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Québec solidaire en quête d’alliances? – la suite

Nous rapportions il y a trois jours les propos de la porte-parole de Québec solidaire, Mme Françoise David, à l‘effet qu‘elle ne fermait pas la porte à l‘idée de conclure des alliances dans certaines circonscriptions au cours de la prochaine élection générale.

Cette déclaration pourrait en surprendre plus d‘un, le parti avait toujours affirmé jusqu‘à présent son intention de présenter des candidats dans les 125 circonscriptions du Québec. Les dirigeants de QS l‘ont fait tant lors du Congrès de fondation en février 2006 qu‘à l‘occasion du Conseil national de mai 2006. Pourquoi ouvrir à nouveau la porte à d‘éventuelles alliances alors que les chefs du Parti québécois et du Parti vert du Québec ont déjà fermé la porte à double tour? La réponse pourrait se trouver dans cet article de Caroline Lepage paru aujourd‘hui dans le site web de L‘Express de Drummondville:

Québec solidaire prend racine dans Drummond

Par Caroline Lepage
L‘Express
Article mis en ligne le 6 novembre 2006

Rappelant que les gauchistes étaient souvent considérés, à tort, comme des «pelleteux de nuages» ou des «communistes non recyclés», la porte-parole de Québec solidaire, Françoise David, de passage le 30 octobre dernier au cégep de Drummondville, a fait valoir les valeurs de Québec Solidaire, un parti où le souci d‘une justice sociale se veut plus que des mots, mais une réalité bien ancrée.

«Est-ce qu‘on peut rêver ensemble, rêver logique?», voilà une question qu‘a adressée Mme David à la cinquantaine de personnes réunies à cette rencontre d‘information et d‘échange qui s‘inscrit dans le cadre d‘une tournée provinciale.

Présentant les grandes lignes de cette nouvelle formation politique, la porte-parole a parlé des valeurs écologiste, démocrate, féministe, altermondialiste, plurialiste, souverainiste et gauchiste du parti.

«C‘est un parti qui sent l‘humanisme!», s‘est exprimé, un membre de l‘assemblée, Donald Lauzière.

Les membres en sont d‘ailleurs à préparer la plate-forme de Québec solidaire. L‘objectif pour les prochaines élections provinciales consiste à ce que le parti soit représenté au sein de 85 circonscriptions sur les 125 existantes au Québec. À l‘heure actuelle, 50 d‘entre elles sont fondées. (nous soulignons)

Le mouvement compte donc réellement s‘enraciner dans chaque région, et ce, au prix d‘un travail de terrain sans relâche.

«Il faut se serrer les coudes, aller au front, souvent à contre-courant», a souligné la porte-parole.

À cet effet, une participante à la rencontre drummondvilloise a questionné Mme David sur les motifs de ses engagements.

«Ma motivation, elle est devant moi. Partout où je vais, je rencontre des militants et d‘autres personnes qui aspirent à quelque chose. Parfois, ce n‘est pas très clair, mais je sens que Québec solidaire peut représenter une réponse à ces questionnements», a-t-elle partagé.

Émergence dans Drummond

L‘intérêt grandissant que soulève le parti est notable. Environ 50 % des personnes qui assistaient à la rencontre, lundi, se sont identifiées comme membres de Québec solidaire. Pourtant, à se fier au nombre de questions posées, l‘autre moitié semblait tout aussi intéressée à connaître les positions sur différents sujets.

Selon Sébastien Lépine, responsable des communications dans Drummond, Québec solidaire compte une cinquantaine de membres en règle, mais avec la période de recrutement en cours, l‘objectif du parti est de doubler ce nombre.

Une assemblée d‘investiture devrait se tenir vers le début de l‘année 2007. Trois personnes ont manifesté l‘intérêt de représenter le parti lors des prochaines élections.

D‘ici là , une activité, prévue le 13 novembre, lors d‘une assemblée précongrès devrait permettre aux participants de débattre sur divers sujets. Françoise David pourrait également revenir dans la région après les Fêtes, possiblement au cours de la semaine des sciences humaines du cégep de Drummondville.

Québec solidaire en quête d’alliances?

Nous revenons sur l‘article publié hier sur la prochaine assemblée d‘investiture de Québec dans Arthabaska et l‘assemblée publique de Françoise David dans la circonscription le 1er novembre dernier. La Nouvelle rapporte en effet sur son site Internet les propos de Mme David sur l‘opportunité de conclure des alliances avec d‘autres partis, notamment le Parti québécois, lors de la prochaine élection générale.

