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Un autre sondage à Québec
Québec hebdo (les hebdos locaux de Transcontinental dans la région de Québec) a dévoilé hier sur son site web les résultats d‘un sondage sur les intentions de vote dans la région de Québec réalisé par la firme Axiome Marketing. Après répartition des indécis (le nombre d‘indécis n‘est pas précisé, ni la méthode de répartition), les intentions de vote dans la région de Québec seraient les suivantes:
-
ADQ: 41,6%
-
LIB: 29,3%
-
PQ: 21,9%
-
VRT: 3%
-
QS: 3%
-
Autres: 1%
Les données par circonscription semble indiquer une lutte à trois dans les trois circonscriptions de la Haute-Ville et une avance adéquiste dans les six autres, mais en raison de la petite taille des sous-échantillons dans chaque circonscription, les données doivent être interprétées avec une extrême prudence. Par contre l‘analyse de transfert de votes est beaucoup plus intéressante. Elle nous indique que parmi les répondants qui entendent appuyer le Parti libéral du Québec et le Parti québécois en 2007, 85% affirment avoir fait le même choix en 2003. Par contre, pour l‘Action démocratique du Québec, 30% de ses supporters avaient voté libéral en 2003 et 13% avaient appuyé le PQ (ce qui est tout à fait logique: un parti qui fait des gains d‘une élection à l‘autre le fait nécessairement au détriment de ses adversaires et, dans une moindre mesure, parmi ceux qui n‘avaient pas voté lors du scrutin précédent). Évidemment, la marge d‘erreur pour les sous-échantillons ADQ, LIB et PQ varient car ils ne sont pas tous de la même taille.
Le rapport d‘Axiome Marketing peut être consulté ici (pdf).
Le sondage a été réalisé du 14 au 17 mars 2007 auprès de 1 039 répondants des « neuf circonscriptions de Québec » (toutes les circonscriptions de la région de la Capitale-Nationale, sauf Charlevoix et Portneuf). La marge d‘erreur est de 3,04%, 19 fois sur 20.
Sondage régional CROP dans la Capitale-Nationale (2)
La Presse a dévoilé ce matin les résultats d‘un deuxième sondage en cette campagne électorale sur les intentions de vote dans la région de la Capitale-Nationale (le premier datant du 28 février dernier). Le territoire couvert est le même que lors du sondage de février, soit
(…) des circonscriptions du centre-ville comme Jean-Talon, où se présente le libéral Philippe Couillard, et Taschereau, où on retrouve la péquiste Agnès Maltais. L‘ADQ a déjà deux circonscriptions sur les 12 sondées, Vanier et Chutes-de-la-Chaudière. On cou20vre aussi en bonne partie les circonscriptions de Chauveau (où l‘ADQ présente une vedette, Gilles Taillon), Portneuf, Montmorency et Charlesbourg
auxquels s‘ajoutent Jean-Lesage, La Peltrie, Lévis et Louis-Hébert.
Or, donc, après répartition proportionnelle des 15% indécis, les intentions de vote dans la région de Québec seraient les suivantes (les chiffres entre parenthèses indiquent les variations par rapport au précédent sondage CROP de fin février):
-
ADQ: 40% (+10)
-
PQ: 26% (+1)
-
LIB: 24% (-8)
-
VRT: 8% (=)
-
QS: 4% (=)
-
Autres: 0% (-1)
Oui, si on additionne, ça fait 102%, mais ce sont les chiffres qui sont parus dans La Presse. On vous reviendra là -dessus. MISE À JOUR: Dans Le Soleil, on attribue 6% aux verts et 5% à Québec solidaire à un endroit, mais 8% et 4% respectivement à un autre endroit. À suivre…
Comment cela pourrait-il se refléter en termes de sièges? Les responsables de la firme CROP refusent de prédire le nombre de sièges qu‘obtiendra chaque parti, mais fait valoir que la répartition géographique du vote adéquiste pourrait l‘empêcher de « passer la gratte » dans toutes les circonscriptions de la région. En effet,
Dans les circonscriptions du centre-ville, on trouve grosso modo 30 % d‘adéquistes, un appui qui grimpe à 45 % en périphérie et sur la rive sud.
Ces chiffres sont en continuité avec d‘autres enquêtes réalisées récemment et qui tendent à démontrer que l‘appui adéquiste se concentre dans les anciennes villes de banlieue de la défunte Communauté urbaine de Québec. C‘est ce qu‘avaient démontré Paul Villeneuve, professeur associé à l‘École supérieure d‘aménagement du territoire et de développement régional (ÉSAD), et Yvon Jodoin, professionnel de recherche au Centre de recherche en aménagement et développement (CRAD) de l‘Université Laval, lors d‘une conférence donnée au début de février et dont on avait parlé dans Le Soleil. Selon cette étude, un électeur qui habite dans l‘axe central Québec – Sainte-Foy aurait peu tendance à voter pour un parti prônant une idéologie conservatrice, tandis qu‘un électeur qui vit loin du centre-ville et de la banlieue immédiate, et plus particulièrement dans l‘ouest de la ville, aurait davantage tendance à voter à droite. Il y a d‘autres facteurs qui entrent en ligne de compte, mais il y a un compte rendu un peu plus détaillé dans un journal de campus de l‘Université Laval, Au fil des événements (la carte ci-jointe est d‘ailleurs tirée de cet article).
Le sondage téléphonique a été réalisé du 15 au 18 mars 2007 auprès de 500 répondants. La marge d‘erreur est de 4%, 19 fois sur 20. Poursuivez la lecture de «Sondage régional CROP dans la Capitale-Nationale (2)»→
Le blogueur Stéphane Dion de Go-Québec.com lance une initiative intéressante et inédite (à notre connaissance) au Québec: réaliser un sondage de sortie des urnes ou « exit poll » par Internet le 26 mars prochain:
Avec l‘aide des électeurs, nous voulons déterminer les résultats des élections du 26 mars prochain avant la fermeture des bureaux de vote. Les électeurs sont invités à compléter anonymement un très court sondage par circonscription sur le choix qu‘ils ont fait.
Les résultats obtenus seront combinés avec des données des élections antérieures ainsi qu‘une projection de la répartition des votes dans les 125 circonscriptions. La tendance des votes dans une circonscription permettra de déclarer un candidat élu.
Un sondage de sortie des urnes est un sondage réalisé immédiatement après que les électeurs aient quitté le bureau de vote et où, contrairement aux sondages d‘opinion où l‘on questionne les répondants sur leurs intentions de vote, on demande aux répondants l‘identité du candidat ou du parti pour lequel ils ont réellement voté. Pour de plus amples renseignements sur la méthodologie employée lors du sondage de sortie des urnes réalisé pour les principaux réseaux télé américains lors des élections de mi-mandat aux États-Unis en 2006, nous vous invitons à lire ce billet (en anglais) de Mark Blumenthal sur pollster.com.
En quoi est-ce une démarche inédite? Pourquoi n‘y a-t-il pas de sondages de sortie des urnes au Québec, par exemple par CROP ou Léger Marketing? Tout simplement en raison de la rapidité avec laquelle les résultats sont compilés. Les sondages de sortie des urnes sont généralement employés dans des pays populeux (ex: États-Unis, France) et/ou qui n‘ont pas les ressources qui permettent de communiquer rapidement les résultats du dépouillement, ce qui fait en sorte que le dépouillement des bulletins de vote peut s‘échelonner sur plusieurs jours. Une autre utilité des sondages de sortie des urnes est de contre-vérifier les résultats « officiels » d‘un scrutin dans une démocratie dite « émergente » afin d‘essayer de détecter les possibles cas de fraude électorale. Au Québec (et aussi au fédéral), le premier décompte des bulletins de vote est complété dans les heures suivant la fermeture des bureaux de scrutin et, sauf résultats extrêmement serrés ou retards dans une section de vote donnée, on peut rapidement proclamer un vainqueur.
