire sur des aspects contestables de notre système politque, mais qui n‘ont rien à voir avec le scrutin uninominal majoritaire à un tour, les initiateurs du recours judiciaire risquent de se retrouver le bec à l‘eau, tant dans le dossier de la carte électorale que celui du mode de scrutin. Plus…

PQ: investiture contestée dans Prévost?

Prévost pourrait être le théâtre de la première investiture contestée en vue de la 39e élection générale. Quelques jours à peine après qu‘un premier candidat ait annoncé son intention de briguer l‘investiture du Parti québécois dans Prévost, voici qu‘un deuxième candidat, M. Joël Bouchard, fait le saut dans la course.

L‘article du Journal Le Nord, d‘où nous tirons cette nouvelle, n‘apporte malheureusement pas de précisions sur le C.V. professionnel et politique de M. Bouchard.

MISE À JOUR (8 août 2007, 22h30): un lecteur, un dénommé Jacques, a porté à notre connaissance cet article du journal virtuel La 15 Nord qui nous apprend que Joël Bouchard travaille au Centre local de développement (CLD) de la Rivière-du-Nord et a été président du Forum jeunesse des Laurentides au cours des trois dernières années. Son site web peut être consulté à l‘adresse www.joelbouchard.org. Merci à Jacques pour l‘info.

QuébecPolitique.com: 39e élection générale

Abaisser le plafond?

L‘argent est-il le nerf de la guerre en politique? Le Parti vert du Québec ne semble pas le croire, si on se fie à cette étonnante suggestion faite hier. Nous disons “étonnante” car la suggestion d‘abaisser le plafond des dépenses autorisées en période électorale, si on le fait trop drastiquement, risque d‘avoir exactement l‘effet que les verts souhaitent éviter, c‘est-à -dire inciter les organisateurs politiques à contourner les lois en vigueur. Au risque de nous répéter, c‘est plutôt dans la 2e partie du Rapport Grenier qu‘on retrouve certaines pistes d‘action qui nous semblent plus prometteuses. Mais encore là , ça reste à être étudié avec attention et le tout est une question de dosage et de doigté.

Le Devoir reprend la nouvelle dans son édition d‘aujourd‘hui (accès réservé aux abonnés).

(P.S.: Puisqu‘il est question dans ce post des dépenses électorales effectuées lors de la dernière élection générale, nous aurions aimé pouvoir parler avec plus de détails des rapports des partis politiques qui ont été rendus publics par le Directeur général des élections la semaine dernière, surtout que. Malheureusement, plus d‘une semaine après la parution de la nouvelle dans les journaux, les rapports en question demeurent introuvables sur la page de son site consacrée aux dépenses électorales. Probablement qu‘une fois de plus, c‘est la faute d‘un soi-disant “hacker”)

Loi sur le financement des partis politiques : le Parti vert du Québec en appelle à un resserrement des règles

À la suite du dépôt des rapports de dépenses électorales des partis politiques, le Parti vert du Québec s‘inquiète des dépenses faramineuses des principales formations politiques québécoises. Le PVQ craint que les dépenses élevées des partis de pouvoir créent une forte pression en faveur de la fraude et du contournement des règles de la Loi sur le financement des partis politiques. Des cas de fraude constituent une menace réelle pour la démocratie québécoise, et risquent de miner une fois de plus la foi des citoyens en leurs élus et en leurs institutions.

Le chef du PVQ souligne que la loi capitale régissant le financement des institutions politiques, adoptée sous René Lévesque, a déjà été bafouée à plus d‘une reprise. On se rappellera notamment que le Parti québécois a été reconnu coupable d‘avoir accepté à tort 96 400 $ de Groupaction. Notons également que, sans avoir été condamné, le Parti libéral du Québec s‘est retrouvé mêlé au scandale de Option Canada

À la vue de ces manquements, le Parti vert du Québec exige que la Loi sur le financement des partis politiques soit appliquée plus vigoureusement et que des limites de dépenses raisonnables soient mises en place. Scott McKay propose notamment de restreindre l‘affichage électoral à des sites réservés à cet effet et que le Directeur général des élections du Québec déploie une campagne d‘information citoyenne portant sur les plateformes politiques des différents partis.

