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« Être en politique, c’est comme être un entraîneur de football. Il faut être assez intelligent pour comprendre le jeu et assez bête pour penser que c\’est important. » (Eugene McCarthy (1916-2005), homme politique américain et ancien sénateur)

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Source: Léger Marketing, 7 novembre 2007
Intentions de vote depuis le 26 mars 2007
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    MediaMatin Qu

    Membership des partis politiques

    Le Directeur général des élections a dévoilé la semaine dernière les rapports financiers des partis politiques autorisés pour l’année 2006 (période allant du 1er janvier au 31 décembre 2006) ainsi que lors de l’élection générale du 26 mars 2007. Radio-Canada avait d’ailleurs fait la manchette là-dessus la semaine dernière en découvrant que 17 députés élus sous la bannière de l’ADQ lors de cette élection n’avaient fait aucune dépense électorale dans leur circonscription pour remporter la victoire (en fait, ce n’était pas des victoires totalement gratuites puisque certaines dépenses occasionnées par la permanence de l’ADQ avaient été faites dans ces circonscriptions, mais ce n’est pas un tour de passe-passe ni quelque chose d’unique au parti. D’ailleurs, cet élément était mentionné par Radio-Canada).

    Les rapports financiers des partis politiques en dévoilent davantage sur leur santé respective qu’on pourrait le croire au premier abord. En effet, les rapports financiers des partis politiques autorisés et de leurs instances (associations de circonscription ou de région, etc.) contiennent des informations, vérifiées par un comptable agréé, sur les revenus tirés des frais d’adhésion. Donc, si on connaît le montant qu’une personne doit verser pour devenir membre d’un parti politique (vérification faite, c’est 5$ par année pour adhérer aux cinq principaux partis politiques), une simple règle de trois suffit pour connaître le nombre à peu près exact d’adhérents.

    Ainsi, selon les rapports financiers des 12 partis politiques autorisés en 2006 (rapport couvrant la période du 1er janvier au 31 décembre 2006), le nombre d’adhésions au sein de chaque parti politique serait le suivant :

    • Parti libéral du Québec: 83 313 adhérents;
    • Parti québécois: 74 438 adhérents;
    • Action démocratique du Québec: 5 119 adhérents;
    • Québec solidaire: 4 686 adhérents;
    • Parti vert du Québec: 924 adhérents;
    • Parti démocratie chrétienne du Québec: 127 adhérents;
    • Parti égalité: 35 adhérents;
    • Parti marxiste-léniniste du Québec: ND (revenus d’adhésion: 835$);
    • Bloc pot: ND (revenus d’adhésion: 500$);
    • Parti unitaire du Québec: ND (revenus d’adhésion: 75$);
    • Parti conscience universelle: ND (revenus d’adhésion: 0$);
    • Parti communiste du Québec: ND (revenus d’adhésion: 0$).

    Bien que les calculs ci-dessus soient relativement fiables, il y a tout de même un certain nombre de bémols à souligner :

    • Membres « à renouveler » : Certains partis politiques ont pris l’habitude, lorsqu’ils diffusent des informations sur leur membership, de comptabiliser les membres « à renouveler » (ceux dont l’adhésion est échue depuis un certain temps, généralement moins d’un an) en plus des membres « en règle ». Pour notre part, nous préférons souscrire au proverbe anglais disant que « Put your money where your mouth is »; une personne qui est sérieuse dans son affiliation partisane va payer en conséquence et à temps (surtout que 5$ par année, il n’y a pas de quoi ruiner personne).
    • Adhésions sur plusieurs années : la plupart des partis politiques permettent à leurs membres, s’ils le souhaitent, de payer leur carte de membre sur plusieurs années (jusqu’à trois ans). Or, comme les frais d’adhésion sont déboursés en une seule fois, le paiement total apparaît dans les livres comptables lors de la première année couverte par le versement, ce qui peut fausser légèrement le nombre total d’adhésions lors d’une année donnée. Toutefois, à notre connaissance, cette pratique n’est pas très répandue et la plupart des personnes qui adhèrent à un parti politique renouvellent leur adhésion annuellement.