Mais revenons au projet de sondage de sortie des urnes de Go-Québec.com. De prime abord, la méthode suggérée est, à certains égards, questionnable sur le plan méthodologique:
- d‘abord, comme tout sondage réalisé par Internet, rien ne garantit, contrairement aux sondages de sortie des urnes réalisés « en personne » à la sortie des lieux de votation, que chaque individu ne sera sondé qu‘une seule fois.
- Ensuite, étant donné que l‘échantillon ne sera pas sélectionné de façon aléatoire (les répondants sont ceux qui le veulent bien), rien n‘indique que l‘échantillon sera représentatif de la composition de l‘électorat québécois. De plus, après avoir répondu au sondage, nous nous sommes rendus compte qu‘aucune question n‘est posée sur les caractéristiques socio-économiques des répondants (âge, sexe, lieu de résidence, langue maternelle, scolarité, revenu, etc.), contrairement à ce qui se fait dans d‘autres pays. Rien ne permet de pondérer l‘échantillon en fonction des caractéristiques de la population, ce qui rend toute extrapolation pour le moins risquée.
- Enfin, les sondages de sortie des urnes sont généralement employés afin de tenter de prédire les résultats d‘une élection à l‘échelle nationale (par exemple lors d‘élections présidentielles) et non pas de prédire les résultats à l‘échelle des circonscriptions. Dans un monde idéal, avec un échantillon représentatif de la population, ça prend un minimum de répondants dans chaque circonscription pour faire une projection valide. À 500 répondants par circonscription (marge d‘erreur d‘environ 5% tout de même!), ça prendrait au mimimum 62 500 répondants à l‘échelle québécoise! Même Léger Marketing ou CROP seraient incapables fournir à la tâche en quelques heures, même par Internet, même avec toutes les précautions que les firmes de sondages prennent lorsqu‘elles sondent par Internet!
Autrement dit, la démarche de Go-Québec.com s‘apparente davantage à un « straw poll« , comme on en retrouve à tous les jours sur Cyberpresse, qu‘à un sondage de sortie des urnes. Nous n‘avons rien contre les straw polls en soi, nous en avons un nous-mêmes dans la section Élection 2007 de ce site. Le problème est de croire qu‘un straw poll peut être représentatif de l‘ensemble d‘une population. Par définition, un straw poll n‘est représentatif que de l‘opinion des répondants et ne devrait avoir aucune prétention scientifique.
Cela étant, l‘exercice de Go-Québec.com, à défaut d‘être un vrai sondage scientifique, risque de mettre encore plus de piquant à la soirée électorale, comme s‘il n‘y en avait pas déjà assez comme ça!
Analyse de sondages
À lire ce matin dans La Presse: Denis Lessard présente les travaux de Mme Claire Durand, professeure au département de sociologie à l‘Université de Montréal, sur les sondages électoraux. Mme Durand a d‘ailleurs établi, sur la base des résultats de 2003 par circonscription, une liste des «victoires» attendues pour chaque parti le 26 mars prochain, liste que vous pouvez consulter sur le dépôt public de données de Mme Durand (cliquez ici).
Le mardi 20 mars 2007
ANALYSE
La sondeuse de sondages
Denis Lessard La Presse
Tout le monde semble convaincu qu‘une faible participation aux élections du 26 mars sera nécessairement une mauvaise nouvelle pour le Parti québécois. On tient aussi pour acquis, sans nuances, le nombre des sièges obtenus en 2003.
«Ces mythes m’énervent», lance Claire Durand qui, depuis des années à l‘Université de Montréal, «sonde les sondages». De son oeil de «méthodologue», elle vérifie si les enquêtes d‘opinion dont les médias font leurs choux gras en période électorale sont faites selon les règles de l‘art.
Pour terrasser quelques impressions reçues, la chercheuse a pris le temps de refaire ces fameuses listes que les organisateurs des partis gardent précieusement dans leur poche. Ils ne montrent jamais ces palmarès des circonscriptions – elles décourageraient bien des aspirants candidats.
Les victoires, comme les défaites, sont courtes bien souvent. Cette circonscription peinte en bleu en 2003, devrait être plus foncée, et cette autre, un gain libéral, mériterait d‘être rose plutôt que rouge.
Car c‘est une chose d‘établir le pourcentage que pourrait obtenir un parti dans l‘urne le soir des élections; c‘en est une autre de prédire comment ce chiffre se distribuera dans les circonscriptions.
C‘est d‘ailleurs pourquoi les sondeurs ont toujours rappelé que le PLQ avait besoin d‘une demi-douzaine de points d‘avance, pour l‘emporter – une partie importante de ses partisans sont concentrés dans l‘ouest de Montréal.
Pour chacun des trois principaux partis, Mme Durand a établi, circonscription par circonscription, l‘ordre des «victoires» attendues le soir du 26, sur la base du vote exprimé en 2003 – la liste que les apparatchiks gardent dans leur petite poche.
Bien sûr, des courses à trois peuvent toujours brouiller les cartes. La montée de l‘ADQ dans une circonscription péquiste peut, tout à coup, ouvrir la voie à un élu libéral. C‘est ainsi que les libéraux soutiennent avoir des chances dans Nicolet ou dans Berthier. Dans Roberval ou Lévis, les libéraux ont été élus en 2003 grâce à une bonne performance de l‘ADQ.
Premier constat, les libéraux peuvent compter sur plus de 35 circonscriptions où, en 2003, ils ont gagné avec une avance d‘au moins 20 % des voix sur leur plus proche adversaire, montre le manuel Durand.
Les victoires du PQ sont moins fortes. Dans 25 des 45 circonscriptions les plus péquistes, il y a quatre ans, le gagnant avait moins de 10 % d‘avance sur son plus proche adversaire.
L‘ADQ, de son côté, est habituée aux courtes victoires, et plus encore aux défaites de justesse. En 2003, sur cinq élus, l‘ADQ a gagné par plus de 10 % des voix seulement une fois. C‘était dans Rivière-du-Loup grâce à Mario Dumont.
Comme tous les sondages montrent que l‘ADQ aura plus de voix qu‘en 2003 – elle avait alors recueilli 18 % des suffrages – la liste de Mme Durand montre très nettement là où l‘ADQ a le plus de chances. C‘était prévisible, la région de Québec s‘y retrouve au complet. Mais en descendant la liste, on retrouve aussi Mirabel, René-Lévesque, Arthabaska, Saint-Maurice, Berthier, Rouyn-Noranda, Frontenac, Maskinongé.
Petits calculs intéressants : si l‘ADQ parvient à faire élire ses candidats dans les 20 circonscriptions où elle a eu ses meilleurs scores en 2003, on risque de voir un gouvernement libéral minoritaire -12 de ces 20 circonscriptions appartiennent actuellement au PLQ, qui comptait 72 sièges lors de la dissolution de la Chambre.
Pour Claire Durand, quand on regarde qui l‘a emporté de justesse en 2003, «on a l‘impression qu‘il y a une quarantaine de circonscriptions où les libéraux n‘ont pas trop à s‘inquiéter. Sauf dans la région de Québec, rouge en 2003, où l‘on retrouve 14 des 20 «meilleurs comtés» adéquistes.