Plus…

Les “wanna be” partis sur le web

Lundi, 9 juillet 2007 · Catégories: Autres partis, Médias, Partis politiques, Web politique · Comment 

À chaque année, de nombreuses organisations tentent d‘obtenir le statut de parti politique autorisé afin de pouvoir solliciter ou recueillir des contributions, contracter des emprunts, effectuer des dépenses en campagne électorale ou inscrire le nom du parti sur le bulletin de vote (à la place de “indépendant” ou “sans désignation”). Bien peu réussissent, mais ils ont tout de même la possibilité de réserver une dénomination afin d‘éviter qu‘une organisation rivale “vole” le nom du parti pendant le processus d‘autorisation. Les suivants ont même commencé à assurer une timide présence (mais une présence tout de même) sur le web:

Si nous avions été plus rapides sur le piton, nous vous aurions également présenté le site du Parti pragmatique du Québec que nous avons découvert il y a quelques jours, mais entretemps, le site a été supprimé et remplacé par une phrase laconique annonçant que le parti est dissous. De même, le Mouvement du Québec avait un site web il y a un certain temps, mais il n‘est plus disponible. Même chose pour le Parti national du Québec que nous avons découvert sur Vigile il y a peu.

Le DGE n‘a rien appris, ni rien oublié

Le Directeur général des élections a rendu public aujourd‘hui le Rapport des résultats officiels du scrutin du 26 mars 2007. Le rapport aborde notamment une question qui avait fait beaucoup jaser à l‘époque, soit l‘adaptation de la Loi électorale aux nouvelles technologies (”nouvelles” dans le sens de “qui n‘étaient pas encore répandues lors de l‘élection générale de 2003″), notamment en ce qui a trait aux vidéos en ligne et des blogues. Nous avions d‘ailleurs consacré quelques articles sur le sujet ici, ici, là  et par là .

Hélas! À lire le chapitre portant sur les nouvelles technologies en période électorale (dans les faits saillants (format pdf)), on ne peut que se désoler de voir que le DGE, à l‘image des Bourbons «n‘a rien appris, ni rien oublié.»*

Utilisation des nouvelles technologies de l‘information et des communications (NTIC) en période électorale

Les possibilités offertes par les NTIC sont de plus en plus omniprésentes et utilisées sur le Web. Ces technologies permettent de moderniser les pratiques de communication, d‘information et d‘échanges. En dehors d‘une période électorale, le Directeur général des élections n‘a pas à intervenir en cette matière. Il en est autrement en période électorale puisqu‘il lui revient d‘appliquer et de faire respecter la Loi électorale notamment au regard du contrôle des dépenses électorales des partis et des candidats et au regard des dépenses de publicité faites par des électeurs (intervenants particuliers). Les élections de mars 2007 ont permis d‘observer l‘émergence de ces nouvelles technologies.

Peu importe le support de transmission d‘un message au public, les règles actuelles de la Loi électorale en matière de dépenses électorales sont applicables et doivent être respectées puisqu‘elles visent à garantir l‘équité du débat électoral. Le Directeur général des élections a cherché à appliquer la loi avec discernement, sans adopter une approche de surveillance coercitive et en n‘oubliant pas que la liberté d‘expression est l‘une des valeurs à laquelle nous demeurons les plus attachés, individuellement et comme société.

Ainsi, quel que soit le support ou la technologie utilisé, il est important, pour bien comprendre, appliquer et analyser une situation particulière, de se rattacher aux grandes règles de base qui s‘appliquent en période électorale en les transposant à cette nouvelle réalité moins tangible et plutôt virtuelle, qu‘est le Web.

Enfin, précisons que les plaintes transmises par des intervenants externes en rapport avec le Web ont été traitées comme toute autre situation semblable. Somme toute, les messages sur le Web doivent être contrôlés de la même manière que ceux faits sur tout autre support bien que le Directeur général des élections soit conscient que ses moyens d‘intervention en cette matière sont limités.

