Côté blogue

Vox pop

    Pas de vox pop pour le moment.
Recherche personnalisée

Catégories

Mots-clés

Blogoliste

Accueil » Articles taggés‘Andrée Boucher’

2 décembre 2007

En fin de compte, l‘élection partielle visant à élire un successeur à Andrée Boucher à la mairie de Québec aura lieu le 2 décembre prochain.

Le greffier de la Ville de Québec et président d‘élection, Sylvain Ouellet, en a fait l‘annonce peu avant la séance régulière du conseil municipal de Québec cet après-midi. La campagne électorale débutera donc officiellement le 19 octobre prochain.

Le mardi 18 septembre 2007

Élection à la mairie le 2 décembre

Jean Laroche
MédiaMatinQuébec

C‘est finalement le 2 décembre que les électeurs de Québec seront appelés aux urnes.

«Le décès de Mme Boucher a pris tous les citoyens par surprise. Généralement, nous travaillons pendant neuf mois pour organiser les élections. La date du 2 décembre était donc le délai minimum dont nous avions besoin pour tout mettre en place», a dit Me Sylvain Ouellet, greffier de la Ville, hier.

Ainsi, les candidats auront jusqu‘au 9 novembre pour déposer leur candidature. Les conseillers municipaux qui voudront se présenter à la mairie devront d‘ailleurs démissionner avant le 8 novembre.

S‘ils démissionnent avant le 19 octobre, l‘élection partielle dans le district qu‘ils occupent se tiendra également le 2 décembre. Sinon, la partielle sera reportée à l‘hiver 2008.

«S‘ils veulent pouvoir se représenter dans leur district en cas de défaite, ils ont donc tout intérêt à attendre après le 19 octobre pour démissionner», commente Me Ouellet.

À compter du 28 septembre, les candidats à la mairie devront comptabiliser leurs dépenses électorales. Ils pourront dépenser jusqu‘à 227 000 $. S‘ils reçoivent plus de 15 % des voix, les candidats pourront se faire rembourser la moitié de leurs frais.

Par ailleurs, le vote par anticipation se déroulera le 25 novembre.

À visage découvert

De plus, le greffier de la Ville a été catégorique, hier: le vote se déroulera à visage découvert.

«Il y a deux grands fondements dans notre démocratie: le vote secret et la transparence. Compte tenu de l‘intérêt médiatique pour les accommodements raisonnables dernièrement, je crois qu‘il était nécessaire de se positionner rapidement sur la question du voile», a dit M. Ouellet.

Recrutement

En tout, 1350 bureaux de vote seront mis en place pour la journée de l‘élection. Près de 4500 personnes travailleront au cours de cette journée. La Ville de Québec est d‘ailleurs en période de recrutement ces jours-ci. Les gens intéressés peuvent trouver un formulaire sur le site Internet de la Ville, dans la rubrique «Sujets de l‘heure».

Mairie de Québec: le blogue

L‘ex-mairesse de Québec, Andrée Boucher, n‘est pas encore inhumée, la date de l‘élection partielle à la mairie de Québec n‘est pas encore déterminée et déjà , un premier blogue a fait son apparition pour couvrir la course à sa succession. 24 heures à peine après son ouverture (c‘est-à -dire hier), le blogue Course à la mairie de Québec 2007 comptait déjà 5 billets sur la campagne électorale à la mairie de Québec.

C‘est ce qu‘on appelle être rapide sur la gâchette.

Reste à voir si le site Mairie Académie, qui avait ouvert l‘élection municipale à Québec en 2005, reprendra du service.

(via Tetoine’s Palace)

Ville de Québec: le jour d‘après

Voilà un post que nous ne nous attendions pas à écrire aujourd‘hui, c‘est le moins que l‘on puisse dire.

Débutons par le plus important: nos plus sincères condoléances à la famille et aux proches de Mme Andrée P. Boucher, de même qu‘aux résidents de la Ville de Québec. Mme Boucher était une femme politique qui avait ses chauds partisans et ses critiques acerbes, mais qui ne laissait personne indifférent. Pour le meilleur et pour le pire, c‘est un chapitre entier de la petite histoire de la politique municipale québécoise qui vient de se conclure cet après-midi.

Or, donc, qu‘arrive-t-il lorsqu‘un maire d‘une municipalité quitte ses fonctions par décès, démission ou autrement? En gros, il y a deux choses qui doivent être accomplies: assurer la continuité et élire un successeur.

Les dispositions légales régissant la période où un poste de maire est vacant se retrouvent dans la Loi sur les cités et villes. Les articles 56 à 57 prévoient que chaque conseil municipal désigne un « maire suppléant » (ou « pro maire ») chargé de remplacer le « maire en titre » lorsqu‘il est dans l‘impossibilité d‘exercer ses fonctions.

