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Comparons les sondages

Mercredi, 27 juin 2007 · Catégories: Sondages, Sondages nationaux · Commentaires fermés 

L‘avantage lorsqu‘on a deux sondages publiés le même jour, c‘est qu‘on peut comparer les résultats lorsque des questions portent sur des sujets similaires.

Confiance à l‘endroit des chefs

Léger Marketing: Entre Jean Charest, Mario Dumont et Pauline Marois, en qui avez-vous le plus confiance pour!?
Jean Charest (LIB) Mario Dumont (ADQ) Pauline Marois (PQ) Aucun Indécis
le développement économique et l‘emploi? 25,0 33,0 32,0 5,0 5,0
l‘amélioration du système de santé? 22,0 32,0 31,0 9,0 6,0
l‘éducation? 19,0 34,0 37,0 5,0 5,0
l‘environnement? 19,0 35,0 31,0 8,0 7,0
la gestion des finances publiques? 25,0 29,0 35,0 6,0 5,0
la défense des intérêts du Québec? 23,0 26,0 44,0 4,0 3,0
CROP: Lequel des leaders politiques suivants – Jean Charest, Mario Dumont, Pauline Marois…
Jean Charest (LIB) Mario Dumont (ADQ) Pauline Marois (PQ) Aucun Indécis
propose le plus de nouvelles idées pour l‘avenir du Québec? 11,0 52,0 15,0 8,0 13,0
vous semble le plus préoccupé par le fardeau fiscal des Québécois? 26,0 37,0 15,0 6,0 16,0
permettrait au Québec de faire face avec succès à l‘enjeu des changements climatiques? 20,0 27,0 20,0 11,0 22,0
permettrait au Québec de résoudre la crise dans le milieu de la santé? 18,0 27,0 25,0 15,0 15,0
vous semble le plus sensible aux problèmes des familles? 14,0 51,0 21,0 3,0 11,0

Note: Nous avons volontairement omis certaines sous-questions du sondage CROP qui ne traitent pas des perceptions des répondants sur des dossiers de fond, du genre « lequel vous inspire le plus confiance » ou « lequel voudriez-vous avoir comme ami ».

Meilleur premier ministre

Léger: Selon-vous, laquelle des personnalités politiques suivantes ferait le meilleur Premier ministre du Québec? Serait-ce!?
Jean Charest (LIB) Mario Dumont (ADQ) Pauline Marois (PQ) Scott McKay (VRT) Françoise David (QS) Aucun Indécis
  23,0 26,0 37,0 3,0 1,0 5,0 5,0
CROP: Lequel des leaders politiques suivants – Jean Charest, Mario Dumont, Pauline Marois – ferait le meilleur premier ministre du Québec?
Jean Charest (LIB) Mario Dumont (ADQ) Pauline Marois (PQ) Scott McKay (VRT) Françoise David (QS) Aucun Indécis
  21,0 31,0 32,0     7,0 8,0

Note: Scott McKay et Françoise David ne figurent pas dans le choix de réponses proposé dans le sondage CROP.

Souveraineté

Léger: Si un référendum avait lieu aujourd‘hui sur la souveraineté du Québec, voteriez-vous POUR ou CONTRE la souveraineté du Québec ?
Pour Contre
  42,0 58,0
CROP: Si un référendum avait lieu aujourd‘hui vous demandant si vous voulez que le Québec devienne un pays souverain, voteriez-vous Oui ou voteriez-vous Non?
Oui Non
  32,0 68,0

Sondage CROP de juin 2007

Mercredi, 27 juin 2007 · Catégories: Sondages, Sondages nationaux · Commentaires fermés 

Il y a présentement égalité statistique entre les trois principaux partis au Québec, le Parti québécois n‘ayant qu‘une avance de 1% sur l‘Action démocratique du Québec et de 2% sur le Parti libéral du Québec. C‘est ce que révèle le dernier sondage CROP publié ce matin dans La Presse. Après répartition proportionnelle des 13% d‘indécis, les intentions de vote se déclinent comme suit (les chiffres entre parenthèses indiquent la variation par rapport au dernier sondage CROP du début de juin):

  • PQ: 29% (=)
  • ADQ: 28% (-1)
  • LIB: 27% (-1)
  • VRT: 9% (+1)
  • QS: 6% (+1)
  • Autres: 1% (+1)

Avant répartition des indécis, les intentions de vote se répartissent comme suit: PQ 25%, ADQ 24%, LIB 23%, VRT 8%, QS 6% et autres partis 1%. Par ailleurs, lorsqu‘on questionne les répondants sur leurs intentions de vote « avec Jean Charest comme chef du PLQ » (sans nommer les autres chefs de parti), le PQ obtient 31% des appuis après répartition des indécis (ADQ 30%, LIB 27%, VRT 6% et QS 5%). Si on pose la même question « avec Philippe Couillard comme chef du PLQ » les appuis envers le PQ montent à 32% (ADQ 29%, LIB 28%, VRT 6% et QS 5%).

Pour ce qui est des autres faits saillants du sondage, mentionnons les suivants:

  • 36% des répondants affirment être « très » ou « plutôt » satisfaits à l‘endroit du gouvernement Charest tandis que 60% d‘entre eux se disent être « très » ou « plutôt » insatisfaits. On revient au niveau de satistaction de mars 2007 après une brève hausse de la satisfaction à l‘endroit du gouvernement en mai.
  • Au sujet de la popularité des chefs, 32% croient que Pauline Marois ferait la meilleure première ministre du Québec, 31% optent pour Mario Dumont et 21% choisissent Jean Charest (7% ont choisi « aucun », 8% ne savent pas). Nous venons d‘ailleurs de remarquer que CROP a changé le libellé de sa question portant sur la popularité des chefs de parti. Depuis mai, on demande de nommer le leader qui, selon les répondants, ferait le « meilleur premier ministre du Québec » tandis qu‘auparavant, on parlait de celui le « plus apte à diriger le prochain gouvernement du Québec ». Nous ne sommes pas en mesure de juger si un tel changement affecte les résultats.
  • 32% des répondants voteraient « oui » lors d‘un référendum sur la souveraineté du Québec et 68% voteraient « non » (les deux méthodes de répartition, la proportionnelle et la « CROP », donnent le même résultat). Là encore, il y a eu changement dans le libellé de la question depuis deux mois (avant, on questrionnait sur les intentions de vote sur la souveraineté-partenariat). La question sur la souveraineté sans partenariat avait été testée en septembre 2004 (2-5 septembre)et à ce moment-là , le « oui » avait obtenu, avant répartition des indécis, 35%. Lors du sondage précédent (août 2004) et du suivant (septembre 2004), l‘appui envers la souveraineté avec partenariat était de 41% et 42% respectivement (avant répartition des indécis).
  • 63% des répondants croient que l‘élection d‘un gouvernement minoritaire le 26 mars dernier a été « une bonne chose ». 29% estiment le contraire.
  • 68% des répondants croient que sous la direction de Pauline Marois, le Parti québécois devrait abandonner son idée de faire du Québec un pays souverain et réclamer plutôt plus de pouvoirs pour le Québec au sein du Canada. 27% s‘y opposent.
  • 25% des répondants croient que « au cours des 15 à 20 dernières », les relations se sont « améliorées » entre le Québec et le reste du Canada, 14% estiment qu‘elles se sont « déteriorées » et 56% jugent qu‘elles sont « demeurées stables ». Il faut toutefois être prudents avec ce genre de question où l‘on réfère à un contexte aussi vague que « il y a 15 ou 20 ans ». Il y a 20 ans, nous étions en 1987, l‘Accord du lac Meech venait d‘être signé et le Québec semblait sur le point de réintégrer la constitution canadienne. Il y a 15 ans, nous étions en 1992 et en plus de vivre les séquelles de l‘échec de l‘Accord du lac Meech, l‘Entente de Charlottetown était sur le point d‘être rejetée par les Québécois et l‘appui envers la souveraineté s‘élevait à des niveaux sans précédent. Cinq petites années peuvent changer toute la perspective sur une question de ce genre.

Le sondage téléphonique a été réalisé du 14 au 25 juin 2007 auprès de 1 000 répondants. La marge d‘erreur est de +/- 3%, 19 fois sur 20. Les résultats ont été pondérés sur la base du Recensement du Canada de 2001 afin de refléter la distribution de la population adulte du Québec selon le sexe, l‘âge, la région de résidence des répondants et leur langue d‘usage à la maison. Le rapport d‘analyse du sondage peut être consulté ici (format pdf).