En revanche, partout ailleurs, les péquistes et les adéquistes sont, dans bien des cas, à se battre pour les mêmes sièges. «En 1973, le PQ et l‘Union nationale étaient souvent dans les mêmes circonscriptions et Bourassa était passé entre les deux», se souvient-elle.
La faiblesse du PLQ chez les francophones est certes un élément défavorable, mais en 2003, cela ne l‘a pas empêché de l‘emporter. Il faut dire que Jean Charest avait manifestement remporté le débat télévisé, ce qui est loin d‘être le cas cette année.
La théorie qui veut que plus la participation est faible plus le PQ est en difficulté, est un autre «mythe», selon la spécialiste. En apparence, cela semble pourtant évident. Les libéraux ont toujours grosso modo 1,7 million de votes dans les urnes depuis 1989. Ce score s‘est vérifié en 1989, 1994, 1998 et 2003.
C‘est le suffrage péquiste qui varie. Quand le PQ l‘emporte, c‘est qu‘il a autant ou presque autant de voix que le PLQ. Quand il perd, c‘est qu‘il lui manque entre 400 000 et 500 000 voix le soir du vote, ce qui entraîne la participation à la baisse. L‘ADQ, pour sa part, a augmenté à chaque scrutin de 200 000 voix son appui populaire.
Mais quand on scrute la participation circonscription par circonscription, on constate que c‘est là où la participation a été la plus forte que le PQ a, plus souvent qu‘à son tour, mordu la poussière.
Dans les 10 circonscriptions où on a voté le plus massivement, le PQ a perdu neuf fois. Et la tendance se confirme dans les 20 circonscriptions qui suivent au palmarès de la participation.
Inversement, dans les 30 endroits où la participation a été la plus faible, en 2003, le PQ a perdu un seul siège, passant de huit à sept.
Pour obtenir le palmarès Durand:www.webdepot.umontreal.ca/Usagers/durandc/MonDepotPublic/electionQc2007
Pour le gérant d‘estrade politique qui sommeille en vous, L‘échiquier est ce qu‘il vous faut. Ce site qui vient tout juste de paraître sur la toile vous propose de faire vos prédictions sur les résultats de l‘élection générale du 26 mars prochain. C‘est basé un peu sur le même principe que notre propre concours, mais les animateurs de L‘échiquier ont ajouté d‘autres questions.
Toujours selon L‘échiquier, un « pool politique », qui vous invitera à former votre équipe de rêve avec les députés de l‘Assemblée nationale, est également en préparation.
Sondage SES Research
Décidément, ça devient une habitude: après Strategic Counsel, dont un sondage a été publié hier, c‘est au tour d‘une autre maison de sondages basée en Ontario, SES Research, de s‘intéresser à la présente campagne électorale québécoise. SES compte, parmi ses principaux clients du milieu des médias, la chaîne parlementaire CPAC. Les résultats du sondage dont il est question ici sont parus dans La Presse de ce matin. De plus, le PDG de SES Research, Nik Nanos, les commente également sur son blogue.
Aucune question ne porte sur les intentions de vote, le sondage traite plutôt des perceptions sur divers aspects des partis politiques en lice et de leur chef respectif. De même, il est impossible de savoir, à la lumière des données fournies par SES Research, si l‘échantillon a été pondérée afin d‘être représentatif de la population québécoise.
| LIB / Jean Charest |
PQ / André Boisclair |
ADQ / Mario Dumont |
VRT / Scott McKay |
QS / Françoise David |
Aucun |
Incertain |
| Dans le contexte de la politique provinciale et peu importe votre intention de vote actuelle, à quel parti provincial vous identifiez-vous le plus … |
| 25,8 |
24,3 |
15,0 |
5,0 |
4,0 |
2,1 |
23,9 |
| Quel chef a la meilleure vision pour le Québec? |
| 21,4 |
30,5 |
25,5 |
3,1 |
3,5 |
0,9 |
15,2 |
| Quel chef est le plus compétent? |
| 38,0 |
17,9 |
20,8 |
1,4 |
1,8 |
0,7 |
19,4 |
| À quel chef faites-vous le plus confiance? |
| 29,0 |
20,6 |
25,1 |
1,3 |
3,6 |
2,4 |
17,9 |
| Les points de vue de quel chef se rapprochent le plus des vôtres? |
| 27,1 |
21,0 |
25,8 |
3,6 |
4,5 |
0,7 |
17,3 |
| Quel chef possède les traits de caractère nécessaires pour être le premier ministre du Québec? |
| 35,6 |
18,2 |
24,7 |
1,6 |
1,9 |
0,7 |
17,4 |
| Quel parti possède l‘équipe de candidats la plus solide? |
| 48,9 |
22,9 |
7,4 |
1,9 |
1,1 |
9,1 |
8,7 |
| Quel parti réussit le mieux à garantir que le Québec reçoive sa juste part au sein du Canada ? |
| 41,5 |
27,6 |
12,7 |
0,9 |
1,5 |
9,0 |
6,8 |
| Quel parti a le programme politique le plus solide ? |
| 36,5 |
23,4 |
15,0 |
2,7 |
1,5 |
11,1 |
9,8 |
Des données supplémentaires présentées selon le sexe, l‘âge et l‘identification partisane peuvent être consultées ici (.pdf).
Le sondage téléphonique a été réalisé auprès de 500 Québécois les 14 et 15 mars 2007. La marge d‘erreur est de 4,4%, 19 fois sur 20.
Qui dit nouveau sondage dit nouvelle projection de Democraticspace.com sur le possible résultat de la prochaine élection générale. En ajoutant le Strategic Counsel paru ce matin, voici la 13e projection:
|
LIB |
PQ |
ADQ |
VRT |
QS |
Aut. |
| Votes |
34,8 |
29,3 |
26,6 |
4,2 |
4,5 |
0,6 |
| Sièges |
51 |
50 |
24 |
0 |
0 |
0 |
La 12e projection parue hier faisait retomber le Parti libéral dans la zone d‘un gouvernement minoritaire. Avec cette 13e projection, les libéraux seraient maintenant à un siège près de perdre le pouvoir.
Cette projection est basée sur les résultats des cinq derniers sondages publics (la date indique la dernière journée de cueillette des données), soit:
Ce n‘est pas fréquent de voir une maison de sondages torontoise s‘intéresser aux tendances politiques au Québec autrement qu‘avec un sous-échantillon de 250 répondants dans un sondage pancanadien, alors on va le prendre…
The Strategic Counsel n‘est pas une firme de sondages très connue au Québec, mais elle est bien établie au Canada anglais et réalise sur une base régulière des sondages portant sur la politique fédérale pour le Globe and Mail de Toronto et pour le réseau de télévision CTV. À notre connaissance, c‘est la première fois que Strategic Counsel mène un sondage sur la scène politique québécoise.
Après répartition des indécis, les intentions de vote seraient les suivantes:
-
PQ: 32%
-
LIB: 30%
-
ADQ: 26%
-
VRT: 7%
-
QS: 5%
-
Autres: 0%
Autres données intéressantes à noter:
- L‘ADQ serait le « deuxième choix » parmi le plus grand nombre de répondants du sondage, mais l‘article du Globe and Mail ne précise pas les proportions.
- Selon 72% des répondants, le Parti libéral du Québec gagnera l‘élection du 26 mars prochain et formera un gouvernement minoritaire.
- Parmi les répondants qui appuient l‘ADQ, 79% d‘entre eux ne retireraient pas leur appui envers ce parti s‘il devait se diriger vers la victoire.
- 32% des répondants croient que Mario Dumont a remporté le débat du 13 mars dernier contre 27% pour André Boisclair et 19% pour Jean Charest.