    Mais là où ça devient vraiment intéressant, c’est lorsqu’on analyse le membership sur plusieurs années. Une étude rapide des rapports financiers disponibles sur le site Web du DGE (à partir de 2000) nous permet d’avoir un bon aperçu de l’actualité politique depuis 2000.

    Membership des principaux partis politiques québécois, 1999-2006

    Membership des principaux partis politiques québécois, 1999-2006
    LIB ADQ PQ VRT UFP/QS
    1999 71 860 2 223 65 221    
    2000 64 041 2 404 74 357    
    2001 92 013 2 759 71 991 103  
    2002 97 612 36 520 67 556 189 174
    2003 93 944 13 669 72 169 283 2 034
    2004 61 867 3 414 72 416 380 1 092
    2005 58 788 3 575 155 803 288 1 499
    2006 83 313 5 119 74 438 924 4 686

    Au Parti libéral, on peut observer que la variation du nombre d’adhérents suit les cycles électoraux, le membership du parti s’élevant lors des années pré-électorales et électorales. Pour ce qui est de l’ADQ, il a rarement dépassé le cap des 5 000 membres ces dernières années (en 2006, Québec solidaire a presque autant de membres que l’ADQ…), sauf pour les années 2002-2003 correspondant à la remontée du parti dans les sondages et les quatre victoires en élections partielles. Avec la percée survenue lors de la dernière élection générale, on peut penser que le rapport 2007 démontrera une hausse notable du nombre d’adhérents à l’ADQ. Quant au PQ, le membership est demeuré stable entre 1999 et 2006, sauf pour le “pic” de 2005 correspondant à la course à la direction cette année là. Quel effet aura la déconfiture lors de la dernière élection générale, la démission d’André Boisclair et/ou l’arrivée de Pauline Marois à la tête du parti? Selon un article du Devoir datant du mois dernier (accès réservé aux abonnés), le chiffre qui circulait il y a quelques semaines au PQ était un membership de l’ordre de 90 000 membres en règle depuis le retour de Pauline Marois.

    Nous seront en mesure de le vérifier lors de la publication des rapports financiers 2007.


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    Étant donné la controverse qui fait rage actuellement concernant la présence ou non d’un candidat de l’Action démocratique du Québec dans Charlevoix, nous avons vérifié dans nos archives le sort qui est généralement réservé aux chefs de partis qui tentent de se faire élire comme députés à l’Assemblée nationale. Pour les besoins de la démonstration, nous nous en sommes tenus aux chefs qui correspondent aux critères suivants:

    1. Être chef d’un parti qui est représenté à l’Assemblée nationale (seule exception: Maurice Bellemare, dont le parti n’avait pas de député lors de sa nomination comme chef, mais qui a tout de même réussi à faire son entrée en Chambre).
    2. Ne pas être un député au moment de devenir chef de parti (ce qui élimine à peu près tous les chefs avant 1950).
    3. Tenter de se faire élire une première fois lors d’une élection partielle (depuis les années 30, tout chef d’un parti représenté en Chambre affronte des adversaires des autres partis).

    Partis politiques actuels

    Parti libéral du Québec

    • Georges-Émile Lapalme (devenu chef en 1950): battu lors de l’élection générale de 1952 dans Joliette, élu lors de l’élection partielle du 9 juillet 1953 dans Outremont (3 adversaires, dont UN).
    • Claude Ryan (devenu chef en 1978): élu lors de l’élection partielle du 30 avril 1979 dans Argenteuil (3 adversaires, dont PQ et UN).
    • Robert Bourassa (redevenu chef en 1983): élu lors de l’élection partielle du 3 juin 1985 dans Bertrand (6 adversaires, dont PQ), battu lors de l’élection générale de 1985, puis réélu lors de l’élection partielle du 20 janvier 1986 dans Saint-Laurent (9 adversaires).