Investiture le 6 décembre

Par Hélène Ruel
La Nouvelle
Article mis en ligne le 1 novembre 2006

Dans Arthabaska, on a fixé au mercredi 6 décembre la date de l‘assemblée d‘investiture de Québec solidaire.

Il se pourrait même que des personnes profitent de l‘assemblée générale de samedi prochain (4 novembre) pour manifester leur intérêt à présenter leur candidature, a laissé entendre la porte-parole de l‘association d‘Arthabaska, Maureen Martineau.

Il y a quelques mois l‘éventualité de s‘allier au Parti québécois dans la circonscription d‘Arthabaska avait été effleurée.

À l‘instar de Françoise David, Maureen Martineau ne la balaie pas du revers de la main. «Nous connaissons bien Thérèse Domingue (la candidate du Parti québécois), mais la politique dépasse les personnes et Québec solidaire a envie de présenter un candidat», a dit Mme Martineau.

Il se pourrait que dans certaines circonscriptions, on en vienne à décider de conclure des alliances. Mais s‘il y en a, elles surviendront beaucoup plus tard et auront fait l‘objet de discussions non seulement au plan local, mais aussi au plan national, a précisé Françoise David.

La réaction du PQ-Arthabaska à cette déclaration, s‘il y en a eu une, n‘a pas été rapportée par La Nouvelle.

Le Parti vert, Québec solidaire et l‘union de la gauche au Québec

Lors d‘une rencontre de presse rapportée dans Le Devoir (accès réservé aux abonnés), le chef du Parti vert du Québec, Scott MacKay, rejette plus catégoriquement que jamais l‘idée d‘une alliance de son parti avec Québec solidaire lors de la prochaine élection générale, réitérant ainsi la position adoptée par son parti lors de l‘assemblée générale annuelle tenue le 28 mai 2006. Loin d‘axer ses efforts sur une alliance avec QS, le Parti vert voudrait plutôt présenter des candidats dans les 125 circonscriptions du Québec et de faire une percée dans des régions où il y a des controverses environnementales, comme en Estrie avec le Mont-Orford ou dans Chaudières-Appalaches avec le projet Rabaska. Ce positionnement est justifié par le fait que les Verts ne se considèrent « ni de gauche, ni de droite, ni souverainistes, ni fédéralistes ». L‘article de Robert Dutrisac est reproduit ci-dessous:

Le Parti vert fera cavalier seul

Robert Dutrisac
Édition du samedi 23 et du dimanche 24 septembre 2006

Québec — Le chef du Parti vert du Québec, Scott McKay, rejette à tout jamais la possibilité d‘une alliance avec Québec solidaire, convaincu que les verts ont beaucoup plus de potentiel que la nouvelle formation de gauche.

«Ils s‘aperçoivent qu‘ils se sont peinturés dans le coin, que leurs appuis n‘augmentent pas, qu‘ils n‘ont pas réussi à atteindre leur objectif de croissance», a souligné Scott McKay, qui rencontrait les médias hier. «Le Parti vert du Québec a l‘intention de ratisser beaucoup plus large. On ne va pas se peinturer dans un coin avec un petit parti de gauche.»

Répondant aux appels pressants des dirigeants de QS, le PVQ, lors de son assemblée générale de mai dernier à Beaumont, a rejeté par une forte majorité de ses membres une alliance avec QS. «Le Parti vert du Québec n‘est pas un parti de gauche ou de droite, ce n‘est pas un parti souverainiste ou fédéraliste. C‘est un parti qui veut rassembler les gens de toute orientation sociale et politique», a dit M. McKay.

Aux élections d‘avril 2003, le PVQ n‘avait présenté que 37 candidats, mais M. McKay promet que sa formation politique dénichera des candidats pour les 125 circonscriptions lors des prochaines élections générales.

Le chef du PVQ a cité des sondages qui suggéreraient que 30 % des Québécois ont déjà envisagé de voter pour les verts. Le défi, c‘est de transformer cette inclination en votes ou, de façon réaliste, a précisé M. McKay, de faire en sorte que les appuis en faveur des verts — de 9 ou 10 % dans les sondages — se matérialisent dans les urnes. Or M. McKay reconnaît que le PVQ n‘a pas d‘organisation digne de ce nom. Le parti ne connaît même pas le nombre de ses membres, ses listes, qui comptent des milliers de noms, n‘ayant pas été révisées.