Par la moindre trace du début de l‘ombre d‘un semblant de questionnement sur l‘adaptation de notre législation électorale à la réalité des nouvelles technologies en campagne électorale (pourtant, au début de la dernière campagne électorale, on n‘hésitait pas à le faire). La loi s‘applique, final bâton, et si son application tatillonne débouche sur des aberrations, genre une enquête sur un gars qui affiche ses sympathies pour le Parti ABC sur son blogue, bien c‘est just too bad!

On ne parle pas d‘une remise en question des principes de la Loi sur le financement des partis politiques de 1977, juste d‘une reconnaissance que 30 ans plus tard, dans un contexte que les législateurs de l‘époque ne pouvaient même pas imaginer, leur mise en application ne peut plus se faire de la même manière et que des nouvelles voies (incluant peut-être des moyens additionnels?) doivent être étudiées à cette fin.

Peut-être que la publication du Rapport des résultats officiels du scrutin n‘est pas le moment propice pour faire une analyse critique de la Loi électorale, mais nous osons espérer qu‘à tout le moins, on étudie sérieusement la question à l‘Édifice René-Lévesque. Après tout, ce n‘est pas comme si le personnel du DGE avait tout son temps! Avec un Parlement minoritaire, la prochaine élection générale arrivera à grands pas (surement pas dans quatre ans!) et le DGE aura très peu de temps pour étudier la question, proposer des solutions et les traduire en modifications à la Loi électorale. Et si des changements ne sont pas apportés rapidement, ça va être pire lors de la prochaine élection générale.

Il y a vraiment des fois où nous nous ennuyons de Pierre-F. Côté!

*Ils n‘ont rien appris, ni rien oublié: Phrase attribuée à Talleyrand au sujet des émigrés royalistes qui rentrèrent en France après la chute de Napolélon 1er, en 1814 (sous la Restauration) et qui avaient pour objectif de rétablir l‘Ancien régime, comme si rien ne s‘était passé de 1789 à 1814 (ni la fin de l‘absolutisme royal, ni la Déclaration des droits de l‘homme et du citoyen, etc.). Vous aurez compris que cette comparaison est loin d‘être flatteuse…

Cybersquatting

“Quand diable Pauline Marois va-t-elle relancer le site web qu‘elle avait développé lors de la course à la direction du PQ en 2005? C‘est pourtant pas si compliqué de remettre un site à jour.” C‘est la question que nous nous posons depuis qu‘elle a annoncé sa candidature à la succession d‘André Boisclair.

Tristan Péloquin a la réponse ici. Et la nouvelle adresse de Pauline Marois est là .

Étrange tout de même!

Mercredi, 13 juin 2007 · Catégories: La rédaction, Médias, Web politique · Comment 

On a beau se forcer pour rédiger des articles réfléchis, informatifs et documentés, c‘est quand on se lance dans une montée de lait sur un site web conçu par Fred Caillou écrite en 2 minutes et quart que les lecteurs se mettent à  citer ou à  commenter nos billets (c‘est pas qu‘on se plaigne de susciter des réactions, mais la constatation demeure troublante).

Après ça, on viendra déplorer le fait que la blogosphère politique québécoise n‘est pas arrivée à maturité, que les blogues n‘ont pas encore un impact déterminant, qu‘on privilégie les coups de gueule et le spin partisan au détriment de l‘analyse, blah, blah!

Ouache!

Mardi, 12 juin 2007 · Catégories: Exécutif, Médias, Web politique · 3 Comments 

En lisant cet article sur Radio-Canada.ca il y a quelques minutes, nous sommes tombés sur cet hyperlien qui nous dirige vers l‘ancien site web de Lise Thibault. C‘est le design qui était encore employé quelques jours avant l‘entrée en fonction de Pierre Duchesne, mais nous espérions sa disparition complète avec le changement de régime.

Les titres en lettres cursives, les lettrines au début de chaque page, le design de style “grimoire”, le menu inséré dans un signet (un vrai, pas dans le sens de “navigateur web”), il ne manque que des enluminures, des frames et des gifs animés pour revivre l‘expérience complète de la navigation sur “l‘autoroute électronique” (tant qu‘à retomber dans les archaà¯smes…) au temps de Godefroy de Bouillon. ;-) On précise ici que le site web du lieutenant-gouverneur a été lancé en novembre 2001. Sauf que même en novembre 2001, ça faisait cucul.