    Action démocratique du Québec

    • Ne s’applique pas car aucun de ses chefs n’a tenté de faire son entrée en Chambre lors d’une élection partielle.

    Parti québécois

    • Lucien Bouchard (devenu chef en 1996): élu lors de l’élection partielle du 19 février 1996 dans Jonquière (6 adversaires).
    • André Boisclair (devenu chef en 2005): élu lors de l’élection partielle du 14 août 2006 dans Pointe-aux-Trembles (7 adversaires).
    • Pauline Marois (devenue chef en 2007): à venir.

    Parti égalité

    • Ne s’applique pas car aucun de ses chefs n’a tenté de faire son entrée en Chambre lors d’une élection partielle.

    Partis politiques qui sont maintenant disparus

    Union nationale

    • Maurice Bellemare (devenu chef en 1974): élu lors de l’élection partielle du 28 août 1974 dans Johnson (3 adversaires, dont LIB et PQ). L’Union nationale n’avait aucun siège à l’Assemblée nationale à ce moment-là.

    Parti conservateur

    • Joseph-Alfred Mousseau (devenu chef en 1882): élu lors de l’élection partielle du 26 août 1882 dans Jacques Cartier (1 adversaire de son propre parti!). Fait cocasse: l’élection a été annulée par les tribunaux et il a dû se faire réélire lors d’une autre élection partielle le 26 septembre 1883.

    Action libérale nationale, Bloc populaire canadien, Ralliement créditiste

    • Ne s’applique pas car aucun de leurs chefs n’a tenté de faire son entrée en Chambre lors d’une élection partielle.

    Chefs qui ont tenté de faire leur entrée en Chambre lors d’une élection générale

    Nous les mentionnons ici à titre informatif.

    • Adélard Godbout (LIB): devenu chef en 1936; député sortant défait en 1936, a refait son entrée en Chambre en 1939.
    • Jean Lesage (LIB): devenu chef en 1958; élu une première fois en 1960.
    • René Lévesque (PQ): devenu chef en 1968; député sortant défait en 1970, a refait son entrée en Chambre en 1976.
    • Rodrigue Biron (UN): devenu chef en 1976; élu une première fois la même année.
    • Jacques Parizeau (PQ): devenu chef en 1988; réélu en 1989.
    • Mario Dumont (ADQ): devenu chef en 1994; élu une première fois la même année.
    • Jean Charest (LIB): devenu chef en 1998; élu une première fois la même année.

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    La Gazette de Montréal nous apprend aujourd’hui la tenue ce week-end de l’assemblée de fondation d’Affiliation Québec, un parti politique voué à la défense des “Canadiens loyaux” habitant la grande région métropolitaine de Montréal. Le site web du regroupement peut être consulté à l’adresse www.affiliationquebec.ca. La plate-forme proposée présente de nombreuses similitudes avec celle du Parti égalité et est largement axée sur des enjeux tels que les droits linguistiques de la minorité anglo-québécoise et le maintien du Québec au sein de la fédération canadienne.

    Bien que toujours existant sur papier, le Parti égalité n’a pas aligné un seul candidat lors de la dernière élection générale. De même, son ancien site web a été abandonné il y a près d’un an. Or, dans la lignée du dernier remaniement ministériel, où plusieurs ministres anglophones avaient été démis de leurs fonctions, plusieurs voix s’étaient élevées afin de recréer un parti centré sur les intérêts de la communauté anglophone, notamment l’ancien chef du Parti égalité et ex-député de D’Arcy-McGee (1989-1994), M. Robert Libman, dans une lettre ouverte publiée dans The Gazette le 29 avril dernier (A federalist, minority-rights party could make inroads in Quebec, accès réservé aux abonnés).