- En ce qui a trait aux intentions de vote lors d‘un éventuel référendum sur la souveraineté, 37% des répondants affirment qu‘ils voteraient en faveur, 51% qu‘ils voteraient contre et 12% seraient indécis.
Habituellement, Strategic Counsel ne diffuse les données de ses sondages sur la politique fédérale que quelques jours après qu‘ils soient parus dans le Globe and Mail et CTV (contrairement à Léger Marketing qui diffuse son rapport en ligne le jour même de sa publication dans les médias). S’ils font de même pour ce sondage québécois, nous ajouterons l‘hyperlien dès que le rapport sera en ligne.
Le sondage a été réalisé les 14 et 15 mars derniers auprès de 1 000 répondants. La marge d‘erreur est de 3,1%, 19 fois sur 20.
MISE À JOUR (20 mars 2007): le rapport sur le sondage de Strategic Counsel est maintenant en ligne.
Premier sondage Léger Marketing de mars 2007
Le Journal de Montréal a dévoilé ce matin son premier sondage sur les intentions de vote du mois de mars (le précédent avait été rendu public le 1er mars, mais la période de cueillette était durant la dernière semaine de février). Après répartition des indécis, les intentions de vote seraient les suivantes (les variations indiquées sont celles par rapport au précédent sondage Léger Marketing du 1er mars 2007):
-
LIB: 33% (-3)
-
PQ: 30% (+1)
-
ADQ: 30% (+5)
-
VRT: 4% (-1)
-
QS: 3% (-2)
-
Autres: 0%
Les trois principaux partis sont donc à égalité, statistiquement parlant.
Parmi les autres éléments que l‘on retrouve dans Le Journal de Montréal, mentionnons:
- 33% des répondants voient Mario Dumont comme le meilleur premier ministre potentiel (une première en cette campagne électorale), contre 28% pour Jean Charest et 22% pour André Boisclair.
- 69% des répondants croient que le prochain gouvernement sera minoritaire, 25% croient toujours en un gouvernement majoritaire.
- 68% des répondants estiment que l‘élection sera remportée par le Parti libéral du Québec, 14% jugent que ce sera le Parti québécois et 12% l‘Action démocratique du Québec.
Le sondage téléphonique a été réalisé auprès de 1 000 Québécois entre le 13 et le 15 mars. La marge d‘erreur est de 3,1% 19 fois sur 20.
MISE À JOUR (16 mars, 12h): le rapport de Léger Marketing est maintenant en ligne (.pdf).
Sondages post-débat
Deux sondages sur le Débat des chefs ont été réalisés durant la soirée d‘hier par Léger Marketing et CROP. Les résultats ont été diffusés ce matin.
Léger Marketing
Voir le rapport de Léger Marketing ici (.pdf) et l‘article du Journal de Montréal là .
Chef qui a remporté le débat:
- Jean Charest: 32%
- André Boisclair: 31%
- Mario Dumont: 28%
- Indécis/refus de répondre: 9%
Écoute du débat par les répondants:
- En totalité: 64%
- En partie: 35%
- Les premières minutes seulement: 1%
Le sondage a été réalisé sur Internet auprès de 1 304 répondants entre 21h et 22h15 le soir du débat. La marge d‘erreur est de 2,7%, 19 fois sur 20.
CROP-La Presse-Le Soleil
Voir l‘article ici.
Performance jugée excellente ou très bonne:
- Mario Dumont: 41%
- Jean Charest: 30%
- André Boisclair: 21%
Performance jugée passable ou médiocre:
- André Boisclair: 45%
- Jean Charest: 34%
- Mario Dumont: 27%
Chef de parti le plus convaincant:
- Mario Dumont: 41%
- Jean Charest: 30%
- André Boisclair: 21%
Chef de parti le moins convaincant:
- André Boisclair: 46%
- Jean Charest: 28%
- Mario Dumont: 22%
Amélioration de l‘image du parti à la suite du débat:
-
ADQ:
10% 40%
-
PQ: 23%
-
LIB: 14%
Intentions de vote des répondants à la suite du débat:
-
ADQ: 29%
-
PQ: 27%
-
LIB: 27%
Le sondage a été réalisé dans les minutes qui ont suivi le débat, auprès de 328 répondants qui avaient déjà été sondés par CROP lors de son dernier sondage électoral. Le tiers des répondants ont suivi le débat au complet tandis que les autres l‘ont regardé en partie. La marge d‘erreur n‘est pas précisée, mais avec 328 répondants, la marge d‘erreur excède probablement les 5%.
Le cap de la mi-campagne étant maintenant passé, nous vous proposons un retour sur le concours maison que nous lancions le 21 février dernier.
Au début de la présente campagne, nous vous invitions en effet à tenter de prédire l‘issue du scrutin le 26 mars prochain (% de voix et nombre de sièges pour les principaux partis). Jusqu‘à présent, nous avons reçu 33 prédictions dûment remplies que vous pouvez consulter ici.
En extrapolant à partir de la répartition des sièges envisagée dans chaque prédiction, on peut constater (voir le tableau ci-dessous) que le gouvernement minoritaire est à la mode cette année puisque près du 2/3 de nos Nostradamus en herbe attribuent moins de 63 sièges au parti qui, d‘après eux, formerait le gouvernement:
| Gouvernement |
 LIB |
 PQ |
 ADQ |
 Total |
| Majoritaire |
6 |
4 |
2 |
12 |
| Minoritaire |
9 |
11 |
1 |
21 |
| Total |
15 |
15 |
3 |
33 |
Vous n‘avez pas encore fait votre prédiction? Allez remplir ce formulaire dans notre section spéciale sur l‘élection générale 2007.
Premier sondage CROP de mars 2007
La Presse a rendus publics ce matin les résultats du premier sondage réalisé par la firme CROP pendant la campagne électorale.
Après répartition des 11% d‘indécis selon les intentions de vote référendaires, les intentions de vote seraient les suivantes (les chiffres entre parenthèses indiquent les variations par rapport au précédent sondage CROP dévoilé le 22 février dernier):
-
LIB: 33% (-2)
-
PQ: 29% (-3)
-
ADQ: 26% (+8)
-
VRT: 6% (-3)
-
QS: 6% (+1)
-
Autres: 0% (-1)
Voici quelques faits saillants du sondage en bref:
- chez les électeurs francophones, les intentions de vote seraient les suivantes: PQ 32%, ADQ 31% et LIB 24%;
- le taux d‘insatisfaction à l‘endroit du gouvernement est de 57%, une hausse de 4 points par rapport au sondage de février, tandis que le taux de satisfaction a baissé à 39% au cours de la même période (baisse de 3 points);
- en ce qui a trait au chef de parti «le plus apte à diriger le prochain gouvernement», 31% choisissent Jean Charest, 29% Mario Dumont et 19% André Boisclair;
- 47 % des partisans de l‘ADQ, 58% des partisans libéraux et 54% des supporteurs du PQ affirment qu‘ils ne changeront pas d‘idée d‘ici le jour du scrutin. A contrario, plus des deux tiers des supporteurs de Québec solidaire et du Parti vert du Québec reconnaissent pouvoir changer d‘idée d‘ici le 26 mars;
- s‘agissant du « deuxième choix » parmi les répondants, 44% des partisans de Québec solidaire choisissent le PQ et 8% le Parti libéral, tandis que les partisans du Parti vert se répartissent à peu près également entre les trois principaux partis.
Le sondage téléphonique a été réalisé du 1er au 8 mars 2007 auprès de 1000 répondants québécois âgés de 18 ans et plus. La marge d‘erreur est de 3%, 19 fois sur 20.
