Au lendemain de l’annonce officielle de la démission prochaine du député de Pointe-aux-Trembles, André Boisclair (PQ), La Presse brosse un portrait de ce qui pourrait être le “line up” de la prochaine élection partielle dans Pointe-aux-Trembles. D’une part, on revient sur une rumeur persistante qu’on nous sert jusqu’à plus soif (tellement persistante que c’est rendu un secret de polichinelle) à l’effet que l’ex-députée de Pointe-aux-Trembles (1997-2006), Nicole Léger (PQ), souhaiterait faire un retour à la politique active. D’autre part, le président de l’ADQ-Pointe-aux-Trembles, Pierre Trudelle, aurait l’intention de briguer l’investiture de son parti en vue de l’élection partielle qui devrait, en principe, avoir lieu d’ici mai prochain.
On ne précise les intentions de Martin-Karl Bourbnnais, candidat défait (ADQ) lors de la dernière élection générale dans Pointe-aux-Trembles, mais si on lit l’article de La Presse en croisé avec celui-ci, on peut se demander s’il passera son tour lors du prochain scrutin. (suite de l'article…)
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Pour ceux qui ne sont pas encore convaincus que le 15 novembre est une date fétiche au Parti québécois, peut-être que l’histoire récente du parti vous convaincra:
- Le 15 novembre 2005, André Boisclair était élu chef du PQ.
- Le 15 novembre 2006, Jean-Pierre Charbonneau démissionnait comme député de Borduas.
- Le 15 novembre prochain, c’est André Boisclair qui démissionnera comme député de Pointe-aux-Trembles, selon cet article à paraître demain dans La Presse.
Le tout en plus du 15 novembre 1976, date de la première victoire électorale du PQ, et du 15 novembre 1974, où débutait le 5e congrès national du PQ, mieux connu sous le nom de “congrès de l’étapisme”, grâcieuseté de Claude Morin. (suite de l'article…)
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En fin de compte, il semble que nous seront fixés incessamment sur l’avenir politique du député de Pointe-aux-Trembles, André Boisclair (PQ). L’ex-chef du Parti québécois aurait jusqu’au début de la prochaine session parlementaire, le 16 octobre prochain, pour décider s’il reste député où s’il démissionne (note: ce n’est pas un délai “légal”, c’est son chef qui lui demande de se brancher).
Cinq mois pour réfléchir à son avenir, c’est plus que ce dont n’importe qui a besoin, non? (suite de l'article…)
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Il y a des jours où on se demande si les médias sont en manque de nouvelles au point de recycler des affaires vieilles de plusieurs semaines et faire comme si c’était la nouvelle de l’année, de l’inédit, un scoop fumant, appelez ça comme vous voudrez.
Par exemple, dans La Presse de ce matin, on nous “apprend” que l’ex-députée de Pointe-aux-Trembles, Nicole Léger (PQ), souhaiterait succéder à André Boisclair dans le comté s’il devait démissionner prochainement.
Hébin!
Jamais cette nouvelle n’était sortie auparavant. Surtout pas dans les hebdos Transcontinental ou sur le site de Radio-Canada!
N’empêche, à force de ressortir la “nouvelle” de temps à autre, ça ressemble quasiment à une invitation à prendre la porte de sortie pour l’actuel député de Pointe-aux-Trembles.
Dans la catégorie “vraie nouvelle inédite”, on apprend ce matin dans un article du Soleil traitant d’un tout autre sujet (le “commando” procédurier des jeunes adéquistes lors du conseil général du parti de la semaine dernière), que la nouvelle vice-présidente de l’ADQ et candidate défaite (ADQ) lors de l’élection générale de 2007 dans Verdun, Sylvie Tremblay, souhaiterait être à nouveau candidate dans cette circonscription lors de la prochaine élection générale.
QuébecPolitique.com: 39e élection générale
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Maintenant que les résultats ont tous été compilés, voici une petite analyse post-électorale à chaud:
- Le moins que l’on puisse dire, c’est que le vote est sorti aujourd’hui dans Charlevoix, surtout pour une partielle. Le taux de participation s’élève à 58,47%, ce qui représente une baisse de 15,5% par rapport à la dernière élection générale. C’est donc un taux de participation fort honorable dans les circonstances, surtout par rapport à l’élection partielle qui avait marqué le retour d’André Boisclair à l’Assemblée nationale (32,35% dans Pointe-aux-Trembles le 14 août 2006).
- Du côté du PQ, c’est une victoire assez claire. En nombres absolus, le PQ a obtenu 2 281 voix additionnelles par rapport au 26 mars dernier. On a vraisemblablement bénéficié de l’appui d’électeurs qui avaient voté pour le Parti libéral il y a six mois, mais mathématiquement parlant, les libéraux orphelins auraient pu rester chez eux et ça n’aurait fait aucune différence.
- Pour ce qui est de l’ADQ, on n’est pas parvenu à capitaliser suffisamment sur l’absence du joueur libéral sur la glace. Avec 37,04% des voix, on n’atteint pas le résultat de Rosaire Bertrand le 26 mars dernier, quoique le PQ se fait chauffer de près si on ne tient compte que du pourcentage (vu que c’est une élection partielle, nous ne tenons pas du nombre de voix, seulement du pourcentage). On ne peut donc pas affirmer sérieusement que la victoire de Pauline Marois n’a été rendue possible qu’avec l’appui des électeurs libéraux (mathématiquement en tout cas). Mais tout n’est pas négatif: le parti a augmenté ses appuis de plus de 6% dans Charlevoix depuis le mois de mars. En nombre absolus, l’ADQ ne perd que 311 voix par rapport à la dernière élection générale, ce qui n’est pas une mince affaire compte tenu de la baisse de taux de participation.