Aux prochaines élections, le PVQ s‘intéressera de près aux comtés où une controverse de nature écologique a cours, comme à Lévis ou à Orford, qui pourraient devenir des terrains fertiles pour les verts. «M. Charest a eu la bonté de semer les graines qui feront en sorte que le Parti vert, dans certaines circonscriptions, pourra aller chercher des résultats importants», estime Scott McKay.

Ce nouveau refus de M. MacKay d‘envisager une alliance avec Québec solidaire n‘est qu‘un épisode supplémentaire à cette saga entourant l‘union de la gauche au Québec. Rappelons que lors de l‘élection générale de 1998, trois partis se disputaient les suffrages de l‘électorat de gauche, soit le Parti de la démocratie socialiste (ex-NPD-Québec), le Parti marxiste-léniniste du Québec et le Parti communiste du Québec, auxquels on doit ajouter le Rassemblement pour une alternative politique (RAP), mouvement politique fondé en 1997 afin de « construire une force politique à gauche du PQ » et qui avait présenté une dizaine de candidats indépendants.

À ces trois partis s‘ajoutèrent en 2001 le RAP, devenu le « Rassemblement pour l‘alternative progressiste », et le Parti vert du Québec qui demeure souvent perçu comme un parti de gauche bien qu‘il se présente comme étant au-dessus du clivage gauche-droite. L‘année suivante, le RAP, le Parti de la démocratie socialiste et le Parti communiste du Québec fusionnèrent afin de former une nouvelle formation politique dans le but de fédérer la gauche québécoise (ce qui était pourtant l‘objectif du RAP), l‘Union des forces progressistes. C‘est ainsi que lors de l‘élection générale de 2003, on se retrouva à nouveau avec trois partis politiques se disputant le vote de gauche, soit le Parti marxiste-léniniste du Québec, l‘Union des forces progressistes et le Parti vert du Québec (les deux derniers ayant conclu officiellement une alliance). Puis, en 2006, l‘UFP fusionna avec le mouvement Option citoyenne de Françoise David, donnant ainsi naissance à un nouveau parti se voulant rassembleur de la gauche politique (ce à quoi aspiraient le RAP et l‘UFP quelques années auparavant), Québec solidaire. Malgré cela, le Parti communiste du Québec fit un retour sur la scène québécoise en 2006 (quoique cette opération ne résulte pas d‘une scission de Québec solidaire, mais plutôt de la volonté d‘empêcher une autre organisation communiste de s‘emparer du nom), et la section québécoise du NPD envisage sérieusement de faire un retour sur la scène québécoise.

Résultat: pas moins de cinq partis risquent de se disputer le vote de gauche lors de la prochaine élection générale.

Vers un retour du NPD-Québec?

En marge du Congrès biennal du Nouveau Parti démocratique à Québec en fin de semaine, des rumeurs ont commencé à courir à l‘effet que la section québécoise du parti songerait à remettre sur pied le NPD-Québec et à faire un retour sur la scène électorale québécoise.

Rappelons que le Nouveau Parti démocratique du Québec, fondé en tant qu‘aile québécoise du NPD fédéral en 1963, a fait quelques apparitions sporadiques sur la scène québécoise lors des élections générales de 1970 et 1973 avant de se constituer formellement en tant que parti politique provincial en 1985. En 1989, le NPD-Québec se désaffilia du NPD fédéral après avoir pris position en faveur de la souveraineté du Québec, ce qui contrevenait à la constitution du parti fédéral. En 1996, le NPD-Québec changea de nom et devint le Parti de la démocratie socialiste. En 2002, le PDS fusionna avec le Parti communiste du Québec et le Rassemblement pour l‘alternative progressiste pour constituer l‘Union des forces progressistes, lequel fusionna à son tour avec d‘autres mouvements politiques en 2006 pour former Québec solidaire. La question des relations d‘un éventuel NPD-Québec avec Québec solidaire est d‘ailleurs encore pendante.

Le nom « Nouveau Parti démocratique du Québec » a déjà été réservé auprès du Directeur général des élections du Québec, lequel a la responsabilité d‘autoriser les partis politiques sur la scène provinciale, notamment en vertu de la Loi sur le financement des partis politiques. En outre, un site Internet a été mis sur pied afin de promouvoir l‘idée de recréer le NPDQ.