Democraticspace.com vient de lancer la 10e mise à jour de sa projection de l‘élection québécoise de 2007 (voir également le document pdf ici) qui nous fait entrer en zone de gouvernement majoritaire pour la première fois depuis le début de la campagne électorale:
|
LIB |
PQ |
ADQ |
VRT |
QS |
Aut. |
| Votes |
37,0 |
29,6 |
23,4 |
4,7 |
4,7 |
0,6 |
| Sièges |
65 |
45 |
15 |
0 |
0 |
0 |
Le principal fait à retenir selon l‘auteur de ces projections, Gregory D. Morrow, est à ce point-ci de la campagne, tout peut encore arriver puisque 25% des circonscriptions entrent dans la catégorie « too close to call » et un autre 25% sont le théâtre de luttes serrées.
Cette projection est basée sur les résultats des cinq derniers sondages publics (la date indique la dernière journée de cueillette des données), soit:
Si vous êtes fins observateurs, vous aurez remarqué que le 28 janvier dernier, c‘était non pas un, mais bien deux sondages qui étaient complétés, soit le Léger Marketing et le CROP. Mais alors, demanderez-vous, pourquoi choisir un plutôt que l‘autre (surtout que les disparités entre les deux sondages avaient fait jaser à l‘époque)? Possiblement que la période de cueillette des données, plus courte chez Léger, y est pour quelque chose. La règle que s‘est donnée Gregory D. Morrow est de ne retenir que les cinq derniers sondages afin de faire en sorte que la période étudiée soit relativement courte et d‘augmenter la validité de la projection (ainsi, plus la période séparant le 1er du 5e sondage est courte, meilleur est l‘échantillon). Donc, en choisissant Léger plutôt que CROP, on retranche 7 jours à la période totale couverte par la projection.
Autre analyse d‘un universitaire ce matin dans les journaux. Cette fois-ci, c‘est Jean-Herman Guay, professeur en science politique à l‘Université de Sherbrooke, dans La Presse, qui traite de l‘émergence des tiers partis ces dernières années au Québec (parmi lesquels il inclut l‘ADQ) ainsi que sur les conséquences de ce phénomène sur le système politique et électoral québécois.
Le mardi 06 mars 2007
Le vote antisystème
Jean-Herman Guay L‘auteur est politologue à l‘Université de Sherbrooke.
Depuis presqu‘un an, sondage après sondage, Québec solidaire récolte au moins 5 % des intentions de vote. La grande enquête menée la semaine dernière par Léger Marketing auprès de plus de 3000 personnes confirme cette situation des derniers mois. Du côté du Parti vert, le phénomène est analogue.
En gros, un répondant sur 10 boude les équipes de Messieurs Charest, Boisclair et Dumont pour appuyer une nouvelle formation. Le phénomène n‘est plus marginal.
Quand on examine les résultats des deux principales maisons de sondage sur plusieurs années électorales, la tendance s‘impose encore plus clairement : l‘électorat se fragmente toujours un peu plus. En 1998, les petits partis n‘obtenaient pas 1 % des intentions de vote ; en 2003, ils étaient à 3 %; en 2006, c‘est 12 % ! Signe des temps : ils ont maintenant des candidats et candidates dans presque toutes les circonscriptions.
Avec la montée de l‘ADQ, depuis 1994, il semble bien que le temps du bipartisme est révolu. Il y a 25 ans, lors de l‘élection de 1981, les deux principaux partis avaient récolté 95 % des votes. En 2003, ils ne récoltaient pas 80 % des appuis. Bref, le paysage politique n‘est plus ce qu‘il était.
Première conséquence : l‘obtention d‘une majorité absolue de votes pour un parti, et non d‘une simple pluralité, est devenue rarissime. De 1867 à 1966, à l‘occasion des 28 premières élections générales québécoises, on a pu voir un parti franchir la barre du 50 % des suffrages dans 22 cas. Aux neuf dernières élections, soit depuis 1970, cette barre n‘a été atteinte qu‘à deux reprises ! Jusqu‘à présent, l‘effritement de la majorité des votes n‘avait pas eu de conséquence significative sur l‘obtention d‘une majorité de sièges. Cette fois, le phénomène est tel que l‘hypothèse d‘un gouvernement minoritaire n‘est plus farfelue. Deuxième conséquence : les campagnes électorales sont plus éclatées. Le combat de deux « coqs » – le rouge et le bleu – est remplacé par un jeu où les partis doivent surveiller deux, voire trois concurrents simultanément. C‘est particulièrement vrai pour André Boisclair puisqu‘il peut perdre sur trois de ses flancs : à gauche avec Québec solidaire, à droite avec l‘Action démocratique et sur la thématique environnementale avec les Verts. Avec des coudées moins franches, il est plus difficile de guerroyer contre le principal adversaire, les libéraux. L‘interaction des joueurs est alors plus complexe. Dans le cadre d‘une telle campagne, pas étonnant que 45 % des gens estiment qu‘ils peuvent encore changer d‘idée !
Troisième conséquence : la montée des petits partis – de droite ou de gauche – s‘inscrit habituellement dans une contestation plus profonde du système politique. C‘est le cas en France, mais aussi au Pays-Bas et au Danemark. « Vote de protestation » et « vote antisystème » sont les termes utilisés pour désigner ce comportement électoral qui consiste à appuyer des partis qui n‘ont aucune chance de former le gouvernement ni même, dans certains cas, d‘obtenir des sièges. L‘expression d‘un ras-le-bol devient plus important que le choix des gouvernants. Ce phénomène se combine au cynisme, à la chute du taux de participation, à la brièveté des lunes de miel et au niveau d‘insatisfaction élevé à l‘endroit des gouvernements.
Contraction du vote
Les deux dernières semaines vont cependant être difficiles pour les petits partis. Leur vote risque de se contracter parce que le système exercera son emprise de plusieurs manières. d‘abord, n‘ayant que fort peu de ressources financières, leur faible visibilité aux abords des rues et des routes et la quasi absence de «spots» publicitaires dans les médias pourraient leur nuire à quelques jours du vote. «Sont-ils dans la course ?» se diront certains.
Ensuite, et bien que l‘on puisse convenir qu‘un échange à cinq est laborieux et souvent ennuyant, l‘absence de Françoise David et de Scott McKay au débat des chefs du 13 mars, comme des grandes émissions d‘affaires publiques, pourrait faire perdre des milliers de votes à ces formations et les ramener dans la marginalité.
Mais ce qui risque surtout de faire mal aux petits partis, c‘est le vote stratégique découlant de la logique du mode de scrutin. Il est à prévoir qu‘un certain nombre d‘électeurs vont finalement voter pour le Parti québécois, se disant qu‘un vote pour Québec solidaire ou les Verts, pourtant plus proches de leurs valeurs personnelles, sera «gaspillé» et risque même de «faire passer» le candidat libéral ou adéquiste dans leur circonscription. Craignant que leur vote ne favorise des candidats dont le programme est aux antipodes de leurs convictions, ils vont mettre de côté leur premier choix, et se rabattre sur le péquiste, pas si loin de leur position politique ! Méchant dilemme.
Combien coûteront ces effets de système aux Verts et à Québec solidaire ? Impossible de le prédire. Le niveau d‘appui dans les sondages nous amène cependant à croire que toute variation en deçà de 10 % sera essentiellement attribuable au système. Pas étonnant qu‘ils veuillent le changer !