- En ce qui a trait au Parti vert, l’absence d’un candidat du PLQ et de QS était l’occasion rêvée de gonfler ses appuis et de se présenter comme une “alternative” face aux “partis traditionnels”, comme il l’avait fait dans Pointe-aux-Trembles lors de l’élection partielle de 2006. Occasion ratée ici puisque en pourcentage, les Verts perdent des plumes dans Charlevoix par rapport au dernier scrutin (en nombres absolus, c’est encore plus marqué).
- Globalement, les autres partis et les candidats indépendants ont recueilli 1,70% des voix: une goutte d’eau dans l’océan en somme.
- Les électeurs qui ont appuyé le Parti libéral du Québec et Québec solidaire il y a six mois ont été contraints de voter pour un autre parti politique, ou encore à rester chez eux. Rentreront-ils au bercail lors de la prochaine élection générale ou conserveront-ils le comportement électoral nouvellement adopté lors de cette élection partielle?
- Enfin, un petit commentaire par rapport au sondage UniMarketing réalisé dans Charlevoix la semaine dernière. UniMarketing donnait 63% à Pauline Marois et 31% à Conrad Harvey. En fin de compte, le score est de 59-37, ce qui est légèrement supérieur à la marge d’erreur. Pas si mal, compte tenu du facteur “sortie de vote” qui devient passablement aléatoire lors d’une élection partielle et des problèmes que pose la répartition des indécis lorsqu’il manque un des trois principaux partis. Leçon à retenir: les sondages de circonscription peuvent être valables pour deviner le gagnant, mais pas nécessairement pour connaitre la marge de la victoire.
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((MISE À JOUR: 11 septembre 2007, 23h) Après publication ce matin du rapport d’analyse (format pdf) du sondage Léger Marketing sur la rentrée politique, nous avons mis à jour ce billet afin d’inclure les réponses pour les 65 politiciens mentionnés dans la section sur l’image des politiciens. Et nous devons vous faire une confidence: nous avons la prétention d’avoir une certaine connaissance du milieu politique et malgré cela, nous serions incapables de donner une opinion favorable ou défavorable sur la totalité des 65 personnalités politiques nommées dans le sondage. Alors, imaginez lorsqu’on pose la question à un individu qui, pour toutes sortes de bonnes ou de mauvaises raisons, n’a ni le temps, ni l’intérêt pour s’informer sur la vie politique, les protagonistes et les enjeux… Tout le monde a une opinion sur le gouvernement, les partis politiques ou leurs chefs, mais est-ce que tout le monde a vraiment une opinion sur un quelconque maire, un backbencher fédéral ou un ministre qui n’est pas sous les feux de la rampe? Le nombre effarant de politiciens pour lesquels l’option majoritaire est “ne connaît pas” est assez révélateur à cet égard.
Un autre danger avec ce genre de questionnaire est justement sa longueur: lorsqu’on demande à une personne d’exprimer son opinion sur 65 individus, les risques sont grands que vers la fin, entre le souper à préparer, les devoirs (scolaires, conjugaux et autres), la tondeuse et la soirée de bridge, on donne la première réponse qui passe par la tête sans trop réfléchir. Et ce “sans trop réfléchir” devient parfois “j’en connais aucun d’la gang” ou bien “parti X=opinion défavorable”. Rendus là, ce n’est plus l’individu qu’on évalue, mais sa notoriété et son appartenance politique.
Bref, demander une opinion favorable ou défavorable sur un chef de parti, un ministre important, un candidat-vedette ou le maire d’une grande ville demeure pertinent, mais à force de questionner les gens là-dessus en “batch” de 65 politiciens, on finit par perdre de l’impact et de la pertinence.)
Léger Marketing a réalisé la semaine dernière un sondage, dévoilé hier au réseau TVA et ce matin dans Le Journal de Montréal et The Gazette portant sur l’image des politiciens. Plus précisément, l’étude consistait à demander aux répondants s’ils ont une opinion favorable ou défavorable envers un certain nombre d’hommes et de femmes politiques
Voici les résultats partiels à la lecture des articles sur ce sondage dans Le Journal de Montréal et dans la Presse canadienne.