    Enfin, vérification faite, Affiliation Québec ne figure pas sur la liste des dénominations réservées pour les partis politiques provinciaux administrée par le Directeur général des élections (la dernière mise à jour affichée date du 27 avril). Si le regroupement devait réunir les conditions nécessaires pour obtenir le statut de parti politique autorisé, il deviendrait le 14e parti autorisé au Québec.

    New party proposed to push federalism

    Signatures Sought; ‘Inaugural meeting’ planned for Sunday

    JEFF HEINRICH, The Gazette
    Published: Friday, May 18, 2007

    A Westmount entrepreneur who was once involved in the anti-separatist Quebec partition movement hopes to get 100 signatures at a rally Sunday to be able to form a new pro-Canada political party and erode anglophones’ support of Premier Jean Charest and his provincial Liberals.

    Allen Nutik, 62, said he needs the signatures to found Affiliation Quebec, a party dedicated to the “million people in greater Montreal who are Canadian-oriented - anglo, franco and minorities - and who effectively don’t have any representation” in the National Assembly.

    He’s inviting Montrealers to join him Sunday at 2 p.m. at Ruby Foo’s Hotel on Decarie Blvd. for an “inaugural meeting” of his party, which would be formed if he gets enough support.

    Nutik hopes to tap into the dissatisfaction of some anglos about Charest’s decision after the last election to dump the English-speaking members of his cabinet and put in their place someone Nutik called “an absolute neophyte,” Immigration Minister Yolande James.

    He also blames the Liberals for reneging on a past campaign promise to dismantle the merged city of Montreal, for slow-tracking such important Montreal anglo projects as the McGill University Health Centre’s proposed superhospital, and for saying Quebec’s French-language laws need to be vigilantly enforced

    A radio journalist in the 1960s who later made his career in the alarm systems business, Nutik was a co-founder in 1996 of the Quebec Committee for Canada, a group that pushed municipalities to adopt unity motions in the wake of the failed 1995 Quebec sovereignty referendum.

    He has also run unsuccessfully several times for Westmount city council.

    With separatist sentiment on the wane and the Parti Quebecois in a major slump, Nutik said it’s time for federalist Montrealers to go on the offensive against the Charest Liberals, who he said take the community’s support for granted.

    He’s also opposed to the Quebec Community Groups Network, a federally funded anglo organization that held a large meeting five weeks ago in Montreal to discuss the future of the community.

    Nutik said the network speaks only for rural anglos and utters only “empty platitudes.”

    Affiliation Quebec will be different, he said.

    “The party isn’t about me - it’s about the party and its platform,” he said, refusing to say who else is behind his venture.

    “I’m not seeking personal publicity. We’d just like to get a mandate from the room on Sunday to form the party and go forward.”

    The website for Affiliation Quebec - so far embryonic - is www.affiliationquebec.ca.

    jheinrich@thegazette.canwest.com

    © The Gazette (Montreal) 2007


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    Un Parlement multipartite

    1. Les précédents
    2. Les règlements

    Lorsque la 1re session de la 38e législature de l’Assemblée nationale débutera le 8 mai prochain, il y aura non seulement un premier gouvernement minoritaire au Québec pour la première fois depuis 1878 mais également, pour la première fois en 37 ans, un troisième groupe parlementaire de plein droit (c’est-à-dire sans avoir obtenu ce statut à la suite d’une dérogation au Règlement de l’Assemblée nationale) au Salon Bleu. On l’a dit et redit des milliers de fois depuis deux semaines, mais cette situation (gouvernement minoritaire et multipartisme «officiel») est rarissime en contexte québécois et sera une source d’inconnu et, souhaitons-le, d’innovation et de progrès pour notre système parlementaire.

    Puisqu’il s’agit d’un sujet long à traiter, nous l’avons divisé en deux parties. Dans la première partie ci-dessous, nous traiterons des précédents en matière de reconnaissance des tiers partis à l’Assemblée nationale. Puis, dans la seconde partie qui paraîtra demain (probablement), nous parlerons des règles en vigueur lorsqu’il y a une gouvernement minoritaire et un troisième parti en Chambre.