56. Le conseil désigne, pour la période qu‘il détermine, un conseiller comme maire suppléant.

Le maire suppléant possède et exerce les pouvoirs du maire lorsque celui-ci est absent du territoire de la municipalité ou est empêché de remplir les devoirs de sa charge.

57. S’il y a vacance à la charge de maire, le maire suppléant, d‘office, remplit cette charge tant que dure la vacance.

À la Ville de Québec, le rôle de maire suppléant est occupé depuis 2002 par le conseiller municipal du district Samuel-de-Champlain (arr. De La Cité), M. Jacques Joli-Coeur (Renouveau municipal de Québec). À ce titre, il exerce maintenant les fonctions de maire de Québec jusqu‘à ce que la vacance à ce poste prenne fin.

La question de l‘élection d‘un successeur, elle, est traitée dans la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités.

335. La vacance qui est constatée plus de 12 mois avant le jour fixé pour le scrutin de la prochaine élection régulière où le poste doit être ouvert aux candidatures doit être comblée par une élection partielle.

Lorsqu‘elle est constatée dans les 12 mois qui précèdent ce jour, le conseil peut, dans les 15 jours de l‘avis de la vacance, décréter qu‘elle doit être comblée par une élection partielle

336. Lorsque la vacance du poste de maire est constatée dans les 12 mois qui précèdent le jour fixé pour le scrutin de la prochaine élection régulière où ce poste doit être ouvert aux candidatures et que le conseil n‘a pas décrété qu‘elle doit être comblée par une élection partielle, les conseillers doivent, dans les 30 jours de l‘avis de la vacance, élire l‘un d‘entre eux à ce poste.

Cette élection se fait au scrutin secret lors d‘une séance du conseil.

Le greffier ou secrétaire-trésorier établit la procédure de mise en candidature et de vote. Il proclame élue la personne qui obtient le plus grand nombre de votes.

En cas d‘égalité au premier rang, la personne qui préside la séance donne un vote prépondérant en faveur de l‘une des personnes qui sont sur un pied d‘égalité.

La personne élue doit, dans les 30 jours, prêter le serment qu‘elle exercera la fonction de maire conformément à la loi.

337. La vacance d‘un poste de conseiller constatée dans les 12 mois qui précèdent le jour fixé pour le scrutin de la prochaine élection régulière où ce poste doit être ouvert aux candidatures et dont le conseil n‘a pas décrété le comblement par une élection partielle n‘est comblée que lors de cette élection régulière.

Le premier alinéa s‘applique sous réserve du pouvoir du ministre des Affaires municipales et des Régions de décréter une élection partielle ou d‘effectuer une nomination pour combler cette vacance conformément à la section III.

338. Les dispositions des chapitres V à X s‘appliquent, compte tenu des adaptations nécessaires et dans la mesure où elles sont compatibles avec la présente section, à une élection partielle.

Toutefois, le deuxième alinéa de l‘article 146 ne s‘y applique pas.

339. Le président d‘élection doit, dans les 30 jours de l‘avis de la vacance ou de la décision du conseil de la combler par une élection partielle, selon le cas, fixer le jour du scrutin parmi les dimanches compris dans les quatre mois de l‘avis ou de la décision.

Le ministre des Affaires municipales et des Régions peut, sur demande du président d‘élection, lui accorder un délai supplémentaire ou lui permettre de changer, y compris en dehors de la période de quatre mois prévue au premier alinéa, le dimanche fixé pour le scrutin et de donner en conséquence un nouvel avis d‘élection. Dans le second cas, le ministre prescrit les adaptations à apporter aux règles applicables à l‘élection partielle.

Le président d‘élection avise le conseil, le plus tôt possible, du jour fixé pour le scrutin.

Donc, comme Mme Boucher est décédée durant la deuxième année de son mandat, son poste doit obligatoirement être comblé lors d‘une élection au suffrage universel. Si son décès était survenu dans l‘année précédant l‘élection municipale générale, le conseil municipal aurait pu décider d‘élire un de ses membres au poste de maire (à ne pas confondre avec le maire suppléant, qui est désigné préalablement « au cas où » le maire en titre ne peut exercer ses fonctions). Par ailleurs, le président d‘élections (généralement, le greffier de la municipalité) a 30 jours pour fixer la date de l‘élection partielle, et elle doit avoir lieu dans les quatre mois suivant le moment où le poste de maire est devenu vacant. Bien entendu, la date de l‘élection visant à combler le poste de maire de Québec n‘est pas connue au moment d‘écrire ces lignes.