Au moins le nouveau site du lieutenant-gouverneur a l‘air de dater d‘une époque où il y a l‘électricité.

Si nous avions voulu donner un nom à un blogue qui parle de politique et des technologies, ça aurait probablement été celui là 

Vendredi, 1 juin 2007 · Catégories: Médias, Web politique · 2 Comments 

À ajouter dans vos favoris (si ce n‘est pas déjà fait): TechnoPolitique, notamment pour Gorge Profonde, qui est de retour pour le meilleur et pour le pire. Mais il y a plusieurs autres collaborateurs et ils sont en feu, si on se fie au nombre d‘articles publiés en trois jours.

Michel Dumais, qui s‘intéresse entre autres à l‘impact du web sur la vie politique et citoyenne dans son émission Citoyen Numérique, semble être à l‘origine de cette initiative.

Blogues de politiciens: appel à tous

Jeudi, 31 mai 2007 · Catégories: La rédaction, Médias, Web politique · Comment 

Lorsque nous n‘étions pas absorbés par le psychodrame qui secouait les murs de l‘Hôtel du Parlement jusqu‘à ce soir, nous avons consacré nos dernières soirées à la présence des députés de l‘Assemblée nationale sur Internet, notre page sur les sites des partis politiques étant tombée en désuétude depuis le 26 mars dernier. d‘abord, nous avons fait un premier tour rapide des députés qui ont leur propre site web. d‘après nos savants calculs, 20 députés ont un site en état de fonctionnement. À ce sujet, nous ne pouvons que déplorer une baisse majeure à ce chapitre puisqu‘ils étaient 43 députés en ligne au moment de la dissolution de la dernière législature (2003-2007). Dans certains cas, nous les avons retirés par la force des choses à la suite d‘une défaite (quelques députés défaits n‘ont pas encore fermé leur site) ou d‘un retrait de la politique active, mais plusieurs députés réélus ont carrément tiré la plogue de leur site web. Par contre, étant donné le nombre élevé de députés qui ont été élus pour une première fois le 26 mars dernier (plus d‘une cinquantaine), on peut espérer que certains d‘entre eux seront présents sur la toile d‘ici peu. Comme ils resteront en poste pour au moins quelques mois, ils ont maintenant tout le temps nécessaire pour monter un site web digne de ce nom.

Par ailleurs, nous avons ajouté dans notre blogroll une nouvelle catégorie consacrée aux blogues tenus par des politiciens (anciens ou actuels). Pour l‘instant, il n‘y a que trois blogues dans cette catégorie, soit ceux de Joseph Facal, Gilles Taillon (malheureusement, la fonction “commentaires” y est désactivée pour le moment) et Jonathan Valois. Si vous connaissez d‘autres députés, ex-députés ou candidats qui tiennent un blogue (ou qui ont leur site perso, tant qu‘à y être), vous pouvez ajouter un commentaire ci-dessous ou nous écrire à l‘adresse suivante: politique (arobas) quebecpolitique (point) com.

Option Canada: le rapport est rendu public

Mardi, 29 mai 2007 · Catégories: Financement politique, Lois électorales, Référendums · Comment 

La révélation ce matin par Radio-Canada et Philippe Schnobb des principales conclusions de l‘enquête de l‘ex-juge Bernard Grenier sur Option Canada a forcé le Directeur général des élections, M. Marcel Blanchet, a tenir précipitamment une conférence de presse afin de présenter officiellement le fort attendu rapport d‘enquête. Conséquemment, plutôt que de publier le rapport vers 16h comme il était prévu initialement, celui-ci est maintenant en ligne.

Rappelons que la deuxième partie du rapport, qui doit porter sur les recommandations que formulera Bernard Grenier à la suite de son enquête, devrait être publiée d‘ici un mois environ.