| Opinion favorable | Opinion défavorable | Ne connaît pas | |
|---|---|---|---|
| 1. Mario Dumont (ADQ) | 68,0 | 30,0 | 2,0 |
| 2. Pauline Marois (PQ) | 60,0 | 33,0 | 4,0 |
| 3. Gilles Duceppe (fédéral) | 59,0 | 37,0 | 5,0 |
| 4. Philippe Couillard (LIB) | 57,0 | 31,0 | 12,0 |
| 5. Pierre Curzi (PQ) | 54,0 | 19,0 | 26,0 |
| 6. Gérald Tremblay (municipal) | 53,0 | 24,0 | 23,0 |
| 7. Louise Harel (PQ) | 52,0 | 25,0 | 24,0 |
| 8. Liza Frulla (fédéral) | 52,0 | 29,0 | 19,0 |
| 9. Jack Layton (fédéral) | 51,0 | 18,0 | 31,0 |
| 10. François Legault (PQ) | 50,0 | 22,0 | 27,0 |
| 11. Thomas Mulcair (fédéral) | 47,0 | 14,0 | 38,0 |
| 12. Louise Beaudoin (PQ) | 47,0 | 24,0 | 29,0 |
| 13. Stephen Harper (fédéral) | 47,0 | 51,0 | 3,0 |
| 14. Justin Trudeau (fédéral) | 46,0 | 39,0 | 15,0 |
| 15. André Boisclair (PQ) | 45,0 | 49,0 | 6,0 |
| 16. Marguerite Blais (LIB) | 39,0 | 15,0 | 45,0 |
| 17. Pierre Paradis (LIB) | 38,0 | 20,0 | 42,0 |
| 18. Jean Charest (LIB) | 38,0 | 60,0 | 2,0 |
| 19. Yves Séguin (LIB) | 37,0 | 11,0 | 51,0 |
| 20. Bernard Drainville (PQ) | 37,0 | 16,0 | 46,0 |
| 21. Lucienne Robillard (fédéral) | 35,0 | 29,0 | 36,0 |
| 22. Stéphane Dion (fédéral) | 35,0 | 58,0 | 6,0 |
| 23. Maka Kotto (fédéral) | 34,0 | 11,0 | 56,0 |
| 24. Joseph Facal (PQ) | 34,0 | 18,0 | 48,0 |
| 25. Line Beauchamp (LIB) | 34,0 | 19,0 | 47,0 |
| 26. Christine St-Pierre (LIB) | 33,0 | 10,0 | 57,0 |
| 27. Josée Verner (fédéral) | 33,0 | 19,0 | 49,0 |
| 28. Françoise David (QS) | 33,0 | 25,0 | 42,0 |
| 29. François Gendron (PQ) | 31,0 | 12,0 | 57,0 |
| 30. Monique Jérôme-Forget (LIB) | 30,0 | 32,0 | 38,0 |
| 31. Maxime Bernier (fédéral) | 29,0 | 12,0 | 59,0 |
| 32. Claude Béchard (LIB) | 29,0 | 22,0 | 49,0 |
| 33. Denis Coderre (fédéral) | 29,0 | 41,0 | 30,0 |
| 34. André Arthur (fédéral) | 27,0 | 51,0 | 22,0 |
| 35. Nathalie Normandeau (LIB) | 26,0 | 11,0 | 63,0 |
| 36. Scott McKay (VRT) | 25,0 | 14,0 | 61,0 |
| 37. Jean-Marc Fournier (LIB) | 25,0 | 20,0 | 55,0 |
| 38. Gilles Vaillancourt (municipal) | 24,0 | 15,0 | 61,0 |
| 39. Raymond Bachand (LIB) | 23,0 | 15,0 | 62,0 |
| 40. Jean-Pierre Blackburn (fédéral) | 22,0 | 16,0 | 62,0 |
| 41. Monique Gagnon-Tremblay (LIB) | 22,0 | 18,0 | 59,0 |
| 42. Marie Grégoire (ADQ) | 20,0 | 9,0 | 71,0 |
| 43. Gilles Taillon (ADQ) | 20,0 | 14,0 | 65,0 |
| 44. Michael Fortier (fédéral) | 20,0 | 14,0 | 66,0 |
| 45. Amir Khadir (QS) | 20,0 | 18,0 | 62,0 |
| 46. Sam Hamad (LIB) | 18,0 | 17,0 | 65,0 |
| 47. Pierre Paquette (fédéral) | 17,0 | 8,0 | 75,0 |
| 48. Lawrence Cannon (fédéral) | 17,0 | 15,0 | 69,0 |
| 49. Jacques Dupuis (LIB) | 17,0 | 17,0 | 66,0 |
| 50. Michelle Courchesne (LIB) | 17,0 | 18,0 | 65,0 |
| 51. Julie Boulet (LIB) | 15,0 | 17,0 | 68,0 |
| 52. Benoît Pelletier (LIB) | 14,0 | 13,0 | 73,0 |
| 53. Jean Tremblay (municipal) | 11,0 | 9,0 | 81,0 |
| 54. Sébastien Proulx (ADQ) | 9,0 | 7,0 | 85,0 |
| 55. Yolande James (LIB) | 9,0 | 8,0 | 83,0 |
| 56. Linda Lapointe (ADQ) | 9,0 | 8,0 | 83,0 |
| 57. David Whissell (LIB) | 9,0 | 9,0 | 82,0 |
| 58. Laurent Lessard (LIB) | 8,0 | 8,0 | 84,0 |
| 59. Jean Perreault (municipal) | 7,0 | 6,0 | 87,0 |
| 60. Pierre Gingras (ADQ) | 7,0 | 8,0 | 85,0 |
| 61. Claude Gladu (municipal) | 7,0 | 8,0 | 84,0 |
| 62. Sylvie Roy (ADQ) | 6,0 | 5,0 | 88,0 |
| 63. Éric Caire (ADQ) | 6,0 | 6,0 | 88,0 |
| 64. Pablo Rodriguez (fédéral) | 6,0 | 8,0 | 85,0 |
| 65. Bernard Bigras (fédéral) | 5,0 | 7,0 | 88,0 |
Le sondage téléphonique a été réalisé du 5 au 8 septembre 2007 auprès de 1 472 répondants. La marge d’erreur est de 2,6%, 19 fois sur 20. Les données finales ont été pondérées selon le sexe et l’âge de façon à être représentatives de la population selon les dernières données de Statistique Canada.
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Alors que le résultat de la prochaine élection partielle dans Charlevoix et que tous s’interrogent sur le comportement électoral des électeurs libéraux en l’absence d’un candidat du Parti libéral du Québec, nous tenterons ici de vérifier quels phénomènes peuvent être observés lors d’une élection partielle où un des principaux partis décide volontairement de ne pas présenter de candidat.