En principe, les règles que nous venons d‘énoncer s‘appliquent dans l‘ensemble des municipalités du Québec. Toutefois, il n‘est pas impossible que certaines variantes existent dans les chartes des villes (les « chartes » sont les lois constitutives de certaines municipalités, généralement les plus populeuses).

En résumé:

  • Le maire suppléant (Jacques Joli-Coeur) assurera l‘intérim jusqu‘à l‘élection d‘un successeur à la mairie de Québec.
  • Comme il reste plus qu‘un an au mandat d‘Andrée Boucher, une élection partielle municipale doit impérativement avoir lieu. Cette élection doit avoir lieu au plus tard en décembre 2007.
  • Le nouveau maire sera élu afin de compléter la fin de mandat d‘Andrée Boucher, soit pour deux ans environ.
  • Le poste de maire de Québec sera à nouveau ouvert lors des élections municipales qui auront lieu dans l‘ensemble des municipalités du Québec le 1er novembre 2009.

Mythes et flottement: analyse sur le scrutin d‘hier

Après avoir dormi sur les résultats d‘hier, et avec un peu de recul, voici notre analyse sur l‘élection générale de 2007 et ce qui nous attend au cours des prochains mois.

d‘entrée de jeu, ce qui nous a frappé de l‘élection d‘hier et du déroulement de la campagne électorale est le nombre d‘idées reçues sur la vie politique québécoise qui – en 2007 – ont été contredites par les faits:

  • «Les Québécois élisent un parti au pouvoir pour deux mandats»: techniquement, c‘est vrai, mais jamais depuis l‘Union nationale en 1970 a-t-on vu le parti ministériel perdre 13% des voix et 28 sièges (22% des sièges) après un premier mandat. Habituellement, la réélection d‘un gouvernement pour un deuxième mandat (majoritaire qui plus est) est une formalité, mais ça n‘a pas été le cas en 2007.
  • «Les Québécois n‘élisent pas de gouvernements minoritaires»: les sondages laissaient entrevoir un gouvernement minoritaire tout au long de la campagne électorale, donc on a eu assez de temps pour se faire à l‘idée que cette idée reçu n‘était peut-être pas aussi vraie qu‘on pouvait le penser. Toutefois, rien ne laissait présager une Assemblée nationale aussi divisée qu‘elle le sera durant la prochaine législature. Le parti majoritaire n‘a que 48 sièges en chambre (38,4% des sièges), le « tiers parti » n‘est que 12 sièges derrière, et l‘opposition officielle est entre les deux.
  • «Plus l‘issue d‘un scrutin s‘annonce serrée, plus la participation électorale s‘accroît»: deux chiffres suffisent pour remettre cette idée reçue en cause: 70,5% en 2003; 71,3% en 2007.
  • «Les organisations électorales jouent un rôle important dans la sortie du vote»: tous les commentateurs politiques s‘accordaient pour affirmer que l‘ADQ faisait figure de parent pauvre face au PQ et aux libéraux sur les plans des finances et de l‘organisation. Et pourtant… Après l‘élection d‘Andrée Boucher à la mairie de Québec avec un budget de 3000$ en 2005 et l‘élection de 10 députés conservateurs au fédéral en 2006 avec une organisation « légère », il faudrait peut-être relativiser un peu plus l‘importance de la « machine » dans la sortie du vote.
  • «Le mode de scrutin uninominal majoritaire à un tour déforme la volonté exprimée par les électeurs»: c‘est peut-être un accident de parcours, mais la répartition des sièges reflète assez bien le pourcentage de voix obtenus par chaque parti: LIB 38,4% des sièges, ADQ 32,8% des sièges et PQ 28,8% des sièges. Il est vrai qu‘à 4% chacun, Québec solidaire et les Verts n‘ont pas élu de députés, mais avec de tels chiffres, rien ne garantit qu‘ils seraient parvenus à le faire sous un mode de scrutin mixte ou proportionnel.
  • «La circonscription de Saint-Jean vote toujours du côté du pouvoir»: cette fois-ci, ce n‘est pas vrai, le député libéral a été battu.
  • «Le vote libéral est sous-évalué dans les sondages»: Léger Marketing accordait 35% aux libéraux samedi dernier, CROP leur accordait 34%. Le vote libéral a été légèrement en-deçà de ce qu‘accordaient les sondeurs, mais ça reste dans la marge d‘erreur. Tout comme en 2003, il n‘y a pas eu de « prime de l‘urne ».

À surveiller au cours des prochaines semaines et des prochains mois, beaucoup d‘inconnues qui pourraient nous mener soit vers un tripartisme (multipartisme?) permanent, soit vers un retour au bipartisme PLQ-PQ ou soit vers un nouveau bipartisme.