L’expérience est une lanterne que l’on porte dans le dos et qui n’éclaire que le chemin parcouru

Vendredi, 8 juin 2007 · Catégories: Méthodologie, Sondages · 2 commentaires 

C’est maintenant un classique: après chaque élection générale, les sondeurs se lancent en pleine introspection afin de trouver pourquoi le scrutin ne se déroule pas comme ils l’avaient prévu. Ce matin dans La Presse (pas de lien disponible), Claire Durand, professeure au département de sociologie à l’Université de Montréal, dévoile les résultats d’une étude réalisée en collaboration avec CROP afin de tenter d’expliquer les raisons pour lesquelles le vote de l’ADQ avait été sous-estimé par les sondeurs à la veille de l’élection générale du 26 mars dernier.

Mais d’abord, une petite mise en contexte s’impose: le texte de Mme Durand porte spécifiquement sur le sondage CROP paru deux jours avant le scrutin, soit le 24 mars. Or, trois autres sondages étaient parus le même jour.

Sondage LIB ADQ PQ VRT QS Aut. Écart total* Écart total**
Résultats du scrutin (arrondi à l’unité près) 33 31 28 4 4 0    
Angus Reid Strategies (sondage par Internet, réalisé du 22 au 23 mars, N=838, ME=3,5%) 30 31 27 7 5 0 4 6
CROP (sondage téléphonique, réalisé du 15 au 22 mars, N=1053, ME 3,1%) 34 25 28 8 5 0 7 10
Léger Marketing (sondage téléphonique, réalisé du 19 au 23 mars, N=1000, ME=3,1%) 35 26 29 5 4 1 8 10
The Strategic Counsel (sondage téléphonique, réalisé du 21 au 22 mars, N=1000, ME=3,1%) 30 28 31 6 5 0 9 10

* Écart total pour les trois principaux partis.
** Écart total pour tous les partis.

Les nombres en caractères gras indiquent les scores « prédits » par les sondeurs dont l’écart par rapport au score « réel » est supérieur à la marge d’erreur. On peut voir qu’Angus Reid Strategies a les résultats qui sont les plus près du vote réel (lui seul met le PQ en troisième place) tandis que CROP et Léger sous-estiment le vote adéquiste selon un écart supérieur à la marge d’erreur. Quand à Strategic Counsel, il n’a aucun écart individuel qui dépasse la marge d’erreur (pour les trois principaux partis, il est « flush » à chaque fois), mais lorsque l’on cumule les écarts, c’est le sondage qui s’avère le moins exact (il allait jusqu’à prédire une première place au PQ).

(Petite parenthèse sur Angus Reid Strategies: c’est une firme basée principalement à Vancouver, fondée par un vieux routier des sondages d’opinion au Canada anglais, Angus Reid, et qui occupe un créneau encore peu occupé au Canada: les panels sur Internet (pour ceux qui sont à l’aise en anglais et qui veulent en savoir plus sur les panels en ligne, il y a un document explicatif (format pdf) ici). Le sondage que cette firme a publié le 24 mars est passé complètement inaperçu au Québec (quand nous disons complètement inaperçu, nous nous incluons là dedans; nous n’en avons pris connaissance que quelques jours après le jour J). Pourtant, ils se vantent d’avoir réalisé le sondage le plus précis lors des dernières élections générales au Québec et au Manitoba (c’était en mai). Fin de la parenthèse)

Selon l’étude postélectorale de Claire Durand, 16% des répondants qui avaient révélé leur choix lors du sondage ont changé d’avis au moment de voter (on parle d’une personne sur six, quand même!). De plus, les « indécis » et les « discrets » se répartissent de la même manière que les autres répondants, ce qui semble confirmer que la répartition « proportionnelle » des indécis lors des sondages serait, dans le contexte actuel, la plus susceptible de donner des bons résultats. Or, en tenant compte des mouvements de dernière minute (rappelons que le sondage CROP a débuté le 15 mars), on revient à l’intérieur de la marge d’erreur. Donc, la principale erreur de CROP est vraisemblablement d’avoir échelonné le sondage sur huit jours. Quand on y pense, c’est énorme sur une campagne électorale de 33 jours.

La grosse conclusion de Mme Durand, c’est que le Québec est divisé en trois et que si les sondeurs se sont trompés, c’est parce que l’électorat est très volatile.

Cela nous rappelle une controverse similaire en 1998 alors que les sondeurs avaient sous-évalué le vote libéral et mis le PQ largement en avance avant l’élection générale du 30 novembre 1998. Après coup, on a découvert que les indécis avaient des caractéristiques proches de l’électorat libéral, que la répartition proportionnelle des indécis n’était pas valide et qu’il fallait plutôt transférer la très grande majorité des indécis au Parti libéral (la fameuse méthode 60-30-10). En 2003, ça a marché mais maintenant, ça ne marche plus et la répartition proportionnelle semble redevenir valide.

Bref, comme le disait si bien Confucius (pour vrai!): « L’expérience est une lanterne que l’on porte dans le dos et qui n’éclaire que le chemin parcouru. »

Vendredi, 08 juin 2007

Que s’est-il passé?

Claire Durand
La Presse

L’auteur est professeur titulaire au département de sociologie de l’Université de Montréal

Au moment où tant de politiciens, de militants, de journalistes invoquent les sondages, il est important de se pencher sur les raisons qui pourraient expliquer pourquoi les sondages n’avaient pas bien estimé le vote pour l’Action démocratique du Québec (ADQ) lors des dernières élections, l’écart entre l’intention de vote déclarée et le vote ayant été de 5%.

Deux raisons sont habituellement invoquées lorsque les sondages « se trompent » : Soit les électeurs ont changé d’avis entre le moment où ils ont été interrogés et le jour du scrutin, soit les non-répondants – à la question sur l’intention de vote ou au sondage lui-même – n’avaient pas la même intention de vote que les répondants.

Notre équipe de recherche (John Goyder, de l’Université de Waterloo, et moi-même) a collaboré avec CROP et La Presse au cours des dernières élections pour mener une recherche permettant entre autres de répondre à ces questions.

Dans la semaine qui a suivi l’élection, nous avons effectué un sondage auprès des répondants aux sondages préélectoraux faits par CROP durant la campagne. Plus de 80% des répondants au dernier sondage CROP effectué du 15 au 22 mars, soit de deux à dix jours avant les élections du 26 mars 2007, ont été joints après les élections.

Parmi les 602 personnes qui ont révélé leur vote, un peu plus de 16% n’ont pas voté comme elles avaient dit vouloir le faire. Ces répondants «volatiles» se répartissent comme suit: 4,1% sont passés à I’ADQ, 3,3% au PLQ; 6,9% au PQ et 2,2% à Québec solidaire ou au Parti vert. Qui a perdu dans ces mouvements? Les pertes touchent l’ADQ pour 4,1%, le PLQ pour 3,2% le PQ pour 2,9% et Québec solidaire ou le Parti vert pour 6,0% (ces derniers changements se faisant proportionnellement plus vers le Parti québécois).

Il y a donc eu des mouvements entre les partis durant les derniers jours avant le scrutin mais ceux-ci ont été plus favorables au Parti québécois qu’à l’ADQ et ont nui plus aux deux petits partis qu’aux trois principaux.

Par ailleurs, 7,0% de ceux qui ont révélé leur vote s’étaient dits indécis ou n’avaient pas révélé leur intention de vote au sondage préélectoral. Ils se répartissent sensiblement de la même manière que les autres répondants. Au total, les mouvements provenant des autres partis ou des indécis vers l’ADQ ont donc atteint 6,7% alors qu’ils atteignaient 5% vers le PLQ, 8,9% vers le PQ et 2,7% vers Québec solidaire ou le Parti vert.

Après l’ensemble de ces mouvements, le vote déclaré lors du sondage postélectoral se situe à l’intérieur de la marge d’erreur si on le compare aux résultats du scrutin. L’ADQ se situe à 27,6%, soit à 3,2% de moins que le vote obtenu, et le PLQ à 31,3% (1,8% de moins que le vote). Toutefois, le Parti québécois est maintenant surévalué à 32% (à la limite de la marge d’erreur étant donné le vote de 28,3%). La prise en compte des mouvements déclarés permet donc d’obtenir une estimation du vote à l’intérieur de la marge d’erreur mais, étant donné le peu d’écart entre les partis, elle ne permet toujours pas de bien estimer l’ordre d’arrivée, mettant même le Parti québécois au premier rang.