    1- Les précédents

    Pour bien saisir ce qui suit, il faut faire la distinction entre un «parti politique» et un «groupe parlementaire». Un parti politique est une

    Organisation durable qui vise à conquérir et à exercer le pouvoir en défendant un certain nombre d’idées définies dans un programme. Les partis politiques se démarquent des groupes de pression ou des autres organisations de la société civile (syndicats, chambres de commerce, corporations professionnelles, etc.) dans la mesure où ils visent explicitement à former le gouvernement et non pas simplement à l’influencer ou à faire pression sur lui. (…) (source)

    Quant à un groupe parlementaire, il s’agit, d’après le Règlement de l’Assemblée nationale, d’une organisation qui satisfait aux critères suivants énoncés à l’article 13:

    13. Définition — Tout groupe d’au moins douze députés élus sous la bannière d’un même parti politique, ou tout groupe de députés élus sous la bannière d’un parti politique qui a obtenu au moins 20 % des voix aux plus récentes élections générales, constitue un groupe parlementaire.

    À l’exception du Président, les députés n’appartenant à aucun groupe siègent à titre d’indépendants.

    Selon l’ouvrage La procédure parlementaire au Québec (PDF, 635 Ko), les groupes parlementaires ne sont formellement reconnus dans les règles de procédure de l’Assemblée nationale que depuis l’adoption du présent Règlement de l’Assemblée nationale en 1984. La version précédente du Règlement de l’Assemblée nationale (1972-1984) contenait plutôt des dispositions concernant les «partis politiques reconnus». Et avant 1972, il n’y avait pas de critères précis pour qu’un tiers parti soit reconnu comme tel en Chambre (au moment d’écrire ces lignes, nous n’avions pu mettre la main sur le «Règlement annoté de l’Assemblée législative» ou «Code Geoffrion», en vigueur de 1941 à 1972, mais l’ouvrage La procédure parlementaire au Québec ne mentionne pas de dispositions sur les groupes parlementaires contenues dans ce règlement). De fait, il n’existait que deux «groupes parlementaires» (pardonnez l’anachronisme): le «gouvernement» et «l’opposition» (ou encore les «ministériels» et les «oppositionnistes»). C’est ainsi que, par exemple, durant la 12e législature (1908-1912), les députés de l’opposition envisagèrent de nommer Henri Bourassa comme chef de l’opposition officielle, même s’il avait été élu sous la bannière de la Ligue nationaliste canadienne (3 députés) plutôt que sous celle du Parti conservateur (14 députés), compte tenu du fait que le chef conservateur de l’époque, Pierre-Évariste LeBlanc, avait été défait dans sa circonscription.

    En date de l’inauguration de la 38e législature le 8 mai prochain, l’Assemblée nationale sera composée, sauf décès ou incapacité d’un des députés élus, de la façon suivante :

    • LIB: 48 sièges;
    • ADQ: 41 sièges;
    • PQ: 36 sièges.

    C’est la première fois depuis la 29e législature (1970-1973) qu’il y plus de deux « partis politiques reconnus » (selon l’expression en vigueur à l’époque) de plein droit à l’Assemblée nationale. Lors de l’élection générale de 1970, l’Union nationale (19,65%, 17 élus) avait formé l’opposition officielle, mais le Ralliement créditiste (11,19%, 12 élus) et le Parti québécois (23,06%, 7 élus) constituèrent deux autres groupes parlementaires d’opposition.

    Nous disons «de plein droit» car lors de la 31e législature (1976-1981), l’Union nationale (18,20%, 11 élus), n’avait pas atteint le minimum requis par le règlement de l’époque pour être reconnu comme groupe parlementaire. L’Union nationale avait néanmoins obtenu des autres partis une modification temporaire au règlement (le 22 décembre 1976, selon la Chronologie parlementaire de l’Assemblée nationale) afin d’abaisser le nombre minimum de députés de 12 à 11, permettant ainsi sa reconnaissance comme groupe parlementaire. À la suite de l’élection générale de 2003, l’Action démocratique du Québec (18,18%, 4 élus), avait tenté d’obtenir une dérogation semblable afin d’être reconnu comme groupe parlementaire, ce qui avait été refusé.