Nouvelles

Rapport d‘enquête sur les activités d‘Option Canada

Communiqués

Option Canada et le Conseil pour l‘unité canadienne ont dépensé illégalement environ 539 000 $ durant la période référendaire d‘octobre 1995

Des activités très diversifiées ont engendré les dépenses illégales

Rapport d‘enquête sur les activités d‘Option Canada

  • Rapport (PDF : 0,99 Mo / 170 pages)
  • Annexes (PDF : 545 Ko / 67 pages)

Option Canada: les communiqués étaient en ligne

Mardi, 29 mai 2007 · Catégories: Financement politique, Lois électorales · 1 Comment 

Radio-Canada a dévoilé ce matin les grandes lignes du rapport de l‘ex-juge Bernard Grenier sur les activités d‘Option Canada durant le référendum de 1995, rapport qui doit être dévoilé cet après-midi vers 16h. Officiellement, Radio-Canada n‘a pas en mains le rapport comme tel, mais plutôt les communiqués qui doivent être publiés cet après-midi.

d‘après le chroniqueur web Philippe Schnobb de Radio-Canada, les communiqués étaient déjà en ligne sur le site web du Directeur général des élections (vraisemblablement ici et là , on verra à 16h). Les responsables web du DGE ont rapidement corrigé leur erreur car les communiqués étaient déjà retirés du site au moment d‘écrire ces lignes. Philippe Schnobb en a néanmoins fait une copie en format pdf ici et là .

Radio-Canada.ca
Politique
Mise à jour le mardi 29 mai 2007 à 8 h 29

Option Canada

Des dépenses illégales de plus de 500 000 $

Lors de la période référendaire de 1995, Option Canada et le Conseil pour l‘unité canadienne ont dépensé illégalement environ 539 000 $, conclut Me Bernard Grenier dans son rapport. Ces deux organismes ont dépensé avant et pendant la campagne référendaire au Québec environ 11 millions de dollars.

Dans les communiqués de presse obtenus par Radio-Canada, Me Grenier identifie les principaux acteurs qui ont été mêlés à la campagne référendaire du non. Bien que le juge à la retraite présente des « conclusions défavorables » à l‘égard d‘un certain nombre de personnes, les élus qui ont participé à la campagne référendaire ne sont pas blâmés. Le rapport précise au sujet des principaux acteurs que:

  • M. René Lemaire, directeur général d‘Option Canada à compter du 7 septembre 2005, a fait plusieurs dépenses réglementées sans obtenir l‘autorisation de l‘agente officielle du Comité des Québécoises et des Québécois pour le non (CQQN);
  • M. Jocelyn Beaudoin, directeur général du Conseil pour l‘unité canadienne (CUC), a continué d‘être mêlé à certaines décisions d‘Option Canada qui ont mené à l‘engagement de dépenses non autorisées;
  • M. Réjean Roy, contrôleur financier du CUC et d‘Option Canada, a contribué à acquitter des dépenses réglementées non autorisées par l‘agente officielle du CQQN;
  • M. Claude Dauphin, président d‘Option Canada, sans mauvaise foi, a fait preuve d‘un manque de vigilance en recevant des émoluments non déclarés et non autorisés;
  • Mme Nathalie Bernier, agente officielle du CQQN, a fait son travail avec intégrité, mais a choisi de ne pas intervenir auprès d‘Option Canada pour s‘assurer que cet organisme ne ferait pas de dépenses non autorisées ou pour s‘assurer qu‘il déclarerait les dépenses réglementées qu‘il a effectuées.

Plus de détails à venir…

Il n‘y a pas que le “bitchage” dans la vie

Mercredi, 23 mai 2007 · Catégories: Médias, Web politique · Comment 

Vous nous connaissez depuis le temps, planter le monde à tout prix n‘est pas la motivation première de notre existence. Aussi, après avoir déploré il y a quelque temps l‘état d‘hibernation dans lequel était tombé les sites web des principaux partis politiques, comme par hasard, peu après le 26 mars, nous nous devons de faire preuve d‘honnêteté et de justice et de souligner que depuis la rédaction de cet article, le site de l‘Action démocratique du Québec a repris vie. Certes, ce n‘est pas le super site interactif dont rêverait un expert en marketing Internet, mais au moins, les informations les plus pertinentes sont à jour.