Il faut donc conclure que c’est en premier lieu la volatilité de l’électorat qui explique l’écart entre le dernier sondage CROP et le vote. Il faut également conclure qu’il n’y a pas eu, du moins en fin de campagne, un mouvement vers l’ADQ nettement. plus fort que vers les autres partis.

Pourquoi changer?

Tous les répondants qui n’indiquaient pas avoir voté comme ils en avaient exprimé l’intention ou qui étaient indécis au départ ont été interrogés sur les raisons de leur choix. La moitié des répondants qui sont passés à l’ADQ justifient leur choix par une simple volonté de changement. Suivent le chef et le programme comme principales explications. Pour ce qui est des mouvements vers le PLQ, ils sont davantage justifiés par le candidat dans la circonscription et par l’importance accordée à l’expérience et à la continuité.

Enfin, les répondants qui sont allés vers le Parti québécois sont les plus nombreux (près de 40%) à ne pas donner de justification à leur changement. Suivent trois raisons qui arrivent à égalité : le fait de se définir comme souverainiste, le candidat dans le comté et le fait d’être contre un ou l’autre des deux autres partis.

Pouvons-nous tirer de ces informations des enseignements pour une éventuelle campagne? Il ressort des éléments présentés – et les derniers sondages publiés semblent le confirmer – que le Québec est en ce moment divisé en trois parties relativement égales et que les mouvements entre les partis politiques sont relativement courants. Ces mouvements ne sont pas nécessairement motivés par des changements fondamentaux dans les opinions et relèvent plutôt d’éléments conjoncturels. Dans une telle situation, l’estimation du transfert des intentions de vote en nombre de circonscriptions relève de la haute voltige.

Pondération des sondages et représentativité de l‘échantillon

Jeudi, 7 juin 2007 · Catégories: Méthodologie, Sondages · Commentaires fermés 

Un lecteur nous faisait remarquer hier à propos du récent sondage CROP-La Presse le fait que les données employées pour pondérer les échantillons des sondages d‘opinion afin de les rendre représentatifs de la population datent de six ans, soit du Recensement du Canada de 2001. Folliculaire écrivait:

(…) Les données ont été pondéré sur le recensement de 2001. Depuis le début 2007, les nouveaux chiffres du recensement sont disponibles (du moins, certain). 6 ans de différence, c‘est assez important.

Rappelons qu‘au Canada, les recensements ont lieu à tous les cinq ans (aux États-Unis, à titre d‘exemple, ça a lieu aux 10 ans). Le dernier recensement au Canada date de 2006. Dès lors, pourquoi ne pas employer les résultats les plus récents?

C‘est vrai que ça peut sembler long, pondérer un sondage réalisé en 2007 en fonction du Recensement de 2001, mais il faut comprendre que les résultats du Recensement de 2006 ne sont pas encore entièrement rendus publics. Pour l‘instant, ce n‘est que la population brute de chaque province, région, municipalité, etc. qui est connue (et encore, ça date de mars dernier).

d‘après Statistique Canada, la publication des données s‘échelonnera jusqu‘au 1er mai 2008. d‘ici là , des données capitales pour les sondeurs manquent. Les données portant sur l‘âge et le sexe seront publiées le 17 juillet prochain, celles sur la langue (s‘il y a un élément capital dans l‘analyse des comportements électoraux au Québec, c‘est bien celui là ) le 4 décembre prochain et celles sur le marché du travail (profession, scolarité, etc.) le 4 mars 2008. Bref, il manque de gros morceaux au Recensement de 2006 avant de l‘employer pour pondérer les sondages d‘opinion.

Cela étant, il n‘y a vraisemblablement pas eu de bouleversements majeurs dans la composition de la population québécoise entre 2001 et 2006. Ça serait surprenant que l‘on découvre que la population de la Gaspésie ait augmenté à 2 millions d‘habitants, que les hispanophones représentent soudainement 40% de la population du Québec ou que le revenu des ménages ait augmenté ou baissé de 50% en cinq ans. Dès lors, nous ne croyons pas que la pondération des sondages de 2007 en fonction du Recensement de 2001 ait un impact fondamental sur les résultats.

Ça a juste l‘air fou, mais dans ce cas-ci, on ne peut pas blâmer les sondeurs.

Sondage CROP sur la «crise budgétaire»

Mardi, 5 juin 2007 · Catégories: Sondages, Sondages nationaux · 2 commentaires 

Dans la foulée de la résolution de ce qui est maintenant convenu d‘appeler la « crise du budget », CROP a réalisé pour le compte de La Presse un sondage sur les impacts des événements des deux dernières semaines sur la scène politique québécoise, notamment sur les intentions de vote. Ainsi, après répartition proportionnelle des 9% d‘indécis, les intentions de vote se déclinent comme suit (les chiffres entre parenthèses indiquent la variation par rapport au dernier sondage CROP de la semaine dernière):

  • ADQ: 29% (-3)
  • PQ: 29% (+2)
  • LIB: 28% (=)
  • VRT: 8% (+1)
  • QS: 5% (=)
  • Autres: 0%

L‘essentiel du sondage porte toutefois sur l‘opinion des répondants sur le débat sur le budget Jérôme-Forget déposé il y a deux semaines. Le tout est résumé dans les tableaux ci-dessous:

Quel parti a gagné? Quel parti a perdu lors de cet affrontement?
LIB ADQ PQ Aucun Tous / plusieurs
Gagné 34,0 12,0 26,0 17,0 2,0
Perdu 25,0 38,0 18,0 5,0 4,0
Différentiel +9,0 -26,0 +8,0 +12,0 -2,0
Impression sur la position adoptée par les chefs parlementaires lors de la « crise budgétaire »
Jean Charest (LIB) Mario Dumont (ADQ) François Gendron (PQ)
Très/plutôt favorable 42,0 31,0 51,0
Très/plutôt défavorable 49,0 54,0 36,0
Différentiel -7,0 -23,0 +15,0

Enfin, CROP revient sur la question de l‘avenir politique de Jean Charest à la tête du Parti libéral du Québec. Ainsi, à la question « Pensez-vous que Jean Charest dirigera les libéraux aux prochaines élections? », 46% des répondants ont répondu « oui » (63% chez les électeurs libéraux) et 43% « non » (27% chez les libéraux). Il s‘agit d‘une amélioration par rapport au sondage CROP d‘avril 2007, alors que 37% des répondants croyaient que Jean Charest devait demeurer chef du Parti libéral contre 52% qui étaient d‘avis qu‘il devait quitter la direction du parti. Par ailleurs, invités à se prononcer sur le député libéral qui aurait « le plus d‘aptitudes pour devenir premier ministre du Québec », les répondants ont choisi Philippe Couillard à 45% (47% chez les libéraux), Monique Jérôme-Forget à 11% (idem chez les libéraux) et Pierre Paradis à 9% (7% chez les libéraux). Raymond Bachand, Claude Béchard et Nathalie Normandeau se partagent 8% des appuis.

Reste maintenant à voir comment le tout évoluera au fur et à mesure que la poussière retombera.

Le sondage téléphonique a été réalisé du 1er au 3 juin 2007 auprès de 1 001 répondants. La marge d‘erreur est de +/- 3%, 19 fois sur 20. Les résultats ont été pondérés sur la base du Recensement du Canada de 2001 afin de refléter la distribution de la population adulte du Québec selon le sexe, l‘âge, la région de résidence des répondants et leur langue d‘usage à la maison. Le rapport d‘analyse du sondage peut être consulté ici (format pdf).

PQ 2007: 2 sondages dans La Presse

Samedi, 12 mai 2007 · Catégories: Course à la direction du PQ 2007, Parti québécois, Partis politiques, Sondages, Sondages nationaux · Commentaires fermés 

La Presse a publié ce matin les résultats de deux sondages, dont un de CROP sur la course à la direction du Parti québécois (déjà périmé 12 heures après sa publication en raison du retrait de Gilles Duceppe). À la question

« Comme vous le savez, le chef du Parti québécois, André Boisclair, a annoncé mardi sa démission. Parmi les candidats potentiels à sa succession, lequel, selon vous, ferait le meilleur chef du Parti québécois parmi les suivants? »

les résultats se déclinent comme suit (avant répartition des 15% d‘indécis):

  • Pauline Marois: 45%
  • Gilles Duceppe: 21%
  • Pierre Curzi: 8%
  • Joseph Facal: 4%
  • Bernard Drainville: 3%
  • Diane Lemieux: 2%
  • Autres: 1%

Fait à noter, contrairement à ce que Léger Marketing avait fait dans son sondage de mardi dernier, le sondage CROP ne distingue pas ses résultats entre l‘ensemble des répondants et les supporteurs du Parti québécois. Seuls les résultats pour l‘ensemble de l‘échantillon, toutes tendances politiques confondues, sont disponibles.

