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La politique québécoise un 23 juin

  • 23 juin 2009: Remaniement ministériel au sein du gouvernement Charest (LIB).
  • 23 juin 1990: L’Accord constitutionnel du Lac Meech, visant à réintégrer le Québec au sein de la constitution canadienne, devient caduc après que deux provinces, le Manitoba et Terre-Neuve, aient refusé de l’entériner.
  • 23 juin 1988: Remaniement ministériel au sein du gouvernement Bourassa (LIB).
  • 23 juin 1919: 15e élection générale à l’Assemblée législative du Québec:
  • 23 juin 1896: Élection partielle dans Montmorency, remportée par Édouard Bouffard (CON).
  • 23 juin 1862: Élection législative partielle dans la division du Golfe, remportée par Ulric-Joseph Tessier (ROU), commissaire des Travaux publics dans le gouvernement Macdonald-Sicotte.
  • 23 juin 1854: Dissolution du 4e Parlement de la Province du Canada et émission des brefs d’élection de la 5e élection générale à l’Assemblée législative de la Province du Canada.
  • 23 juin 1841: Le député de Québec, John Neilson (PAT), dépose un amendement à l’adresse en réponse au discours du trône par lequel serait exprimé le regret que la population du Bas-Canada n’ait pas été consultée sur l’adoption de l’Acte d’Union par le Parlement britannique en 1840. L’amendement sera rejeté par 50 voix contre 25.

À propos du taux de participation

L’inquiétude envers le taux de participation le 8 décembre prochain est devenu un thème récurrent de la présente campagne électorale. Pour se consoler, on a écrit à quelques reprises (dans les journaux notamment) que «c’était bien pire dans le temps» puisque, par exemple, 27% des électeurs seulement avaient pris la peine de voter lors de l’élection générale de 1919.

Ce genre d’affirmations tout être replacé en contexte car ce qu’on oublie souvent de mentionner, c’est qu’avant les années 1930, le phénomène des élections «sans opposition» ou «par acclamation» (c’est-à-dire une élection où il n’y a qu’un seul candidat qui est déclaré élu dès la fin de la période de mise en candidature) était courant lors des scrutins au Québec.

À titre d’exemple, en 1919, 43 candidats libéraux avaient été élus par acclamation, ce qui assurait au Parti libéral une majorité d’élus en Chambre avant même que ne débute le scrutin. Or, cette situation avait un effet direct sur le taux de participation puisque plus de la moitié des électeurs inscrits n’avait tout simplement pas à voter. C’est ce qui explique le faible taux de participation de 27,30% cette année là.

L’élection générale de 1919 est un cas extrême, mais à chaque élection générale entre 1867 et 1927 (plus 1935 et 1939), il y a eu au moins 1 député élu par acclamation.

 Élections «par acclamation», 1867-____

En réalité, comme le démontre le graphique ci-dessous, lorsqu’on tient compte uniquement des circonscriptions où il y a eu un scrutin, le taux de participation est rarement tombé sous les 60% depuis 1867. Et depuis 1931, le taux de participation n’est jamais tombé sous les 70%. Par exemple, en 1867, le taux officiel était de 46,84%, mais le taux réel dans les circonscriptions où il y a eu un scrutin dépasse les 66% (19 députés sur 65 avaient été élus par acclamation). Et si on reprend notre exemple de 1919, le taux de participation s’élève à 54,5% dans les circonscriptions où il y a eu un scrutin. Ce taux (qui reste plus bas que la moyenne) s’explique probablement par le fait que l’élection dans les 36 circonscriptions où il y avait 2 candidats ou plus était devenue «inutile», vu la majorité déjà garantie pour les libéraux.

Taux de participation par élection générale, 1867-____