Le Parti libéral et les «discrets»
Pierre Drouilly, professeur à l‘UQAM et spécialiste des questions de méthodologie quantitative et de sociologie politique et électorale, a écrit un texte publié ce matin dans Le Devoir dans lequel il traite d‘un sujet pointu, mais néanmoins important dans l‘analyse des sondages électoraux: la répartition des « discrets », c‘est-à -dire ceux qui se disent indécis, « ne savent pas » ou refusent de répondre dans un sondage politique. En effet, la composition de cette partie de l‘échantillon n‘est pas la même que celle de l‘ensemble des répondants d‘un sondage. Dans le cas du Québec, les « discrets » présenteraient des caractéristiques qui les rapprocheraient du Parti libéral du Québec. Dès lors, répartir les indécis proportionnellement aux intentions de vote constituerait une erreur méthodologique qui conduirait à une sous-évaluation du vote libéral (Note: sans prendre directement en compte les caractéristiques des « discrets », CROP répartit les indécis/discrets en fonction de la réponse sur la question de la souveraineté du Québec. Quant à Léger Marketing, il répartit les indécis en proportion des intentions de vote). Bref, selon M. Drouilly, le Parti libéral du Québec serait en meilleure posture que ce que ne l‘indiqueraient les sondages récents compte tenu de la manière dont les indécis sont répartis.
M. Drouilly fut parmi les premiers à mettre de l‘avant au Québec le concept de « l‘effet miroir », ce phénomène en vertu duquel les variations de la courbe des intentions du vote du Parti libéral du Québec (avant répartition des indécis) varient inversément à celles des « discrets » (lorsque les intentions de vote libérales montent, les « discrets » baissent, et vice-versa).
Opinion
Sondages: le PLQ est en meilleure posture qu‘il n‘y paraît
Pierre Drouilly, Professeur, Département de sociologie, Université du Québec à Montréal Le Devoir Édition du mardi 06 mars 2007
Lorsqu‘on effectue un sondage, il y a toujours une proportion non négligeable de gens qui refusent de répondre à certaines questions, en particulier qui refusent de dire pour qui ils voteraient si une élection avait eu lieu le jour de l‘entrevue, soit qu‘ils se déclarent «indécis» ou qu‘ils répondent «je ne sais pas» ou encore qu‘ils refusent tout net de répondre. Nous qualifions tous ces répondants des «discrets», car souvent se déclarer «indécis» ou dire «je ne sais pas» est une façon commode, et polie, de refuser de révéler ses intentions de vote.
Ne pas tenir compte de ces répondants «discrets», qui sont rarement moins de 10 % et qui parfois représentent jusqu‘à 20 % de l‘échantillon (soit un répondant sur cinq), et ne retenir que ceux qui ont exprimé une préférence politique, c‘est répartir les répondants discrets au prorata des réponses exprimées. C‘est donc faire une hypothèse implicite, à savoir que ces répondants discrets, s‘ils avaient exprimé une opinion, l‘auraient fait dans les mêmes proportions que ceux qui ont effectivement exprimé des opinions. Or cette hypothèse est intenable.
Autre profil
L‘analyse des sondages montre, de manière récurrente, que le profil socio-démographique des répondants discrets n‘est pas le même que celui des répondants qui expriment leurs intentions de vote.
On retrouve plus de répondants discrets parmi les femmes, les personnes âgées, les personnes faiblement scolarisées, celles ayant des bas revenus, en milieu rural plus qu‘en milieu urbain, et parfois parmi les non-francophones. Or tous ces groupes ont en général tendance à appuyer plus fortement les partis politiques fédéralistes. Leur attribuer les mêmes opinions que ceux qui ont révélé les leurs est donc une erreur.
Pour prendre un exemple extrême, les non-francophones qui expriment une intention de vote ne sont que 10 % environ à déclarer qu‘ils voteraient pour le Parti québécois: peut-on dès lors penser que parmi les non-francophones «discrets», le tiers environ voteraient pour le PQ comme l‘ensemble des répondants qui ont exprimé une intention de vote claire? C‘est pourtant l‘hypothèse implicite que fait la pondération proportionnelle.
Lors du référendum de 1995, cette mésinterprétation des sondages fut flagrante: alors que de la mi-octobre jusqu‘au jour du vote, tous les sondages mettaient le OUI en avance dans les intentions de vote exprimées (donc aussi dans une répartition proportionnelle des discrets), ce fut finalement le NON qui l‘emporta.
Prime de l‘urne
C‘est le même phénomène, souvent appelé «prime de l‘urne», qui fait que, dans toutes les consultations électorales depuis 1970 sauf une, le Parti libéral obtient davantage, le jour du vote, que ce que les derniers sondages précédant le vote lui attribuent par cette méthode de répartition proportionnelle. Une répartition plus réaliste des répondants discrets (les trois quarts au NON et un quart au OUI) annonçait au contraire une victoire serrée du NON, ce qui fut le cas.
La seule exception, sur cette longue période de plus de 30 ans, fut l‘élection de 2003, alors que cette méthode de répartition proportionnelle a prévu très précisément le vote réel.
À la suite de cette élection, certains sondeurs ont rangé au placard leurs différentes méthodes de répartition des répondants discrets et sont revenus à la traditionnelle répartition au prorata. Nous estimons que cela est imprudent, car nous pensons qu‘en 2003 la bonne concordance des sondages pondérés proportionnellement avec le vote réel ne fut qu‘une coà¯ncidence qui ne se reproduira pas forcément.
Le graphique ci-joint représente l‘évolution depuis un an des intentions de vote pour le Parti libéral et l‘évolution du pourcentage de répondants discrets dans les sondages. On constate que les deux courbes évoluent de façon symétrique: quand le pourcentage de discrets augmente d‘un sondage à l‘autre, les intentions de vote pour le Parti libéral diminuent, et inversement quand le pourcentage de discrets diminue, les intentions de vote pour le Parti libéral augmentent.
On remarquera en particulier que les deux sondages qui ont eu le moins de répondants discrets (8 % dans le Léger Marketing du 5 décembre 2006 et 7 % dans celui du 24 février 2007) sont aussi ceux dans lesquels le Parti libéral obtient son meilleur score (34 % de l‘échantillon). Nous avons appelé en 1995 ce phénomène «l‘effet miroir», car les deux courbes semblent le reflet l‘une de l‘autre dans un miroir. Ce phénomène illustre bien que les répondants discrets ont plutôt un profil «libéral», et qu‘il faut donc en attribuer une plus forte proportion au Parti libéral dans la répartition des répondants discrets.
Bien entendu, cette proportion est inconnue, et ne pourra être estimée que le lendemain des élections. Mais en se basant sur l‘expérience passée et en attribuant une forte majorité des répondants discrets au Parti libéral (entre la moitié et les deux tiers), on se rend compte que celui-ci est probablement en meilleure posture dans l‘opinion publique qu‘il n‘y paraît.
Selon une estimation raisonnable, le Parti libéral se situerait pas loin de 40 % des intentions de vote (six points de moins que son vote de 2003, mais à peu de choses près le même niveau que le pourcentage de répondants qui se disent satisfaits du gouvernement libéral), le Parti québécois à environ 30 % (trois points de moins qu‘en 2003), l‘ADQ à environ 20 % (deux points de mieux qu‘en 2003), les autres partis (Parti vert, Québec solidaire, etc.) se partageant les 10 % restants.
Avec une telle distribution des opinions, la réélection du gouvernement Charest est évidemment loin d‘être exclue.
Les sondages et le spin – 2e partie
Après que le chef de l‘Action démocratique du Québec, Mario Dumont, ait été l‘objet de sondages contradictoires (quoique réalisés à plusieurs mois de distance) dans Rivière-du-Loup, c‘est au tour du chef du Parti libéral du Québec, Jean Charest, de se faire qualifier de candidat en difficulté dans sa circonscription.