Pour ce qui est du site web du Parti québécois, un autre blogueur, David Gagnon d‘Antagoniste.net, se demandait dimanche dernier où est passé Charlie.

Pendant ce temps-là , dans la 5e dimension…

Mercredi, 16 mai 2007 · Catégories: Médias, Web politique · 3 Comments 

La semaine dernière, plusieurs blogueurs déploraient l‘état d‘abandon des sites web des principaux partis politiques depuis le 27 mars, particulièrement celui du Parti québécois (nous en parlions d‘ailleurs ici).

“Oui, mais c‘est quoi l‘affaire?”, demanderez-vous. Pourquoi revenir sur un sujet qui date de plus d‘une semaine?

Parce que rien n‘a changé depuis une semaine, justement.

Capture d‘écran PQ 16 mai 2007

Sur www.pq.org, le dernier communiqué date toujours du 26 mars et la dernière entrée du blogue date toujours du 1er mai. Si le site web du PQ était notre seul moyen de communication sur le monde extérieur, nous croirions qu‘André Boisclair est toujours chef du PQ, que Pauline Marois est toujours en retraite de la politique active et que Gilles Duceppe espère toujours devenir calife à la place du calife.

Capture d‘écran ADQ 16 mai 2007

Pour ce qui est de l‘Action démocratique du Québec, la dernière mise à jour du site date du 4 mai. Sur www.adqaction.com, aucune mention des travaux de la nouvelle opposition officielle depuis la rentrée parlementaire.

Capture d‘écran LIB 16 mai 2007

Au moins, chez les libéraux, on a ajouté le discours inaugural du premier ministre. Mais c‘est pas comme si le contenu du site était mis à jour en temps réel, mettons. Le dernier billet à avoir été publié dans les blogues date du 23 mars.

Conclusion: autant la campagne des principaux partis sur le web montrait des signes encourageants pendant la campagne électorale, autant le retour à la réalité est brutal.

(Note: les captures d‘écran présentées dans ce billet ont été faites vers 20h50, le 16 mai 2007).

PQ 2007: Duceppe et Marois plongent

On pensait depuis quelques jours que Gilles Duceppe et Pauline Marois tenteraient d‘éviter de s‘affronter mutuellement lors de la course à la direction du Parti québécois. En fin de compte, ils seront tous deux de la course au leadership. Gilles Duceppe l‘a annoncé par communiqué de presse ce midi tandis qu‘un membre de l‘entourage de Pauline Marois a confirmé que l‘annonce officielle de sa candidature aura lieu dimanche prochain.

Vérification faite, aucun des deux candidats n‘a lancé de site web de campagne au moment d‘écrire cet article.

Le vendredi 11 mai 2007

Duceppe entre dans la course, Marois aussi

Presse Canadienne
Ottawa

La réflexion aura été cette fois-ci de courte durée pour le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, qui a annoncé vendredi qu‘il se porte candidat à la direction du Parti québécois.

Par ailleurs, Pauline Marois se lance aussi dans la course. Une proche collaboratrice de Mme Marois a confirmé que celle-ci annoncera sa candidature ce dimanche, en compagnie de députés qui l‘appuient.

M. Duceppe en a fait l‘annonce par voie de communiqué, sur l‘heure du midi, devenant ainsi le premier à se lancer dans la course.

Dans le communiqué, M. Duceppe indique qu‘il prend cette décision dans le meilleur intérêt du mouvement souverainiste. Il invite le Parti québécois en entier à se mettre à la tâche rapidement et dit souhaiter que les règles de la course au leadership soient connues bientôt.

Un sondage Léger Marketing publié en début de semaine plaçait Mme Marois bonne première dans la faveur populaire pour remplacer André Boisclair à la tête du PQ, devant Gilles Duceppe, qui a aussi annoncé sa candidature ce vendredi, et d‘autres candidats potentiels.