Le sondage demande par ailleurs aux répondants leurs intentions de vote selon que différentes personnes soient à la tête du Parti québécois. L‘idée n‘est pas inintéressante en soi, mais comme cela force les répondants à se positionner en fonction de scénarios hautement hypothétiques, et donc auxquels ils n‘attachent pas nécessairement d‘importance que durant une vraie campagne électorale avec de vrais candidats et un vrai gouvernement à élire, il faut interpréter ces résultats avec prudence. Après tout, nombreux sont les gens qui seraient prêts à voter pour Bonhomme Carnaval, même s‘il était chef des ML!

Si le chef du PQ était… LIB ADQ PQ VRT QS Aut.
Pierre Curzi 24 34 31 6 6 0
Bernard Drainville 25 38 24 8 5 0
Gilles Duceppe 23 32 34 6 4 0
Joseph Facal 26 38 23 8 5 0
Diane Lemieux 25 38 25 7 6 0
Pauline Marois 21 30 40 5 4 0

Le rapport de CROP avec les données complètes peut être consulté ici (format pdf).

Le sondage téléphonique a été réalisé les 9 et 10 mai 2007 auprès de 932 répondants. La marge d‘erreur est de 3%, 19 fois sur 20.

Quant au deuxième sondage, réalisé par UniMarketing, il traite plutôt de la perception de la population du départ d‘André Boisclair et de la situation actuelle du Parti québécois. Le sondage téléphonique, dont le rapport peut être consulté ici (format pdf), a été réalisé du 8 au 10 mai 2007 auprès de 1 001 répondants. La marge d‘erreur est de 3,1%, 19 fois sur 20.

Course à la direction du Parti québécois 2007: dossier de QuébecPolitique.com

Sondage CROP d‘avril 2007

Mardi, 1 mai 2007 · Catégories: Sondages, Sondages nationaux · Commentaires fermés 

La Presse a dévoilé ce matin les résultats du premier sondage de la firme CROP réalisé depuis l‘élection générale du 26 mars 2007. Après répartition des indécis, les intentions de vote de la population québécoise seraient les suivantes (les chiffres entre parenthèses indiquent la variation par rapport à la dernière élection générale):

  • ADQ: 32% (+1)
  • LIB: 27% (-6)
  • PQ: 23% (-5)
  • VRT: 9% (+5)
  • QS: 7% (+3)
  • Autres: 1%

Les 13% d‘indécis ont été répartis proportionnellement aux intentions de vote des électeurs « décidés ». Notons que généralement, lors des sondages précédents, CROP avait l‘habitude de répartir les répondants en fonction de l‘intention de vote sur la souveraineté du Québec (méthode de répartition qui était relativement fiable ces dernières années). Reste à voir si CROP conservera la répartition proportionnelle aux intentions de vote lors des prochains sondages.

Le fait marquant du sondage demeure toutefois le peu d‘appui à l‘endroit du chef du Parti libéral du Québec, Jean Charest, et de celui du Parti québécois, André Boisclair. En effet, 37% des répondants croient que Jean Charest devrait diriger à nouveau le Parti libéral lors de la prochaine élection générale tandis que 52% croient plutôt qu‘il devrait quitter la tête du parti. Pour ce qui est d‘André Boisclair, 35% des répondants sont d‘avis qu‘il devrait diriger le parti lors de la prochaine élection générale (51% s‘y opposent). À titre comparatif, 74% des répondants sont d‘opinion que le chef de l‘Action démocratique du Québec, Mario Dumont, devrait demeurer à la tête de son parti (17% sont contre).

Enfin, s‘agissant de la question constitutionnelle (le sondage a été réalisé peu après le 25e anniversaire du rapatriement de la Constitution, ce qui avait été fait sans l‘accord du Québec), 55% des répondants seraient favorables à la réouverture du dossier constitutionnel, 34% sont en désaccord et 11% sont indécis (68% des adéquistes sont favorables, de même que 39% des libéraux, 62% des péquistes, 66% des « solidaires » et 55% des verts). Par ailleurs, 42% des répondants auraient voté « oui » à la question référendaire de 1995 (la souveraineté du Québec assortie d‘une offre de partenariat avec le Canada).

CROP a finalement pris l‘habitude de dévoiler les données complètes des sondages d‘opinion qu‘elle réalise. Celles-ci peuvent être consultés ici et là  (format pdf).

Le sondage téléphonique a été réalisé du 19 au 29 avril 2007 auprès de 1 001 répondants. La marge d‘erreur est de +/- 3%, 19 fois sur 20. Les résultats ont été pondérés sur la base du Recensement du Canada de 2001 afin de refléter la distribution de la population adulte du Québec selon le sexe, l‘âge, la région de résidence des répondants et leur langue d‘usage à la maison.

Mythes et flottement: analyse sur le scrutin d‘hier

Après avoir dormi sur les résultats d‘hier, et avec un peu de recul, voici notre analyse sur l‘élection générale de 2007 et ce qui nous attend au cours des prochains mois.

d‘entrée de jeu, ce qui nous a frappé de l‘élection d‘hier et du déroulement de la campagne électorale est le nombre d‘idées reçues sur la vie politique québécoise qui – en 2007 – ont été contredites par les faits:

  • «Les Québécois élisent un parti au pouvoir pour deux mandats»: techniquement, c‘est vrai, mais jamais depuis l‘Union nationale en 1970 a-t-on vu le parti ministériel perdre 13% des voix et 28 sièges (22% des sièges) après un premier mandat. Habituellement, la réélection d‘un gouvernement pour un deuxième mandat (majoritaire qui plus est) est une formalité, mais ça n‘a pas été le cas en 2007.
  • «Les Québécois n‘élisent pas de gouvernements minoritaires»: les sondages laissaient entrevoir un gouvernement minoritaire tout au long de la campagne électorale, donc on a eu assez de temps pour se faire à l‘idée que cette idée reçu n‘était peut-être pas aussi vraie qu‘on pouvait le penser. Toutefois, rien ne laissait présager une Assemblée nationale aussi divisée qu‘elle le sera durant la prochaine législature. Le parti majoritaire n‘a que 48 sièges en chambre (38,4% des sièges), le « tiers parti » n‘est que 12 sièges derrière, et l‘opposition officielle est entre les deux.
  • «Plus l‘issue d‘un scrutin s‘annonce serrée, plus la participation électorale s‘accroît»: deux chiffres suffisent pour remettre cette idée reçue en cause: 70,5% en 2003; 71,3% en 2007.
  • «Les organisations électorales jouent un rôle important dans la sortie du vote»: tous les commentateurs politiques s‘accordaient pour affirmer que l‘ADQ faisait figure de parent pauvre face au PQ et aux libéraux sur les plans des finances et de l‘organisation. Et pourtant… Après l‘élection d‘Andrée Boucher à la mairie de Québec avec un budget de 3000$ en 2005 et l‘élection de 10 députés conservateurs au fédéral en 2006 avec une organisation « légère », il faudrait peut-être relativiser un peu plus l‘importance de la « machine » dans la sortie du vote.
  • «Le mode de scrutin uninominal majoritaire à un tour déforme la volonté exprimée par les électeurs»: c‘est peut-être un accident de parcours, mais la répartition des sièges reflète assez bien le pourcentage de voix obtenus par chaque parti: LIB 38,4% des sièges, ADQ 32,8% des sièges et PQ 28,8% des sièges. Il est vrai qu‘à 4% chacun, Québec solidaire et les Verts n‘ont pas élu de députés, mais avec de tels chiffres, rien ne garantit qu‘ils seraient parvenus à le faire sous un mode de scrutin mixte ou proportionnel.
  • «La circonscription de Saint-Jean vote toujours du côté du pouvoir»: cette fois-ci, ce n‘est pas vrai, le député libéral a été battu.
  • «Le vote libéral est sous-évalué dans les sondages»: Léger Marketing accordait 35% aux libéraux samedi dernier, CROP leur accordait 34%. Le vote libéral a été légèrement en-deçà de ce qu‘accordaient les sondeurs, mais ça reste dans la marge d‘erreur. Tout comme en 2003, il n‘y a pas eu de « prime de l‘urne ».