    Bien entendu, il est arrivé à de nombreuses reprises depuis la Confédération que des tiers partis soient parvenus à faire élire des députés en Chambre. Toutefois, ils n’avaient pas été reconnus en tant que «groupes parlementaires», soit parce que le concept n’existait tout simplement pas et/ou qu’ils s’étaient alliés à un autre parti d’opposition (ex.: la Ligue nationaliste canadienne en 1908, l’Action libérale nationale et le Parti conservateur en 1935, le Bloc populaire canadien en 1944), soit parce qu’ils ne satisfaisaient pas aux critères pour être reconnus comme tel (ex. : le Ralliement créditiste en 1973 et 1976, le Parti égalité en 1989 ou l’ADQ en 1994, 1998 et 2003).

    En ce sens, la 38e législature sera unique pour plusieurs raisons dans l’histoire parlementaire du Québec. D’abord parce qu’il s’agira du premier parlement depuis la Confédération où le gouvernement sera véritablement minoritaire au sens où nous l’entendons de nos jours, c’est-à-dire où le parti politique formant le gouvernement est en minorité face à un ou plusieurs partis d’opposition (l’historien parlementaire Gaston Deschênes explique sur son blogue les circonstances exceptionnelles qu’on ne saurait retrouver en 2007 et qui expliquent pourquoi, à la fin du 19e siècle, le libéral Joly de Lotbinière et le conservateur Taillon ont tenté de gouverner sans majorité en chambre. Voir également ce texte qu’il a publié dans Le Devoir le 26 mars dernier). Ensuite parce que les trois groupes parlementaires ont un nombre de sièges relativement (nous disons bien relativement) équivalent, chacun ayant, grosso modo, un tiers des sièges.

    Généralement, lorsque des parlements minoritaires sont élus dans d’autres juridictions au Canada, le troisième parti est beaucoup plus faible en nombre que les deux autres. Rappelons qu’en ce début de 38e législature à l’Assemblée nationale, le parti formant le gouvernement a 38,4% des sièges (à titre de comparaison, le gouvernement Harper avait fait élire 124 députés sur 308 (40,3%) en janvier 2006 tandis qu’en Nouvelle-Écosse, le gouvernement conservateur de Rodney MacDonald avait fait élire 23 députés sur 52 (44,2%) en juin dernier), le parti formant l’opposition officielle en détient 32,8% et le troisième parti se retrouve avec les 28,8% «restants» (toujours sur le plan comparatif, le troisième parti à la Chambre des communes, le Bloc québécois, avait gagné 51 sièges (16,6%) en janvier 2006 tandis qu’en Nouvelle-Écosse, le Parti libéral avait terminé troisième en juin 2006 avec 9 sièges (17,3%)).

    À venir: À quel point les règlements de l’Assemblée nationale sont adaptés à cette nouvelle situation?


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    La période de mise en candidature prenait fin cet après-midi à 14 heures. C’est donc un nombre record de 680 candidats qui se disputeront les suffrages le 26 mars prochain. Par contre, seulement huit partis seront de la course. Jamais depuis 1973 (5 partis politiques enregistrés à l’époque) a-t-on vu aussi peu de partis politiques présenter de candidats lors d’une élection générale.