Course à la direction du Parti québécois 2007: dossier de QuébecPolitique.com

Une entrée remarquée

Mercredi, 9 mai 2007 · Catégories: Médias, Web politique · Comment 

C‘est sans tambours ni trompettes que l‘ex-ministre péquiste Joseph Facal, aujourd‘hui professeur aux HEC et chroniqueur au Journal de Montréal, a lancé il y a trois jours son propre blogue (en fait, l‘annonce officielle est parue aujourd‘hui dans sa chronique du Journal de Montréal). Réactions:

  • Michel Dumais se demande si, contrairement à d‘autres blogues de politiciens ou de militants, celui de Joseph Facal survivra à un éventuel retour en politique active.
  • Michel Leblanc invite Joseph Facal à s‘imprégner des usages et pratiques de la blogosphère.
  • Mario Asselin se réjouit de voir que d‘ex-politiciens tels que Joseph Facal et Jonathan Valois se lancent dans “l‘expérience du dialogue virtuel.”

Pendant ce temps, Tristan Péloquin et Yves Williams soulignent à grands traits l‘inactivité chronique qui frappe les sites web des principaux partis depuis le 27 mars. Et maintenant que les états-majors de nos partis semblent être tombés en hibernation, ajoute Yves Williams, les “militants de la base” s‘organisent dans la blogosphère.

Comme quoi toute est dans toute!

Parti république du Québec: le site

Mardi, 1 mai 2007 · Catégories: Autres partis, Partis politiques · 5 Comments 

Parti république du QuébecPetit supplément d‘information sur le Parti république du Québec, qui avait été fondé juste avant la dernière campagne électorale et avait reçu son autorisation du DGE le jour même du scrutin. Pour celles et ceux qui s‘intéressent au parti et à son programme, vous pouvez consulter leur site web à l‘adresse suivante:

www.partirq.qc.ca

Le site est actif depuis la mi-avril, semble-t-il.

Un petit effort de référencement ne serait peut-être pas de trop pour les dirigeants du parti car juste avant d‘écrire ces lignes, nous avons entré l‘expression “Parti république du Québec” sur Google et le site du PRQ apparaissait au 21e rang, bien après tous les articles de journaux et de blogues qui avaient été publiés après l‘annonce de la création du parti en avril.

Votre circonscription sur la “map”

Lundi, 2 avril 2007 · Catégories: Carte électorale, Élection générale de 2007 · Comment 

Le Groupe Poly9, une entreprise de néogéomatique spécialisée dans la conception de cartes géographiques en ligne dont le siège social est à Québec, a produit une carte des élections au Québec qui intègre sur Google Maps les résultats des élections générales de 2003 et de 2007 au Québec.

Les concepteurs du site prévoient ajouter prochainement des fonctionnalités supplémentaires avec Google Earth, notamment des informations de nature démographique portant sur chaque circonscription électorale.

elections.poly9.com

La politique du PIRE

Jeudi, 15 mars 2007 · Catégories: Insolite, Médias, Web politique, Élection générale de 2007, Élections · Comment 

Nous avons trouvé ce site dans nos commentaires, mais ça nous semble assez digne de mention pour en faire l‘objet d‘un billet (et créer une catégorie “insolite”). Dans la lignée du Parti rhinocéros d‘antan (sans toutefois présenter de candidats) et des Zapartistes, le PIRE - pour “Parti de l‘immonde racaille économique” - se sert des campagnes électorales pour passer un message politique avec humour. Et à notre sens, c‘est pas mal plus amusant et moins opportuniste que le très peu pertinent Parti bleue et son chef Jonathan Bleue qui avaient sévi au fédéral il y a quelques années.

Bref, ne cherchez pas le PIRE sur votre bulletin de vote le 26 mars prochain, c‘est peine perdue. Si vous cherchez un exutoire pour exprimer un mécontentement contre la classe politique, il faudra trouver autre chose.

Capture d‘écran pire.ca

Qu‘est-ce que le PIRE?

Le PIRE est un tout nouveau parti qui fait son entrée dans l‘arène politique. En quoi diffère-t-il des partis traditionnels ? Il a le courage de ses idées et sait prendre les moyens qu‘il faut pour les imposer. Plutôt que de préconiser, comme le font les partis adverse, de lourdes réformes et une libéralisation progressive, le PIRE prône un État hautement militarisé ainsi que la destruction de nos couteux et inutiles services publiques. Dans un contexte de mondialisation, c‘est la seule voie possible vers la prospérité et le bonheur.