À surveiller au cours des prochaines semaines et des prochains mois, beaucoup d‘inconnues qui pourraient nous mener soit vers un tripartisme (multipartisme?) permanent, soit vers un retour au bipartisme PLQ-PQ ou soit vers un nouveau bipartisme.

  • Nouvelle dynamique parlementaire: Sur quel parti le gouvernement libéral minoritaire va-t-il s‘appuyer? Tel que nous l‘avons mentionné plus haut, aucun parti ne se démarque clairement des autres. À première vue, bien peu de choses semble rapprocher les trois partis, et ça semble particulièrement vrai pour le Parti libéral et le Parti québécois. Si l‘ADQ joue de façon relativement classique le rôle d‘un parti d‘opposition officielle, il faudra bien que les « vieux partis » trouvent un terrain d‘entente afin d‘éviter de retomber rapidement en élection.
  • Élection de réalignement?: On a souvent comparé depuis hier l‘élection de 2007 à d‘autres qui ont été le théâtre d‘un réalignement de notre système de partis, notamment les élections générales de 1936 (arrivée au pouvoir de l‘Union nationale), de 1970 (le PQ devient le 2e parti le plus populaire au Québec) et de 1976 (arrivée au pouvoir du PQ). Ce n‘est pas impossible, mais il est encore trop tôt pour le dire. En 1936 et 1970-76, un seul parti a été frappé par la montée d‘un tiers parti (le Parti conservateur dans les années 30 et le PQ dans les années 70) et l‘autre s‘est maintenu (le Parti libéral dans les deux cas). En 2007, ce sont les deux principaux partis qui ont écopé; le PQ et les libéraux ont tous les deux subi des reculs historiques hier.
  • Le Parti vert et Québec solidaire: Vrai, les deux partis ont obtenu moins de voix que ne leur attribuaient les sondages au cours de la campagne. Ils ont néanmoins progressé depuis 2003 et, financement (partiellement) public des partis politiques oblige, ils auront maintenant droit à des ressources financières en raison des voix supplémentaires qu‘ils ont obtenus et qui leur permettra de consolider leur progression. C‘est la stratégie qu‘a adoptée le Parti vert sur la scène fédérale depuis le début des années 2000, et ils sont passés de moins de 1% à travers le Canada en 2000 à 4% en 2004 et 2006, et ils sont maintenant dans les deux chiffres dans les sondages pancanadiens.
  • Volatilité de l‘opinion publique: Depuis 2002, l‘opinion publique québécoise est très volatile et chacun des principaux partis ont connus des très hauts et des très bas dans les sondages au cours de la période. Ça risque de se poursuivre au cours des prochains mois. À titre d‘exemple:
    • LIB: 21% en avril 2005 (Léger), 48% en août 2003 (Léger);
    • PQ: 25% en septembre 2002 (Léger), 50% en décembre 2005 (CROP);
    • ADQ: 11% en mars 2006 (Léger), 40% en août, septembre et octobre 2002 (Léger et CROP).
  • Réforme du mode de scrutin: ironiquement, la répartition des sièges entre les principaux partis est la plus proportionnelle qu‘on ait vu depuis longtemps. Malgré tout, la perspective qu‘un des trois partis puisse disparaitre à plus ou moins brève échéance pourrait être propice à une réforme du mode de scrutin.
  • Débat de sondeurs: Aucune firme de sondage et aucun site de prédiction n‘a prévu ce qui s‘est passé hier, et cela relancera vraisemblablement un énième débat sur la fiabilité des sondages électoraux. Notons tout de même qu‘à l‘exception du résultat de l‘ADQ (et du fait que l‘ADQ a terminé deuxième contrairement à ce que laissaient croire les sondages), tous les autres étaient à l‘intérieur de la marge d‘erreur, sauf Strategic Counsel qui était dans le champ.
  • Renouvellement de la députation: Beaucoup de députés sortants du PQ et du PLQ ont été battus hier et plusieurs nouveaux députés feront leur entrée à l‘Assemblée nationale prochainement (surtout à l‘ADQ, mais aussi du PQ et des libéraux). Reste à voir comment ce renouvellement de la députation se reflètera au niveau du débat politique. Il y a là potentiel à des dérapages et à des erreurs de débutants, mais aussi à un renouvellement et à un rafraîchissement du discours politique.
  • Évolution de l‘opinion publique sur l‘avenir du Québec: Avec une opposition officielle qui prétend incarner une troisième voie entre le fédéralisme et la souveraineté, comment évoluera l‘opinion publique sur la question de l‘avenir du Québec au cours des prochains mois?
  • Débats internes au PQ et au PLQ: Ce que nous nous apprêtons à écrire à ce sujet est loin d‘être original. Le PQ qui obtenu son pire score depuis 1970, les libéraux qui obtiennent leur pire score depuis 1867 et tous deux ont perdu des comtés réputés « imprenables » aux mains de l‘ADQ. Des débats passionnés et des remises en question à l‘interne risquent de surgir en ce qui a trait à leur idéologie et à leur leadership.

Sondages CROP et Léger Marketing de fin de campagne

Samedi, 24 mars 2007 · Catégories: Élection générale de 2007, Élections, Sondages, Sondages nationaux · 3 commentaires 

Qui dit dernière fin de semaine de campagne dit parution de sondages. Les deux principales maisons de sondage basées au Québec sont de la partie aujourd‘hui.

d‘abord, Le Journal de Montréal a publié ce matin les résultats d‘un sondage Léger Marketing sur les intentions de vote au Québec. Après répartition proportionnelle des 9% indécis, les intentions de vote de la population québécoise seraient les suivantes (les chiffres entre parenthèses indiquent la variation par rapport au dernier sondage de Léger Marketing dévoilé le 16 mars 2007):

  • LIB: 35% (+2)
  • PQ: 29% (-1)
  • ADQ: 26% (-4)
  • VRT: 5% (+1)
  • QS: 4% (=)
  • Autres: 1% (+1)

Le sondage Léger Marketing a été réalisé du 19 au 23 mars 2007 auprès de 1 000 québécois. La marge d‘erreur est de +/- 3,1%, 19 fois sur 20.

La Presse a également dévoilé d‘aujourd‘hui les résultats d‘un sondage CROP sur les intentions de vote au Québec. Après répartition des indécis en fonction de l‘intention de vote référendaire, les intentions de vote sont les suivantes (les chiffres entre parenthèses indiquent la variation par rapport au dernier sondage CROP rendu public le 10 mars 2007):

  • LIB: 34% (+1)
  • PQ: 28% (-1)
  • ADQ: 25% (-1)
  • VRT: 8% (+2)
  • QS: 5% (-1)
  • Autres: 0% (=)

Le sondage CROP a été réalisé du 15 au 22 mars 2007 auprès de 1 053 répondants. La marge d‘erreur est de +/- 3,1%, 19 fois sur 20.

21 comtés passent au scan

Vendredi, 23 mars 2007 · Catégories: Élection générale de 2007, Élections, Sondages, Sondages régionaux · Commentaires fermés 

Dans la foulée du sondage sur la circonscription de Saint-Jean dévoilé hier après-midi sur Cyberpresse, La Presse et les journaux de la chaîne Gesca ont dévoilé ce matin les résultats de 21 sondages (incluant Saint-Jean) réalisés dans autant de circonscriptions dites « serrées ».