    La répartition des candidats selon leur appartenance politique est la suivante:

    • Action démocratique du Québec: 125 candidats
    • Parti libéral du Québec: 125 candidats
    • Parti québécois: 125 candidats
    • Québec solidaire: 123 candidats
    • Parti vert du Québec: 108 candidats
    • Parti marxiste-léniniste du Québec: 24 candidats
    • Parti démocratie chrétienne du Québec: 12 candidats
    • Bloc pot: 9 candidats
    • Indépendants et sans désignation: 29 candidats

    Seuls les trois principaux partis sont parvenus à aligner une équipe complète de 125 candidats. Québec solidaire et le Parti vert du Québec ne sont pas loin derrière, chacun alignant au moins une centaine de candidats.

    Contrairement aux intentions qu’ils avaient affichées en début de campagne, le Parti conscience universelle et le Parti unitaire du Québec ne sont pas parvenus à présenter de candidat pour le 26 mars prochain. Quant au Parti communiste du Québec et au Parti égalité, ils avaient déjà confirmé plus tôt dans la campagne qu’ils ne présenteraient pas de candidat.

    Les listes de candidats par circonscription sur ce site seront mises à jours d’ici demain soir.


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    Alors que les cinq principaux partis politiques complètent le recrutement de leurs candidats respectifs, Hugo Meunier a brossé lundi dernier dans La Presse un portrait des autres partis politiques enregistrés, notamment au chapitre des candidatures, dont voici les faits saillants:

    • Bloc pot (BP): le Bloc pot a lancé sa campagne électorale vendredi dernier. On envisage de présenter une quarantaine de candidats.
    • Parti communiste du Québec (COM): nous en avions déjà parlé en fin de semaine, le Parti communiste ne présentera pas de candidat et son chef, André Parizeau, sera candidat sous l’étiquette de Québec solidaire dans l’Acadie.
    • Parti conscience universelle (CU): la chef du parti, Mme Aline Lafond, en sera l’unique candidate. Elle présentera sa candidature dans Labelle.
    • Parti démocratie chrétienne du Québec (DC): le chef du Parti, M. Gilles Noël, sera candidat dans Verdun, où il avait déjà été candidat en 1998 et 2003. Ils ont fait part de leur intention de présenter 35 candidats à travers le Québec.
    • Parti égalité (EP): selon La Presse, les responsables du parti ignorent si des candidats feront campagne sous l’étiquette du Parti égalité cette année.
    • Parti marxiste-léniniste du Québec (ML): pas de nouvelles des ML.
    • Parti unitaire du Québec (UNI): le chef du parti, M. Louis-Marie Tiffault, sera candidat dans Portneuf. Il est le seul candidat de son parti pour l’instant (petite parenthèse ici, on comprend maintenant pourquoi le parti n’a pas de site web lorsqu’on sait que “Pour l’heure, il est le seul candidat de son parti et il n’a qu’une seule pancarte sous la main”. We did not make this up!).

    Si vous avez des informations à nous transmettre sur des candidatures indépendantes ou des tiers partis dans les circonscriptions, contactez-nous dans la zone “commentaires”.


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    Traverser la Chambre?

    Michel Corbeil relate dans l’édition du Soleil de ce matin les tractations qui auraient pu mener vers un événement rarissime à l’Assemblée nationale, soit un député qui quitte son groupe parlementaire pour joindre un autre parti politique. Le député de Groulx, Pierre Descôteaux (LIB), aurait été approché par des membres de l’État-major du Parti québécois afin de joindre l’opposition officielle:

    Le SoleilLe mardi 12 décembre 2006

    PASSAGE DU PLQ AU PQ

    Le député Descôteaux nie les rumeurs

    Michel Corbeil
    Le Soleil
    Québec

    Le député libéral de Groulx, Pierre Descôteaux, nie formellement la rumeur voulant qu’il songe à traverser le parquet de la Chambre à l’Assemblée nationale pour se joindre au Parti québécois.

    L’élu s’est amusé d’être approché à ce sujet. « C’est rare qu’un journaliste appelle un député d’arrière-banc », a-t-il blagué.

    « Si j’étais sollicité par le PQ, je m’en serais vanté », a-t-il ajouté. Il a signalé qu’il comprend bien le jeu politique, même s’il n’a pas une longue expérience comme député.