I. Méthodologie
- Pour les besoins de ce texte, nous n’avons retenu que les trois élections partielles où, à notre connaissance, un parti politique s’est volontairement abstenu de présenter un candidat afin de permettre au chef d’une formation politique adverse de faire son entrée à l’Assemblée nationale: Saint-Laurent en 1986, Jonquière en 1996 et Pointe-aux-Trembles en 2006 (pour plus de détails sur les chefs de partis qui font leur entrée en Chambre lors d’une élection partielle, allez voir ici).
- Nous avons comparé les résultats obtenus lors de ces trois élections partielles avec ceux de l’élection générale précédente (1985, 1994 et 2003) et ceux de la suivante (1989, 1998 et 2007).
- Pour mieux prendre en compte le phénomène d’abstention électorale, nous afficherons ici le pourcentage d’électeurs inscrits (% EI) obtenu par les principaux partis. Généralement au Québec, le résultat affiché est le pourcentage des bulletins valides (%BV).
- Le pourcentage de “non votants” ou “taux d’abstention” est le contraire du “taux de participation”. Autrement dit, on l’obtient en faisant la soustraction suivante: 100% - taux de participation.
- Par commodité, nous n’avons pas inscrit le pourcentage de bulletins rejetés, mais nous en avons tenu compte dans nos calculs (c’est pourquoi la somme de tous les pourcentages lors d’une même élection ne donne pas 100%).
- Et avant qu’un petit comique nous remette ceci sous le nez, voici une petite précision: ceci n’est pas de l’inférence écologique, en ce sens que nous ne tentons pas ici de présumer de comportements individuels en nous basant sur des données collectives (par exemple, si le parti X, qui avait 25% lors de la dernière élection générale, décide de passer son tour lors de l’élection partielle suivante et que le taux de participation baisse de 25%, les 25% d’électeurs additionnels qui s’abstiennent de voter ne sont pas nécessairement tous des partisans du parti; certains partisans du parti X peuvent voter pour le parti Y, et d’autres partisans du parti Y peuvent décider de ne pas voter, phénomène qui ne peut être observé avec des données macro). Comme nous l’avons déjà expliqué, on peut observer une variation du taux de participation lors de l’absence d’un parti X, mais ça ne veut pas nécessairement dire que le taux de participation varie parce qu’il y a absence d’un parti X. Pour plus de détails sur la différence entre un lien de corrélation et un lien de causalité, allez lire ceci.
II. Saint-Laurent: élection partielle du 20 janvier 1986
Contexte: élection tenue afin de permettre au premier ministre Robert Bourassa (LIB), défait dans sa circonscription lors de l’élection générale du 2 décembre 1985, de faire son entrée à l’Assemblée nationale. Le Parti québécois ne lui oppose pas de candidat.
| Saint-Laurent (1985-1989) | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| LIB | ADQ | PQ | Aut. | N.V. | |
| Élection générale 1985 | 53,0% | s.o. | 14,4% | 4,0% | 27,6% |
| Élection partielle 1986 | 37,7% | s.o. | 0,0% | 7,9% | 53,8% |
| Élection générale 1989 | 38,0% | s.o. | 13,6% | 21,3% | 25,9% |
| Variation (1985-1986) | -15,3% | s.o. | -14,4% | 3,9% | 26,2% |

III. Jonquière: élection partielle du 19 février 1996
Contexte: élection tenue afin de permettre au premier ministre Lucien Bouchard (PQ), assermenté premier ministre trois semaines plus tôt, de faire son entrée à l’Assemblée nationale. Le Parti libéral du Québec et l’Action démocratique du Québec ne lui opposent pas de candidat.
| Jonquière (1994-1998) | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| LIB | ADQ | PQ | Aut. | N.V. | |
| Élection générale 1994 | 20,8% | 0,0% | 53,9% | 3,0% | 20,0% |
| Élection partielle 1996 | 0,0% | 0,0% | 59,4% | 3,3% | 39,0% |
| Élection générale 1998 | 14,8% | 3,8% | 46,1% | 11,6% | 23,1% |
| Variation (1994-1996) | -20,8% | 0,0% | 5,5% | 0,3% | 19,0% |

IV. Pointe-aux-Trembles: élection partielle du 14 août 2006
Contexte: élection tenue afin de permettre au chef du Parti québécois, André Boisclair, élu à la direction du parti neuf mois plus tôt, de faire son entrée à l’Assemblée nationale. Le Parti libéral du Québec et l’Action démocratique du Québec ne lui opposent pas de candidat.
| Pointe-aux-Trembles (2003-2007) | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| LIB | ADQ | PQ | Aut. | N.V. | |
| Élection générale 2003 | 23,6% | 10,1% | 35,7% | 1,7% | 27,7% |
| Élection partielle 2006 | 0,0% | 0,0% | 22,4% | 9,2% | 67,7% |
| Élection générale 2007 | 13,1% | 19,0% | 34,0% | 5,8% | 27,1% |
| Variation (2003-2006) | -23,6% | -10,1% | -13,3% | 7,5% | 40,0% |

V. Observations
- Dans les trois cas étudiés, le taux d’abstention ou de “non votants” augmente sensiblement, mais c’est un phénomène généralisé dans à peu près toutes les élections partielles. Un beau jour, quand ça adonnera, nous tenterons de voir si l’absence d’un parti politique majeur lors d’une partielle peut causer une hausse plus marquée du taux d’abstention par rapport à d’autres partielles.
- Dans les trois cas étudiés, lorsque l’appui envers un des partis “restants” varie, c’est une variation marginale, et pas toujours à la hausse. Le taux de participation varie beaucoup plus.