Après répartition proportionnelle des indécis (mode de répartition qui a tendance à sous-évaluer l’appui au Parti libéral), les intentions de vote seraient les suivantes (le pourcentage à côté du nom de la circonscription indique le taux d’indécis):

Circonscription LIB PQ ADQ VRT QS Autres
Abitibi-Est (19%) 24 40 21 5 1
Chauveau (15%) 27 18 47 5 2 0
Lévis (10%) 29 22 42 3 4 0
Taschereau (10%) 13 48 17 8 14 0
Chambly (11%) 28 27 32 8 5 0
Crémazie (12%) 27 39 15 10 9 0
Fabre (11%) 36 23 30 6 4 0
Mercier (8%) 16 40 7 9 27 0
Vachon (15%) 23 43 27 5 2 1
Berthier (14%) 17 42 31 4 6 0
Chapleau (17%) 40 30 21 7 2 0
Marguerite-D’Youville (13%) 26 33 36 4 1
Sherbrooke (12%) 38 27 19 9 7 0
Saint-Jean (17%) 25 33 36 3 3
Trois-Rivières (19%) 28 31 31 4 4 2
Saint-Maurice (25%) 23 38 30 4 5
Jonquière (25%) 36 37 19 4 3 1
Roberval (27%) 42 39 17 2 0
Chicoutimi (22%) 33 40 19 5 3 0
Lac-Saint-Jean (22%) 33 45 18 3 1 0
Dubuc (21%) 19 40 33 4 4 0

Si on compare la répartition des sièges dans les 21 circonscriptions en 2003 avec le possible résultat du scrutin de lundi prochain on peut constater que les pertes risquent d’être grandes pour le Parti libéral, mais, dans le cas des 21 circonscriptions à l’étude, que le PQ et l’ADQ pourraient se partager les bénéfices à peu près également.

LIB PQ ADQ VRT QS « Trop serré »
(- de 5% d’écart)
2003 13 8 0 0 0  
2007 ? 3 10 2 0 0 6

Dans les six circonscriptions où l’écart entre les 2 premiers candidats est en-deçà de la marge d’erreur, les libéraux et l’ADQ sont en avance deux fois, le PQ une fois et il y a égalité entre le PQ et l’ADQ dans le sixième cas.

Fait intéressant, CROP et UniMarketing ont -pour une fois dans le cas de CROP – rendu public les rapports présentant les données détaillées de l’étude (.pdf):

Les sondages réalisés par CROP l’ont été du 14 au 18 mars 2007 auprès de 400 à 401 personnes (selon les circonscriptions). La marge d’erreur est de 5%, 19 fois sur 20. Quant aux sondages réalisés par UniMarketing, il l’ont été réalisés du 18 au 20 mars 2007 en Mauricie et du 17 au 21 mars 2007 au Saguenay–Lac-Saint-Jean auprès de 390 à 395 personnes (selon les circonscriptions). La marge d’erreur est de 4,9%, 19 fois sur 20.

Sondage dans un comté baromètre

Jeudi, 22 mars 2007 · Catégories: Élection générale de 2007, Élections, Sondages, Sondages régionaux · 4 commentaires 

Cyberpresse vient de dévoiler les résultats d‘un sondage réalisé par la firme CROP dans la circonscription électorale de Saint-Jean. Pourquoi Saint-Jean? Tout simplement parce qu‘elle est la circonscription baromète par excellence au Québec. À chaque élection générale québécoise depuis 1944 (1939, si on compte la brève période où elle était incluse dans Saint-Jean-Napierville), elle a élu un député issu du parti formant le gouvernement. La prémisse de base de ce sondage est donc de se fier sur la réputation de « comté baromètre » que l‘on attribue à Saint-Jean afin d‘essayer d‘entrevoir le possible résultat du scrutin de lundi prochain. Ça vaut ce que ça vaut, mais au point où nous en sommes rendus, même la lecture d‘entrailles d‘oies par un devin pourrait s‘avérer une méthode fiable de prédiction. ;-)

Après répartition des indécis (le nombre d‘indécis n‘est pas précisé, ni la méthode de répartition), les intentions de vote dans la circonscription seraient les suivantes:

  • ADQ: 36%
  • PQ: 33%
  • LIB: 25%
  • Autres: 6%

Le sondage a été réalisé du 14 au 18 mars 2007 auprès de 400 répondants. La marge d‘erreur est de 4,9%, 19 fois sur 20.

Sondage régional CROP dans la Capitale-Nationale (2)

Mercredi, 21 mars 2007 · Catégories: Élection générale de 2007, Sondages, Sondages régionaux · 3 commentaires 

La Presse a dévoilé ce matin les résultats d‘un deuxième sondage en cette campagne électorale sur les intentions de vote dans la région de la Capitale-Nationale (le premier datant du 28 février dernier). Le territoire couvert est le même que lors du sondage de février, soit

(…) des circonscriptions du centre-ville comme Jean-Talon, où se présente le libéral Philippe Couillard, et Taschereau, où on retrouve la péquiste Agnès Maltais. L‘ADQ a déjà deux circonscriptions sur les 12 sondées, Vanier et Chutes-de-la-Chaudière. On cou20vre aussi en bonne partie les circonscriptions de Chauveau (où l‘ADQ présente une vedette, Gilles Taillon), Portneuf, Montmorency et Charlesbourg

auxquels s‘ajoutent Jean-Lesage, La Peltrie, Lévis et Louis-Hébert.

Or, donc, après répartition proportionnelle des 15% indécis, les intentions de vote dans la région de Québec seraient les suivantes (les chiffres entre parenthèses indiquent les variations par rapport au précédent sondage CROP de fin février):

  • ADQ: 40% (+10)
  • PQ: 26% (+1)
  • LIB: 24% (-8)
  • VRT: 8% (=)
  • QS: 4% (=)
  • Autres: 0% (-1)

Oui, si on additionne, ça fait 102%, mais ce sont les chiffres qui sont parus dans La Presse. On vous reviendra là -dessus. MISE À JOUR: Dans Le Soleil, on attribue 6% aux verts et 5% à Québec solidaire à un endroit, mais 8% et 4% respectivement à un autre endroit. À suivre…

Comment cela pourrait-il se refléter en termes de sièges? Les responsables de la firme CROP refusent de prédire le nombre de sièges qu‘obtiendra chaque parti, mais fait valoir que la répartition géographique du vote adéquiste pourrait l‘empêcher de « passer la gratte » dans toutes les circonscriptions de la région. En effet,

Dans les circonscriptions du centre-ville, on trouve grosso modo 30 % d‘adéquistes, un appui qui grimpe à 45 % en périphérie et sur la rive sud.

Vote ADQ, 2003Ces chiffres sont en continuité avec d‘autres enquêtes réalisées récemment et qui tendent à démontrer que l‘appui adéquiste se concentre dans les anciennes villes de banlieue de la défunte Communauté urbaine de Québec. C‘est ce qu‘avaient démontré Paul Villeneuve, professeur associé à l‘École supérieure d‘aménagement du territoire et de développement régional (ÉSAD), et Yvon Jodoin, professionnel de recherche au Centre de recherche en aménagement et développement (CRAD) de l‘Université Laval, lors d‘une conférence donnée au début de février et dont on avait parlé dans Le Soleil. Selon cette étude, un électeur qui habite dans l‘axe central Québec – Sainte-Foy aurait peu tendance à voter pour un parti prônant une idéologie conservatrice, tandis qu‘un électeur qui vit loin du centre-ville et de la banlieue immédiate, et plus particulièrement dans l‘ouest de la ville, aurait davantage tendance à voter à droite. Il y a d‘autres facteurs qui entrent en ligne de compte, mais il y a un compte rendu un peu plus détaillé dans un journal de campus de l‘Université Laval, Au fil des événements (la carte ci-jointe est d‘ailleurs tirée de cet article).

Le sondage téléphonique a été réalisé du 15 au 18 mars 2007 auprès de 500 répondants. La marge d‘erreur est de 4%, 19 fois sur 20. Plus…

Sondage de sortie des urnes?

Le blogueur Stéphane Dion de Go-Québec.com lance une initiative intéressante et inédite (à notre connaissance) au Québec: réaliser un sondage de sortie des urnes ou « exit poll » par Internet le 26 mars prochain:

Avec l‘aide des électeurs, nous voulons déterminer les résultats des élections du 26 mars prochain avant la fermeture des bureaux de vote. Les électeurs sont invités à compléter anonymement un très court sondage par circonscription sur le choix qu‘ils ont fait.

Les résultats obtenus seront combinés avec des données des élections antérieures ainsi qu‘une projection de la répartition des votes dans les 125 circonscriptions. La tendance des votes dans une circonscription permettra de déclarer un candidat élu.

Un sondage de sortie des urnes est un sondage réalisé immédiatement après que les électeurs aient quitté le bureau de vote et où, contrairement aux sondages d‘opinion où l‘on questionne les répondants sur leurs intentions de vote, on demande aux répondants l‘identité du candidat ou du parti pour lequel ils ont réellement voté. Pour de plus amples renseignements sur la méthodologie employée lors du sondage de sortie des urnes réalisé pour les principaux réseaux télé américains lors des élections de mi-mandat aux États-Unis en 2006, nous vous invitons à lire ce billet (en anglais) de Mark Blumenthal sur pollster.com.