  • Nouvelle dynamique parlementaire: Sur quel parti le gouvernement libéral minoritaire va-t-il s‘appuyer? Tel que nous l‘avons mentionné plus haut, aucun parti ne se démarque clairement des autres. À première vue, bien peu de choses semble rapprocher les trois partis, et ça semble particulièrement vrai pour le Parti libéral et le Parti québécois. Si l‘ADQ joue de façon relativement classique le rôle d‘un parti d‘opposition officielle, il faudra bien que les « vieux partis » trouvent un terrain d‘entente afin d‘éviter de retomber rapidement en élection.
  • Élection de réalignement?: On a souvent comparé depuis hier l‘élection de 2007 à d‘autres qui ont été le théâtre d‘un réalignement de notre système de partis, notamment les élections générales de 1936 (arrivée au pouvoir de l‘Union nationale), de 1970 (le PQ devient le 2e parti le plus populaire au Québec) et de 1976 (arrivée au pouvoir du PQ). Ce n‘est pas impossible, mais il est encore trop tôt pour le dire. En 1936 et 1970-76, un seul parti a été frappé par la montée d‘un tiers parti (le Parti conservateur dans les années 30 et le PQ dans les années 70) et l‘autre s‘est maintenu (le Parti libéral dans les deux cas). En 2007, ce sont les deux principaux partis qui ont écopé; le PQ et les libéraux ont tous les deux subi des reculs historiques hier.
  • Le Parti vert et Québec solidaire: Vrai, les deux partis ont obtenu moins de voix que ne leur attribuaient les sondages au cours de la campagne. Ils ont néanmoins progressé depuis 2003 et, financement (partiellement) public des partis politiques oblige, ils auront maintenant droit à des ressources financières en raison des voix supplémentaires qu‘ils ont obtenus et qui leur permettra de consolider leur progression. C‘est la stratégie qu‘a adoptée le Parti vert sur la scène fédérale depuis le début des années 2000, et ils sont passés de moins de 1% à travers le Canada en 2000 à 4% en 2004 et 2006, et ils sont maintenant dans les deux chiffres dans les sondages pancanadiens.
  • Volatilité de l‘opinion publique: Depuis 2002, l‘opinion publique québécoise est très volatile et chacun des principaux partis ont connus des très hauts et des très bas dans les sondages au cours de la période. Ça risque de se poursuivre au cours des prochains mois. À titre d‘exemple:
    • LIB: 21% en avril 2005 (Léger), 48% en août 2003 (Léger);
    • PQ: 25% en septembre 2002 (Léger), 50% en décembre 2005 (CROP);
    • ADQ: 11% en mars 2006 (Léger), 40% en août, septembre et octobre 2002 (Léger et CROP).
  • Réforme du mode de scrutin: ironiquement, la répartition des sièges entre les principaux partis est la plus proportionnelle qu‘on ait vu depuis longtemps. Malgré tout, la perspective qu‘un des trois partis puisse disparaitre à plus ou moins brève échéance pourrait être propice à une réforme du mode de scrutin.
  • Débat de sondeurs: Aucune firme de sondage et aucun site de prédiction n‘a prévu ce qui s‘est passé hier, et cela relancera vraisemblablement un énième débat sur la fiabilité des sondages électoraux. Notons tout de même qu‘à l‘exception du résultat de l‘ADQ (et du fait que l‘ADQ a terminé deuxième contrairement à ce que laissaient croire les sondages), tous les autres étaient à l‘intérieur de la marge d‘erreur, sauf Strategic Counsel qui était dans le champ.
  • Renouvellement de la députation: Beaucoup de députés sortants du PQ et du PLQ ont été battus hier et plusieurs nouveaux députés feront leur entrée à l‘Assemblée nationale prochainement (surtout à l‘ADQ, mais aussi du PQ et des libéraux). Reste à voir comment ce renouvellement de la députation se reflètera au niveau du débat politique. Il y a là potentiel à des dérapages et à des erreurs de débutants, mais aussi à un renouvellement et à un rafraîchissement du discours politique.
  • Évolution de l‘opinion publique sur l‘avenir du Québec: Avec une opposition officielle qui prétend incarner une troisième voie entre le fédéralisme et la souveraineté, comment évoluera l‘opinion publique sur la question de l‘avenir du Québec au cours des prochains mois?
  • Débats internes au PQ et au PLQ: Ce que nous nous apprêtons à écrire à ce sujet est loin d‘être original. Le PQ qui obtenu son pire score depuis 1970, les libéraux qui obtiennent leur pire score depuis 1867 et tous deux ont perdu des comtés réputés « imprenables » aux mains de l‘ADQ. Des débats passionnés et des remises en question à l‘interne risquent de surgir en ce qui a trait à leur idéologie et à leur leadership.