- Généralement, lors de l’élection générale suivante (1989, 1998, 2007), la situation revient à peu près à ce qui prévalait lors de l’élection générale “initiale” (1985, 1994, 2003), et les disparités entre les deux élections générales s’expliquent indépendamment de la tenue d’une élection partielle entre les deux (ex.: apparition du Parti égalité dans les comtés avec une certaine présence anglophone entre 1985 et 1989; l’ADQ qui présente des candidats dans tous les comtés en 1998, contrairement à 1994; montée de l’ADQ entre 2003 et 2007).
- Le cas de la prochaine élection partielle dans Charlevoix varie des trois cas précédents, en ce sens que ce ne sont pas tous les partis représentés à l’Assemblée nationale qui donneront une “free ride” afin de permettre à un chef de parti de devenir député. Contrairement aux autres fois, en dépit du choix de leur chef de “faciliter” le retour de Pauline Marois à l’Assemblée nationale, les électeurs libéraux ont donc un choix autre que de s’abstenir, de voter pour un tiers parti ou d’appuyer Mme Marois (et Jean-Guy Bouchard, candidat défait (LIB) lors de la dernière élection générale, qui aurait voulu tenter à nouveau sa chance dans Charlevoix, a sa petite idée de ce qu’ils feront). En un sens, c’est un cas à mi-chemin entre une élection où le chef a une “free ride” et une autre où il doit rivaliser avec tous les partis significatifs.
- Évidemment, si nous avions des micro-données permettant de savoir comment un même individu a voté lors d’un des trois cas de figure ci-dessus (ce qui n’est pas le cas ici), nous serions en mesure de confirmer ce que font vraiment les partisans d’un parti politique donné lorsqu’ils n’ont pas de candidat du même parti à appuyer lors d’une élection partielle.
Tags: abstentionnisme, ADQ, André Boisclair, élection partielle, Charlevoix, chefs de partis, comportements électoraux, Jonquière, Lucien Bouchard, PLQ, Pointe-aux-Trembles, PQ, Robert Bourassa, Saint-Laurent
Étant donné la controverse qui fait rage actuellement concernant la présence ou non d’un candidat de l’Action démocratique du Québec dans Charlevoix, nous avons vérifié dans nos archives le sort qui est généralement réservé aux chefs de partis qui tentent de se faire élire comme députés à l’Assemblée nationale. Pour les besoins de la démonstration, nous nous en sommes tenus aux chefs qui correspondent aux critères suivants:
- Être chef d’un parti qui est représenté à l’Assemblée nationale (seule exception: Maurice Bellemare, dont le parti n’avait pas de député lors de sa nomination comme chef, mais qui a tout de même réussi à faire son entrée en Chambre).
- Ne pas être un député au moment de devenir chef de parti (ce qui élimine à peu près tous les chefs avant 1950).
- Tenter de se faire élire une première fois lors d’une élection partielle (depuis les années 30, tout chef d’un parti représenté en Chambre affronte des adversaires des autres partis).
Partis politiques actuels
Parti libéral du Québec
- Georges-Émile Lapalme (devenu chef en 1950): battu lors de l’élection générale de 1952 dans Joliette, élu lors de l’élection partielle du 9 juillet 1953 dans Outremont (3 adversaires, dont UN).
- Claude Ryan (devenu chef en 1978): élu lors de l’élection partielle du 30 avril 1979 dans Argenteuil (3 adversaires, dont PQ et UN).
- Robert Bourassa (redevenu chef en 1983): élu lors de l’élection partielle du 3 juin 1985 dans Bertrand (6 adversaires, dont PQ), battu lors de l’élection générale de 1985, puis réélu lors de l’élection partielle du 20 janvier 1986 dans Saint-Laurent (9 adversaires).
Action démocratique du Québec
- Ne s’applique pas car aucun de ses chefs n’a tenté de faire son entrée en Chambre lors d’une élection partielle.
Parti québécois
- Lucien Bouchard (devenu chef en 1996): élu lors de l’élection partielle du 19 février 1996 dans Jonquière (6 adversaires).
- André Boisclair (devenu chef en 2005): élu lors de l’élection partielle du 14 août 2006 dans Pointe-aux-Trembles (7 adversaires).
- Pauline Marois (devenue chef en 2007): à venir.
Parti égalité
- Ne s’applique pas car aucun de ses chefs n’a tenté de faire son entrée en Chambre lors d’une élection partielle.
Partis politiques qui sont maintenant disparus
Union nationale
- Maurice Bellemare (devenu chef en 1974): élu lors de l’élection partielle du 28 août 1974 dans Johnson (3 adversaires, dont LIB et PQ). L’Union nationale n’avait aucun siège à l’Assemblée nationale à ce moment-là.
Parti conservateur
- Joseph-Alfred Mousseau (devenu chef en 1882): élu lors de l’élection partielle du 26 août 1882 dans Jacques Cartier (1 adversaire de son propre parti!). Fait cocasse: l’élection a été annulée par les tribunaux et il a dû se faire réélire lors d’une autre élection partielle le 26 septembre 1883.
Action libérale nationale, Bloc populaire canadien, Ralliement créditiste
- Ne s’applique pas car aucun de leurs chefs n’a tenté de faire son entrée en Chambre lors d’une élection partielle.
Chefs qui ont tenté de faire leur entrée en Chambre lors d’une élection générale
Nous les mentionnons ici à titre informatif.
- Adélard Godbout (LIB): devenu chef en 1936; député sortant défait en 1936, a refait son entrée en Chambre en 1939.
- Jean Lesage (LIB): devenu chef en 1958; élu une première fois en 1960.