En quoi est-ce une démarche inédite? Pourquoi n‘y a-t-il pas de sondages de sortie des urnes au Québec, par exemple par CROP ou Léger Marketing? Tout simplement en raison de la rapidité avec laquelle les résultats sont compilés. Les sondages de sortie des urnes sont généralement employés dans des pays populeux (ex: États-Unis, France) et/ou qui n‘ont pas les ressources qui permettent de communiquer rapidement les résultats du dépouillement, ce qui fait en sorte que le dépouillement des bulletins de vote peut s‘échelonner sur plusieurs jours. Une autre utilité des sondages de sortie des urnes est de contre-vérifier les résultats « officiels » d‘un scrutin dans une démocratie dite « émergente » afin d‘essayer de détecter les possibles cas de fraude électorale. Au Québec (et aussi au fédéral), le premier décompte des bulletins de vote est complété dans les heures suivant la fermeture des bureaux de scrutin et, sauf résultats extrêmement serrés ou retards dans une section de vote donnée, on peut rapidement proclamer un vainqueur.

Mais revenons au projet de sondage de sortie des urnes de Go-Québec.com. De prime abord, la méthode suggérée est, à certains égards, questionnable sur le plan méthodologique:

  • d‘abord, comme tout sondage réalisé par Internet, rien ne garantit, contrairement aux sondages de sortie des urnes réalisés « en personne » à la sortie des lieux de votation, que chaque individu ne sera sondé qu‘une seule fois.
  • Ensuite, étant donné que l‘échantillon ne sera pas sélectionné de façon aléatoire (les répondants sont ceux qui le veulent bien), rien n‘indique que l‘échantillon sera représentatif de la composition de l‘électorat québécois. De plus, après avoir répondu au sondage, nous nous sommes rendus compte qu‘aucune question n‘est posée sur les caractéristiques socio-économiques des répondants (âge, sexe, lieu de résidence, langue maternelle, scolarité, revenu, etc.), contrairement à ce qui se fait dans d‘autres pays. Rien ne permet de pondérer l‘échantillon en fonction des caractéristiques de la population, ce qui rend toute extrapolation pour le moins risquée.
  • Enfin, les sondages de sortie des urnes sont généralement employés afin de tenter de prédire les résultats d‘une élection à l‘échelle nationale (par exemple lors d‘élections présidentielles) et non pas de prédire les résultats à l‘échelle des circonscriptions. Dans un monde idéal, avec un échantillon représentatif de la population, ça prend un minimum de répondants dans chaque circonscription pour faire une projection valide. À 500 répondants par circonscription (marge d‘erreur d‘environ 5% tout de même!), ça prendrait au mimimum 62 500 répondants à l‘échelle québécoise! Même Léger Marketing ou CROP seraient incapables fournir à la tâche en quelques heures, même par Internet, même avec toutes les précautions que les firmes de sondages prennent lorsqu‘elles sondent par Internet!

Autrement dit, la démarche de Go-Québec.com s‘apparente davantage à un « straw poll« , comme on en retrouve à tous les jours sur Cyberpresse, qu‘à un sondage de sortie des urnes. Nous n‘avons rien contre les straw polls en soi, nous en avons un nous-mêmes dans la section Élection 2007 de ce site. Le problème est de croire qu‘un straw poll peut être représentatif de l‘ensemble d‘une population. Par définition, un straw poll n‘est représentatif que de l‘opinion des répondants et ne devrait avoir aucune prétention scientifique.

Cela étant, l‘exercice de Go-Québec.com, à défaut d‘être un vrai sondage scientifique, risque de mettre encore plus de piquant à la soirée électorale, comme s‘il n‘y en avait pas déjà assez comme ça!

DemocraticSPACE.com: 13e projection

Samedi, 17 mars 2007 · Catégories: Élection générale de 2007, Élections, Projections, Sondages · 1 commentaire 

Qui dit nouveau sondage dit nouvelle projection de Democraticspace.com sur le possible résultat de la prochaine élection générale. En ajoutant le Strategic Counsel paru ce matin, voici la 13e projection:

LIB PQ ADQ VRT QS Aut.
Votes 34,8 29,3 26,6 4,2 4,5 0,6
Sièges 51 50 24 0 0 0

La 12e projection parue hier faisait retomber le Parti libéral dans la zone d‘un gouvernement minoritaire. Avec cette 13e projection, les libéraux seraient maintenant à un siège près de perdre le pouvoir.

Cette projection est basée sur les résultats des cinq derniers sondages publics (la date indique la dernière journée de cueillette des données), soit:

Sondages post-débat

Mercredi, 14 mars 2007 · Catégories: Couverture médiatique, Élection générale de 2007, Élections, Médias, Sondages, Sondages nationaux · 14 commentaires 

Deux sondages sur le Débat des chefs ont été réalisés durant la soirée d‘hier par Léger Marketing et CROP. Les résultats ont été diffusés ce matin.

Léger Marketing

Voir le rapport de Léger Marketing ici (.pdf) et l‘article du Journal de Montréal là .

Chef qui a remporté le débat:

  • Jean Charest: 32%
  • André Boisclair: 31%
  • Mario Dumont: 28%
  • Indécis/refus de répondre: 9%

Écoute du débat par les répondants:

  • En totalité: 64%
  • En partie: 35%
  • Les premières minutes seulement: 1%

Le sondage a été réalisé sur Internet auprès de 1 304 répondants entre 21h et 22h15 le soir du débat. La marge d‘erreur est de 2,7%, 19 fois sur 20.

CROP-La Presse-Le Soleil

Voir l‘article ici.

Performance jugée excellente ou très bonne:

  • Mario Dumont: 41%
  • Jean Charest: 30%
  • André Boisclair: 21%

Performance jugée passable ou médiocre:

  • André Boisclair: 45%
  • Jean Charest: 34%
  • Mario Dumont: 27%

Chef de parti le plus convaincant:

  • Mario Dumont: 41%
  • Jean Charest: 30%
  • André Boisclair: 21%

Chef de parti le moins convaincant:

  • André Boisclair: 46%
  • Jean Charest: 28%
  • Mario Dumont: 22%

Amélioration de l‘image du parti à la suite du débat:

  • ADQ: 10% 40%
  • PQ: 23%
  • LIB: 14%

Intentions de vote des répondants à la suite du débat:

  • ADQ: 29%
  • PQ: 27%
  • LIB: 27%

Le sondage a été réalisé dans les minutes qui ont suivi le débat, auprès de 328 répondants qui avaient déjà été sondés par CROP lors de son dernier sondage électoral. Le tiers des répondants ont suivi le débat au complet tandis que les autres l‘ont regardé en partie. La marge d‘erreur n‘est pas précisée, mais avec 328 répondants, la marge d‘erreur excède probablement les 5%.

Flashback: sondages de 2003

Samedi, 10 mars 2007 · Catégories: Élections, Histoire politique, Science politique, Sondages, Sondages nationaux · Commentaires fermés 

Voici, pour le plaisir des amateurs de statistiques, les résultats des sondages d‘opinions réalisées par les principales maisons de sondage durant la campagne électorale de 2003 (les chiffres affichés sont avant répartition des indécis).

Sondage (date) PQ
PQ
LIB
LIB
ADQ
ADQ
---
Autres
---
Indécis
Léger Marketing (TVA/Journal de Montréal/The Gazette) (09 au 12-04-2003) 30% 41% 15% 1% 13%
Léger Marketing (TVA/Journal de Montréal/The Gazette) (06 au 09-04-2003) 33% 38% 14% 0% 13%
CROP (La Presse) (02 au 09-04-2003) 30% 38% 15% 3% 14%
Léger Marketing (Le Devoir) (02 au 05-04-2003) 35% 37% 15% 1% 12%
Léger Marketing (TVA/Journal de Montréal/The Gazette) (31-03 au 03-04-2003) 34% 36% 14% 1% 15%
Léger Marketing (TVA/Journal de Montréal/The Gazette) (28 au 31-03-2003) 33% 33% 16% 1% 17%
CROP (SRC/La Presse) (21 au 29-03-2003) 36% 30% 15% 2% 17%
Léger Marketing (TVA/Journal de Montréal/The Gazette) (24 au 27-03-2003) 35% 35% 16% 1% 14%
Léger Marketing (TVA/Journal de Montréal/The Gazette) (20 au 24-03-2003) 36% 36% 14% 1% 12%
SOM (SRC) (18 au 24-03-2003) 34,7% 32,7% 21,5% 2,6% 8,5%
CROP (SRC/La Presse) (13 au 23-03-2003) 35% 31% 17% 17%
Léger Marketing (TVA/Journal de Montréal/The Gazette) (16 au 19-03-2003) 33% 35% 18% 1% 12%
Léger Marketing (TVA/Journal de Montréal/The Gazette) (13 au 16-03-2003) 34% 34% 19% 2% 10%
Léger Marketing (Le Devoir) (11 au 13-03-2003) 35% 33% 21% 1% 11%

Premier sondage CROP de mars 2007

Samedi, 10 mars 2007 · Catégories: Élection générale de 2007, Élections, Sondages, Sondages nationaux · 1 commentaire 

La Presse a rendus publics ce matin les résultats du premier sondage réalisé par la firme CROP pendant la campagne électorale.