    Selon les bruits qui sont parvenus au Soleil, des tractations avaient eu lieu au plus haut niveau, ces derniers jours. Certains ont même affirmé que le député de Groulx, une circonscription au nord de Montréal, avait rencontré son chef, Jean Charest, et un conseiller du leader péquiste André Boisclair.

    On a souvent vu un député démissionner (ou être démissionné!) de son parti politique afin de siéger en chambre comme député indépendant, mais le fait de passer directement d’un parti à un autre est très peu fréquent à l’Assemblée nationale. Les derniers événements de ce type remontent à la 31e législature (1976-1981), le député de Huntingdon, Claude Dubois (UN), ayant quitté l’Union nationale en septembre 1979 afin de joindre le Parti libéral du Québec, tandis qu’un an plus tard, le député de Rouyn-Noranda et chef du Parti démocrate créditiste, Camil Samson (CS), joignait également les libéraux. Pour sa part, le député de Lotbinière, Rodrigue Biron (ind.), avait démissionné comme chef de l’Union nationale en mars 1980 et siégé comme député indépendant avant de joindre le PQ en novembre 1980.

    Plus récemment, en août 1992, le député de Westmount, Richard B. Holden (ind.), annonçait qu’il joignait le groupe parlementaire du Parti québécois, mais il s’était écoulé près d’un an entre sa démission du Parti égalité et son adhésion au PQ. Par ailleurs, le 2 mars 1994, le député d’Iberville, Yvon Lafrance (ind.), qui avait quitté le Parti libéral du Québec un mois plus tôt, annonçait qu’il siégerait comme député de l’Action démocratique du Québec. L’ADQ ne constituait toutefois pas un groupe parlementaire reconnu en chambre, n’ayant pas encore participé à un scrutin à l’époque.


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    Ça sent la fin pour deux partis politiques

    En visitant aujourd’hui le site du Parti conscience universelle, nous avons lu le message suivant:

    Après trois ans d’investissements physiques, monétaires et d’espoir, je suis obligée de voir la vérité en face : tout le monde veut un monde meilleur mais personne ne veut s’investir.

    À compter d’aujourd’hui, le 28 août 2006, j’ai mis fin à mon rêve d’une société meilleure. Donc ne perdez pas de temps à lire ce programme, il n’y a plus d’abonné au numéro inscrit.

    signé: Aline Lafond

    Par ailleurs, il y a lieu de se demander si le Parti égalité n’est pas également en sérieuses difficultés. Le site web du parti est en effet hors d’usage depuis juin 2006 et la confusion demeure concernant la direction du parti. En effet, bien que Keith Henderson, chef du parti depuis 1993, ait annoncé sa démission dès le lendemain de l’élection générale de 2003, ce dernier est encore officiellement, selon le Registre des entités autorisées du Directeur général des élections, chef du Parti égalité.

    À moins d’un revirement, il y a donc tout lieu de croire que ces deux formations politiques perdront leur statut de parti politique autorisé d’ici la prochaine élection générale.

    MISE À JOUR (6 décembre 2006): le Parti conscience universelle semble être sorti de sa torpeur, le message présenté en début d’article ayant été retiré du site.


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    Investiture libérale dans D’Arcy-McGee: Bergman briguera un 4e mandat

    Le député de D’Arcy-McGee et ministre du Revenu, Lawrence S. Bergman (LIB), a été nommé pour une quatrième fois candidat du Parti libéral du Québec dans la circonscription de D’Arcy-McGee lors d’une assemblée d’investiture rassemblant plus de 300 militants de la circonscription.

    M. Bergman est député depuis 1994, ayant alors battu l’ex-chef du Parti égalité (1989-1993) et député de D’Arcy-McGee, Robert Libman (ind.). Il est ministre du Revenu depuis l’entrée en fonction du gouvernement Charest en avril 2003.

    Élection générale 2007: circonscription électorale de D’Arcy-McGee


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