- René Lévesque (PQ): devenu chef en 1968; député sortant défait en 1970, a refait son entrée en Chambre en 1976.
- Rodrigue Biron (UN): devenu chef en 1976; élu une première fois la même année.
- Jacques Parizeau (PQ): devenu chef en 1988; réélu en 1989.
- Mario Dumont (ADQ): devenu chef en 1994; élu une première fois la même année.
- Jean Charest (LIB): devenu chef en 1998; élu une première fois la même année.
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Charlevoix: nous serons bientôt fixés
Selon cet article de Michel Corbeil paru ce matin dans Le Soleil, nous ne tarderons pas à connaître le sort du député de Charlevoix, Rosaire Bertrand (PQ) et, par le fait même, celui du chef de son parti, Pauline Marois. (suite de l'article…)
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Les organisateurs péquistes sont loin d’avoir des atomes crochus avec les quotidiens du groupe Gesca, mais ils tenteraient de sonder une idée dans les médias et dans l’opinion publique qu’ils ne s’y prendraient pas autrement: d’abord, un chroniqueur politique d’un quotidien de la capitale nationale (indice: c’est celui qui n’est pas en lock-out) lance une idée en l’air comme ça, puis ensuite, le principal intéressé par l’idée-en-l’air-comme-ça exprime son ouverture envers celle-ci. (suite de l'article…)
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Il y a un an jour pour jour, nous inaugurions sur QuébecPolitique.com notre section spéciale sur la 38e élection générale qui, en fin de compte, a eu lieu le 26 mars 2007. Parallèlement à ce qui est maintenant devenu une tradition sur ce site, nous lancions également Le carnet électoral, qui se voulait un moyen complémentaire et plus “immédiat” pour discuter de l’actualité québécoise sur la scène électorale, notamment en ce qui a trait aux démissions, candidatures, assemblées d’investiture, stratégies électorales, etc. Évidemment, pour qu’il y ait un “carnet électoral”, ça prend une élection et nous croyions naïvement à l’époque qu’une fois l’élection générale terminée, ça irait beaucoup plus mollo jusqu’au scrutin suivant, même en tenant compte du municipal, des élections partielles, etc. Théoriquement, la 39e élection générale pourrait avoir lieu aussi tard que le 14 mai 2012, soit à l’extrême limite du mandat légal de cinq ans, et nous comptions là-dessus pour souffler un peu.
Un an plus tard, alors que l’élection générale est passée, est-ce que c’est vraiment plus relax ces temps-ci? Nooooon! Gouvernement minoritaire oblige, la prochaine élection générale n’aura probablement pas lieu dans les quatre ans que nous espérions au départ. Conséquence: les partis politiques sont déjà en train de recruter des candidats, comme en fait foi les propos du député de Chauveau, Gilles Taillon (ADQ), repris ce matin dans Le Soleil et Le Devoir (accès réservé aux abonnés). Mais honnêtement, qui en juillet 2006 aurait pu affirmer sérieusement que le Québec était sur le point de se donner, dans l’année qui suit, un premier gouvernement minoritaire en 129 ans?
Bref, tout ça pour dire que déjà, la rumeur court et des députés ou candidats potentiels ont commencé à faire connaître leurs intentions en vue de la prochaine élection générale.
- Charlevoix (LIB): selon l’hebdo Plein jour Charlevoix, le maire de Petite-Rivière-Saint-François et candidat défait (LIB) en 2007, Jean-Guy Bouchard, se serait montré intéressé à revenir dans l’arène électorale si une élection hâtive avait eu lieu ces jours-ci.
- Orford (LIB): le député d’Orford et ex-ministre, Pierre Reid (LIB), a confirmé qu’il pourrait solliciter un troisième mandat à l’Assemblée nationale si la prochaine élection devait avoir lieu “dans un an ou deux”. Par contre, si le scrutin devait être tenu plus tard, il prendrait vraisemblablement sa retraite de la politique active.
- Pointe-aux-Trembles (PQ): nous en avons déjà parlé, on ne connaît toujours pas les intentions d’André Boisclair à la suite de sa démission comme chef du PQ, mais s’il devait démissionner, sa prédécesseure et ex-ministre, Nicole Léger, a déjà démontré un intérêt envers un éventuel retour à l’Assemblée nationale.
- Terrebonne (PQ): selon l’hebdo Le Trait d’Union, l’ex-députée de Terrebonne et ex-ministre, Jocelyne Caron (PQ), qui avait été défaite le 26 mars dernier, serait présentement en “période de réflexion” et envisagerait de briguer à nouveau les suffrages lors de la prochaine élection générale. Il semble qu’elle ferait connaître ses intentions en septembre prochain.
- Trois-Rivières (LIB): c’est une nouvelle qui date de quelques temps déjà, mais d’après L’Hebdo Journal de Trois-Rivières, l’ex-député de Trois-Rivières, André Gabias (LIB), également défait le 26 mars dernier, n’écarterait pas lui non plus un éventuel retour en politique active.
Avant que quelqu’un ne pose la question: non, notre section spéciale sur la 39e élection générale n’est pas encore prête. Nous pouvons le dire maintenant: nous aurions été dans le trouble pas à peu près si une élection générale avait été déclenchée à la suite d’une défaite du gouvernement sur le budget au début de juin.
MISE À JOUR (12 septembre 2007): La section sur la 39e élection générale est maintenant prête. Plus de détails ici.