Après répartition des 11% d‘indécis selon les intentions de vote référendaires, les intentions de vote seraient les suivantes (les chiffres entre parenthèses indiquent les variations par rapport au précédent sondage CROP dévoilé le 22 février dernier):

  • LIB: 33% (-2)
  • PQ: 29% (-3)
  • ADQ: 26% (+8)
  • VRT: 6% (-3)
  • QS: 6% (+1)
  • Autres: 0% (-1)

Voici quelques faits saillants du sondage en bref:

  • chez les électeurs francophones, les intentions de vote seraient les suivantes: PQ 32%, ADQ 31% et LIB 24%;
  • le taux d‘insatisfaction à l‘endroit du gouvernement est de 57%, une hausse de 4 points par rapport au sondage de février, tandis que le taux de satisfaction a baissé à 39% au cours de la même période (baisse de 3 points);
  • en ce qui a trait au chef de parti «le plus apte à diriger le prochain gouvernement», 31% choisissent Jean Charest, 29% Mario Dumont et 19% André Boisclair;
  • 47 % des partisans de l‘ADQ, 58% des partisans libéraux et 54% des supporteurs du PQ affirment qu‘ils ne changeront pas d‘idée d‘ici le jour du scrutin. A contrario, plus des deux tiers des supporteurs de Québec solidaire et du Parti vert du Québec reconnaissent pouvoir changer d‘idée d‘ici le 26 mars;
  • s‘agissant du « deuxième choix » parmi les répondants, 44% des partisans de Québec solidaire choisissent le PQ et 8% le Parti libéral, tandis que les partisans du Parti vert se répartissent à peu près également entre les trois principaux partis.

Le sondage téléphonique a été réalisé du 1er au 8 mars 2007 auprès de 1000 répondants québécois âgés de 18 ans et plus. La marge d‘erreur est de 3%, 19 fois sur 20.

DemocraticSPACE.com: 10e projection

Mardi, 6 mars 2007 · Catégories: Élection générale de 2007, Élections, Projections, Sondages · 1 commentaire 

Democraticspace.com vient de lancer la 10e mise à jour de sa projection de l‘élection québécoise de 2007 (voir également le document pdf ici) qui nous fait entrer en zone de gouvernement majoritaire pour la première fois depuis le début de la campagne électorale:

LIB PQ ADQ VRT QS Aut.
Votes 37,0 29,6 23,4 4,7 4,7 0,6
Sièges 65 45 15 0 0 0

Le principal fait à retenir selon l‘auteur de ces projections, Gregory D. Morrow, est à ce point-ci de la campagne, tout peut encore arriver puisque 25% des circonscriptions entrent dans la catégorie « too close to call » et un autre 25% sont le théâtre de luttes serrées.

Cette projection est basée sur les résultats des cinq derniers sondages publics (la date indique la dernière journée de cueillette des données), soit:

Si vous êtes fins observateurs, vous aurez remarqué que le 28 janvier dernier, c‘était non pas un, mais bien deux sondages qui étaient complétés, soit le Léger Marketing et le CROP. Mais alors, demanderez-vous, pourquoi choisir un plutôt que l‘autre (surtout que les disparités entre les deux sondages avaient fait jaser à l‘époque)? Possiblement que la période de cueillette des données, plus courte chez Léger, y est pour quelque chose. La règle que s‘est donnée Gregory D. Morrow est de ne retenir que les cinq derniers sondages afin de faire en sorte que la période étudiée soit relativement courte et d‘augmenter la validité de la projection (ainsi, plus la période séparant le 1er du 5e sondage est courte, meilleur est l‘échantillon). Donc, en choisissant Léger plutôt que CROP, on retranche 7 jours à la période totale couverte par la projection.

Sondage régional CROP dans la Capitale-Nationale (1)

Mercredi, 28 février 2007 · Catégories: Élection générale de 2007, Élections, Sondages, Sondages régionaux · Commentaires fermés 

La firme CROP a réalisé la semaine dernière un sondage dans la région de Québec dont les résultats sont dévoilés aujourd‘ hui dans La Presse. La région converte par le sondage est décrite comme suit:

(…) un territoire touchant 12 circonscriptions dans la région de Québec. (L‘enquête) porte sur les circonscriptions de Lévis et de Chutes-de-la-Chaudière sur la Rive-Sud, mais ne touche pas à la circonscription péquiste de Charlevoix. Le territoire de Chauveau, une circonscription ou l‘ADQ présente une vedette, Gilles Taillon, n‘est couvert qu‘en partie par l‘enquête.

Après répartition proportionnelle des 12% indécis, les intentions de vote dans la région de Québec seraient les suivantes:

  • LIB: 32%
  • ADQ: 30%
  • PQ: 25%
  • VRT: 8%
  • QS: 4%
  • Autres: 1%

On peut noter une certaine baisse de l‘ADQ et remontée du PQ par rapport au dernier sondage réalisé exclusivement à Québec (Léger Marketing, publié le 14 février), mais ça reste dans la marge d‘erreur. De plus, on ne connaît pas avec précision le territoire qui était couvert par Léger Marketing il y a deux semaines, alors il faut interpréter cette observation avec prudence.

Voici néanmoins, à titre de comparaison, les résultats globaux de 2003 dans les 12 circonscriptions couvertes par le sondage.

  • LIB: 40,18%
  • ADQ: 28,81%
  • PQ: 28,29%
  • Autres: 2,72%

MISE À JOUR (28 février,12h): selon Le Soleil, la région métropolitaine représentée dans le sondage CROP exclut, en plus de la partie nord de Chauveau dont nous parlions ce matin, une partie de Portneuf. Nous ne sommes pas en mesure de dire pour l‘instant s‘il y a eu des différences significatives entre la partie « métropolitaine » et « non-métropolitaine » de Chauveau et Portneuf en 2003. Par conséquent, toute comparaison entre les résultats électoraux de 2003 présentés ci-dessus et les résultats du sondage CROP doit être faite avec circonspection.

Le sondage téléphonique a été réalisé du 22 au 25 février 2007 auprès de 500 répondants. La marge d‘erreur est de 4%, 19 fois sur 20. Plus…

Minoritaire?

Samedi, 17 février 2007 · Catégories: Élection générale de 2007, Élections, Législatif, Projections, Sondages, Théorie du parlementarisme · Commentaires fermés 

Il y a trois semaines à peine, prononcer dans la même phrase les expressions « Assemblée nationale » et « gouvernement minoritaire » relevait soit de la politique-fiction, soit de la folie furieuse.

On a commencé à évoquer la possibilité depuis quelques jours (depuis la publication des sondages Léger et CROP de fin janvier en fait), mais jusqu‘à présent, c‘était plus sous la forme interrogative qu‘autre chose.

Voici que jeudi dernier, la dernière projection de DemocraticSPACE.com sur la base des 5 derniers sondages a été rendue publique:

  • PQ: 62 sièges;
  • LIB: 51 sièges;
  • ADQ: 12 sièges.

(pour votre information: il faut 63 sièges pour obtenir la majorité à l‘Assemblée nationale.)

Reste à voir comment les choses évolueront afin que la probabilité que 2007 voit le Québec élire un premier gouvernement minoritaire depuis 1878 se matérialise.

MISE À JOUR (20 février 2007): Tristan Péloquin parle également de la dernière projection de Greg Morrow aujourd‘hui dans La Presse

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