Le site web du PCQ est-il légal? - la suite

Plus de 24 heures après la publication de cet article où nous nous questionnions sur la légalité de la publicité massive favorable à Québec solidaire que l‘on retrouve sur le site web du Parti communiste du Québec, le PCQ n‘est toujours pas enregistré comme intervenant particulier, comme le permet pourtant la Loi électorale pour tout parti politique qui ne présente pas de candidat lors d‘une élection.  

Par ailleurs, à  la suite de cet article , la mention suivante est apparue sous le paragraphe annonçant la candidature de deux membres du PCQ sous la bannière de QS:

Les frais associés à la publication de cette annonce sur ce site ont été autorisés par l‘agent officiel de Québec solidaire.

Cette précision nous laisse tout aussi songeur que nous l‘étions hier, sinon plus:

  1. Si l‘agent officiel de Québec solidaire a autorisé des dépenses relatives au site web du Parti communiste, n‘est-ce pas là l‘équivalent d‘une contribution au PCQ par une personne morale (QS), ce qui est interdit par la Loi électorale (seul un individu qui a le statut d‘électeur peut verser une contribution financière à un parti ou un candidat, et ce à même ses propres biens)? Nous serions curieux d‘entendre l‘avis d‘un juriste spécialisé en droit électoral là -dessus.
  2. Qu‘en est-il des nombreux autres appels à militer et à voter pour Québec solidaire, sans compter les messages et articles dénonçant les adversaires de QS? Les dépenses qu‘ils ont occasionnés ont-elles aussi été payés par Québec solidaire?
  3. Nous posons à nouveau la question: est-il légal que le site web du PCQ serve d‘outil de promotion pour Québec solidaire, surtout sans que le PCQ ait le statut d‘intervenant particulier?

Une réponse, quelqu‘un?

Le site web du PCQ est-il légal?

Un dénommé André soulevait la question suivante dans un commentaire ce matin:

Je m’intérroge sur le ou les liens qui pourraient exister entre Québec Solidaire et le patti Communiste du Québec.  En effet, si vous allez sur ce leur site, : http://www.pcq.qc.ca/ on y trouve de la pub pour Québec Solidaire, en fait on ne parle presque d‘eux.

En fait, il y a deux volets à cette question: la nature de la relation entre le Parti communiste du Québec et Québec solidaire d‘une part et la publicité que fait le PCQ en faveur de QS en période électorale d‘autre part.

  1. Relation PCQ/QS: Nous avons déjà donné la réponse à cette question il y a 2 semaines, mais pour faire une histoire courte avec une histoire longue, l‘ex-Parti communiste du Québec avait fusionné avec d‘autres partis de gauche en 2002 pour former l‘Union des forces progressistes, le prédécesseur direct de Québec solidaire. Toutefois, le PCQ a été reformé officiellement en 2006 par ses anciens responsables du PCQ afin d‘empêcher une factions dissidente de s‘approprier le nom de l‘ancien parti (pour plus de détails, voir ici et là ).
  2. Rôle du PCQ en période électorale: C‘est ainsi que le Parti communiste du Québec nouvellement reconstitué ne présentera pas de candidats le 26 mars prochain, bien que le chef du PCQ et un autre membre de l‘exécutif national du parti seront candidats pour Québec solidaire dans la grande région de Montréal. d‘où la question suivante: le Parti commnuiste du Québec a-t-il le droit de faire des dépenses en période électorale s‘il ne présente pas de candidats? La réponse est à l‘article 457.2 de la Loi électorale qui stipule notamment que

    (…) Un parti politique autorisé qui ne présente pas de candidat lors d‘élections générales ou lors d‘une élection partielle et qui désire intervenir à titre d‘intervenant particulier doit en aviser le directeur général des élections. Il est réputé détenir une autorisation de celui-ci à titre d‘intervenant particulier à compter de la date de réception de son avis et le directeur général des élections lui attribue un numéro d‘autorisation. (…)

    L‘article 457.13 ajoute que

    L‘intervenant particulier ne peut faire