QuébecPolitique.com: 39e élection générale
Tags: 39e élection générale, André Boisclair, André Gabias, assemblées d’investiture, candidats, Charlevoix, Jean-Guy Bouchard, Jocelyne Caron, Nicole Léger, Orford, Pierre Reid, PLQ, Pointe-aux-Trembles, PQ, Terrebonne, Trois-Rivières
En fin de compte, si Pauline Marois veut faire une entrée rapide à l’Assemblée nationale, elle peut mettre une croix sur Pointe-aux-Trembles. Radio-Canada et Cyberpresse annoncent en “primeur” que le député de Pointe-aux-Trembles ne semble pas pressé de se faire une idée sur son avenir politique, et sa prédécesseure envisagerait un retour dans l’arène politique. Il faut croire que le camelot s’est perdu en chemin entre l’arrondissement Pointe-aux-Trembles et la Maison de Radio-Canada.
Appel à tous: à part Claude Ryan et Georges-Émile Lapalme, quelqu’un connaît un chef de parti qui reste député après que son successeur ait été élu?
Radio-Canada.ca
Mise à jour le mardi 3 juillet 2007 à 14 h 58Parti québécois
Boisclair refait surface
L’ex-chef du Parti québécois André Boisclair est sorti de son mutisme, mardi matin, pour dire qu’il n’avait encore pris aucune décision quant à son avenir politique.
Interrogé par les médias, à la suite d’une conférence de presse sur la création d’une nouvelle plage dans l’est de Montréal, le député de Pointe-aux-Trembles a dit qu’il avait beaucoup de plaisir à faire son travail de député, et qu’il avait toujours la même passion pour les dossiers environnementaux.
C’était la première fois que M. Boisclair prenait la parole en public depuis qu’il a remis sa démission comme chef du PQ, le 8 mai dernier.
Il a ajouté qu’il s’accordait quelque temps de réflexion pour voir comment il allait organiser sa vie personnelle et politique.
Quand on lui a demandé si des choses allaient changer d’ici deux mois, il a répondu que les vacances d’été étaient pour tout le monde et qu’il prendrait le temps d’en profiter.
« Je ne subis aucune requête, je n’ai aucune amertume par rapport à la dernière campagne électorale, je regarde l’avenir avec sérénité », a-t-il dit.
Il a tenu à préciser qu’il avait parlé à Pauline Marois, qui lui a succédé sans débat à la tête du PQ, et qu’elle pouvait compter sur lui.
Circonscription convoitée
Même s’il affirme qu’il n’a aucune pression pour quitter son poste à l’Assemblée nationale, sa circonscription est quand même convoitée.
« J’ai reçu un coup de fil de [Nicole] Léger, qui se dit intéressée d’être candidate dans Pointe-aux-Trembles. Elle s’enquérait de ma situation. Je laisserai le soin aux militants du Parti québécois de voir pour la suite des choses, mais pour le moment, je suis là et je m’acquitte de mes responsabilités et j’ai un mandat très clair ».
Nicole Léger avait été élue députée du Parti québécois dans Pointe-aux-Trembles à l’élection partielle du 9 décembre 1996 et réélue aux élections générales de 1998 et de 2003. Elle était très proche de Pauline Marois, qu’elle avait d’ailleurs appuyée lors de la course à la succession de Bernard Landry. Elle a décidé de quitter son poste pour laisser la place à André Boisclair.
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Pendant qu’on discute ouvertement d’une possible candidature de la nouvelle chef du Parti québécois, Pauline Marois, dans Pointe-aux-Trembles, l’entourage du député de Pointe-aux-Trembles, André Boisclair (PQ), a démenti auprès d’un journaliste de l’hebdo L’Avenir de l’Est de l’arrondissement Pointe-aux-Trembles les rumeurs à l’effet que Boisclair serait sur le point de démissionner à titre de député:
(…) L’attaché politique d’André Boisclair, Nicolas Poirier-Quesnel, a indiqué que de telles informations ne sont que des rumeurs et des ouï-dire. « André Boisclair continue son travail de député. Il était d’ailleurs dans le comté la semaine dernière afin de rencontrer des citoyens et des organismes », précise-t-il. (…)
Fait étonnant, le reste de l’article, qui traite d’un éventuel après-Boisclair dans le comté, parle non pas d’un retour de Pauline Marois, mais plutôt de l’ex-députée de Pointe-aux-Trembles (1996-2006), Nicole Léger (PQ).
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Bon bien ça y est
Mine de rien, on vient d’assister à une première au Québec: une femme vient d’accéder de plein titre au poste de chef d’une formation politique ayant des députés à l’Assemblée nationale. D’autres femmes avaient déjà occupé les plus hautes fonctions au sein d’un parti politique, mais c’était à titre intérimaire. En 1998, Monique Gagnon-Tremblay avait été chef de l’opposition officielle durant les quelques mois précédant l’élection de Jean Charest à l’Assemblée nationale, mais n’avait jamais été chef du Parti libéral du Québec à proprement parler (Jean Charest avait succédé directement à Daniel Johnson). Et en 2005, Louise Harel avait été chef intérimaire du Parti québécois et chef de l’opposition officielle entre la démission de Bernard Landry et l’élection d’André Boisclair.
Le Parti québécois l’a confirmé peu après 17h cet apès-midi:
Pauline Marois devient la première femme chef du Parti Québécois
La présidente d’élection, Lyne Marcoux, a déclaré aujourd’hui : « Je n’ai reçu qu’un bulletin de candidature qui remplissait les critères que les membres du Parti Québécois s’étaient donnés. Madame Pauline Marois deviendra demain soir la 7e chef du Parti Québécois ».
