La politique, c’est la gestion des perceptions
Vincent Marissal traite dans sa chronique de ce matin publiée dans La Presse des problèmes de perception que vit le gouvernement Charest auprès de la population à l’aube de la prochaine campagne électorale:
Le mercredi 20 décembre 2006
CHRONIQUE
Prêt, pas prêt, j’y vais (?)
Vincent Marissal
La Presse(…)
Tout le monde, le conférencier d’abord, reconnaissait qu’il n’y avait rien d’irrémédiablement pourri dans le bilan du gouvernement libéral. Plutôt une mauvaise impression généralisée, due à un grave problème de direction et de communication.
Cela est encore vrai, un mois plus tard, quoi qu’en pense M. Charest, et il est loin d’être certain que les millions en annonces et en publicités (tout est prétexte ces temps-ci au gouvernement pour faire de la publicité dans les médias) parviendront à modifier la perception qu’ont les Québécois de ce gouvernement qui n’arrive pas à se “connecter” avec eux.
Il y a toujours un écart important (quand ce n’est pas carrément un gouffre) entre l’image que les politiciens ont d’eux-mêmes et celle que leurs électeurs s’en font, mais on atteint des sommets avec le chef libéral.
Vrai, les choses vont un peu mieux pour Jean Charest, l’insatisfaction chronique envers son gouvernement est à la baisse, mais il est encore loin du seuil minimal des 50%. Et puis la majorité des Québécois ont encore du mal à associer ce gouvernement à quelque réalisation marquante. Ce sont, encore, les ratés qui collent au fond de la poêle.
(…)
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Tags: gouvernement du Québec, image politique, Jean Charest, PLQ
Marianne White du Soleil proposait hier un article très intéressant sur l’étiquetage chromatique des politiciens en fonction de leur orientation politique (ex.: les Rouges vs les Bleus) et des répercussions sur leurs choix vestimentaires.
Le mercredi 11 octobre 2006
Les couleurs de la politique
Marianne White
Les rouges et les bleus. Les politiciens sont souvent étiquetés en fonction de leur orientation politique. Est-ce que cela se répercute dans leurs choix vestimentaires ? Les péquistes portent-ils plus de bleu et les libéraux plus de rouge ?
Les politiciens — qui font leur retour à l’Assemblée nationale la semaine prochaine après les vacances d’été — le démentent formellement. Jean Charest a bien plusieurs cravates rouges, mais ce n’est pas parce qu’il est chef du Parti libéral, soutient son attaché de presse. André Boisclair porte souvent du bleu, mais c’est parce qu’il aime cette couleur.
Pas de choix conscient, donc ? Faux, rétorque Gilbert Lavoie, chroniqueur au Soleil. Observateur de longue date de la scène politique, le scribe estime que les politiciens choisissent avec soin les couleurs qu’ils portent. « C’est beaucoup plus important qu’on le laisse croire », affirme-t-il, ajoutant que cela s’observe notamment dans les congrès politiques. « Les militants libéraux sont nombreux à porter une cravate rouge dans ces événements, c’est une façon d’exprimer leur fierté », indique M. Lavoie.
Chez les péquistes, le phénomène s’observe un peu moins franchement. Le bleu est bien associé au Parti québécois, mais aussi au fleurdelisé. Le Parti libéral du Québec a même choisi d’ajouter cette couleur dans son nouveau logo. « Il n’y a pas plus de rouge que de bleu associé au Parti », indique l’attaché de presse du premier ministre, Hugo D’Amours.
Selon Gilbert Lavoie, l’utilisation politique des couleurs s’observe davantage au fédéral. La preuve ? Lorsque Brian Mulroney a été élu premier ministre, il a fait changer les tapis de son bureau de fonction. De rouges sous la gouverne de Pierre Elliott Trudeau, ils sont devenus bleus pendant le règne du chef conservateur. « Si des membres de l’entourage de Mulroney portaient du rouge, ils se le faisaient dire ! » se rappelle le chroniqueur.
Tags: Assemblée nationale, image politique


















Le mercredi 11 octobre 2006