Wrap-up sur la chefferie à l’ADQ
Le journal Le Soleil publiait ce matin un topo sur la course à la direction de l’ADQ. Nous voudrions souligner des développements au cours du dernier mois, sauf qu’en substance, l’article nous apprend qu’il n’y a rien à signaler.
Donc, la conclusion à tirer est : n’attachez pas votre tuque avec de la broche. Les aspirant-candidats vont prendre leur temps pour examiner toutes les options avant d’annoncer quoi que ce soit et l’État-major du parti va prendre son temps pour déterminer la marche à suivre pour élire un successeur à Mario Dumont et assurer la transition.
De toute façon, il est vrai qu’à moins d’un bouleversement politique majeur, il serait très étonnant d’avoir des élections générales avant 2012 ou 2013. Mais comme toujours, nous sommes prêts à toute éventualité.
Publié le 07 janvier 2009 à 05h00 | Mis à jour à 10h36
Succession de Dumont: pas d’urgence à l’ADQ
Simon Boivin
Le Soleil(Québec) Même si la période des Fêtes a été propice à la réflexion, elle n’a pas permis aux successeurs potentiels de Mario Dumont de décider s’ils font le grand saut.
L’élu au centre des spéculations, Éric Caire, député de La Peltrie, jure qu’il se pose toujours deux questions : comment combiner les rôles de père de quatre enfants et de chef de parti? Y a-t-il une meilleure personne pour occuper l’emploi?«Ce n’est pas que ça ne m’intéresse pas, a-t-il indiqué au Soleil, hier. Mais je n’ai pas envie d’être juste une photo sur le réfrigérateur pour mes enfants.»
Quatre ans avant la prochaine élection, avec ses responsabilités en matière de santé et d’affaires intergouvernementales canadiennes et «un parti à rebâtir», M. Caire souligne que le travail ne manque pas à l’ADQ. Pour l’heure, Mario Dumont n’est pas parti et les modalités de la course à la direction n’ont pas été arrêtées.
«J’en ai parlé autour dans mon entourage et à ma blonde, indique-t-il. C’est elle qui m’a dit : ”Pas besoin d’aller plus vite que le train. Il n’y a pas d’urgence.”»
Le député qui a résisté à la vague libérale dans la région de Québec s’attend à se faire parler souvent du leadership. Mais peu lui importe. «Il faut prendre le temps pour réfléchir parce qu’il n’y a pas de retour en arrière, dit M. Caire. Je suis conscient qu’on va me poser la question tous les jours. Mais je ne vais pas précipiter ma réflexion juste parce que les gens veulent savoir.»
Le député adéquiste de Shefford, François Bonnardel, a aussi manifesté de l’intérêt pour le poste avant Noël. Mais il juge lui aussi qu’il est trop tôt pour arrêter une décision. Il préfère attendre de connaître les paramètres de la course, qui seront déterminés par un comité, avant de choisir «si on y va ou si on n’y va pas». «C’est important de savoir combien de temps on va avoir pour se préparer, a indiqué M. Bonnardel. Est-ce que le comité va vouloir faire ça rapidement? Ou ramener ça aussi loin que le printemps 2010? C’est quand même important.»
Il n’a pas été possible de s’entretenir avec un autre successeur éventuel, l’ex-leader parlementaire Sébastien Proulx, hier. Ex-président du Conseil du patronat, Michel Kelly-Gagnon a mis fin aux espoirs de ceux qui le voyaient à la tête du parti, hier, dans Le Devoir.
Le député adéquiste de Chauveau, Gérard Deltell, qui a déjà fermé la porte à la direction, croit lui aussi qu’il n’y a pas péril en la demeure. Selon lui, pour éviter de «brûler des cartouches», l’ADQ doit prendre son temps avant de trouver un successeur à Mario Dumont. Quitte à nommer un chef intérimaire pendant plusieurs mois.
«Ça se jase, note l’ex-journaliste de TQS. Tout le monde veut savoir qui va remplacer M. Dumont. Je souhaite une course au leadership, mais qui ne se fera pas dans les mois qui viennent. Je veux qu’on se donne le temps.»
Les 125 candidats de l’ADQ doivent se réunir pour un autre bilan le 17 janvier, indique M. Deltell.
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