Soirée d’acclamation pour la nouvelle chef du Parti Québécois
Les membres du Parti Québécois sont donc conviés à une activité pour désigner la nouvelle chef du Parti Québécois qui se tiendra demain au Cabaret du Capitole.Date : 27 juin 2007
Heure : 19 heures
Lieu : Le Cabaret du Capitole
972, rue Saint-Jean QuébecRappelons que le règlement d’élection, adopté à l’unanimité par la conférence nationale des présidentes et des présidents du Parti Québécois du 26 mai dernier, précisait que pour devenir candidate ou candidat officiel, il fallait obtenir l’appui de 1 500 membres en règle au moment du dépôt du bulletin. Ces 1 500 signatures devaient provenir d’au moins 6 régions ainsi que d’au moins 40 circonscriptions différentes avec un minimum de 10 signatures dans chacune de ces circonscriptions.
Les personnes qui souhaitaient déposer leur candidature avaient jusqu’au 26 juin 2007 à 17 heures pour faire parvenir leur bulletin complété à la présidente d’élection.
Prochaine étape, Pointe-aux-Trembles?
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Préparatifs pour le couronnement
Le Soleil nous informe, dans son édition de ce matin, que la direction du Parti québécois préparerait le 27 juin prochain, soit le lendemain de la fin de la période de mise en candidature au poste de chef du PQ, un événement public visant à souligner l’entrée en fonction de Pauline Marois à titre de chef du parti. Il semble, toujours selon Le Soleil, qu’aucun opposant potentiel à Pauline Marois ne se serait manifesté jusqu’à présent.
Parlant de “candidat potentiel” (potentiel dans le sens de “assez culotté pour tenter sa chance sans avoir la moindre chance d’être élu”), une brève visite sur le site web de Jean Ouimet, candidat en 2005 qui avait tenté en vain de contester le couronnement de Bernard Landry en 2001, ne contient aucune information concernant une éventuelle lutte contre Pauline Marois. Les documents qui concernent une campagne à la direction du PQ remontent à celle de 2005. À notre connaissance, il n’y a pas d’autres “candidats potentiels” qui seraient actifs, sur le web ou ailleurs.
Si le scénario du “couronnement” semble bien rodé, il pourrait en être autrement pour la suite des choses. En effet, Le Devoir annonce dans son édition d’aujourd’hui que l’ex-chef du PQ, André Boisclair, n’a pas pris de décision quant à son avenir politique et qu’il ne le fera pas avant l’automne. Or, le scénario idéal envisagé dans l’entourage de Pauline Marois prévoit justement un retour à l’Assemblée nationale dès le début de la prochaine session parlementaire en octobre, et la réalisation du plan serait grandement facilitée si un siège à l’Assemblée nationale, celui de Boisclair dans Pointe-aux-Trembles pour ne pas le nommer, devenait vacant durant l’été.
Conséquemment, le retour de Pauline Marois à l’Assemblée nationale pourrait être plus tardif que souhaité, à moins qu’un autre député accepte de démissionner afin de lui céder son siège.
Le vendredi 15 juin 2007
Marois, chef le 27 juin
Michel Corbeil
Le SoleilLe couronnement de Pauline Marois à la tête du Parti québécois aura lieu le 27 juin, à Québec. Le lendemain, la députation péquiste se réunira pour une première rencontre sous la direction de l’expérimentée politicienne.
Selon nos informations, le PQ a réservé le Cabaret du Capitole, le 27 juin. Les préparatifs vont bon train pour accueillir le septième leader de cette formation politique fondée par René Lévesque.
Le scénario du sacre repose sur l’hypothèse que personne ne forcera une course à la direction dont le PQ veut faire l’économie. La période de mises en candidature se termine le 26 juin. Pas un prétendant ne s’est manifesté.
Les 40 députés péquistes ont été mis dans le coup. Ils ont été avisés par l’état-major du Parti québécois d’inscrire à leur agenda une participation à un caucus estival, le 28 juin, une semaine après la conclusion des travaux en Chambre.
Marois la députée ?
Pauline Marois a toutes les chances de devenir la première femme à diriger un parti politique présent à l’Assemblée nationale. Mais sa façon de redevenir députée demeure incertaine.
Un des élus péquistes démissionnera-t-il pour lui donner la chance d’être élue rapidement ? Pauline Marois attendra-t-elle qu’une élection complémentaire dans une circonscription qui deviendrait orpheline ? Les cartes ne sont pas jouées.
Une des options évoquées, c’est que la leader présumée du PQ tente sa chance dans la circoncription du chef déchu André Boisclair. Il faudrait évidemment que celui-ci démissionne. Mais l’avenir politique de M. Boisclair à titre de député de Pointe-aux-Trembles, comté majoritairement francophone et château fort péquiste, n’est connu que de lui-même.
André Boisclair ne s’est pas présenté à l’Assemblée nationale depuis sa démission comme chef, le 8 mai. Il a été vu à Québec. Il réserve ses activités de député aux citoyens de Pointe-aux-Trembles.
Mme Marois a obtenu un premier mandat comme députée de La Peltrie, dans la région de Québec, de 1981 à 1985. Elle est revenue à l’Assemblée nationale en 1989, comme représentante de Taillon, sur la rive sud de Montréal. Elle a démissionné en 2006, après avoir perdu la course à la direction du PQ.
Elle s’apprête à hériter d’une formation reléguée, le 26 mars, à titre de « deuxième groupe d’opposition ». L’Action démocratique du Québec de Mario Dumont est l’opposition officielle. Le Parti libéral du Québec de Jean Charest a conservé le pouvoir, mais avec un gouvernement fortement minoritaire.
(suite de l'article…)
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