Régional | Lundi 05 mar 2007 | 09:56
Charest en danger dans sa circonscription
(CHLT) – À trois semaines de l‘élection, Jean Charest serait en difficulté dans la circonscription de Sherbrooke.
En entrevue, il y a quelques minutes, sur les ondes de CHLT, le chroniqueur politique Jean Lapierre a révélé qu‘un sondage interne du Parti conservateur du Canada montre que le premier ministre du Québec, Jean Charest, serait battu dans son comté si des élections avaient eu lieu ces jours-ci. On peut l‘écouter dans l‘audio ci-joint.
Francois Jeanson / CHLT
Les résultats du sondage ne sont pas précisés dans l‘extrait audio de CHLT (l‘extrait est accessible via ce lien). Alors à quel point M. Charest est-il vraiment en difficulté dans Sherbrooke? Seuls les conservateurs fédéraux ont la réponse pour l‘instant.
Depuis le temps que le Parti libéral du Québec tente de véhiculer l‘idée, sondages à l‘appui*, que le chef de l‘Action démocratique du Québec, M. Mario Dumont, est en difficulté dans sa circonscription de Rivière-du-Loup, nous nous demandons si le spin se poursuivra après la diffusion de cette nouvelle:
ACTUALITÉS  Sondage / Rivière-du-loup
Même Dumont sera surpris
Vincent Larouche et Annie Fernandez Le Journal de Montréal
Alors qu‘une rumeur persistante et plusieurs médias laissaient entendre encore hier soir que Mario Dumont était en difficulté dans son comté de Rivière-du-Loup, un sondage exclusif commandé par le Journal démontre qu‘il n‘en est rien et que le chef adéquiste jouit d‘une confortable avance.Si les élections avaient eu lieu en fin de semaine, Mario Dumont aurait été élu aisément dans son comté avec 51 % des voix, tandis que Jean d‘Amour, du Parti libéral, aurait récolté 34 %, laissant derrière le péquiste Hughes (sic) Belzile avec 14 %.
Selon le sondage mené par Léger Marketing, les électeurs de Rivière-du-Loup se disent satisfaits du travail de Mario Dumont dans une proportion de 77 %. Ils estiment également, dans une proportion de 48 %, que Mario Dumont ferait le meilleur premier ministre, contre 20 % pour Jean Charest et 11 % pour André Boisclair.
(…)
Le sondage montre que contrairement à l‘ensemble de la province, où 43 % des électeurs sont encore prêts à changer d‘avis, la circonscription de Rivière-du-Loup affiche un taux de fidélité de 62 %, culminant à 69 % chez les adéquistes. Ce sont donc 35 % des électeurs qui pourraient encore changer d‘avis.
Ce sondage Léger Marketing a été effectué par enquête téléphonique auprès de 500 Québécois et Québécoises de la circonscription de Rivière-du-Loup, les 2 et 3 mars 2007. Un échantillon de cette taille présente une marge d‘erreur maximale de ± 4,4 %, 19 fois sur 20.
Fait intéressant: la firme Léger Marketing, qui a réalisé ce sondage pour le Journal de Montréal, est également celle qui avait réalisé le fameux « sondage secret » commandé par le Parti libéral dans Rivière-du-Loup l‘automne dernier.
*Les péquistes ne sont pas en reste. À preuve: le candidat du PQ dans La Prairie, M. François Rebello, s‘était empressé lors de son assemblée d‘investiture de diffuser les résultats d‘un sondage démontrant – surprise! surprise! – qu‘il avait une avance de 9% sur le député de l‘endroit, M. Jean Dubuc (LIB), dans les intentions de vote.
Nous vous rassurons tout de suite: cet article n’a pas pour but d’essayer de trouver des failles dans le « méga-sondage » publié hier. Alors que les commanditaires s’intéressaient surtout aux luttes serrées que laissaient entrevoir les résultats régionaux, nous allons comparer les résultats des sous-échantillons régionaux avec les résultats de la dernière élection générale. Bref, c’est le « swing vote » potentiel qui nous intéresse ici.
Nous avertissons d’entrée de jeu: avec une marge d’erreur allant de 4 à 7% selon la région, l’exercice doit être pris avec un grain de sel. De plus, le territoire des circonscriptions électorales ne coïncide pas nécessairement partout avec celui des régions administratives, ce qui vient apporter un bémol supplémentaire aux résultats qui suivent (sans compter qu’il n’existe aucun élément dans le sondage qui nous indique à quelle région est rattachée la circonscription d’Ungava; elle a donc été exclue du calcul des résultats régionaux de 2003). Bref, c’est un exercice qui peut être éclairant à certains égards, mais nous vous invitons à exercer votre jugement critique en les lisant.
Enfin, autre précision élémentaire: le sondage est une photographie de la situation telle qu’elle se présentait du 24 au 28 février derniers et non une prévision de ce qui nous attend d’ici le 26 mars prochain.
Bas-Saint-Laurent/Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine (01-11): 8 circonscriptions
|
LIB |
PQ |
ADQ |
Aut. |
| Élection 2003 |
39,62% |
37,54% |
21,59% |
1,25% |
| Sondage Léger |
40% |
29% |
27% |
4% |
| n=201 marge d’erreur=7% |
Appui libéral stable, mais baisse du PQ qui excède la marge d’erreur, principalement vers l’ADQ, mai aussi vers les autres partis (QS à 2%, VRT à 2%). Le territoire des 8 circonscriptions coïncide à peu près complètement avec celui des deux régions administratives.
Saguenay–Lac-Saint-Jean/Côte-Nord (02-09): 8 circonscriptions
|
LIB |
PQ |
ADQ |
Aut. |
| Élection 2003 |
35,21% |
42,73% |
19,79% |
2,27% |
| Sondage Léger |
38% |
39% |
15% |
9% |
| n=200 marge d’erreur=7% |
Baisse du PQ et de l’ADQ, hausse des libéraux et des autres partis (QS à 5%, VRT à 3%), le tout à l’intérieur de la marge d’erreur. Le territoire des 8 circonscriptions coïncide à peu près complètement avec celui des deux régions administratives.
Capitale-Nationale (03): 11 circonscriptions
|
LIB |
PQ |
ADQ |
Aut. |
| Élection 2003 |
41,20% |
28,86% |
27,11% |
2,83% |
| Sondage Léger |
30% |
27% |
31% |
12% |
| n=500 marge d’erreur=4% |
Légère variation du PQ et de l’ADQ à l’intérieur de la marge d’erreur, forte baisse des libéraux et forte hausse des autres partis (QS à 5%, VRT à 6%). Le territoire des 11 circonscriptions coïncide à peu près complètement avec celui de la région administrative.
Mauricie/Centre-du-Québec (04-17): 8 circonscriptions
|
LIB |
PQ |
ADQ |
Aut. |
| Élection 2003 |
38,12% |
35,99% |
24,31% |
1,57% |
| Sondage Léger |
36% |
24% |
30% |
10% |
| n=200 marge d’erreur=7% |
Appui libéral à peu près stable, renversement de position du PQ et de l’ADQ et hausse des autres partis (QS à 6%, VRT à 3%) qui excède la marge d’erreur. Le territoire des 8 circonscriptions présente des différences marquées par rapport à celui des deux régions administratives (surtout la région 17).
Estrie (05): 6 circonscriptions
|
LIB |
PQ |
ADQ |
Aut. |
| Élection 2003 |
47,96% |
33,39% |
17,26% |
1,39% |
| Sondage Léger |
33% |
35% |
19% |
12% |
| n=200 marge d’erreur=7% |
Légère hausse PQ et de l’ADQ, baisse libérale qui excède la marge d’erreur et hausse des autres partis (QS à 9%, VRT à 3%) qui excède également la marge d’erreur. Le territoire des 6 circonscriptions présente des différences marquées par rapport à celui de la région administrative.
Montréal (06): 28 circonscriptions
|
LIB |
PQ |
ADQ |
Aut. |
| Sondage Léger |
32% (E) 61% (O) |
29% (E) 17% (O) |
21% (E) 10% (O) |
18% (E) 12% (O) |
| n=200 marge d’erreur=7% (Montréal Est et Ouest) |
Nous sommes confrontés à une double impossibilité ici: impossibilité d’une part de fusionner les deux échantillons de Léger (Montréal-Est et Montréal-Ouest), faute de pouvoir pondérer les résultats en fonction des caractéristiques de la population de l’île de Montréal et impossibilité d’autre part de subdiviser la région administrative de Montréal, faute de connaître les limites géographiques exactes des deux échantillons montréalais de Léger Marketing. Voici néanmoins les données brutes de Léger Marketing pour votre information.
Outaouais (07): 5 circonscriptions
|
LIB |
PQ |
ADQ |
Aut. |
| Élection 2003 |
62,41% |
22,74% |
11,98% |
2,86% |
| Sondage Léger |
45% |
23% |
20% |
15% |
| n=200 marge d’erreur=7% |
Appui péquiste stable, baisse libérale marquée qui excède la marge d’erreur et hausse de l’ADQ et des autres partis (QS à 6%, VRT à 8%) qui excède également la marge d’erreur. Le territoire des 5 circonscriptions est identique à celui de la région administrative.
Abitibi-Témiscamingue (08): 3 circonscriptions
|
LIB |
PQ |
ADQ |
Aut. |
| Élection 2003 |
38,65% |
37,37% |
22,58% |
1,41% |
| Sondage Léger |
27% |
42% |
20% |
10% |
| n=200 marge d’erreur=7% |
Légère hausse du PQ et légère baisse de l’ADQ, à l’intérieur de la marge d’erreur dans les deux cas, baisse libérale et hausse des autres partis (QS à 5%, VRT à 4%) qui excèdent la marge d’erreur. Le territoire 3 circonscriptions est identique à celui de la région administrative.
Chaudière-Appalaches (12): 8 circonscriptions
|
LIB |
PQ |
ADQ |
Aut. |
| Élection 2003 |
38,12% |
24,36% |
36,01% |
1,52% |
| Sondage Léger |
32% |
27% |
37% |
6% |
| n=200 marge d’erreur=7% |
Appui adéquiste stable, baisse libérale et hausse du PQ et des autres partis (QS à 3%, VRT à 3%), le tout à l’intérieur de la marge d’erreur. Le territoire des 8 circonscriptions présente des différences marquées par rapport à celui de la région administrative (surtout à l’ouest).
Laval (13): 5 circonscriptions
|
LIB |
PQ |
ADQ |
Aut. |
| Élection 2003 |
51,66% |
32,68% |
12,12% |
3,54% |
| Sondage Léger |
43% |
28% |
22% |
6% |
| n=200 marge d’erreur=7% |
Baisse des libéraux qui excède la marge d’erreur, baisse moyenne du PQ, mais à l’intérieur de la marge d’erreur, forte fausse de l’ADQ qui excède la marge d’erreur et hausse modeste des autres partis (QS à 1%, VRT à 5%). Le territoire des 5 circonscriptions coïncide parfaitement avec celui de la région administrative.
Lanaudière/Laurentides (14-15): 16 circonscriptions
|
LIB |
PQ |
ADQ |
Aut. |
| Élection 2003 |
35,42% |
41,65% |
20,93% |
2,00% |
| Sondage Léger |
17% |
39% |
37% |
7% |
| n=300 marge d’erreur=6% |
Baisse légère du PQ à l’intérieur de la marge d’erreur, mais renversement de position entre les libéraux et l’ADQ et hausse des autres partis à l’intérieur de la marge d’erreur (QS à 5%, VRT à 1%). Le territoire des 14 circonscriptions coïncide parfaitement avec celui des deux régions administratives.
Montérégie (16): 21 circonscriptions
|
LIB |
PQ |
ADQ |
Aut. |
| Élection 2003 |
44,26% |
37,34% |
16,07% |
2,33% |
| Sondage Léger |
33% |
31% |
27% |
10% |
| n=300 marge d’erreur=6% |
Baisse des libéraux et du PQ qui égale ou excède la marge d’erreur, le tout au profit de l’ADQ et des autres partis (QS à 4%, VRT à 5%) dont la hausse des appuis est supérieure à la marge d’erreur. Le territoire des 21 circonscriptions présente certaines différences par rapport à celui de la région administrative.
Sondage Léger Marketing de février-mars 2007
C‘est un troisième sondage que Léger Marketing rend public en février, cette fois-ci pour le compte du Journal de Montréal et de TVA. Après répartition des indécis, les intentions de vote seraient les suivantes (les variations indiquées sont celles par rapport au précédent sondage Léger Marketing/Le Devoir rendu public lundi dernier):
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LIB: 36% (-1)
-
PQ: 29% (+1)
-
ADQ: 25% (+1)
-
QS: 5% (-1)
-
VRT: 5% (=)
-
Autres: 1% (+1)
Fait à noter, la taille de l‘échantillon est inhabituellement grande pour un sondage d‘opinion politique (plus de 3000 répondants), ce qui réduit la marge d‘erreur par rapports aux sondages d‘un millier de répondants que l‘on voit habituellement.
Au moment d‘écrire ces lignes, le rapport de Léger Marketing n‘était pas encore en ligne. (MÀJ: voir le pdf ici).
Le sondage téléphonique a été réalisé auprès de 3101 Québécois entre le 24 et le 28 février. La marge d‘erreur est de 1,8% 19 fois sur 20.
MISE À JOUR (2 mars, 7h): les données complètes du sondage sont présentées dans un article du journal de Montréal. De plus, selon une projection réalisée par Léger Marketing,
Avec une telle performance, les candidats de Mario Dumont iraient chercher, outre les cinq circonscriptions déjà adéquistes, quatre comtés au Parti québécois (PQ) et 11 au Parti libéral du Québec (PLQ), selon les projections de Jean-Marc Léger.
Dans un tel contexte, le premier ministre Jean Charest aurait été réélu, mais à la tête d‘un gouvernement minoritaire.
Se peut-il que Jean-Marc Léger fasse erreur? Le tout dépend du point de départ. Si M. Léger prend comme point de départ la composition de l‘Assemblée nationale lors de la dissolution le 21 février dernier, la 37e législature se composerait ainsi:
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LIB: 72-11=61 sièges
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PQ: 45-4=41 sièges
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ADQ: 5+15=20 sièges
Si vous faites un calcul rapide, vous remarquerez qu‘il manque 3 sièges pour arriver à 125 députés. 2 sièges étaient vacants en date du 21 février (Borduas (PQ) et Chambly (LIB)), et Mégantic-Compton était représentée par M. Daniel Bouchard (ind.), élu sous la bannière libérale en 2003.
Dès lors, si on prend en compte ces trois sièges en fonction du parti qui y avait fait élire un député en 2003.
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LIB: 74-11=63 sièges
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PQ: 46-4=42 sièges
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ADQ: 5+15=20 sièges
Donc gouvernement libéral majoritaire « faible », mais égalité technique avec l‘opposition si le président de la chambre est un libéral.
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